Bonjour bonjour! Ouiii, je sais, je poste mon chapitre très tard! je crois que ça fait deux semaines que je n'ai pas posté mais...prenons comme excuse le bac qui est là et que, donc, je devais réviser! (Menteuse! Tu écris le soir dans ton lit! T'es pas en pleines révisions!) Comment? Mais qui parle?

Donc, voilà mon cinquième chapitre.

Réponses aux reviews:

nathdawn: Hum, j'aime beaucoup ta review, elle m'a mit un grand sourire sur le visage. Mais, non, c'est pas fait exprès pour l'ambiance bizarre. J'écris selon mon inspiration et quelques fois, c'est à peine si je me rend compte de ce que j'écris. C'est un peu bizarre mais bon. Enfin, j'espère réussir à garder cette atmosphère que tu apprécies, enfin, je crois?

Njut: Bien sûr que je continues. Et je vous embêterais encore pendant au moins trois chapitres après celui-là, vous n'êtes pas au bout de vos peines. Mais je ne sais pas encore combien cette fic contiendra de chapitre au final. Cela dépendra de mon inspiration.

Laedy: Je vois que tu aimes beaucoup Shanks. Je l'aime bien moi aussi (en fait, j'aime surtout les personnages qui ont la classe). Mais pour l'histoire avec Smoker, c'est normal vu que c'est lui qui a tout organisé! Et puis, de toute façon, Smoker était déjà passé par là et avait sûrement dans l'idée de recommencer. C'était pour éviter un inconfort de la part de Zorro. Sanji a pensé à tout.


Un grand silence s'était installé sur le navire Mugiwara. Un grand silence? Vraiment? En fait, un homme hilare riait à gorge déployée pour une raison que tout le monde ignorait. C'était l'heure du repas, tout le monde était à table et l'alcool coulait à flot, encore une fois. Zorro avait bu cinq verres de saké avant de s'écrouler sur la table. Tout le monde avait pensé qu'il s'était endormi, comme d'habitude, lorsqu'il s'est beaucoup entrainé mais cette fois-ci, il se releva, les joues légèrement rouges et un rire non contenu sortant de sa bouche. Chaque membre du bateau s'était alors tu, la surprise peinte sur le visage, même Luffy avait arrêté de manger en voyant son nakama un peu trop imbibé d'alcool. Vous me direz, où est le problème? Zorro a bu cinq verres, c'est normal qu'il commence à être pompette, mais là, justement, nous parlions de Zorro! Roronoa Zorro! L'homme qui, malgré le grand nombre d'alcool qu'il pouvait ingurgiter en une journée, n'était jamais ivre, jamais! Et là, avec seulement ces quelques verres, il était déjà prêt à danser la bamba devant tout le monde.

Il se calma en remarquant le silence de ses nakama.

« Sanji, ramène-moi encore une bouteille, celle-là est vide! » Avait-il dit alors que Sanji ne bougeait pas, trop choqué par le ton qu'avait prit le bretteur. Il avait la voix qui déraillait, comme s'il était vraiment ivre...

Le cuistot finit par se lever sous les protestations du marimo, soupirant à cause de cet imbécile. Puis il revint s'asseoir en lui tendant le petit récipient en verre blanc.

Zorro se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa joue tout en murmurant un petit « merci » et prenant la bouteille.

Encore une fois, un grand silence se fit dans la pièce. Oula, il n'allait vraiment pas bien, notre bretteur pour embrasser Sanji.

Ce dernier ne savait pas comment réagir. Le rouge lui montait peu à peu aux joues. Il ne pensait pas qu'un sabreur bourré devenait un sabreur tactile et pourtant, une main caché de tous s'était posé sur le haut de sa cuisse et titillait son entre-jambe du petit doigt.

Zorro posa sa bouche sur son cou, lui léchant avidement puis chuchota:

« Je veux que tu me prennes sur la table, maintenant. »

Un verre tomba par terre et se brisa en mille morceaux. Nami, qui avait lâché ce dernier, porta une main à son front.

