Bonjour, bonjour !
Alors, pour commencer, je suis désolée pour l'attente, mais je n'avais pas le temps d'écrire pendant cette semaine à cause du boulot, mais je me suis rattraper aujourd'hui.
Avant-dernier chapitre tout en légèreté, j'espère que vous aimerez ! Le prochain sera l'épilogue, qui signera la fin de cette fiction.
Merci à Satnaaa pour la relecture et la correction. Et merci pour vos reviews, encore et toujours !
Bonne lecture !
Je rappel que les personnages ne m'appartiennent pas, que je ne gagne rien, si ce n'est la joie d'écrire sur des personnages que j'aime beaucoup.
Chapter 9
Le crayon entre les doigts, la feuille posée sur la table, elle se pencha en avant, posa son poignet sur le bois froid et commença un trait fin. Plus les traits se faisaient nombreux, plus le dessin qu'elle faisait prenait forme.
Sa main glissait avec agilité sur le papier, commençant par la forme d'un visage anguleux mais fin, une chevelure sauvage, des yeux légèrement plissé mais semblant briller, un nez fin, une bouche légèrement pulpeuse, s'arrêtant au niveau du cou.
Avec de grands coups de crayons précis, elle remplit les cheveux, les rendant sombres, ainsi que les yeux, et s'attaqua aux ombres, qu'elle plaça à divers endroits précis du visage.
Elle était tellement concentrer, qu'elle n'entendit pas la porte de sa chambre s'ouvrir, et ne vit pas la brune s'avancer vers elle, un petit sourire aux lèvres.
Jane s'était levée tôt pour se rendre à l'hôpital où sa femme dormait depuis maintenant deux jours. Elle aurait du sortir, mais les médecins préférèrent la garder encore quelques jours en observation pour voir si son état s'améliorait. Si tout allait bien, son médecin avait dit qu'elle pourrait sortir dans la soirée.
Elle monta à l'étage où se trouvait Maura et se dirigea rapidement vers sa chambre. Elle ouvrit la porte sans frapper et un petit sourire élargit ses lèvres quand elle vit sa femme pencher sur une feuille de papier, aussi concentrer que pour une enquête. Elle remarqua que la légiste avait reprit des couleurs et qu'elle semblait aller mieux.
Son regard glissa le long de la silhouette de la blonde, en remerciant le ciel qu'il ne lui soit rien arrivé de plus grave.
Sentant une présence près d'elle, Maura leva la tête et sourit en voyant Jane.
- Hey, souffla-t-elle. Tu arrive pile au bon moment.
- Ah bon ? dit la brune en se penchant pour attraper ses lèvres dans un chaste et tendre baiser.
- Oui, j'ai finis ton portrait, dit Maura avec un petit sourire, dissimulant le dessin contre sa poitrine.
Le sourire de Jane s'élargit encore plus et elle s'installa sur le lit, après que Maura ce soit décaler pour lui laisser de la place.
- Avant de te le donner, je voudrais te remercier d'avoir toujours été là pour moi, à mes côtés, dit Maura en prenant sa main. Sans toi, je n'aurais jamais eu le courage de faire ce que j'aurais du faire depuis longtemps, et même si cela doit me mener droit en prison, je ne regrette pas. Ce que je regrette, c'est de te faire souffrir comme ça. Ne pas savoir ce qu'il va m'arriver ne m'effraie pas autant que ça, mais ce dont je voudrais m'excuser, c'est pour ce qu'il va peut-être se passer après que je sois sortit d'ici. Je sais qu'Haswari ne me menaçait pas, mais te voir allongé par terre, pratiquement inconsciente m'a fais voir rouge, et je ne contrôlais plus rien. Ma haine envers lui me guidais et… je sais pas, j'ai… agis impulsivement. Je connais les conséquences de mon acte, je sais très bien que je risque gros, mais je n'arrive pas à regretter mon geste. Pourtant, je m'y force, Dieu seul sait comment je voudrais m'en vouloir de l'avoir tué, d'avoir laissé ma haine prendre le dessus, d'avoir fait ça à un homme qui le méritait, certes, mais qui ne me menaçait pas, où qui ne menaçait personne. Mais je n'y arrive pas. Le seul tord que je fais, c'est de risquer de te perdre. Tu… tu as vue cette partie de moi que je préférais terrer au plus profond de moi, ne plus jamais voir ressurgir, mais qui est ressortit. Et je… je suis tellement désolée…
Des larmes avaient commencées à couler le long de ses joues en abondance, se rendant compte que son acte allait peut-être lui coûter la liberté, et surtout, allait la séparer de la femme de sa vie.
