Bonjour, bonjour !
En ce froid hivernal, je vous livre ce huitième et peut-être avant-dernier chapitre.
Merci à vous chers lecteurs et lectrices pour m'avoir suivis jusqu'au bout de cette aventure, et merci à ma bêta, aka Satnaaa pour la relecture et la correction des chapitres.
Le prochain chapitre viendra sûrement plus tard que d'habitude, je ne l'ai qu'à peine commencer et je n'ai pas trop le temps en ce moment pour écrire.
Bonne lecture !
Chapter 8
Elle passa la porte de la chambre seule, Hope lui disant qu'elles pouvaient prendre leur intimité pour des retrouvailles tranquilles et calmes.
Maura était allongée sur le lit de l'hôpital, relié à des machines étranges dont Jane ne fit pas attention. Elle ne voyait que la blonde allongé, plus pâle que la chemise blanche de mauvais goût qu'elle portait, des cernes violacées courant sous ses yeux clos, ses cheveux éparpillés autour de son visage, créant une auréole doré.
Jane s'avança lentement et vint se mettre à ses côté, empoignant délicatement sa main dans un même mouvement. Elle s'assit à côté de la blonde, en faisant attention de ne pas écraser la femme qu'elle aimait et posa son autre main sur son ventre couvert par la couverture blanche de l'hôpital.
Un petit sourire étira ses lèvres quand elle pensa à la réaction de Maura quand elle verra le si mauvais goût de la décoration de sa chambre. Elle savait que la légiste pouvait se montrer parfois excessive quant à ses réactions. Mais c'était tout ce qui faisait son charme, et tout ce qui avait conquise la brune.
Un gémissement de douleur la sortit de ses pensées et son regard se porta sur la blonde alité. Ses yeux, bien qu'encore fermés, bougeaient à un rythme trop rapide, son front était froncé, et quelques gouttes de sueur parsemaient son visage. Aussitôt, elle entendit la machine qui régulait les battements de son cœur s'affolé, redoublant le BipBip strident et incessant.
Jane se leva d'un bond, comme monté sur ressort et parcourut la pièce du regard, alors que des infirmières, ainsi que Hope et Cailin, envahirent la chambre.
- Elle est en arrêt ! s'exclama une des infirmières.
Sur cette phrase, l'esprit de Jane se coupa de la réalité. Plus aucuns sons ne lui parvenait. Elle n'avait que les images qui défilaient à une allure folle devant elle.
- Caches-toi ! cria Gibbs derrière un des piliers.
Je grommelai mais fit ce qu'il me demandait, plaquant mon dos contre la pierre, mon arme collé contre moi. Le souffle court, je fis lentement le tour du poteau me dissimulant et m'arrêtais dès que j'eu un aperçut d'Haswari. Mon cœur s'emballa quand il plongea son regard dans le mien, avec une joie morbide.
Je me retins de lui rigoler au nez, en sachant que c'était des balles à blanc qui se trouvait dans son fusil, et lui adressait sèchement un petit signe de tête. J'étais prête. Mon plan pouvait commencer.
Je le vit ajuster son fusil pour le pointer sur Tony.
C'était le moment.
Je devais attendre d'entendre la détonation pour me précipiter sur mon coéquipier et le plaquer à terre pour le sauver, alors que l'assassin ne tirerait qu'en l'air.
A ce moment, je me relèverai, à découvert et lui tirerai dessus, visant dans le mur derrière lui.
Puis il appuierait sur la gâchette.
Je soufflais un bon coup, et me mis en position, plus que prête à mettre mon plan en action.
La détonation retentit, claquant violemment dans l'air, semblant faire vibrer le vent, alors que je m'élançais le plus vite que je pouvais vers mon coéquipier. Je me jetais sur lui, le propulsant par terre, et, sans attendre, fis une roulade avant, me positionnant pour tirer, puis appuyais sur la gâchette deux fois.
Comme convenus, les balles se fichèrent dans le mur, mais ce qui n'était pas prévus, c'était qu'elles se plantent à quelques millimètres de sa tête. Enervé, il chargea son snipper et tira, un sourire mauvais sur les lèvres.
La balle atteignit ma tête, m'assommant sur le coup. Le principal, c'était que je n'étais pas morte, mais que tout le monde le croit.
Je savais que si Gibbs ou quelqu'un d'autre que Ducky venait à apprendre mon pacte avec ce diable, m'en voudrait, mais tout ce qu'il comptait, à présent, c'était leur survie avant tout. Et avant que le noir ne m'envahisse, je priais pour que le meurtrier tienne sa promesse.
