Bonjour et bienvenue pour cette dernière publication. Aujourd'hui vous aurez le droit à une scène coupée de ma merveilleuse correctrice 0EvieHolmes0 (vraiment allez voir son wattpad) ainsi qu'à une scène post crédit (à vous de voir ce que cela peut bien signifier)
Scène coupée : Un sort peu enviable
Dolores n'a jamais aimé les enfants. En fait, elle les déteste. Ils sont vils, menteurs, irrespectueux... elle ne comprend pas pourquoi Cornélius l'a choisi elle pour cette tâche. Bien sûr, c'est une marque de confiance et elle se sent flattée que l'homme qu'elle admire le plus la charge de surveiller Poudlard, mais au fil du temps, cette tache lui paraît vraiment ingrate. Elle aurait pu faire tellement plus à ses côtés. Le ministre lui a dit qu'il voulait que l'avenir du monde sorcier soit entre de bonnes mains. Mais il y a tellement à faire. A commencer par leur inculquer le respect. Ils se moquent tous d'elle, elle le sait. Elle les entend dans son dos. Surtout ce maudit Potter et sa bande. Ils se croient intouchables, tout permis. Ça lui donne des envies de meurtres. Ombrage espère même qu'ils n'ont pas survécu au carnage.
Oh la journée avait plutôt bien commencé. Assise dans son bureau qu'elle a décoré avec un goût certain, elle surveillait un gamin en colle. Habituellement, elle fait ça le soir. Mais elle s'est dit que le punir de petit-déjeuner pourrait être une bonne leçon. En plus des lignes qu'elle lui faisait copier bien entendu. Elle est ensuite descendue pour donner cours. La défense contre les forces du mal est inutile. La paix règne dans le pays, malgré les dires de Potter. Que des mensonges sortent de sa bouche. Si celui dont on ne doit pas prononcer le nom était revenue à la vie, le ministre aurait été le premier au courant et non pas un jeune adolescent à l'esprit dérangé. Aussi dérangé que celui de son parrain d'ailleurs. Quelle honte un gosse comme ça. Les Potter doivent se retourner dans leur tombe.
Et voilà que par un concours de circonstance ennuyeux, elle se retrouve à parcourir le plus silencieusement possible les couloirs du château avec un groupe d'enfants aussi stupides que peu discrets pour échapper à des monstres sanguinaires. De ce qu'elle a vu, ce seraient des élèves. Ils se seraient mis soudainement à attaquer leurs pairs pour les dévorer et ceux qui sont mordus se transforment à leur tour en monstre. Ombrage déteste les créatures magiques. Elle les trouve répugnante. A ses yeux, ils sont faits pour être maîtrisés, enfermés. Pas vivre en liberté. Quand elle pense à Albus et au loup-garou qu'il a engagé... Quel ne fut pas son soulagement de se retrouver en sécurité dans l'infirmerie. Enfin en sécurité, tout est relatif… Quelqu'un avait osé la pétrifier ! A priori ce n'était pas cette saleté d'Animagus. Elle lui faisait face et n'a pas fait un geste de baguette. Non, c'était encore un de ses foutus mioches. Alors qu'elle aurait dû prendre le contrôle de la situation. Elle était entourée d'incapables et de traitres. Qui d'autre qu'elle pouvait faire face à ce mystérieux danger ?
Allongée à même le sol, elle entendait tout ce qu'il se passait. Elle entendit la porte de l'infirmerie s'ouvrir et compris que d'autre élèves venaient d'arriver. Mais qu'on les laisse là où ils étaient ! Eux qui sont si géniaux ! Tout ce qu'elle veut c'est que ce cauchemar se termine, peu importe le nombre d'adolescents il emportera. Tant qu'elle n'a rien, le reste n'a pas d'importance. Ombrage serait capable de tous les sacrifier pour s'en tirer vivante. Elle jure que quand tout ça prendra fin, elle retournera au ministère et fera fermer cette fichue école. Rien de tout ce qui se passe ici est normal. Si tout le monde l'avait écouté bien sagement, ça ne serait jamais arrivé.
Il se passa un temps indéterminé. Elle ne sut dire combien de minutes ou d'heure elle passa stupéfixié mais heureusement elle finit par être libérée du maléfice. Elle reprit la main sur la situation. La vieille harpie étant partie, il n'y avait plus personne pour lui mettre des bâtons dans les roues. Enfin… normalement il n'y aurait pas dû avoir quelqu'un pour lui mettre des bâtons dans les roues.
L'infirmière, cette sorcière, refusait son autorité ? Pire, l'humiliait devant les gamins ? Et tout ça pour quoi ? Pour protéger 3 enfants zombifiés ?!