« Je crois que j'ai trop bu, j'entends Zorro proposer des choses obscènes à Sanji. »

Robin rit en continuant de manger.

« Tu n'as pas rêvé, navigatrice-san, il lui a bel et bien fait des avances. »

Les deux filles rirent bruyamment, n'en revenant pas elle-même de ce qu'elles venaient de dire. Mais leur regard fut détourné par la scène qui s'offrait à eux: Zorro venait de s'installer confortablement sur les cuisses du cuisinier en l'embrassant à pleine bouche. Sanji essayait de le repousser mais l'alcool semblait multiplier la force du bretteur. Finalement, il tourna la tête, un sillon de bave coulant de ses lèvres.

« M...merde, marimo, arrêtes-ça, c'est dégueulasse! » Dit-il avec un faux air de dégout.

Cela déplut à Zorro qui passa un main sous son tablier pour atteindre son buste.

« Tu ne disais pas ça, avant. »

Puis il commença à se déhancher sous les regards choqués de ses nakama. Sanji n'en menait pas large: le bretteur l'avait largement excité et ses frottis-frottas répétés sur son membre dur manquaient de le faire gémir. Il décida de se lever d'un coup, laissant l'autre s'écraser au sol, se tapant au passage la tête contre la table, puis lui tendit la main pour l'aider à se relever.

« Je crois que je vais l'emmener au lit, il a assez bu pour aujourd'hui. » Dit-il en remerciant son tablier de cacher sa virilité gonflée.

Les deux hommes sortirent de la cuisine et foncèrent directement jusqu'aux dortoirs masculins. Dès qu'ils furent entrés, Sanji viola la bouche de Zorro en refermant la porte à double tour pour ne pas se faire surprendre par un des membres de l'équipage. Il le poussa jusqu'à son hamac et tira une couverture pour la poser au sol, bah oui, allez faire des choses pas bien sur un hamac, vous! Puis il le fit basculer sur cette dernière et commença à le déshabiller.

« Nnh...Sanji...ne me fais pas attendre, prends-moi... » Soupira Zorro en écartant largement les jambes.

« Je risque de te faire mal. »

« N...non, je me suis...préparé...tout à l'heure... » Le bretteur avait la voix hachée, il était excité au possible et l'alcool n'aidait pas du tout.

D'un air surprit, le cuisinier lui releva les hanches et le pénétra d'un coup, le faisant gémir de plaisir.

Il lui laissa le temps de s'habituer et commença ses déhanchés quand l'autre lui donna l'ordre. Zorro s'accrocha à la couverture, hurlant son plaisir à qui voulait l'entendre. Il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps, c'était comme ça avec Sanji. Mais il rebanderai juste après sous ses coups répétés alors il ne s'inquiétait pas plus que ça.

Un hurlement plus fort que les autres lui échappa quand sa prostate fut touchée.

« Z...Zorro...tu cries trop...fort, tout le monde va nous entendre. » Dit Sanji sans arrêter ses coups de boutoirs surtout après avoir trouvé ce qu'il cherchait.

Puis il pilonna encore plus ce point de plaisir, se délectant ainsi des gémissements de l'homme qui venait de jouir entre leurs deux corps. Mais il ne se retira pas, il était encore dur, Zorro le redevenait également, pourquoi s'arrêter alors que tous deux ne souhaitaient que de se libérer ensemble? Il se pencha jusqu'à l'un de ses tétons et le mordit violemment, des petites gouttes de sang perlaient déjà. Zorro se cambra sous le plaisir.

« Tu aimes être torturé ici, hein? » Dit Sanji en recommençant son petit manège.