Alors que les infirmières commençaient à abandonner tout espoir de sauver Maura, le Bip redevint régulier, et la respiration de la blonde s'apaisa. Jane, qui s'était mise dans un coin, retenant ses larmes, soupira de soulagement, et laissa échapper quelques gouttes salées qui glissèrent sur ses joues.
Elle sentit une main se poser sur son épaule et se retourna. Elle vit Gibbs lui sourire légèrement. Sans un mot, elle lui rendit et se dirigea vers le lit de Maura, alors qu'un médecin entrait dans la chambre. Aussitôt, Jane lui demanda ce qui lui était arrivé.
- Seule la famille… commença-t-il.
- Oui, oui, je connais le refrain, soupira Jane en sortant son insigne. Je suis sa femme, le détective Jane Rizzoli-Isles je veux savoir pourquoi elle s'est évanouie alors qu'elle se portait à merveille jusqu'à aujourd'hui.
Le médecin hocha la tête, mais ne parla toujours pas. Gibbs comprit qu'il devait sortir et attendre dehors. Il pressa affectueusement l'épaule de Jane, lui faisant passer son soutient, et sortit rejoindre son équipe. Cailin et Hope se rapprochèrent.
- La greffe de rein l'a énormément affaibli, dit-il en prenant le dossier de la légiste. Elle a pu récupérer, mais il semblerait que certains événements survenus récemment lui auraient causé un trop gros traumatisme, et que sa fatigue soit revenue. Ce qui lui aurait causé cet évanouissement.
Jane se tourna vers sa femme, ignorant la suite des paroles du médecin et ne pu s'empêcher de l'embrasser sur le front avec amour. Elle ferma les yeux au contact et les rouvrit en se redressant légèrement. Elle s'installa près du buste de sa femme, passant ses doigts sur sa joue, ignorant complètement la présence des autres, se focalisant sur le doux visage endormis de la blonde.
- Hey… murmura-t-elle en s'emparant de sa main. Je ne sais pas si tu m'entends, mais… je veux que tu sache que je suis là, que je suis à tes côtés et que je ne te laisserais pas. Ouvre les yeux, je t'en supplie, réveille toi…
Les larmes commençaient à rouler sur ses joues sans qu'elle ne puisse rien n'y faire et sans qu'elle ne fasse aucun mouvement pour les essuyer. Sa vue était brouillée, faisant danser les images devant elle, mais elle s'en fichait, toujours concentrer sur sa femme.
Une main se posa de nouveau sur son épaule et elle releva les yeux. Korsak et Frost se trouvaient devant elle, le regard désolé. Elle se demanda comment ils avaient fait pour rentrer sans qu'elle puisse les entendre arrivés, mais elle se rappela qu'elle avait tellement absorbée par ses pensées, que c'était sûrement cette cause-là. Vince passa sa main dans son dos et commença à le faire aller le long de son dos dans un mouvement affectueux.
- Le médecin m'a dit que c'était les événements précédents qui lui avaient pompés toute son énergie, dit Jane, la voix plus grave qu'à l'ordinaire. Déjà qu'elle avait été affaiblis par son ablation du rein, ses efforts physiques l'ont achevé. Encore plus que d'habitude.
Les deux détectives ne dirent rien, se contentant d'être là pour la brune. Ils savaient que les mots étaient superflus pour elle, ce qu'il comptait, c'était leur présence, et qu'ils parlent ou non, elle s'en fichait complètement. Seule leur présence lui prouvait qu'ils tenaient à elles, et qu'ils s'inquiétaient pour elles.
La détective se redressa soudainement en essuyant ses larmes avec empressement. Elle renifla légèrement et s'éclaircit la gorge.
- Aller, arrêtons toutes ses larmes, elle n'aimerait pas nous voir comme ça, dit-elle en se tournant vers les deux hommes.
- Je ne pleure pas, j'ai une poussière dans l'œil, dit Frost en essuyant une larme du coin de son œil.
- Et moi je suis allergique au pollen, renchérit Korsak en se frottant les yeux.
Jane leva les yeux au ciel, un sourire sur le visage.
- Sérieusement ? Du pollen ? Dans un hôpital ? dit Frost.
- Ouais, bah on fait avec c'qu'on a, grommela le sergent.
Jane rigola, et se tourna vers Maura, toujours endormie. Un léger sourire flotta sur ses lèvres alors qu'elle lui retirait des mèches qui s'étaient collées sur son visage. Même ainsi, Jane ne put s'empêcher de la trouver toujours aussi magnifique.
Elle effleura la joue de la légiste tendrement sous les regards affectueux de ses collègues, et se figea quand elle sentit Maura remuer. Elle vit ses sourcils se froncer et sa tête se pencher sur les côté.
