Titre : Je ne pensais pas

Auteur : Miss.tenshi

Disclaimer : Je peux dire que tous les personnages de HP ainsi que l'histoire de base ne m'appartiennent nullement sinon, tout ne se serait pas passé de cette façon. Sirius ne serait pas mort, Harry et Drago seraient amoureux et heureux ensemble, Dumbledore serait toujours vivant et donnerait encore des bonbons au citron à ces élèves, Severus n'aurait pas les cheveux gras et enfin Cho serait morte à la place de mon cher Cédric.

Résumé : Drago aime Harry mais celui-ci sort avec Cho alors pour abréger ses souffrances Drago décide de se suicider.

Note : Attention ceci est un slash Harry/Drago avec des relations sexuelles explicite homosexuelles alors si ça ne vous plait pas cliquez sur "précédente".

Note 2 : Pour le bon fonctionnement de ma fic ne pas tenir compte du tome 5 et 6. Lucius n'est pas en prison.

Coucou tout le monde. Je voulais d'abord vous présenter mes excuses pour ne pas avoir mit ce nouveau chapitre en ligne plus vite. Les études, c'est vraiment très prenant. Voila j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira.

Merci infiniment pour toutes vos reviews

ET MAINTENANT BONNE LECTURE

Chapitre 6 : Premier souvenir.

Harry se prélassait depuis bientôt une demi-heure dans la piscine quand il décida d'en sortir.

Il attrapa une serviette et la noua autour de sa taille. Il se mit face au miroir et essaya de lisser ses cheveux mais il ne réussit qu'à les rendre encore plus en bataille.

Maintenant il fallait qu'il retourne dans la chambre pour se prendre des vêtements propres mais il redoutait de voir Drago.

Il ne savait pas vraiment pourquoi, peut-être parce qu'il ne voulait tout simplement plus lui mentir ou parce qu'il redoutait l'affrontement inévitable quand il lui dirait la vérité. Il fallait qu'il lui dise la vérité, c'est vrai des amis se disent tout et ils se pardonnent. Il espérait vraiment que Drago veuille bien lui pardonner.

Allez un peu de courage ! Il se regarda une dernière fois dans la glace et sortit de la pièce.

Quand il entra dans la chambre, il frissonna. Il ne faisait pas particulièrement froid mais il y régnait une étrange atmosphère. Il attendit quelques secondes pour que ses yeux s'habituent au manque de lumière puis il se dirigea ver sa malle. Il l'ouvrit délicatement quand il entendit un petit gémissement.

Il se retourna immédiatement, il ne s'était pas aperçu que Drago s'était réveillé. Il se releva et se dirigea cette fois vers le lit de son ami.

Il s'attendait à voir Drago en train de se réveiller doucement avec un petit sourire aux lèvres, mais ce n'était rien d'autre qu'une pensée utopique. En fait, quand il s'approcha de lui, il le trouva recroquevillé sur lui-même en train de sangloter.

Harry comprit à ce moment là que Drago allait vraiment mal et que c'était une réalité. Il ne devait pas l'abandonner un seul instant. Bien sûr il savait qu'il devrait s'en occuper mais il n'avait pas pensé que se serait à ce point. Il fallait qu'il s'occupe de lui comme une mère s'occuperait de son bébé.

Il s'assit donc sur le lit et essaya de sortir Drago de son état léthargique.

- Drago ?

- …

- Drago, tu m'entends ?

Pour seule réponse celui-ci le regarda dans les yeux et acquiesça.

Les yeux du serpentard étaient rouges et légèrement boursouflés.

Harry se rapprocha encore un peu plus et Drago s'accrocha à son cou comme on s'accrocherait à une bouée de sauvetage. Les mains de Drago posées sur sa nuque étaient extrêmement froides. Il décida donc de l'emmener dans une pièce ou il pourrait se réchauffer.

- Drago tu peux marcher ?

- No…non…pas assez de force, murmura-t-il.

Harry le prit dans ses bras avec un bras autour de ses épaules et l'autre sous ses genoux. Drago posa sa tête contre le torse d'Harry et celui-ci commença à sortir de la pièce. Il marchait lentement pour éviter toutes secousses et il commença à descendre l'escalier.

