Bonjour, bonjour !
Sans plus attendre, voici le chapitre 6 !
Merci encore à Erec pour son aide pour le chapitre 5 et celui-là. N'oubliez pas d'aller faire un tour sur sa fic Nouveau Départ qui est un vrai régale de lecture !
Merci encore à Satnaaa pour la correction, et encore et toujours merci à vous chers reviewers, sans qui cette fic ne serait pas aussi passionnante à écrire (bon, et parce que j'ai eu beaucoup d'aide, je l'avoue.)
Bonne lecture !
Chapter 6
Lorsque Maura quitta la salle, Gibbs lui fit signe de l'accompagner dans l'ascenseur. Elle accepta cette petite escapade dans son territoire avec joie. Elle ne fut pas tant surprise que ça de voir que Gibbs avait trouvé le moyen d'arrêter la cage entre deux étages. Maura attendit en silence sachant que le premier qui devait parler était celui qui avait stoppé la machine. Leroy ne la fit pas attendre longtemps.
-Comment te sens-tu ?
-Ça va.
-Maura, réellement, je sais que les prises d'otages ne sont pas ce que tu préfères depuis que tu as croisé Haswari.
-Gibbs, s'il te plaît, notre temps est compté.
Elle remit en route l'appareil et ils finirent le chemin en silence. Lorsqu'ils arrivèrent au laboratoire, leurs oreilles furent assaillies par de la musique ou plutôt du bruit. Maura sentit un sourire éclairer son visage. Combien de fois avait-elle repensée à Abby pendant les quelques années où elle avait reconstruit sa vie, avant de rencontrer Jane ? Une sonnette retentit lorsqu'ils passèrent l'encadrement de la porte. Abby se retourna vers eux et sourit.
- Toujours à temps Gibbs. Oh, Maura je suis désolée.
Elle se jeta dans les bras de cette dernière qui ne réussit à la rattraper que grâce à ses vieux réflexes. Après un câlin de quelques secondes, Gibbs reprit la parole.
- Qu'est ce que t'as Abby?
- Il y a une grande quantité de glycérine, penyaerythrite, anhydride phtalique. Sinon Maura avait raison, ils sont du type A01-B00-C05-D33 qui correspond aux cheveux de Cailin, par contre, il n'y avait aucune trace d'ADN, on ne peut pas affirmer que c'est elle.
- C'est elle. Gibbs, on recherche une usine qui fabrique de la peinture pour carrosserie.
- Merci Abby, on y retourne.
Quand ils rejoignirent le reste du groupe, McGee avait déjà sortit un plan de la zone de recherche avec les usines qui fabriquaient de la peinture de carrosserie en rouge, il y en avait une petite dizaine. Jane, Ziva et Tony épluchaient des masses de documents papiers ou numériques pour éliminer tous les lieux où Haswari ne pouvait pas cacher Cailin.
Malgré leur bonne volonté, ils n'avançaient pas vite. Gibbs, Maura et Ducky les aidèrent comme ils purent.
Deux heures s'étaient écoulées quand un vibreur coupa le silence baignant la pièce. Tous relevèrent les yeux vers Maura qui possédait l'objet qui émettait ce bruit. Celle-ci était face à la carte et notait un par un les lieux évincés de la liste des lieux possible.
Elle se retourna pour faire face à tous ces visages qui lui apportaient le courage nécessaire à décrocher car tous savaient qu'Haswari était le correspondant à l'autre bout de la communication. Alors que Jane glissait une main dans la sienne pour lui montrer sa présence à ses côtés, McGee lui fit signe qu'il était prêt.
- Maura Isles-Rizzoli… Très bien… Oui, je serais seule.
Jane avait sentit que la voix de Maura c'était cassé sur la dernière phrase, la communication coupée, ils regardèrent la carte affiché par McGee. Le coup de fil avait été passé depuis une usine encore en activité qu'ils avaient éliminée de la liste. Comment s'était-il prit pour faire passer un otage dans une usine sans se faire remarquer ?
C'est Maura qui leur souffla la réponse.
- Il s'est déplacé pour téléphoner, il m'a donné rendez-vous dans ce hangar désaffecté à côté.
Elle s'était avancé vers le tableau numérique, et avait placé son doigt sur la carte juste à l'ouest du point où Haswari avait appelé. Les agents du NCIS étaient en train de demander un gilet et une arme pour Maura. Ils avaient compris qu'ils ne pourraient pas intervenir avant qu'Haswari n'ait vu Maura.
Seule Jane ne bougeait plus fixant la carte. Sa femme s'approcha en silence, n'osant la déranger dans ses pensées malgré le besoin de se sentir protéger par celle qu'elle aimait. Mais Jane avait vit le manège de Maura et ouvra ses bras sans quitter la carte des yeux.