- Maura ? Mon cœur ? Tu m'entends ? demanda-t-elle, une lueur d'espoir dans le regard.
La blonde grommela légèrement et ses yeux s'ouvrirent lentement, avant de se plisser douloureusement, agressé par la forte luminosité de la pièce. Son regard clair passa sur le plafond et plongea dans deux onyx remplit d'amour.
- Jane… souffla-t-elle, la voix rauque et basse.
- Shhh, je suis là, lui assura la brune avec un sourire soulagé. Je suis toujours là, je ne te quitterais pas.
La blonde eut un léger sourire et elle leva difficilement la main au niveau du visage de la brune pour lui caresser tendrement la joue.
- Je le sais… murmura-t-elle. Merci.
Jane s'empara de sa main et l'embrassa, sans la quitter des yeux. Frost et Korsak étaient sortit discrètement, voulant leur laisser leur intimité. Ils allèrent à la cafétéria de l'hôpital, à où ils retrouvèrent l'équipe du NCIS au complet, Angela, Frankie, Cailin, Hope et à leur plus grande surprise, Constance. Les deux hommes se prirent un café et s'approchèrent du groupe, où régnait un silence paisible.
- Maura s'est réveillé, dit Frost.
Cette simple phrase fit soupirer tout le monde de soulagement, et Angela étouffa quelques sanglots entre ses mains. Hope passa un bras autour des épaules de la mama Rizzoli, ce qui surprit tout le monde, et encore plus la concerné, mais personnes ne dit rien, ni Angela qui se contenta de lui adresser un petit sourire.
- Vous savez ce qui lui est arrivé ? demanda Ziva après un petit moment de silence. Je veux dire, pourquoi elle s'est évanouie ?
- Son ablation du rein l'avait énormément affaiblit, dit Hope. Et avec les événements qui ont surgis toute cette semaine, cela à du la fatigué plus qu'elle ne devait l'avouer et elle n'a pas tenue le coup.
- C'est de ma faute, murmura Cailin, les larmes aux yeux.
- Hey, ma chérie, ce n'est pas de ta faute, dit Hope en la prenant dans ses bras. Ce n'est la faute de personne, d'accord ?
- Je… si je n'avais pas écouté cet homme, on n'en aurait pas été là.
- Quoiqu'il arrive, Haswari aurait trouvé un moyen de piéger ta sœur, donc ce n'est pas de ta faute, lui dit Gibbs. Depuis qu'il l'a rencontrer, il a vouer une fascination morbide pour elle, donc que tu l'ai écouté ou non, il aurait tout fait pour avoir Maura.
- Frost ! Korsak ! s'exclama une voix, les faisant sursauter.
Les deux interpelés se retournèrent et firent face à leur chef.
- J'ai entendu dire que le Dr Isles aurait tué un homme ? dit-il, mi-inquiet, mi-énervé.
Un hoquet de stupeur parcourut les personnes présentes n'étant pas au courant. Angela était la plus sous le choc, et elle du s'asseoir pour ne pas tourner de l'œil.
- Il attentait à sa vie ! la défendit Frost.
- Vous savez que j'ai le FBI et toutes les forces de l'ordre des Etats-Unis sur le dos, maintenant ? dit-il. Elle risque gros. Très gros. Pire que la fois où Rizzoli à tirer sur Doyle, et encore plus quand le Dr Isles à été suspecter de meurtre.
- Nous le savons, dit Korsak, avant que Frost ne dise un mot. Nous ferons tout pour que cela ne s'ébruite pas et que…
- Trop tard, la presse est déjà au courant, des centaines de journalistes font le pied de grue devant l'hôpital pour l'interroger à sa sortie.
Un soupir général se fit entendre, et même Cavanaugh semblait abattu par cette nouvelle. Il s'approcha des deux détectives et les fixa en silence.
- Faites ce qui est nécessaire pour protéger le Dr Isles, je ne veux en aucun cas que les agents du FBI ou qui que ce soit d'autres que nous n'approchent de sa chambre tant que toute cette agitation n'est pas calmé, ai-je bien été clair ? chuchota-t-il.
Korsak et Frost ouvrirent de grands yeux, surpris. Voyant que leur supérieur attendait une réponse, tout deux hochèrent la tête.
- Bien. Dites-lui de bien récupérer, et que le détective Rizzoli à trois semaines de congés.
Sur cette phrase, il adressa un petit hochement de tête à Angela avant de partir.
- Tu as compris ce qu'il vient de se passé ? demanda Frost à Korsak.
- Non, et je n'ai pas forcément envie de le savoir.