Une fois dans le salon, il déposa Drago sur le canapé et s'y assit lui aussi. Après s'être installé confortablement il reprit Drago dans ses bras et le serra contre lui. Le jeune serpentard reposa sa tête contre l'épaule du survivant.

Ils restèrent longtemps dans cette position à regarder le feu. Puis Harry, malgré la peur qui le tiraillait, décida d'engager la conversation.

- Drago ?

- Hm…oui ?

Harry commençait à hésiter, devait-il vraiment lui dire ? Oui il le fallait, il commençait à ressentir un profond sentiment pour le blond, peut-être qu'une amitié solide pouvait être construite. Mais pour cela il fallait vraiment qu'il dise la vérité.

- Je voulais te dire…

TOC TOC TOC

Drago regarda Harry dans les yeux en faisant une petite moue pour montrer son mécontentement mais le jeune griffondor autorisa à l'intrus d'entrer.

Le professeur Rogue entra suivi de Madame Pomfresh. Celui-ci ouvrit de grands yeux en voyant la scène devant lui : Harry assis sur le canapé avec pour seul vêtement une petite serviette autour de la taille et Drago à moitié couché sur lui avec la tête contre son torse nu.

Voyant que ses deux élèves ne se lâchaient plus des yeux il émit un petit toussotement pour qu'ils s'aperçoivent de leur présence.

- Oh…professeur Rogue…, dit Harry gêné par la situation.

- Vous avez l'air d'aller assez bien à ce que je peux constater, dit le professeur sur un ton amusé.

Madame Pomfresh qui était restée un peu en arrière, avança à son tour. En voyant la scène, elle faillit pousser un petit cri de surprise mais se retint juste à temps et repris contenance.

- Monsieur Malfoy, je souhaiterais vous examiner et refaire vos pansements.

Celui-ci se redressa un peu et regarda Harry avec des yeux remplis de gratitude mais aussi de regret.

- D'accord.

Madame Pomfresh s'approcha de l'escalier.

- Allons dans votre chambre, nous y serons plus tranquilles.

Drago se leva du canapé mais étant encore faible, il retomba sur Harry. Cette chute inattendue fit remonter la légère serviette du griffondor jusqu'en haut de ses cuisses. Celui-ci rougit de cette remonté soudaine et voulut remettre sa serviette en place mais le serpentard assis sur ses genoux le gênait dans cette tâche.

Plus par pudeur que par politesse, il souleva Drago et le reposa un peu plus loin sur le canapé. Puis une fois remit sa serviette, il se retourna vers le serpentard et plongea son regard dans les yeux de celui-ci. Ce contact visuel radoucit immédiatement le griffondor.

- Tu veux que je t'aide à monter ?

- Oui, s'il te plait, dit-il avec une petite moue timide.

Harry passa pour la troisième fois de la journée un de ses bras sous les genoux de son ami et son autre bras autour de ses épaules. Il le souleva tout doucement et avança vers l'escalier. Il grimpa les marches une à une en évitant de brusquer son précieux fardeau.

Une fois arrivé dans la chambre, il posa délicatement Drago sur son lit et alla ouvrir les rideaux pour laisser entrer la lumière du soleil. En voyant l'infirmière pénétrer dans la pièce, il se tourna vers le serpentard et lui sourit, juste avant de redescendre l'escalier.

Drago était assis sur le lit aux couleurs de serpentard en attendant que Mme Pomfresh l'examine.

- Je vais commencer par le plus urgent, dit-elle en regardant ses poignets.

Elle s'avança et baguette en main, elle prononça une formule et aussitôt des bandes et un flacon apparurent dans sa main.

Elle posa le flacon sur la table de chevet et commença à dérouler une première bande qu'elle posa à côté.

Elle s'agenouilla devant son patient et lui prit délicatement les poignets. Elle enleva doucement les bandes maculées de sang et les fit disparaître.

Puis, elle examina attentivement les deux profondes entailles pour constater que celles-ci étaient excessivement dures à cicatriser.

Elle prit ensuite le flacon où reposait un liquide bleu ciel et en versa quelques gouttes sur les deux plaies puis massa tendrement la peau écorchée.

Drago se laissait faire, un sentiment de confiance pour l'infirmière le persuadait qu'elle ne lui ferait aucun mal.

Une fois que la potion eut bien pénétrée dans la peau, madame Pomfresh attrapa la bande et l'enroula autour du poignet gauche du jeune serpentard, puis à l'aide d'une autre, elle recouvrit l'autre cicatrice.

