Bonjour, bonjour !

Tout d'abord je voulais vous remercier pour vos reviews, elles m'ont fais très plaisir. Je suis contente que mon CrossOver vous plaise, et j'espère ne pas vous perdre en cours de route.

Je voulais aussi vous dire pardon pour les fautes que je pourrais oublier, mais je n'y fais pas forcément attention.

Et pour finir, je sais que vous allez me haïr dans ce chapitre, mais rangez-moi vos couteau, flingues, hache et autre objets susceptible de me tuer, parce que sinon vous n'allez pas savoir la suite !

Je vous promet un Happy End pour le Rizzles, juré !

Je rappel que les personnages ne m'appartiennent pas, et que je ne gagne aucune compensation si ce n'est la joie d'écrire sur cette fic.

Chapter 2

Les gants en latex bleus claquèrent sur ses poignets tandis qu'elle les enfilait, le visage insondable. Légèrement en retrait, Jane la fixait, le cœur comprimé d'un étrange sentiment de trahison. Elle n'arrivait toujours pas à se faire à l'idée que la femme qu'elle aimait depuis maintenant quatre ans lui ait caché un si lourd secret.

Elle se disait que peut-être Maura n'avait pas eut assez confiance en elle pour lui révéler cette partie si importante de sa vie. Peut-être ne l'aimait-elle pas autant qu'elle le prétendait.

Elle baissa la tête sur cette pensée.

Elle voulait croire en l'amour pur et sincère que lui offrait la blonde, mais après ce qu'il c'était passé, elle commençait à en douter.

Son cœur se compressait d'amour mais aussi de tristesse, et de peur. Elle avait peur de perdre Maura. Elle avait peur que la blonde retourne dans les bras de l'homme dont elle ne connaissait pas le nom. Elle avait peur que la légiste l'abandonne pour lui.

Son coéquipier remarqua sa peine et s'approcha d'elle.

- Tout va bien ? lui demanda-t-il.

Elle releva la tête vers lui et soupira.

- Ouais, t'en fais pas.

Elle lui offrit un petit sourire dénué de joie et s'approcha de Maura, qui venait de finir l'identification de la victime.

- Vous pouvez l'emmener, dit-elle en ôtant ses gants.

Elle se tourna et tomba nez-à-nez avec Jane, qui avait l'air abattue. Elle s'approcha de la brune, réellement inquiète et prit ses mains dans les siennes, se doutant de ce que pouvais pensée sa femme.

- Jane, mon cœur, tu te fais du mal pour rien, je t'ai dis que je l'avais oublié, que je t'aime, toi, et que je ne te laisserais pas.

Elle voulait la croire, mais les sentiments qui déferlaient en elle à cet instant la firent douter. Maura s'en aperçut et elle recula de quelques pas, retenant difficilement ses larmes.

- Si je ne t'ai jamais rien dis jusqu'à aujourd'hui, c'est parce que je voulais oublier cette partie-là de ma vie, pas parce que je ne te fais pas confiance, dit la blonde, d'une voix tremblante.

Jane ne la regardait même pas, ne lui adressant aucune parole. Maura serra les dents, refoulant la douleur qu'elle ressentait dans sa poitrine, avant de tourner les talons et de courir à sa voiture. Elle ouvrit la portière avec une certaine violence, s'affala sur le siège conducteur et se mit à pleurer.

Les larmes cascadaient sur son visage librement, semblant brûler sa peau à chaque passage.

Elle ne comprenait pas pourquoi Jane réagissait ainsi. Certes, elle avait conscience que c'était un gros secret, mais elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas s'en rappeler. Pourquoi ne comprenait-elle pas que les années passées n'étaient que des successions de malheur et de vie en danger ?

Peut-être parce qu'elle-même le faisait chaque jours dans son boulot.

Maura serra les poings, redoublant l'intensité de ses larmes. Elle détestait s'engueuler avec Jane. Déjà, quand elles avaient été amies, les prises de tête la rendait malade, mais à ce moment, alors qu'elles étaient mariées, ça lui donnait envie de vomir.

Un coup porté contre la vitre la fit sursauter. Elle essuya grossièrement ses larmes et tourna la tête pour voir Korsak, une franche inquiétude se lisant sur le visage. Elle baissa la vitre et fit un sourire qu'elle-même savait faux.

- Tiens, sergent, vous avez besoin d'aide ?

Sa voix était rauque et dénué de joie, tout à l'image de son visage, mais elle s'obligeait à garder le sourire.