Le bretteur jouit encore une fois sous la douleur avant d'échanger les positions pour se retrouver sur le ventre du cuistot. Ce dernier en fut surprit. Mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit car une bouche s'était posée sur la sienne alors que le corps du marimo faisait des va et viens sur la verge bien gonflée. De plus en plus il accélérait la cadence sous les gémissements de Sanji qui aimait n'avoir rien à faire. Puis il se redressa pour s'empaler plus profondément et plus rapidement, criant à son tour. Zorro parcouru son visage de sa langue humide, passant de sa lèvre inférieur à sa mâchoire puis allant jouer avec le lobe de l'oreille gauche qu'il mordilla méchamment. Sanji ne pouvait contenir ses gémissements dus aux sensations sur son membre et à celles qu'il ressentait sous le petit organe joueur sur son oreille.

« Tu...cries trop...aah...fort...Ero-cook...hum... » Murmura sarcastiquement Zorro même s'il eut du mal car, même s'il était sur lui, il était toujours celui qui se faisait prendre, et dominer le cook l'excitait au possible bien qu'il venait à peine de jouir.

Il s'empala encore plus loin, ne réussissant pas à contenir une plainte et se laissa finalement aller, allant de plus en plus vite, de plus en plus profond. Il aimait ce moment plus que tout autre.

Cependant, quelque chose lui manquait. Ce qu'il avait en lui ne lui suffisait pas. Il commença à regretter l'absence de Smoker dans leurs ébats. Le pénis de Sanji ne le satisfaisait pas comme il le voulait, et pourtant, il savait qu'il aurait la même pensée si le marine et le cuisinier échangeaient leurs places. Ce n'est pas l'un d'entre eux qu'il voulait mais les deux en même temps. Son corps demandait sa dose de plaisir qui resterait inassouvi peut-être plusieurs jours, peut-être plusieurs mois ou même plusieurs années. C'est impossible pour Zorro de prévoir quand il reverrait Smoker pour la prochaine fois. Leurs chemins étaient trop séparés pour cela.

Un coup de reins puissant le sortit de ses songes, le faisant jouir sans qu'il ne s'en rende compte alors que son intimité se faisait inonder à son tour.

« Pu...putain...Zorro...aah...t'es trop...bon. » Dit Sanji alors qu'il reposait sa tête sur la couverture.

Le bretteur sentit le membre de ce dernier se ramollir en lui, cela ne lui plut pas. Il donna des coups de bassins tout en posant ses mains sur le ventre du cuisinier et continua de gémir alors que sa verge était à nouveau dure.

Sanji fut surprit par tant d'initiative de sa part. Il ne pouvait dire si l'alcool était bon ou mauvais pour lui dans ces moments-là. Mais les coups de boutoirs eurent raison de lui et il se remit à bander assez rapidement. Il se redressa pour embrasser l'autre homme qu'il fit basculer sur le côté, plaçant un jambe sur son épaule et pilonna sa prostate avec force et envie, gémissant au même rythme que Zorro qui massa son membre pour se donner encore plus de plaisir. Sanji accéléra en même temps que son souffle saccadé, il n'en pouvait plus, le bretteur allait le rendre dingue. Il ne comprenait pas ce besoin qu'il avait eut de le baiser le premier soir. Il avait toujours adoré le corps volumineux des belles jeunes femmes et pourtant, ce fut à un homme qu'il donna sa virginité. Et cela ne le choquait même pas. Mais de savoir qu'un autre homme s'était fait son nakama l'avait empli de jalousie et il ne s'était pas retenu pour lui faire comprendre toute sa frustration. Et encore, lorsqu'il l'avait vu sortir de l'hôtel avec ce Shanks. Il savait qu'ils avaient couché ensemble. Il l'avait deviné au moment même où ils avaient mit un pied dehors. Et pourtant, Zorro avait soutenu qu'ils n'avaient rien fait ensemble, mais quelque chose le rendait aveugle. Il voulait cet homme, il voulait Zorro au point de profiter de lui même lorsqu'il avait trop bu, même si celui-ci lui avait fait des avances. Mais jamais, ô grand jamais, il n'avait pensé une seule fois à l'amour. Leur relation était tout sauf une petite amourette, c'était beaucoup plus charnel. Mais il ne pourrait le définir. Et là, encore une fois, il prenait du plaisir à s'enfoncer en Zorro qui criait son nom sans retenue.