Une fois relevée l'infirmière regarda Drago dans les yeux et lui sourit tendrement.

- Pouvez-vous retirer votre chemise, s'il vous plait ? demanda-t-elle.

Drago n'avait pas peur, il avait entièrement confiance en cette femme et il espéra à ce moment que sa propre mère lui ressemble ne serai-ce qu'un peu.

Il commença donc à déboutonner sa chemise de soie verte puis il la laissa glisser le long de ses épaules.

Au moment où sa chemise tomba sur le lit, Mme Pomfresh senti une force magique inhabituelle. Après quelques secondes, elle constata que cette magie émanait de son jeune patient. Elle sentait que cette magie n'avait rien de bon, que ce sort était tiré d'une ancienne forme de magie noire.

Elle se dirigea vers l'entré de la chambre pour appeler le seul professeur qui pouvait l'aider le plus rapidement, sachant qu'elle ne pourrait rien faire toute seul. Elle se pencha dans l'escalier.

- Professeur Rogue pouvez-vous venir s'il vous plait.

Pendant ce temps le professeur et Harry avaient gardé un silence quasi religieux. Le jeune brun toujours très peu habillé était quelque peu gêné et ne savait pas quel sujet aborder pour ne pas que la conversation dérive sur la scène que Rogue avait vu en entrant.

Soudain une voix féminine vint perturber le silence mis en place.

- Professeur Rogue pouvez-vous venir s'il vous plait.

Les deux individus se regardèrent avec de l'inquiétude remplissant leurs yeux. Le plus âgé se dirigea donc vers l'escalier et commença à gravir les marches. Il se retourna soudain avec une esquisse de sourire sur le visage.

- Ne vous en faite pas je suis sûr que tout va bien !

Il finit de monter l'escalier et pénétra dans la chambre.

- Qu'y a-t-il Pompom ?

Celle-ci s'approcha de lui pour lui dire sur le ton de la confidence :

- Il y a un problème avec monsieur Malfoy. J'ai décelé un puissant sort de magie noire qui émane de son corps.

Rogue resta silencieux et un air inquiet pris possession des traits de son visage. Il s'approcha de Drago d'un pas lent, puis levant sa baguette, il prononça « finite incantatum ».

Une lumière sortit de celle-ci et frappa le jeune homme de plein fouet.

Celui-ci ne vacilla pas.

Les deux adultes attendirent les yeux fixés sur le serpentard.

Drago ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, il ressentait une étrange sensation de mal-être, son corps commençait à le brûler de plus en plus et son esprit s'embrouillait à cause de la douleur.

Rogue et Pomfresh regardaient à présent le torse du blond.

Sa peau laiteuse se transforma peu à peu.

Des cicatrices…

Des hématomes…

Des coupures…

Des bleus…

apparaissaient sur…

son torse…

ses bras…

son cou.

Une cicatrice traversait sa joue et descendait jusqu'à sa nuque.

Le professeur Rogue se retint à l'une des deux armoires et Pomfresh resta comme figée sur place. Ils avaient tous les deux un air horrifié et fixaient les multiples plaies qui défiguraient le corps du serpentard. Ils étaient bouleversés et n'arrivaient plus à détacher leurs yeux de Drago.

Pendant ce temps, Harry tournait en rond. Il s'inquiétait, il avait entendu un « finite incantatum » et puis maintenant c'était le silence, il n'y avait plus aucun bruit.

Il décida enfin de s'asseoir sur un fauteuil.

Mais qu'est-ce qu'il peut bien se passer là-haut. Oh je devrai pas m'inquiéter comme ça… c'est pas normal.

Enfin si, c'est mon ami…

J'essaye de convaincre qui, là?

Ca ne peut pas être que de l'amitié.

Pourquoi j'éprouve ce sentiment.

Je ne peux pas encore dire ce que c'est mais c'est un sentiment fort…

Oh et puis merde, il faut que je monte pour savoir s'il va bien !

Harry se leva et après avoir réajusté sa serviette, il grimpa les marches en faisant le moins de bruit possible. Il arriva en haut et il resta là, debout, à l'entrée de la pièce.

Ses yeux étaient fixés sur la personne à qui il tenait énormément.