- Dr Isles, je sais que cela ne me regarde pas, mais j'ai vue Jane dans un sale état, et je constate que vous aussi, dit-il, vraiment inquiet. Depuis que ces personnes sont venues dans nos locaux, vous deux, le couple phare de la BPD, êtes totalement dévastées.

Maura baissa la tête, le sourire s'effaçant progressivement.

- Je… ces personnes font parties de mon passé, dont je ne veux plus penser. Jane à mal prit le fait que je ne lui ai pas révéler ce secret, et je crois qu'elle se sent trahis.

Sa voix était basse et emplit de chagrin. Le vieil homme soupira et lui adressa un petit sourire de soutient.

- Nous devons retourner au poste, mais parlez-lui.

- C'est ce que j'ai fais ! s'exclama-t-elle, les larmes menaçant de recouler. Mais elle ne me répond pas ! Elle ne me regarde même pas ! Si elle veut faire sa tête de mule et ne pas me croire quand je lui dis que je l'aime et que Tony n'est plus rien pour moi, c'est son choix. Je l'attendrais, parce que je l'aime. Et même si cela doit prendre des années, je l'attendrais.

Korsak la regarda et posa une main affectueuse sur son épaule.

- Vous devriez réessayer. Et si elle ne vous écoute pas, je ferais en sorte qu'elle le fasse.

L'ombre d'un sourire se dessina sur les lèvres de la blonde, alors que le sergent regagnait sa voiture. Maura mit le contact, et démarra avec haine quand elle vit Jane monter à l'arrière de la voiture de police.

Elle fut rapidement au poste de police, et gagna la morgue sans un regard pour personne, s'enfermant dans le travail en silence et à corps perdus, ignorant les larmes coulant sans cesse sur ses joues.

Le corps de la victime fut posée sur une des tables, elle signa le formulaire et commença l'autopsie.

Ce qu'elle ignorait, c'était la présence de son ancienne équipe derrière elle, dissimulés par des tas de carton. Elle ne faisait même pas attention à leur regard, se concentrant exclusivement sur son boulot, chassant les noires pensées qui l'assaillait.

Au moment où elle effectuait l'incision en Y, la porte de la morgue s'ouvrit, laissant passer Jane. La légiste leva la tête et regarda sa femme avec espoir.

La détective prit la parole, restant coller contre la vitre froide, ignorant elle aussi la présence des oreilles indiscrètes.

- Oui, je me suis sentie trahis, commença-t-elle avant que Maura n'ouvre la bouche. Oui, je t'ai haïe pour m'avoir dissimulé quelque chose d'aussi gros que ça. Oui, j'ai ressentie de la jalousie quand l'autre crétin t'a regardé comme si tu étais la première merveille du monde.

- Jane, la coupa Maura en enlevant ses gants. Je t'ai dis que j'avais oubliée Tony. Je ne t'ai jamais parlé de cette partie de ma vie, parce que, déjà, il n'y avait jamais de bon moment pour le faire, et parce que je souhaitais tout oublier.

- La confiance, dans un couple est ce qu'il fait tenir la relation, dit Jane, le visage fermé. Apparemment, je ne suis pas aussi importante pour toi que tu le dis. Tu sais très bien que je t'aurais soutenu, et que je n'en aurais plus reparlé après ça.

L'équipe du NCIS était tous sous le choc d'une telle révélation. Surtout Tony. Il se rappelait de Kate comme une femme hétéro, catholique, dure et stricte. La femme qu'il avait devant les yeux n'avait plus rien de la femme qu'il avait aimé auparavant. Et apparemment, la jeune femme l'avait aussi oublié.

Il ressentit un pincement au cœur, mais cela ne lui fit pas autant mal qu'il ne l'aurait cru. Il sentit la main de Ziva se glisser dans la sienne et il lui adressa un petit sourire, avant de reporter son attention sur le couple en pleine dispute.

Les dernières phrases de Jane firent éclater Maura en sanglot. Elle jeta ses gants par terre, et courut dans son bureau, les nerfs à vif. Comment osait-elle croire ça ?

- Juste parce que j'essayait d'oublier que j'ai faillis mourir, dit-elle en haussant la voix, que j'essayais d'oublier tout ce qui faisait de moi une flic, juste parce que j'essayait d'être heureuse après avoir abandonnée des personnes qui me soutenait et avec qui j'avais passée plus de dix ans de ma vie, tu ose me dire ça ?

Jane était figée sur place. Elle n'avait jamais vue Maura énervée, elle ne l'avait jamais entendue élever la voix, et cette facette-là de la légiste la perturbait.

