Titre : Je ne pensais pas
Auteur : Misstenshi
Disclaimer : Je peux dire que tous les personnages de HP ainsi que l'histoire de base ne m'appartiennent nullement sinon, tout ne se serait pas passé de cette façon. Sirius ne serait pas mort, Harry et Drago seraient amoureux et heureux ensemble, Dumbledore serait toujours vivant et donnerait encore des bonbons au citron à ces élèves, Severus n'aurait pas les cheveux gras et enfin Cho serait morte à la place de mon cher Cédric.
Résumé : Drago aime Harry mais celui-ci sort avec Cho alors pour abréger ses souffrances Drago décide de se suicider.
Note : Attention ceci est un slash Harry/Drago avec des relations sexuelles explicite homosexuelles alors si ça ne vous plait pas cliquez sur "précédente".
Note 2 : Pour le bon fonctionnement de ma fic ne pas tenir compte du tome 5 et 6. Lucius n'est pas en prison.
Merci pour toutes vos reviews, elles m'ont fais extrêmement plaisir. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira.
Donc Bonne lecture.
Chapitre 3 : Mauvais réveil.
J'ai du mal à ouvrir les yeux. Je me sens comateux et mes bras me font atrocement souffrir. J'entends des voix mais je n'arrive pas à distinguer leur parole. J'aimerai savoir de quoi elles parlent, sûrement de moi. Je sens une vague de peur s'insinuée dans tout mon être. J'ai peur de ce qui va se passer, peur de ce qui va m'arriver, peur de l'avenir tout simplement.
J'essai à nouveau d'ouvrir les yeux mais la lumière me fait mal. Soudain tout ce que j'ai fais avant que ce ne soit le trou noir me reviens à l'esprit. Je me souviens de ma tentative de suicide qui a lamentablement échoué. Quand mon père saura ça il va être dans une colère noire ! Moi son seul héritier essayant d'échapper à mon destin. Je vais passer un très mauvais moment.
Pourquoi ne m'ont-ils pas laissé mourir ? Moi qui voulais simplement abréger mes souffrances, ces bons samaritains n'ont réussit qu'à les rallongés. Cependant ils n'ont fait que retarder ma mort, je n'ai pas encore dit mon dernier mot, je recommencerai le nombre de fois qu'il faudra.
Les voix me parviennent de plus en plus clairement mais je ne comprends toujours pas. Dans un dernier effort surhumain j'entre ouvre les yeux en battant légèrement des paupières pour m'habituer à la lumière.
Tout est blanc autour de moi. Je suis peut être mort finalement. J'arrive au bout de quelques minutes à distinguer des lits…des lits d'infirmerie. Il faut que j'arrête de me faire des illusions, aucun de mes rêves ne se réalise. Je me rends compte que j'ai vraiment tout raté : j'ai raté ma vie et j'ai raté ma mort.
Un peu plus loin de mon lit se trouve le professeur Rogue avec Dumbledore qui sont en grande discussion avec l'infirmière madame Pomfresh. Heureusement ils n'ont pas vu que je suis réveillé. Je tourne un peu la tête dans leur direction.
Oh mon dieu…non pas lui…c'est impossible…je ne vois pas pourquoi il serait là… oh non pas cette raison. Et s'il avait trouvé la lettre. Oh non faites qu'il ne l'ait pas trouvée, faites que personne ne l'ait trouvée. Je n'aurai jamais du l'écrire.. Qu'est ce que j'ai fait …
Harry me regarde, lui sait que je suis réveillé, mais il ne dit rien. Il me regarde avec des yeux remplis de colère. J'ai l'impression qu'il essaye de sonder mon âme tout en restant le plus éloigné possible de moi. Cette fois je suis sûr et certain qu'il a lut cette lettre. J'ai encore plus peur qu'avant.
Tout d'un coup, Pomfresh se retourne et se précipite vers mon lit.
- Comment allez-vous M. Malfoy ?
- Je, j'ai mal aux poignets.
Elle regarde l'endroit de ma douleur et arbore un air inquiet. Puis elle va chercher des bandes et revient vers moi. Elle se tourne vers les autres et tout en refaisant mes pansements,
- Ces blessures n'arrêtent pas de saigner, je lui ais donné une potion pour l'aider à cicatriser plus vite mais elle n'est pas efficace.
- Comment ça se fait ? dit la voix de mon professeur de potion.
- Je ne sais pas vraiment il est possible que…
- QUE QUOI ? dit Rogue, visiblement énervé.
- Calmez-vous Severus, nous sommes tous aussi inquiet pour Drago, alors laissez-la finir ; dit Dumbledore d'une voix extrêmement calme.
- Il est possible qu'il ne veuille pas guérir !
Enfin quelqu'un d'intelligent, c'est pas trop tôt. En plus je déteste leur façon de parler de moi comme si je n'étais pas là ; je déteste que l'on m'ignore.
Rogue n'a pas l'air d'aller très bien, j'ai l'impression qu'il encaisse mal la nouvelle. Il s'approche de moi.
- Est-ce que c'est vrai ?
Je me tourne vers Harry et je rencontre son regard toujours aussi glacial. Je ne supporte pas cette façon qu'il a de me regarder. J'ai le sentiment qu'il pourrait enlever la vie hors de moi d'un seul de ces regards. Pourtant j'aime tellement ces yeux…
- Laissez moi mourir, dis-je d'un ton suppliant.
Rogue a alors un regard que je ne lui avais jamais vu. Il y a de la tristesse dans ses yeux. Je n'aurai jamais pu imaginer qu'il pouvait éprouver ce genre de sentiment.
Puis Dumbledore s'approche à son tour de moi. Il me regarde. J'ai l'impression que lui aussi essaye de me sonder. Bizarre, maintenant il me sourit. Puis il se tourne vers Rogue et Pomfresh.
- Je crois que nous ferions mieux de laisser M. Malfoy et M. Potter en tête-à-tête.
Après cette phrase qui me fait l'effet d'une bombe, il se dirige vers la sortie suivi de près par ses deux collèges. Juste avant de fermer derrière lui, Dumbledore me fait un dernier sourire ainsi qu'un rapide clin d'œil. Il est vraiment bizarre, comme s'il savait ce que je ressens, comme s'il avait pu lire dans mon âme.
Puis une fois la porte close, mon regard se tourne vers Harry. Celui-ci me regarde toujours avec les mêmes yeux remplis de haine. Il garde les bras le long du corps et ses points sont serrés à l'extrême. Il remue légèrement les lèvres comme s'il hésitai à me parler, puis après quelques secondes de silence :
- Tu as encore voulu de foutre de ma gueule.
- Quoi ? dis-je à la fois surpris et peiné ; pourquoi tu dis ça ?
- Peut-être à cause de cette putain de lettre que j'ai trouvé
- Ah !
- Tu n'as rien d'autres à dire ?
- Je… je ne sais pas.
- Pourquoi tu as fait ça ?
- Fais quoi ?
- Cet acte ignoble, cette tentative de suicide.
- Je….
- Laisse tomber, je sais. Tu voulais que Dumbledore te plaigne et pense que tu te trouves du bon coté. Et avec cette lettre tu voulais que moi aussi je pense que tu es quelqu'un de bien. Tu espères peut être même que je t'apprécie et que tu pourras ainsi te servir de moi et de mes sentiments. Mais tu m'entends, jamais ça n'arrivera, je ne suis pas aussi naïf que tu peux le penser ; dit-il avec colère et dégoût.
Comment peut-il dire ça, je me suis livré à lui dans cette lettre et…et… il me jette toutes ces atrocités à la gueule.
- Tu n'as pas le droit de me dire ça, dis-je d'une voix étrangement calme où se reflétait toute ma souffrance, tu n'as plus aucun droit après ce que tu viens de dire.
- Je sais très bien qui tu es, tu es un être abject et tu ne changeras jamais.
Je n'en peux plus, je ne supporte plus ses paroles qui me déchirent le cœur. Je ne veux plus qu'une chose, c'est mourir pour de bon.
- Va-t-en, je t'en supplie ; laisse-moi.
- Pourquoi je te ferai ce plaisir ?
- Tu as vraiment décidé d'être odieux.
- Tu me déçois vraiment Malfoy, où sont passées tes répliques cinglantes ?
Je lui fais un pauvre sourire et regarde mes poignets bandés. Mes bandes sont à nouveau maculées de sang. Je ne cesse de saigner. Pomfresh a raison, je ne veux pas guérir, je veux le contraire mais là ce me fait un mal de chien. Je me sens vraiment très mal et les répliques d'Harry n'arrangent pas mon état et encore moins celui de mon pauvre cœur.
- Mes répliques et toute ma haine sortent de moi en même temps que mon sang.
- Oh arrête tu vas me faire pleurer.
- Tu peux me rendre ma lettre ?
- Non mais tu plaisantes, pourquoi je ferai ça.
- Laisse tomber, mais part, je veux être seul.
- Très bien de toute façon je ne supporte plus d'être dans la même pièce que toi.
Sur ces mots il sortit en claquant la porte.
Je suis si malheureux. Je ne pense plus qu'à une seule chose, le moment où mes souffrances disparaîtront enfin.
oOoOoOoOoOooOoOoOoOoOo
HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA, qu'est ce qui m'énerve. En plus je suis presque sûr qu'il dit la vérité. Mais je ne pourrai jamais l'admettre devant lui. Je ne l'avais jamais vu comme ça, il avait l'air si…si…, oh je sais pas.
Et peut être qu'il cache bien son jeu et qu'il se fout de moi. Je ne sais pas si je peux lui faire confiance. Après toutes ces années d'insultes, je ne sais plus quoi penser.
Et si… et si… il m'aimait vraiment, j'ai du atrocement le blessé. Je n'aurai peut-être pas du faire ça. Il doit penser que je suis un salaud et il a peut-être raison.
Je devrai peut être aller voir s'il va bien ! Mais qu'est ce que je lui dirai : excuse-moi de te déranger de nouveau mais je voulais voir comment tu vas. Pitoyable, après tout ce que je lui ai dit ça n'irait pas du tout. En plus je ne veux pas qu'il voit que je m'inquiète pour lui.
Et puis, pourquoi je m'inquiète pour lui, d'abord ? Il a une famille, lui. Enfin si ce qu'il a écrit dans sa lettre est vrai alors je ne pense pas que son père va le réconforter ; au contraire.
Je ferai peut-être mieux de mettre ma fierté de coté et d'aller voir comment il va.
Je me dirige donc vers l'infirmerie. J'ouvre la porte et là, je le vois couché dans son lit. Je me rapproche doucement, il est extrêmement blanc. Mon regard dévie sur ses poignets. Les bandes sont imbibées de sang.
Je me sens tout à coup pétrifié, je ne vois pas sa poitrine bougée. Je me penche sur lui et ne sens pas sa respiration. Il…non c'est impossible….
Je pose mes doigts sur son cou, sa peau est glacée et je ne sens pas son pouls. Oh mon dieu, non pas ça..
J'essaye de garder mon sang froid et part en courant. Je suis sur que Dumbledore et les autres sont dans son bureau. Je gravis les escaliers aussi vite que le permettent mes jambes. J'arrive enfin devant la gargouille. MERDE, je ne connais pas le mot de passe. Vite, vite réfléchit.
- Citron sorbet…. Heu…chocogrenouille….
La porte refuse de s'ouvrir alors j'hurle de toutes mes forces en priant que quelqu'un m'entende.
- PROFESSEUR DUBLEDORE…..VITE…..OUVREZ-MOI….
Soudain la porte s'ouvre sur madame Pomfresh.
- Vite dépêchez-vous, c'est Drago, je croit qu'il….
- Qu'il quoi, cria Rogue déboulant de derrière l'infirmière.
- Est mort, arrivai-je enfin à articuler.
A SUIVRE …
Voilà j'espère que ça vous a plut et vous savez j'adore les reviews
Encore merci à tous ceux qui m'ont laissé un petit message, je vous adore.
Bye et à bientôt.