Il revint ensuite à la réalité et fit le tour de la chambre du regard et vit que personne ne bougeait, ils étaient tous figés comme des statues de granite.

Il sortit de sa stupéfaction et avança lentement jusqu'à arriver devant son ami. Il s'agenouilla juste devant lui et posa ses mains sur les genoux du serpentard. Celui ne bougea pas, il ne réagit même pas à la douce pression qu'exerçait la paume d'Harry sur son genou droit. Son regard était comme plongé dans le néant et même quand le jeune griffondor lui passa la main devant les yeux il ne réagit pas.

Drago était plongé au plus profond de ses pensés. Le voile qui recouvrait sa mémoire commençait peu à peu à se déchirer.

Il commença à voir son père, cet homme à l'air si hautain, si sévère aux cheveux blonds platine presque blanc. Cet homme qu'il voyait se rapprocher de lui, baguette en main. Soudain il se souvint d'une douleur si violente qu'elle lui vrillait le cœur. Cette souffrance disparut puis réapparut accompagné de cris déchirants mélangés de douleur et de peur. Puis, enfin, le silence, l'extinction de cette douleur. Et cet homme, son père, qui rangeait sa baguette à la ceinture, s'avançant toujours et s'approchant inexorablement de lui. Cet homme le toisant de toute sa hauteur, le frappa d'un violent coup de pied. Drago était couché sur le coté et il encaissait encore et toujours les coups dans de légers gémissements à peine audible. Il avait envie de pleurer, il voulait pleurer mais il se retint de toutes ses forces car il savait que s'il se laissait aller son père le frapperait deux fois plus et deux fois plus fort. Puis son père, cet homme ignoble se baissa et l'attrapa par le col de sa chemise pour le soulevé et le coller contre le mur. Ce mur si froid, si blessant, si incisé. Drago regarda son père dans les yeux… ces yeux si froids, si glacials, dénués de tous sentiments.

- Tu aimes ça, hein ! ricana son père.

Des larmes coulèrent sur le visage du serpentard. Son père y voyant une marque de faiblesse, frappa de toutes ses forces son fils au ventre, le planquant toujours de sa main gauche. Puis il continua, continua jusqu'à que du sang sorte par le coin de sa bouche. Ce père le lâcha et Drago s'écroula sur le sol. Cet homme recula et ressorti sa baguette.

- Tu apprendras que pleurer est une marque de faiblesse et que tu ne dois JAMAIS montrer tes sentiments. Un Malfoy n'est pas faible. Tu as compris ?

Drago ne trouva pas la force d'ouvrir la bouche alors il se contenta d'acquiescer.

Ensuite son père murmura quelque chose et une lumière aveuglante jaillit de sa baguette et frappa Drago de plein fouet au visage.

Cela t'aidera à te rappeler.

Il sortit, enfin, sans un regard en arrière et en claquant la porte.

Drago se retrouva seul dans l'obscurité la plus complète. Il leva sa main et caressa du bout des doigts sa joue. Il eut un petit hoquet de surprise en sentant une profonde coupure. Il la suivit, elle commençai du haut de sa joue et descendait jusqu'à sa nuque. Il sentit que cette coupure ne saignait pas, il avait l'impression de toucher une ancienne blessure qui n'avait jamais cicatrisé.

Il resta au moins deux jours, seul dans le noir, perdant la notion du temps. De plus, un affreux goût ferreux persistait dans sa bouche, un goût de sang.

Il avait extrêmement faim et son ventre gargouillait dans de longues plaintes. Il avait l'impression de se noyer dans une mer de dégoût. Du dégoût pour son père qui le traitait de la sorte et du dégoût pour sa mère qui ne faisait rien pour l'aider.

Il restait prostré dans cette pièce glaciale et humide où les ténèbres régnaient. Il avait de plus en plus l'impression de perdre de son humanité. Son père, cet homme, était en train de réveiller le démon, cette partie noire de son âme qui sommeillait en lui. Son esprit se tournait peu à peu vers la folie, son cœur s'ouvrait à la haine, la folie allait devenir le seul don que lui avait légué son père. Tout ce qui faisait de ce jeune homme un être humain était en train de mourir en lui peu à peu. Pour lui, le monde était un lieu effrayant, peuplé d'êtres ignobles.