- Tu ne sais pas à quel point j'ai souffert de cette situation, continua la blonde en se plantant dans l'encadrement de la porte, la voix dure et sèche. Tu ne sais pas par quoi je suis passé. Je ne voulais pas te le dire, parce que je voulais simplement oublier, oublier à quel point ma vie avait été pourrie lors de mon pacte avec Haswari, oublier à quel point mes actes avaient été stupides, et irréfléchis. Si tu crois que faire ta tête de mule et ignorer ce que je te dis arrangera les choses, tu te trompe.

- Tu as raison, je ne sais rien. Je ne te connais pas, finalement, dit la brune dans un souffle, le visage impassible. Je ne sais pas qui tu es, j'ignorais même que tu faisais preuve de sang-froid lors d'une dispute. Je ne savais pas que tu pouvais autant dissimuler tes émotions. Toi pourtant si facile à déchiffrer. Je croyais te connaitre, mais je m'étais tromper. Notre relation est basée sur des mensonges, et je commence à croire que tu ne m'aime pas autant que tu le dis. Il vaut mieux arrêter avant de nous détruire l'une l'autre.

Sans rien dire de plus, Jane tourna les talons et sortit de la morgue, laissant Maura planter sur place, le cœur détruit, le visage ravagé par la tristesse et la colère. Elle détestait l'équipe du NCIS à ce moment pour être revenus et pour avoir détruit son mariage. Elle les haïssait, et tout ce qu'elle voulait, à cet instant, c'était leur faire payer.

Elle poussa un cri de rage, mêler à de la tristesse en commençant à taper sur le mur. A défaut de n'avoir un coussin ou quelqu'un sur qui taper, le mur était parfait. Sauf qu'avec la violence des coups qu'elle portait, plus la dureté du mur, ses poings devinrent bientôt douloureux, et le mur se tâchait progressivement de sang. Elle ignorait la douleur qu'elle ressentait dans ses mains, ce qui semblait calmer la douleur dans son cœur, mais semblait faire redoubler sa haine et son envie de frapper.

A bout de souffle, elle laissa retomber ses bras le long de son corps, le regard vide rivé sur l'étendue importante du rouge contre le mur. Les gouttes de sang tombaient de ses doigts blessés, gouttant sur le lino, résonnant fortement entre sa forte et rapide respiration. Elle ne ressentait plus rien, n'entendait plus rien, ne voyait plus rien. C'était comme si son monde venait de s'écrouler et qu'il ne restait qu'elle, seule, au milieu d'une étendue sauvage de dévastation.

Elle se laissa glisser le long du mur, ramenant ses genoux contre sa poitrine, les entourant de ses bras. Elle posa son front contre ses genoux, esquissant une grimace en sentant ses blessures lui brûler. Elle savait qu'elle devait aller les désinfecter, mais elle ne voulait pas bouger, le corps endolori par la douleur qu'elle ressentait dans son cœur la paralysant sur place.

Elle sentit une présence devant elle, avant qu'une main ne se pose sur sa tête.

- Kate… murmura une voix.

Elle releva vivement la tête et fixa durement Ziva.

- Vous êtes content ? cracha la jeune blonde en se levant. Tout ça c'est à cause de vous ! Vous avez détruit mon mariage ! Vous avez détruit ma vie !

Les dernières paroles étaient sortit comme un cri désespérer et haineux envers eux. Elle les toisa avec haine, les yeux remplit de larmes.

- Tu devrais soigner tes mains… commença Ducky.

- Je m'en fous de mes mains ! s'écria-t-elle. Je me suis sacrifié pour vous, pour que vous restiez tous en vie, parce que vous étiez ma famille, parce que je vous aimais comme une famille. Et vous arrivez, comme une fleur, et détruisez mon mariage ?!

- S'il te plait, laisse nous t'expliquer, dit Tony en effectuant un pas vers elle.

- Ferme là ! Je ne veux rien savoir, j'en ai rien à faire ! Sortez de là, maintenant, j'ai du boulot !

- Mais, tes mains…

Maura serra les dents et les poings, respirant calmement.

- J'ai du boulot, et c'est pas ça qui m'empêchera de le faire correctement.

Elle les fixa pendant quelques secondes encore avec haine et tristesse, avant de se tourner vers la victime. Faisant comme si personnes n'étaient là, elle enfila ses gants, grimaçant sous le contact du latex contre ses plaies, et se remit au travail, ignorant les larmes ravageant son visage.