Et comme si ça ne suffisait pas, voici que Rogue tambourinait à la porte. Les enfants ont vu en lui, une lueur d'espoir. La terreur des cachots leur inspirait plus confiance que moi ?! Il était hors de question de le laisser pénétrer dans l'infirmerie. La situation était déjà bien assez compliquée comme ça.
Malgré ses ordres, un de ses foutu foutriquet voulu lever la barricade. Folle de rage, elle accourra sur l'enfant pour empêcher sa mutinerie. Malheureusement, cette inconsciente avait réussi l'exploit de libérer l'un des zombies. Elle avait beau hurler qu'elle l'avait bien dit qu'ils étaient dangereux, sa voix était noyée par tout le chaos. Les élèves couraient dans tous les sens, cherchant un abri, tandis que le monstre faisait de même cherchant de la chair fraîche à se mettre sous la dent.
Ombrage recula, jusqu'à se retrouver adossée contre la grande porte en bois. Celle-là même qui leur promettait la sécurité, mais qui est devenue une prison. Elle regarda les monstres se ruer sur les élèves qui essayaient tant bien que mal de se défendre. Elle ne pouvait rien pour eux. Pire, elle ne comptait pas lever le petit doigt pour ceux qui avait osé l'humilier. Alors elle ouvrit la porte, croisa son collègue de potion et parti en courant, les laissant là. Elle devait survivre. Elle était plus importante qu'eux tous réunis.
Elle courait dans le dédale des couloirs aussi vite qu'elle le pouvait. Mais Ombrage n'était pas une sportive. Elle finit par se fatiguer et s'arrêter, le cœur au bord des lèvres, la respiration sifflante. Elle posa une main sur sa poitrine dans le but de calmer les battements de son cœur. Dolores avait du mal à respirer, fort heureusement, elle etait seule dans un couloir désert, en sécurité. Elle devait rejoindre le bureau directorial. Là, elle ne craindrait rien et elle pourrait retourner au ministère.
Au bout de quelques minutes, la femme en rose reprend sa marche, doucement, dans le but de faire le moins de bruit possible. Sa main tremblait et serrait sa baguette au point que ses jointures blanchissaient. Du bruit retentit au loin et elle se figea. Il venait de l'endroit où elle devait se rendre. Ombrage tenta de se faire le plus discrète possible quand elle tourna à l'angle d'un couloir. Là, se trouvait une bande d'élève essayant de se défendre contre des zombies. Ils étaient trop occupés pour la voir, alors elle avança doucement. L'un des élèves la vit et hurla :
"Professeur ! Venez nous aider pitié !
L'intéressée se crispa. Quel petit égoïste ! Oser mettre sa vie si précieuse en danger ! Elle se tourna vers lui et répliqua :
– Je suis désolée jeune homme, mais je ne peux rien pour vous. Seule la vie de la grande inquisitrice compte.
Sa voix se répercuta dans le couloir, suivit d'un grand silence. Les zombies se tournèrent alors vers elle. Ombrage se rendit compte de sa stupidité et recula avec effroi. Les monstres marchèrent vers elle, donnant la possibilité aux enfants de s'enfuir. Elle se remit alors à courir. Les bruits derrière elle, lui indiquèrent qu'ils la poursuivaient. Elle courut le plus vite qu'elle pouvait. Ombrage trébucha et tomba. Une main saisit sa cheville et la tira en arrière. La professeure poussa un cri de détresse qui se mua bien rapidement en cri de douleur. Son regard croisa ceux bien vivant des élèves :
– Aidez-moi ! leur ordonna-t-elle.
Une autre morsure la fit hurler. Elle avait si mal. Pourquoi ne bougeait-il pas pour la sauver au péril de leur vie ? Ils lui devaient tout ! Elle était tout !
– Je vous ordonne de m'aider ! Hurla-t-elle.
Mais ils ne bougeaient pas. Pire même, ils reculaient.
– Je suis votre inquisitrice, leur admonesta-t-elle. Vous me devez tout !
Le cercle de zombie se referma sur elle. Ils lui arrachèrent, un bras, une jambe, mordirent dans la chair flasque de son ventre. Les yeux exorbités, elle criait à s'en déchirer la voix. Ce genre de cri qu'on n'oublie jamais et qui hante jusqu'à nos cauchemars. Entre deux hurlements, elle vociféra contre ces ingrats qui l'avaient regardé sans bouger le petit doigt. Ses beuglements s'étranglèrent lorsqu'une mâchoire se referma sur sa gorge. Le sang l'étouffa, sortit par sa bouche. Elle ne pouvait plus respirer. La douleur, la peur tout ça la fit s'uriner dessus. Son corps se relâcha et une odeur nauséabonde se fait sentir dans le couloir. Mais ça n'arrêta pas les zombies qui continuèrent de s'acharner sur elle comme si, dans la profondeur de leur cerveau, ils savaient que cette femme était mauvaise et voulaient lui faire payer tout ce qu'elle leur avait fait subir de leur vivant.
Scène post crédit
Une ombre se faufile. Elle sait que c'est risqué mais elle sait également que cet acte lui permettra de monter un peu dans son estime.
Il avait entendu parler de cette affaire initialement dans la gazette des sorciers. Les journalistes relataient l'incident qui avait secoué Poudlard et engendré un nombre conséquent de victimes. Son maitre avait écouté Severus témoigner des évènements et il avait vu la lueur d'envie dans son regard. Une potion de vaudou puissante… lâchée dans la population, elle pouvait faire des ravages exponentiels et détourner efficacement l'attention des aurors. Mais surtout… il y avait quelque chose à étudier. Certes cette potion rendait violent et cannibale, mais surtout elle rendait invulnérable aux sortilèges ! Est-ce qu'il serait capable d'immuniser contre l'avada kédavra ? Si c'était le cas, il n'aurait plus à craindre du seigneur des ténèbres !
Parce que, soyons honnêtes, il ne restait pas pour les beaux yeux de Voldemort. Certes prendre sa revanche sur ceux qui s'était moqués de lui avait été jouissif, mais il n'adhérait pas franchement aux convictions du Lord Noir. Seule la peur l'avait poussé à suivre ses pas.
Il était maintenant plus qu'à deux couloirs de son objectif. Il n'avait jamais aimé les cachots de Poudlard. Trop humide, trop sombre… lui préférait un bon fauteuil devant un feu de cheminé ou bien un bon lit douillet.
Soudain, un frisson lui parcourut l'échine. Il frétilla des moustaches, regarda autour de lui et aperçu la source de son effroi. La Miss la plus honni du château, avec ses yeux perçants et son pelage touffu avait pris une position de chasse. Au moindre mouvement de sa part, le félin entamerait la poursuite.
Tout d'un coup, le rat pris sont départ. De ses petites pattes agiles, il se carapatait à toute vitesse, slalomait et esquivait le matou. Il se faufila enfin sous la porte, hors de portée de la chatte.
Il put souffler un instant. Il regarda dans la pièce pour savoir si la voie était libre puis se métamorphosa en sorcier.
D'un regard il engloba la pièce pour trouver le lieu où la fiole pourrait être entreposée. Une fois la zone repérée, il s'y dirigea et commença à fouiller.
Il regarda à gauche, à droite, souleva divers flacons quand enfin il repéra son saint graal. Les yeux brillants, il souleva la fiole à hauteur de regard. La lumière filtra à travers le verre oblong laissant apparaitre les volutes nacrées de cette potion qui lui permettrait d'enfin sortir de l'ombre.
Il vit par la même occasion l'antidote concocter par Sévérus. Il prit cette fiole également, on ne savait jamais, ça pourrait servir. Il plaça le tout dans une pochette qu'il mit dans sa poche intérieure de sa veste. Il réarrangea l'armoire et mis des leurres pour que Servilus ne se rende pas compte de leur disparition.
Il se retourna pour maintenant réfléchir à sa retraite. Les miaulements du chat de l'autre côté de la porte l'incitèrent à penser à une autre issue.
D'une circonvolution du regard il remarqua le soupirail derrière le bureau professoral. Voilà sa porte de sortie.
Il grimpa sur le meuble de bois brut et poussa la vitre. Un regard à gauche, à droite… bien, la voie était libre.
Il réajusta sa veste, repris son souffle et enfin se métamorphosa dans son bon gros rat dodu de Queudver. Il grimpa rapidement et passa la petite ouverture. Puis après quelques bonds dans le parc de Poudlard, fini par disparaitre dans les herbes hautes.
Vraiment, son maitre allait être fier de lui.
Une dernière fois un peu de vocabulaire :
Foutriquet : petit homme dont on ne fait peu de cas, personne insignifiante.
Oblong : plus long que large
Circonvolution : tour effectué autour d'un point fixe (telle la Terre autour du Soleil)
Soupirail : petite ouverture d'une cave, d'un sous-sol
Et c'est maintenant terminé. J'espère que vous aurez pris autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire même si ce n'était pas facile tous les jours. Un éternel merci aux personnes qui m'ont suivi, aux filles du discord sans qui cette histoire n'aurait jamais vu le jour et merci à Evie pour ses conseils et corrections.
Peut-être à bientôt
cmoa