Et la nuit, quand il rêvait, il hurlait dans son sommeil :

« Non, père, le fait pas encore

le fait pas encore

je serai un bon garçon

je serai un bon garçon, je promets

non père me frappe pas

pourquoi tu me frappes de cette façon

arrête tu me fais mal

pourquoi t'es un tel salaud

pourquoi tu la fermes pas avec tes putains de valeurs

pourquoi tu peux pas fermer ta gueule et crever

pourquoi tu peux pas te casser et crever »

Le démon prenait de plus en plus possession de son corps

« Ne remet jamais ta main dans ma gueule salaud

je t'encule

j'ai pas besoin de cette merde

espèce de sale connard de merde, stupide, sadique et abusif

t'aimerai savoir ce que ça fait

voilà prépare-toi à crever »

Et il se réveilla toujours ainsi, étouffé entre la part de bien et la part de mal en lui.

Dans ce cachot humide, il ne savait plus où il en était, il ne savait plus qui il était.

Une seule pensée éclairait son esprit d'une petite lumière d'espoir, l'amour qu'il éprouvait pour Harry. Cette seule personne lui permettait de ne pas sombrer dans le mal.

Il resta encore là, couché sur la pierre glacial quand la porte se déverrouilla et une lumière aveuglante fit son entré dans la pièce. Une silhouette apparut alors dans l'embrasure de la porte.

Une femme blonde, hautaine, sa mère entra en le regardant avec un regard rempli de dégoût. Elle avança vers lui et s'accroupit.

- Regarde ce que tu es devenu, tu es insolent, tu ne fais pas ce que ton père attend de toi. Si tu ne changes pas rapidement de comportement, tu pourrais très bien le regretter plus tôt que tu ne le crois. Ne nous déçoit plus, tu as bien compris ?

Et sur ce, elle repartit silencieusement, sans le moindre regard en arrière pour son fils.

Peu à peu la vision de Drago devint flou, puis plus rien comme si ses souvenirs se retrouvaient de nouveau enfermés à double tour dans un coin de sa mémoire.

Il revint doucement à lui en clignant des paupières. Une fois revenu dans le monde réel, il s'aperçut que James était accroupi devant lui, les mains posées sur ses genoux. Le jeune brun le regardait dans les yeux et Drago se sentait comme hypnotisé, à cause du regard de James mais aussi à cause de la remonté de ses souvenirs.

Une larme perla au coin de son œil et coula jusqu'à arriver au coin de ses lèvres. Harry posa sa main sur la joue de son ami et essuya à l'aide de son pouce la goutte d'eau salée dans une douce caresse. Il fit de même avec les nouvelles perles qui suivirent le même chemin que la première.

Le griffondor ne savait plus que faire devant cette évidente détresse de la part du blond.

Es ce que j'ose le prendre dans mes bras ?

Es ce qu'il pourrait trouver ce geste déplacer de ma part ?

Que faire ?

Je veux le protéger, je veux qu'il se sente bien, je veux qu'il soit heureux.

- Drago…est ce que ça va ?

- …

- Drago tu m'entends ?

- Ou…oui.

- Es ce que tu vas bien ?

- Je…je crois.

Le professeur Rogue revint à la réalité suivit de près par Mme Pomfresh. Ils s'approchèrent lentement du lit.

- Comment vous sentez-vous M. Malfoy ? demanda l'infirmière.

- Ca va, je vais bien, murmura-t-il.

Rogue s'avança un peu plus et s'agenouilla à côté de Harry.

- Qui vous a fait cela ? vous vous en souvenez ?

Drago hocha la tête de façon affirmative.

- Qui ?

- Mon…mon père !

Les yeux du professeur s'embrasèrent de colère.

L'infirmière s'approcha de lui et posa une main sur son épaule.

- Vous devriez aller voir le professeur Dumbledore, Severus, et ; lui murmurant à l'oreille ; essayez de vous calmer par la même occasion.

Severus se leva et après un dernier faible sourire en direction de Drago, il sortit de la chambre.

A SUIVRE …

Voila j'espère que ce chapitre vous aura plus.

Pour le souvenir de Drago, je me suis inspiré d'une chanson du groupe Disturbed : « Down with the sickness » qui ne m'appartient pas bien entendu.

A bientôt.

Et n'oubliez ma petite review, ça me fait TELLEMENT plaisir… merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii