Bonjour, bonjour !
Merci pour vos reviews, et voici le chapitre 7, qui arrive deux jours plus tôt (et oui, je suis gentille :D)
Je voudrais remercier les "habitué(e)s", ceux qui laissent des reviews depuis le début, et sachez que ça me fais toujours très plaisir de vous lire ! Je vous aime !
Encore un très grand merci à Satnaaa qui me donne un peu de son temps pour relire et corriger mes chapitres. Merci encore à Erec sans qui ce chapitre ne serait pas encore là, et arriverais sûrement dans deux mois.
Quelques précisions de dernière minutes que j'avais oubliée de mettre dans le chapitre précédent, et qui ne sera pas mentionner dans le reste de la fic : Hope n'a pas couché avec Doyle, ce qui fait qu'il n'est pas le père de Maura. Maura à quand même était adopter par Constance Todd, qui a changer de nom de famille en Isles après que sa fille lui ai appris ce qu'elle avait fait avec Haswari. Hope à abandonner Maura à sa naissance, étant trop jeune et pas prête à être maman.
Voilà, j'ai fait le tour, et j'espère que ce n'est plus aussi incompréhensible pour vous.
Trève de blabla, bonne lecture !
Chapter 7
Le corps sans vie de l'homme bascule en avant, une flaque de sang se formant déjà autour de lui.
Tout ce que je ressens n'est que de la haine. Je ne suis même pas soulagée qu'il soit mort.
Mon chargeur est vide, produisant un désagréable cliquetis à chaque pression sur la gâchette.
Mon bras se fait lourd et il retombe le long de mon corps.
Le flingue s'échappe de ma main encore blessée, résonnant fortement contre le bitume dans le silence de mort qui c'est installé.
Mon corps se fait lourd. Des étoiles multicolores dansent devant mes yeux. La bile me monte à la gorge. Mes jambes tremblent. Je me sens mal.
Je sens mon corps chuté à terre, avant que le noir ne m'envahisse.
Des sirènes retentirent, alors que le corps d'Haswari tombait à terre, sans vie. L'expression vide de Maura effraya Jane, qui, le souffle court, ne parvennait plus à bouger. Ce n'est que quand elle vit que sa femme n'avait pas l'air bien qu'elle se redressa difficilement, grimaçant sous la douleur de l'impact de la balle contre son gilet pare-balles. Elle se précipita vers la légiste, et réussit à la rattraper avant que son corps ne touche violemment terre.
- Maura, bébé, s'il te plait, réponds-moi, souffla la brune et s'asseyant par terre, posant la tête de la blonde sur ses genoux. Je ne t'en veux pas de l'avoir tué, tu as fais ce qu'il fallait, mais tu n'aurais pas du, Ziva l'avait en ligne de mire et il ne te menaçait pas… pourquoi tu as fais ça ? Tu… tu vas avoir d'énormes soucis… tu… tu risque d'aller en prison… s'il te plait, mon amour, réponds-moi, dis quelque chose…
Les larmes coulaient sur le visage de la détective sans qu'elle ne puisse rien n'y faire, se balançant inconsciemment d'avant en arrière, serrant le corps évanouie de sa femme contre elle. Elle embrassa le front de la blonde, laissant ses lèvres coller contre sa peau, lui murmurant des paroles en italien réconfortant, se fichant pas mal qu'elle ne puisse l'entendre.
Elle ignora l'arrivée de l'équipe du NCIS, venant évacuer le corps d'Haswari. Elle ignora aussi que les anciens équipiers de Maura la fixaient avec douleur, compassion et tristesse. Cette femme qu'était Jane Rizzoli-Isles avait toujours eut l'air forte, indépendant, blagueuse et forte. Ils ne voyaient plus qu'une femme amoureuse apeuré par la perte de l'amour de sa vie.
Une boule au cœur, Ziva s'approcha et posa une main sur l'épaule de l'enquêtrice, qui ne réagit simplement qu'en resserrant la prise qu'elle avait sur le corps de Maura. Elle sentait les battements lents et irréguliers du cœur de la blonde sous elle, ce qui fit redoubler l'intensité de ses larmes.
- Jane… souffla Ziva, une boule dans la gorge. On devrait l'emmener à l'hôpital…
Jane ne répondit pas de suite, essayant de calmer ses sanglots violents.
- Je… je ne veux pas qu'elle me quitte… murmura-t-elle d'une voix enrouée de chagrin.
L'israélienne passa un bras sous l'épaule de Jane, empoignant Maura par l'autre bras et les releva difficilement. Tony arriva en courant pour aider sa compagne. Quand il essaya de prendre Maura dans ses bras, Jane se fit légèrement violente, l'insultant en italien. L'agent la regarda incrédule, et comprit qu'elle souhaitait porter elle-même sa femme.
Malgré la douleur qui irradiait de son ventre, Jane prit Maura dans ses bras, passant un bras sous le dos de la blonde, l'autre derrière ses genoux et se redressa avec l'aide de Tony et de Ziva. Elle passa devant Gibbs, Tim et Ducky, le regard vide, rivé devant elle sans leur prêté attention. De toute façon, elle n'avait pas envie de parler à qui que ce soit.
Elle savait ce que Maura risquait. La prison. Pour avoir tué un assassin alors qu'il ne la menaçait pas.
Arrivée aux escaliers permettant de descendre du toit, elle s'arrêta, attendant l'équipe du NCIS.
- C'est marrant, hein, leur dit-elle alors qu'ils approchaient d'elle, la voix cassé. Il ne la menaçait même pas, mais elle a quand même tiré. Elle à tué un homme de sang-froid, sans que je ne puisse rien n'y faire. Elle a lui ôté la vie, alors qu'il l'a fait à des tas de personne.
Elle s'arrêta, sentant les larmes recoulées sur ses joues. Les agents ne dirent rien, respectant son silence.
- Elle va finir en prison alors qu'elle voulait simplement débarrassé ce monde d'une pourriture, souffla-t-elle, ne faisant pas confiance à sa voix pour parler plus fort.
- Jane, l'interrompit Gibbs en posant une main affectueuse sur son épaule. Nous ne la laisserons pas y aller, je t'en fais la promesse.
Cela ne faisait que quelques jours qu'il avait fait sa connaissance, mais il l'appréciait. Déjà, parce qu'elle rendait celle qu'il avait toujours considérer comme sa fille heureuse, et parce qu'elle lui rappelait lui quand il était plus jeune, à ses débuts.
La brune le regarda, les yeux emplit de désespoir, et vit une lueur de sincérité dans les prunelles du vieil homme. Elle hocha la tête, essuya ses larmes et se racla discrètement la gorge, avant d'entamer la descente des escaliers, serrant sa femme contre elle.
Arrivant à la porte du hangar, elle sentit Maura bougé contre elle.
- Maura ? Mon cœur ? appela-t-elle doucement.
- Je suis… désolée… marmonna la blonde, la voix rauque.
- Ne le soit pas, bébé, dit la brune en resserrant sa prise sur elle. On va t'emmener à l'hôpital. Ils vont sûrement te garder ce soir en observation, et…
- Cailin… souffla la blonde. Où… est-elle… ?
- Shhh, tout va bien, elle est en sécurité, Abby la ramène chez sa mère.
Elle sentit Maura hocher difficilement.
- Jane ? murmura Maura, en sentant l'obscurité l'envahir à nouveau. Je t'aime, je suis heureuse que tu ailles bien…
Jane sentit le poids de la blonde s'alourdir une seconde fois. Elle passa sa bouche dans les cheveux dorés, respirant l'odeur apaisante de sa femme à plein poumons.
- Je t'aime aussi, Maura, murmura-t-elle.
Une fois en vue des secours, une équipe de sauvetage accoururent vers eux, transportant un brancard, sur lequel Jane posa amoureusement sa femme.
- Maura ! s'exclama une voix, alors que les secours guidaient le brancard vers l'ambulance.
Jane, qui s'était posté aux côtés de se femme, ne lâchant pas sa main, se retourna en reconnaissant la voix appelant sa femme.
- Cailin… souffla la brune, alors que la jeune arrivait à hauteur de la légiste.
L'adolescente était en larme et ne cessait de s'excuser. Les secours voulurent repousser la jeune femme qui les gênait pour rentrer le brancard dans l'ambulance, mais Jane autorisa la demi-sœur à Maura de monter avec eux.
- Je suis désolée, dit Cailin, se calmant peu à peu.
- Hey, ce n'est pas ta faute, dit Jane en passant son autre bras autour des épaules de la jeune fille. Et tu n'étais pas sensée être avec Abby pour rentrer chez toi ?
- Je ne voulais pas rester sans rien faire alors que ma sœur m'a sauvé la vie.
Jane la fixa avec un petit sourire.
- Je… j'étais dans la voiture avec vos collègues et… j'ai… entendue des… choses… commença la plus jeune, incertaine de ce qu'il fallait dire ou pas.
- Maura t'expliqueras tout l'heure venue, d'accord ? Maintenant, ce qu'il faut faire, c'est rester à ses côtés, et lui dire de se battre pour qu'elle reste avec nous, d'accord ?
Cailin hocha la tête, regardant sa demi-sœur.
- Je suis désolée, murmura-t-elle. Je n'ai pas été très sympa avec toi depuis que je t'ai rencontrée, et toi, tu m'as offert un rein, et tu te mets en danger pour moi… à ta sortie de l'hôpital, je voudrais recommencer à zéro. Tu es ma sœur, après tout.
Jane fit un petit un sourire et serra la main de la jeune femme. Cette dernière lui adressa un petit sourire dénué de joie et soupira.
- Tu pense qu'elle acceptera mes excuses ?
- Oh que oui, Maura est comme ça, même si tu lui fais la pire crasse, elle sera toujours capable de te pardonner.
La jeune fille sourit en essuyant les larmes qui avaient coulées sur ses joues. Jane passa sa main dans les cheveux de sa femme, la regardant avec amour.
Les évènements qui s'étaient déroulés ces quelques jours l'avaient épuisée, et tout ce qu'elle voulait en ce moment, c'était de se prendre une bonne douche et d'aller s'affaler sur son canapé avec une bière, mais elle ne voulait en aucun cas laisser Maura seule. Alors elle resterait avec elle, le temps qu'elle serait à l'hôpital.
- Je suis contente que vous vous soyez trouvé, dit Cailin en voyant tout l'amour que portait Jane à sa sœur. Je me doutais que vous finiriez ensemble.
Jane lui adressa un sourire.
- Merci, dit simplement Jane.
Mais dans ce simple mot, résonnait un remerciement plus profond que la jeune fille devina. Elle savait que Jane n'étalait pas facilement ses sentiments, à part quand Maura était dans les parages, mais que ses gestes valaient plus que de simples mots. Alors quand Jane la prit par l'épaule pour la soutenir, elle eut un grand sourire.
Les portes de l'ambulance s'ouvrir, et les deux femmes sortirent pour laisser le champ libre aux ambulanciers.
L'annonce que le Médecin Légiste en Chef du Massachussetts était blessé avait rapidement fait le tour, et les meilleurs médecins se présentèrent pour soigner le plus rapidement possible la blonde.
Pendant que Maura allait en salle d'observation, Cailin et Jane restèrent dans la salle d'attente. L'enquêtrice c'était assise, plaçant sa tête dans ses mains, respirant fortement, pendant que Cailin s'était appuyée contre un mur, le visage plongé dans son téléphone.
- Maman arrive, dit-elle au bout d'un moment, faisant sursauter la détective.
Cette dernière fronça les sourcils. Elle connaissait suffisamment Hope pour se dire que la femme allait simplement s'inquiéter pour Cailin, et pas pour Maura. Et elle avait peur de ne pas contenir sa colère pour cette femme qui ne se souciait pas de son autre fille, dans un état encore plus critique que la plus jeune. Elle n'en voulait pas à Cailin, non. Elle avait fait ses preuves en s'inquiétant réellement pour la femme qu'elle nommait désormais sans problèmes sa sœur.
Mais celle qui avait encore des progrès à faire était Hope.
Quelques minutes plus tard, une tornade blonde fit irruption dans la salle d'attente, le visage ravagé par les larmes et l'inquiétude. La détective serra les dents en voyant la mère biologique de Maura serrer fortement Cailin dans ses bras, heureuse de la retrouver. La brune forma ses poings et ravala les insultes amères qui menaçaient de sortir.
D'un coup, Hope se tourna vers Jane et la sonda avec tristesse. Les mots qu'elle adressa à Jane lui firent plaisir, et un petit sourire triste se dessina sur ses lèvres.
- Comment va-t-elle ? demanda Hope en s'asseyant à côté de Jane en posant une main sur son épaule.
- On a pas encore eu de nouvelles, dit la brune avec une voix rauque.
Contre toutes attentes, Hope baissa la tête et se mit à sangloter. Légèrement surprise, Jane passa un bras autour des épaules de la blonde et la réconforta maladroitement.
- Je suis… tellement nulle… marmonna la blonde entre deux sanglots. Je n'ai pas été une bonne mère. Je… je suis tellement désolée… Je ne l'ai même pas remercié comme il fallait quand elle a donné un de ses reins à Cailin… Je…
- Shhh, murmura Jane en passant sa main le long du dos de Hope avec un petit sourire. Vous lui parlerez dès qu'elle sera sortit de l'hôpital, je ne voudrais pas qu'elle soit trop faible pour entendre vos excuses et les accepter.
Hope releva la tête, les yeux rougis.
- Vous… vous pensez réellement qu'elle acceptera mes excuses ?
Jane lança un regard à Cailin, légèrement amusé.
- Comme je l'ai dit à votre fille pas plus tard que toute à l'heure, vous pouvez faire la pire crasse à Maura, elle sera toujours capable de vous pardonner.
Un sanglot soulagé secoua la poitrine de la blonde et un sourire vint bizarrement illuminer ses traits. Elle se leva d'un bond, essuyant rapidement ses larmes.
- Je reviens, dit-elle avant de partir en courant vers la salle où reposait Maura.
Jane tourna sa tête vers Cailin, un sourcil relever. La plus jeune haussa les épaules et se laissa glisser le long du mur, repliant ses jambes contre sa poitrine. Jane se leva et alla s'asseoir à côté d'elle, posant sa main sur son épaule.
- Je vois que quelque chose te tracasse, depuis toute à l'heure, qu'est-ce qu'il se passe ?
La plus jeune soupira et baissa la tête.
- Ça fait plus d'un mois que Maura m'a donner son rein pour que je vive, et depuis, je ne l'ai pas encore remercié…
- Stop, Cailin, tu te fais du mal pour rien. Tu as tout le temps que tu veux pour la remercier après qu'elle soit sortit. Ne t'en fais pas.
Cailin regarda Jane, la remerciant du regard.
A ce moment, Hope revint, un grand sourire aux lèvres.
- Suivez-moi, dit-elle aux deux femmes. J'ai réussis à convaincre les médecins de nous laisser entrer dans la chambre à Maura.
Jane se leva, soulagée, et suivit Hope. Mais au même moment, une voix interpella la détective.
- Mlle Rizzoli !
L'humeur de Jane, déjà sombre, devint encore plus maussade qu'elle ne l'était. Elle se tourna vers la femme, où ne transparaissait aucune crainte, aucune inquiétude.
- Mme Isles, dit la brune, les dents serrées. Que faites-vous là ?
La plus âgée la regarda avec surprise.
- Mais voyons, je viens voir ma fille ! s'exclama l'artiste, visiblement outrée.
- Votre fille, comme vous dites si bien, n'a pas besoin de vous en ce moment, cracha Jane, passablement énervée. Vous n'avez pas été là quand elle en avait le plus besoin, alors vous n'avez rien à faire ici !
- Mais… bredouilla Constance, chamboulé.
- Maintenant laissez-nous, et retournez à vos œuvres plus intéressante que votre fille.
La colère de Jane venait d'éclater. Elle savait qu'elle le regretterait dans le futur, mais tout ce qui l'importez, à ce moment, était de savoir si Maura allait bien, et ce qu'il s'était passé pour qu'elle s'évanouisse.