Finalement, les deux hommes jouirent ensemble dans un même gémissement. Tous deux étaient très fatigués de leurs ébats. Sanji se retira en reposant la jambe de Zorro au sol puis roula sur le côté en haletant. Ce soir avait été très bon pour les deux.

Le cuisinier se releva puis se rhabilla, retournant ensuite dans la cuisine, avec les autres tandis que le bretteur essayait tant bien que mal de remettre sa couverture sur son hamac pour se coucher. A peine fut-il installé qu'il s'endormit.

Du côté de ses nakama, l'ambiance n'avait pas baissée, bien que l'entrée de Sanji avait tourné quelques têtes.

« Alors, Sanji-kun, tu as été bien long. » Chuchota Nami pour n'être entendue que par lui.

« Il n'arrivait pas à monter dans son hamac, il s'est effondré par terre. » Il n'aimait pas mentir aux femmes mais cette fois-ci, c'était pour la bonne cause.

Nami lui lança un regard dubitatif mais ne se formalisa pas, la soirée était déjà assez étrange comme ça.

Le lendemain, tout le monde était levé, chacun ayant plus ou moins mal au crâne, Sanji était sûrement le plus lucide de l'équipage. Nami se posait une grosse poche de glace sur le crâne alors que les autres faisaient la queue devant le laboratoire de Chopper qui avait également beaucoup de mal à rester concentré. Cependant, quelque chose sur le navire ne tournait pas rond. Il manquait ce bruit habituel dont chacun avait prit l'habitude. Zorro n'était pas sur le pont ni dans la cuisine. Que se passait-il?

Sanji se disait au début qu'il n'était tout simplement pas réveillé mais il était déjà trois heures de l'après-midi, jamais il n'avait dormi aussi longtemps. Il descendit dans les dortoirs pour garçon, espérant l'y trouver. Sa recherche fut un succès, malheureusement. Le bretteur était au sol, le visage rouge écrevisse et des gouttes de sueurs perlaient sur son front. Il avait également sur le visage une grimace de douleur qui alerta le cuisinier. Ledit cuisinier partit immédiatement avertir le médecin de bord.

Quelques instants plus tard, ce dernier arriva dans la salle et examina Zorro immédiatement, lui prenant son pouls, vérifiant sa température. Après avoir tiré ses conclusion, un air affolé se posa sur son visage qu'il tourna vers Sanji.

Le cuisinier s'inquiéta devant son regard, comme si le bretteur allait mourir ou quelque chose dans le genre.

« Zorro a...il a... » Essaya le petit renne sans arriver à le dire.

« Quoi? Qu'est-ce qu'il a? »

« Il a un rhume! » Dit Chopper en le criant presque.

Un blanc se fit dans la salle alors que tout l'équipage s'était réunit, suivit d'un grand cri de stupeur.

Bien que tout le monde se moquait ouvertement du bretteur, chacun était néanmoins inquiet de son état: tomber malade aussi soudainement alors qu'il faisait beau depuis quelques temps, ça n'avait rien de commun.

Finalement, l'équipage le laissa se reposer au calme alors que chacun retournait vaquer à ses occupations après avoir prit de quoi soulager leurs crânes douloureux. La journée fut silencieuse. Même Luffy faisait le moins de bruit possible pour ne plus entendre ses oreilles siffler. Le navire semblait naviguer sur Calm Belt vu la vitesse à laquelle il allait. Il n'y avait pas de vent, aucun. Le soleil, en revanche, tapait fort pour ne pas soulager les Mugiwara qui s'étaient tous réunis dans la cuisine pour fuir la chaleur.