- Hey… souffla Jane, une boule dans la gorge.
Elle enlaça fortement la légiste, qui enfouit son visage dans le cou de sa femme, laissant libre court à sa peine. Jane faisait de grands cercles dans le dos de sa compagne, tentant de la calmer du mieux qu'elle pouvait, la serrant entre ses bras, faisant fondre leur corps ensemble.
- Tu n'as pas à être désolée, ce n'est rien, je ne t'en veux pas, continua la détective sur un ton doux. Gibbs va s'arranger pour que tu sois écrouée, il ne te laissera pas aller en prison. Et moi non plus. On tient trop à toi pour te laisser y aller. Tu n'as pas à regretter d'avoir tué un assassin qui a tenter de tuer plus d'une fois, et qui a tuer plus de personne que je n'en ai mis en prison. Je ne te cache pas que voir cette facette de toi m'a énormément surprise, mais ce que je me dis en ce moment, c'est que je n'aurais plus peur désormais que tu sois sans défense si un jour il t'arrive quelque chose, même si je ferais tout pour qu'il ne t'arrive rien.
Maura sentit la pression sur ses épaules se calmer, et ses larmes continuèrent à couler, mais moins douloureuse qu'au début. Elle avait eut peur que Jane la juge, qu'elle l'a quitte en ayant vue cette facette d'elle qu'elle avait voulue oubliée. Mais la brune l'avait soulagée en disant ces mots, en la rassurant.
Elles se séparèrent et Jane planta un baiser sur ses lèvres.
- Alors, mon portrait ? demanda la brune avec un sourire sans lâcher la main de la légiste.
Cette dernière sourit et lui tendit la feuille. Jane s'en empara et le retourna. Un petit sourire vint élargir ses lèvres.
- Maur'… c'est magnifique, souffla-t-elle, en admiration devant le talent de la blonde.
Maura sourit et remercia la brune avec un sourire en serrant sa main.
- Alors ? Sais-tu quand je pourrais sortir ?
Jane sourit et leva les yeux vers la blonde.
- Si ton médecin voit que tu as assez récupérer, tu pourras sortir ce soir.
Un sourire éclatant étira les lèvres de la blonde et elle se pencha pour capturer la bouche de la brune dans un baiser passionné.
- Vivement qu'on soit à la maison… seule… souffla la légiste avec un clin d'œil langoureux.
Jane rigola et elles passèrent le reste de la journée ensemble, à parler ou à simplement profiter de la présence de l'autre.
Toute la famille Rizzoli passa, les uns après les autres, ainsi que leurs collègues, et ses anciens coéquipiers du NCIS. Abby lui sauta littéralement dessus, en lui disant qu'elle lui avait fait peur, et de ne plus jamais recommencer. Maura rigola légèrement et elle promit à la gothique de ne plus refaire ça.
Ils parlèrent pendant une bonne heure, jusqu'à ce que deux personnes, dont Maura n'espérait pas la venue, entrent. D'abord timide, ils restèrent dans l'encadrement, alors que Maura les fixait avec émotion. L'équipe du NCIS s'éclipsèrent, souhaitant un bon rétablissement à la légiste, en lui promettant de revenir avant leur départ.