La légiste n'en demanda pas plus et plongea dans ce havre de paix. Lorsque l'équipe arriva avec le matériel pour Maura, les deux femmes n'avaient pas bougés.
- Kate, on doit y aller.
- Je m'appelle Maura, Tony, souffla-t-elle.
L'agent du NCIS reçut une claque à l'arrière du crâne pour manquement à la demande de Maura, mais on ne pouvait lui enlever le sourire niais qu'il portait depuis qu'il avait vu celle-ci prendre la direction des affaires.
Inconsciente du regard des autres, Maura attrapa sa femme par la nuque et l'entraîna dans un langoureux baiser et colla son front à celui de la brune qui la fixait avec amour, les bras entourant sa taille.
Elles se séparèrent au bout de quelques secondes, et Maura alla enfiler le gilet pare-balle. Elle s'empara d'une arme qu'elle coinça à l'arrière de son jean qu'elle avait revêtue pour l'occasion. Le contact de l'acier contre sa peau la fit frissonner, n'ayant plus l'habitude.
Une fois Maura prête, Gibbs donna le signal de départ et l'équipe se dirigea vers la sortie du poste. La légiste s'aperçut que sa femme ne les suivait pas, et se retourna, en même temps que la détective venait de trouver quelque chose.
- Attendez !
Tous se retournèrent vers elle, surpris. Ils firent demi-tour pour écouter les explications de Jane qui ne tarda pas à leur donner.
- Vous m'avez dit qu'Haswari était avant tout un sniper.
- Oui, et alors?
- Regardez la taille des bâtiments. Celui de l'appel est plus haut de 10 mètres et même espacé de 150 mètres, le tir pour un tireur d'élite est facile entre le toit du premier bâtiment et le centre du second en laissant les portes ouvertes. De plus, il n'y a pas de vent aujourd'hui.
- J'ai compris, mon demi-frère ne va pas se montrer, il va tirer du haut du toit sur Maura.
- C'est ça.
- Bien vu inspecteur Rizzoli. On y va, on avisera sur place du meilleur choix.
Ainsi, tout le monde pu repartir vers leur voiture respective. Jane prenant le volant de celle de Maura. Le voyage se déroulait dans le silence le plus complet, les deux femmes étant trop préoccupées par les différentes issues possibles.
Alors qu'elles approchaient du lieu de la rencontre, Maura reprit la parole.
- Merci pour tout ce que tu m'as apporté. Merci pour m'avoir fait rire, ces dimanches matins sous la couette, ces joggings dans les parcs de Boston et surtout pour tout l'amour que tu m'as porté. Merci pour m'avoir offert l'opportunité d'être heureuse, de connaitre l'amour d'une famille, la chaleur réconfortante d'un amour pur et sincère. Je t'aime Jane, comme je n'ai jamais autant aimé. Ne l'oublie jamais. Ne m'oublie jamais.
Jane ne répondit pas trop marquée par le sous-entendu de ces mots. Elle venait de découvrir une nouvelle facette de Maura, celle d'une femme forte et ambitieuse sachant se faire respecter. Aujourd'hui, elle risquait de tout perdre.
Après s'être garé, elle se pencha vers Maura et l'embrassa en pensant que ça serait sûrement le dernier. Il était emplit d'amour, de compassion et désespérer. Il ne fût pas des plus sensuelles mais de ceux qui sont emplis de sentiments.
Quand elles se séparèrent, elles restèrent un instant front contre front leur regard ancré dans celui de l'autre, luttant comme elles pouvaient contre les larmes qui menaçaient de couler.
Leur regard parlaient plus pour elles que de simples mots. Depuis toujours, elles avaient eut cette faculté de se comprendre en un seul regard, et elles étaient heureuses de voir que malgré les années, leur complicité n'en était que plus forte que jamais.
Elles sortirent de la voiture quelques secondes après. L'équipe du NCIS était prête à intervenir, McGee face à son ordinateur. Gibbs leur expliqua qu'ils avaient trouvé un moyen de sauver tout le monde mais le cœur des deux femmes ne se desserra pas pour autant.
Le plan était risqué. Tony et Gibbs feraient le tour du bâtiment désaffecté, lorsqu'ils seraient entrés, McGee fermerait les portes à distance. Les deux hommes devaient s'assurer qu'il n'y avait personne à l'intérieur.
Pendant ce temps, Ziva s'installerait sur l'usine qui les séparait d'Haswari avec son fusil. Elle avait pour mission de valider l'identité de son demi-frère et le tuer en cas de besoin. Jane et Maura, elles, monteraient sur le toit où celui-ci se trouvait pour l'empêcher de le tuer.
Après avoir vérifié leur matériel, tous se séparèrent, le cœur lourd, après quelques étreintes maladroites. Ziva fut rapidement en place et donna le feu vert de départ ainsi que la confirmation de l'identité de leur tireur. Pendant leur ascension, Maura expliqua à Jane qu'elle voulait faire face à Haswari seule. Malgré les protestations de sa femme, elle lui fit comprendre qu'elle n'avait pas le choix. C'était son histoire.
Lorsqu'elles arrivèrent, Maura s'avança vers l'homme allongé laissant Jane derrière un conduit d'aération. Elle cria et Haswari lâcha son arme pour se retourner. Il sourit en voyant Maura seule face à lui. Dans le même temps, les gars sauvèrent Cailin sans difficulté.
L'homme se redressa, son sourire toujours aussi mauvais étirant ses lèvres.
- Dr Maura Isles-Rizzoli, Médecin Légiste en Chef du Massachussetts, ou devrais-je dire, ancien agent spécial Caitlin Todd.
Maura serra les dents, le cœur battant rapidement dans sa poitrine. Le poids du gilet pare-balle semblait s'alourdir au fil des secondes.
- Comment as-tu fais pour tromper ma vigilance ? dit-il.
La légiste haussa un sourcil. Il parlait de ce sujet ainsi ? Comme s'il prenait des nouvelles d'une vieille amie qu'il n'aurait pas vu depuis des années ?
- Tu as utilisée une personne qui te ressemblait, c'est ça ? continua-t-il.
S'en fut trop pour Maura.
- Tais-toi ! s'écria-t-elle sèchement, faisant sursauter Jane. Je ne suis pas aussi lâche que toi pour payer quelqu'un pour mourir à ma place ! J'ai des convictions, et si je devais mourir, c'aurait été moi, et personne d'autre !
- Alors pourquoi es-tu toujours là ? cracha-t-il, la haine suintant de ses paroles.
Maura eut un rire sans joie, que Jane ne connaissait pas.
- Les balles à blanc, tu connais ? dit la blonde d'une voix aussi glaciale et coupante que la grêle.
L'homme plissa les yeux.
- Tu as changée, Kate, dit-il d'une voix doucereuse.
- Je m'appelle Maura, maintenant, claqua-t-elle. Kate est morte depuis qu'elle à passé ce pacte avec toi.
- Ce pacte que tu as décidé de briser en remplaçant les vraies balles par des balles de débutant.
Ils se défièrent du regard pendant un long moment, sans dire un mot.
Derrière la conduite d'évacuation, Jan commença à paniquer, et, au moment où elle décida de voir ce qu'il se passait, la voix d'Haswari retentit.
- Ce qui est bizarre, c'est que toi, catholique pratiquante, la seule femme que je connaisse qui respecte les règles qu'on lui impose, se soit mariée à une femme. C'est marrant, hein ?
Maura plissa les yeux.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de marrant là-dedans, dit-elle. Si tu essaie de m'avoir en parlant de ma femme, tu te trompe.
Contre toute attente, Haswari éclata de rire. C'était un rire dément, qui fit frissonner de peur les deux jeunes femmes.
- Même sans ta femme, je t'ai eut, dit-il, en glissant un regard au loin.
Alors qu'Haswari ce tut, Jane suivit le regard de l'homme et aperçut une personne sur le toit d'en face. Elle se dit que ce n'était pas Ziva qui était sur le toit Est, la femme étant plus fine et à l'opposé de cet endroit. Elle comprit immédiatement que l'homme face à sa femme avait prévu un plan pour la tuer même si elle découvrait où il se cachait. Elle bondit de sa cachette en criant.
-Tireur au Nord !
Une détonation suivit d'une deuxième se fit entendre. Jane reçut la balle destinée à Maura dans le ventre. Son gilet pare-balles venait de prendre un coup. Maura vit sa vie défiler devant ses yeux en voyant celle qu'elle aimait étendue au sol. Les images de Norfolk se mélangeaient aux nouvelles.
Dans son oreillette, Ziva lui apprit que la menace présente au Nord avait été éliminée.
Quand son regard se reporta vers Haswari, toujours debout face à elle, le sourire aux lèvres. Lentement, elle sortit son arme de derrière son dos, le regard toujours rivé dans celui de son ennemi. Elle leva le bras, l'arme suivant le mouvement, et le pointa devant elle glissant lentement le doigt sur la gâchette.
Elle vit le visage d'Haswari se vidé de ses couleurs.
Elle le vit regarder autour de lui, cherchant désespérément son arme.
Elle entendit Ziva hurler de ne pas tirer.
Mais la haine qu'elle ressentait à ce moment l'aveuglait, l'assourdissait.
Jane dans un râle de douleur lui cria la même chose que Ziva.
Mais l'esprit de Maura n'avait qu'une chose en tête. La douleur que lui avait fait subir Haswari.
Tout en avançant vers lui le visage impassible, les larmes débordant de ses yeux, elle vida son chargeur dans la poitrine de celui-ci, se fichant pas mal des conséquences de son acte.