Cette situation se répéta plusieurs jours de suite, le bruit était bien sûr revenu à cause du capitaine qui avait retrouvé sa toute jeunesse, mais personne ne sortait de la cuisine. Sanji était très heureux de pouvoir passer ses journées avec ses deux déesses, cependant, un jour, il les laissa seuls dans son territoire pour aller au chevet de Zorro qui ne guérissait pas malgré le temps passé.

Il s'était installé près de lui, les fesses posées sur une chaise, un livre de cuisine dans la main, et passa la journée ici, attendant son réveil qui ne venait toujours pas.

Il en était à son troisième livre de recettes lorsqu'il entendit l'autre gémir dans son sommeil. Il n'y fit pas attention, pensant qu'il rêvait peut-être à des choses très cochonnes, et ne releva donc pas les yeux. Mais quelques minutes après, il le ré-entendit gémir. Ce gémissement était empli de douleur et de gêne. Sanji le regarda pour s'assurer qu'il allait bien quand il vit Zorro très rouge, dégoulinant de sueur, haletant et respirant très difficilement, ses lèvres crispées ainsi que ses paupières plissées. Le cuisinier s'affola.

« Chopper! Viens vite! » Cria-t-il en ouvrant la porte de l'infirmerie.

Quelques secondes après, le renne entra dans la pièce, inquiet et apeuré. Il vit l'état dans lequel Zorro se trouvait et se dépêcha de prendre sa température.

« 40.5 de fièvre. » Dit-il en écarquillant les yeux de stupeur.

Il fit sortir Sanji en vitesse, souhaitant se concentrer.

Le cuistot retourna dans la cuisine, stressé et très inquiet pour son nakama dont la santé se dégradait au fil des jours. Pour se calmer, il prépara plusieurs plats, bien que ce ne soit pas encore l'heure du repas, qu'il disposa sur la table. Plusieurs heures plus tard, il appela tout le monde pour venir manger. Les Mugiwara furent surprit du nombre incalculable de nourriture différentes dans chaque assiette. Tout le monde était inquiet pour Zorro mais chacun put affirmer haut et fort qui de tous était le plus nerveux quant à son état. Chopper arriva quelques minutes après les autres, le regard baissé vers le sol, l'air triste. Sanji se précipita en premier sur lui pour lui demander des nouvelles du malade.

« Je ne sais pas. Dit le médecin. Je ne comprend pas ce qui cause sa maladie. Son corps n'a rien mis à part sa température. Je dirais que c'est mental mais je ne vois pas ce qui pourrais causer une telle maladie. »

Il s'assit sur l'une des chaises sans commencer à manger, semblant toujours en proie à une profonde hésitation.

« Vous avez remarqué des changements chez lui, dernièrement? Reprit-il en regardant enfin tout le monde. Un nouveau style de vie qui ne lui convient peut-être pas? Il lui est arrivé quelque chose? »

Chacun se mit à réfléchir, ne sachant pas vraiment ce que le bretteur faisait de ses journées à part s'entrainer, boire et se battre. Finalement, Usopp remarqua quelque chose d'inhabituel.

« Je crois qu'il passe plus de temps à s'entrainer ces derniers temps et que le poids de ses altères a augmenté. Ah, et il ne se bat presque plus avec Sanji. »

Il se tourna vers ce dernier.

« On dirait qu'il t'évite. »

Le cœur de Sanji rata un battement à l'entente de ces six mots. Zorro l'évitait? Il n'avait pas fait attention à ça. Mais pourquoi ferait-il ça? Non, en fait, plusieurs raisons lui venaient à l'esprit dont une en particulier.

Puis, une illumination se fit dans sa tête. Peut-être n'allait-il pas bien à cause de ce que lui faisaient subir Smoker et lui depuis un certain temps? C'est vrai que les deux hommes s'étaient fait le bretteur dès qu'ils en avaient eu l'occasion, ils y avaient même été à deux, une fois. Est-ce que tout ceci avait un rapport avec ce qui lui arrivait?