Maura adressa un sourire aux personnes restées dehors.
- Je ne pensais pas que vous viendriez, dit Jane, soulagée en voyant le "couple" rentrer dans la chambre. Où est Cailin ?
- Elle ne va pas tarder, elle avait un petit truc à faire, dit la blonde. Maura… je suis déso…
- Hope, la coupa la légiste, tu n'as pas besoin de t'excuser.
- Si, dit la plus âgée en s'avançant. Je… je n'ai pas réagis comme il le fallait, avec toi. Je ne t'ai pas remercié comme il le fallait quand tu as offert un rein à Cailin. Alors je te demande pardon pour tout ce que j'ai fais, et pour tout ce que je n'ai pas fais, et je te remercie du fond de mon cœur d'avoir sauvé Cailin.
Elle avait attrapé la main libre de Maura et l'a serrait fortement, des larmes perlant aux coins des yeux. La légiste avait remarqué que sa mère biologique n'avait pas dit ma fille pour nommer Cailin, mais avait utilisé son prénom. Jane aussi l'avait remarqué.
Les deux jeunes femmes échangèrent un regard et Maura se retourna vers sa mère biologique qui attendait sûrement une réponse.
- Hope, ne me remercie pas d'avoir sauvé Cailin. Après tout, c'est ma sœur, et j'ai toujours voulue avoir une sœur ou un frère. Et je te pardonne, même c'est fait depuis longtemps.
Emue, Hope enlaça fortement Maura, qui se laissa faire et lui rendit son étreinte, un grand sourire aux lèvres. Au même moment, la porte de la chambre s'ouvrit sur Cailin, qui sourit grandement en voyant sa mère et sa demi-sœur réconcilier.
Les deux femmes se séparèrent et la brune s'approcha.
- Merci pour tout, Maura, dit-elle. Je sais que tu ne veux pas d'excuses, ni de remerciement, alors je ne te les dirais pas. Mais je voudrais que tu accepte ceci.
Sans que Maura n'ai pu rien dire, Cailin avait sortit un petit paquet plat et rectangulaire envelopper dans un papier cadeau rouge éclatant et le lui tendit. Jane lui serra la main et la lâcha pour qu'elle puisse l'ouvrir.
- Merci, Cailin, dit Maura, un sourire franc sur les lèvres.
- Tu n'as pas besoin de me remercier, dit la brune en haussant les épaules, les joues légèrement rouges.
Maura sourit et ouvrit le paquet. A l'intérieur se trouvait un cadre, avec une photo dedans. Elle représentait Hope beaucoup plus jeune, le visage souriant, tenant un bébé dans ses bras.
- J'ai retrouvée cette photo dans un des cartons de maman, un jour qu'on déménageait, dit Cailin.
Hope s'approcha, les yeux remplit de larmes et posa une main sur l'épaule de la légiste.
- C'est le jour de ta naissance, quelques heures avant que Constance ne vienne te chercher, dit la blonde, une boule dans la gorge. Te faire adopter à été très dur, j'avais l'impression de m'arracher une partie de moi. Mais j'étais trop jeune, et je n'avais pas encore suffisamment les moyens pour t'élever. J'ai recherché la meilleure famille qui puisse exister pour prendre soin de toi, t'élever comme je n'aurais jamais su le faire, pour t'aimer, pour te rendre heureuse. Mais apparemment, j'ai échoué, là aussi.
- Non, tu n'as pas échoué, dit Maura en essuyant ses larmes. Certes, ce n'était pas la famille idéale, mais malgré tout, j'étais heureuse. Je ne saurais l'expliquer, mais j'étais heureuse.
- Quoi ? s'exclama Jane, mi-amusée, mi-outrée. Le Dr Isles ? Ne pas avoir d'explications ?
- Jane… soupira Maura en levant les yeux au ciel, un sourire sur les lèvres.
Elles éclatèrent de rire, avant que Maura ne s'aperçoive qu'une autre personne présente n'avait pas dis un mot depuis qu'il était entré. Elle le fixa pendant quelques secondes avant de lui parler.
- Merci, dit-elle, simplement.
Il lui adressa un sourire.
- Tu n'as pas besoin de me remercier, dit-il. J'ai fais ce que tu m'as demandé de faire. C'est ton instinct qu'il faut remercier.
Il lui fit un petit clin d'œil affectif, et le sourire de la blonde s'élargit. Elle allait pour parler, quand la porte s'ouvrit de nouveau, sur Constance. Jane et Maura se raidirent, alors que la nouvelle venue se figeait en voyant Hope.
Un silence pesant s'installa, jusqu'à ce que Cailin décide de partir.
- Bon, je vais y aller, dit-elle. Je déteste les moments comme ça, alors je reviendrais plus tard.
Sans hésiter, elle enlaça Maura et Jane, qui furent légèrement surprise, avant de s'éclipser dans le couloir.
Hope soupira et se leva.
- Je vais y aller moi aussi, dit-elle. Prends soin de toi.
- Hope, attends, lui dit Maura.
L'interpellé se retourna vers sa fille.
- Passe à la maison, un de ces jours, ça me ferais vraiment plaisir. Avec Cailin, si elle veut, bien sûr.
Hope sourit.
- Avec plaisir.
Puis elle partit, le cœur léger.
- Toi aussi, Paddy, dit la légiste, alors qu'il commençait à partir.
Il se retourna vers la légiste et lui sourit en hochant la tête, avant de disparaitre dans le couloir. Constance était toujours dans l'encadrement de la porte, regardant sa fille adoptive.
- Je vais aller me prendre un café, dit Jane en se levant. Si tu as besoin de moi, appelle-moi, ajouta-t-elle dans un murmure à l'oreille de la blonde.
Maura hocha la tête, et Jane l'embrassa avant de sortir, non sans avoir lancer un regard d'avertissement à Constance. Cette dernière profita que tout le monde soit partit pour rentrer dans la chambre. Sans un mot, elle prit place sur une chaise à côté du lit de sa fille et un silence s'installa, dans lequel Maura avait les yeux fixés droit devant elle.
- Je suis désolée, dit Constance, le regard baissé sur ses mains.
La légiste tourna la tête vers sa mère adoptive, un sourcil relevé. Avant qu'elle n'ai pu parler, la brune ouvrit la bouche.
- Je n'ai jamais été présente pendant toutes ses années, je ne me suis pas occupé de toi comme j'aurais du le faire. Je t'ai certes bien élevé, mais tu étais tout le temps seule, à l'école, comme à la maison. Ton père et moi n'étions jamais présents pour toi. Et pour cela, je voudrais m'excuser.
- Ne t'excuse pas, soupira Maura. Tu n'as peut-être pas été là quand j'étais petite, mais lorsque je t'ai imposé ce changement d'identité, tu as été là pour moi. Tu ne m'as pas abandonné, alors que tu aurais tout aussi bien pu le faire. Tu es resté. Alors ne t'excuse pas. C'est plutôt à moi de le faire de t'avoir fait endurer tout cela.
Constance se leva et passa ses bras autour de la taille de sa fille.
- Je suis tellement fière de toi, ma chérie, lui dit-elle, une larme coulant sur sa joue. Je ne te l'ai jamais dit, mais je suis fière de toi. Et je ne regrette pas d'avoir dû changer pour toi. Ne doute jamais de ça. Et je suis heureuse que tu ai trouvé Jane. J'étais sceptique, au début, mais je m'y suis faite. Si elle te rend heureuse, alors je le suis. Et si Hope doit rentrer dans ta vie… alors je l'accepterais. Parce que je t'aime et que je ne veux que ton bonheur.
Emue, Maura glissa ses bras autour de la taille de sa mère adoptive.
- Merci, maman.