Il garda le silence, bien que ses nakama semblaient vouloir des explications. A la place, il commença à manger sans vraiment d'appétit. Cela motiva Luffy qui commença à engloutir toute la nourriture.

Le lendemain, après le petit déjeuner, Sanji alla s'enfermer dans l'infirmerie pour être seul en compagnie de Zorro dont l'état ne faisait que se détériorer d'heures en heures. Il prit une cigarette qu'il porta à ses lèvres et l'alluma avant de cracher la fumée. Il cherchait ses mots. Si l'état du bretteur avait un rapport avec les récents évènements, il fallait qu'il répare ça, même s'il était impossible de revenir en arrière.

« K'so marimo, tu m'entends? » Commença-t-il. « Bon je ne sais pas si tu m'écoute mais je veux que tu le fasses jusqu'au bout sans m'interrompre. »

Zorro ne broncha pas, semblant dormir d'un sommeil agité et très douloureux mais cela ne découragea pas le cuisinier qui continua son discours:

« Si t'es comme ça, c'est à cause de Smoker et moi...enfin, plutôt de moi, je pense. C'est vrai, si je n'avais pas continué sur la lancée de l'autre enfumé, tu n'aurais plus subi ces choses affreuses que l'on t'a faites. Si je pouvais faire quelque chose pour réparer ça, je le ferais mais... » Il prit une grande taffe sur son bâton de nicotine. « Enfin, tu sais, le passé, on peut pas le changer, donc j'aimerais qu'on essaye de repartir sur une bonne base. On peut recommencer depuis le début, comme si on ne s'était jamais rencontré. Et puis peut-être que, comme ça, on se battra moins...Ou alors, si tu veux, on peut simplement s'ignorer, même si je pense que l'ambiance du Merry en pâtira. » Il mordit le philtre de sa clope, la bouche légèrement tremblante sur ses prochains mots qui eurent d'ailleurs beaucoup de difficulté à sortir. « Si ça ne suffit pas...tu peux me demander de partir...J'assume ce que je t'ai fait...Si tu ne peux vraiment plus supporter de me voir, je partirais... » Il cracha la fumée avant de se lever de sa chaise pour sortir de la pièce.

« Cook... »

Sanji s'arrêta devant la porte, la main sur la poignée. Il pensait avoir entendu le marimo dire son nom, avait-il rêvé? Il se retourna et vit ses yeux ouverts douloureusement.

« Mari... » Essaya-t-il de dire mais il fut coupé par Zorro qui parlait d'une voix éteinte.

« Arrêtes de dire des conneries, j'ai...aucune envie que l'on cesse de se battre...et puis, c'est pas moi qui décide qui part sur le navire, c'est le capitaine. » Il fut prit d'une quinte de toux qui le faisait paraître plus faible qu'il ne l'était, l'image était vraiment très loin du Zorro que le cook connaissait.

Finalement, le bretteur se rendormit immédiatement, sans ajouter un mot. Il était un peu trop malade pour continuer cette discussion philosophique.

Sanji le laissa se reposer, soulagé de ne pas changer sa relation avec lui. Il alla voir Nami et Robin qui faisaient bronzette au soleil, avec sa bonne humeur apparente et criant bien plus fort que d'habitude ses « Mellorines, mellorines! », cassant les oreilles de tout le monde et réveillant au passage l'endormi qui, malgré sa maladie, se leva de son lit et se jeta sur le cuisinier en lui gueulant de, je cite « Arrêter de hurler dès le matin. » Tout le monde lui avait fait remarquer que c'était l'après-midi mais chacun était heureux de retrouver cette ambiance si caractéristique à l'équipage Mugiwara.


Et voilà, le cinquième chapitre. Je suis désolée si les personnages sont légèrement OOC mais écrire avec autant d'écart entre les pages ne me réussi pas trop, j'étais plus trop dans l'ambiance. Mais j'espère qu'il vous aura quand même plu. A bientôt et n'hésitez pas à me laisser une petite review au passage.