Disclaimer: l'histoire appartient à Domysticated, les personnages sont à Stephenie Meyer et moi, je ne suis que la traductrice.
N/T: Je remercie également l'auteur de cette histoire pour m'avoir accordée sa confiance, ainsi que vous lecteurs, revieweurs et anonymes. Bonne lecture.
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Le soir de la fête de lancement du CD d'Edward, je porte une robe courte, serrée avec des bottines à hauts talons et des collants. L'achat de cette panoplie a été grisante et terrifiante en même temps et je ne peux plus attendre pour voir sa réaction.
Nous nous retrouvons à la salle, juste après le travail, et j'ai un long manteau qui couvre mes jambes et cache mon secret. Lorsque je l'enlève, Edward pâlit de deux tons et m'attire plus près, un air sauvage dans ses yeux. Il murmure à mon oreille avant d'embrasser mon cou: « portes toujours des jupes courtes comme ça, bon Dieu, j'aime tes jambes.»
Je ris et je prends sa main, et il la tient toute la soirée,la gardant près de mon corps, brossant de temps en temps ses doigts contre mes cuisses. Il ne me laisse jamais m'éloigner, me défiler et m'utilisant subitement comme un est excité et nerveux, timide et fier en même temps; ses émotions se détachent de lui par vagues et j'adore ça, de mon point de vue privilégié à son coté, je vois toutes ces facettes de lui.
Nous buvons du champagne et sourions à tout le monde, rions avec tout le monde, tous les grands noms et les gens importants et les musiciens les plus connus qui apparaissent, malgré les quelques journalistes qui traînent, se gavant sur les canapés. Le vin pétillant nous fait rire sottement et l'exaltation de la soirée nous rend heureux et nous nous embrassons et sourions tant que j'en ai mal à la mâchoire et je ne peux pas m'arrêter de l'embrasser et sourire un peu plus.
Il me lâche pour jouer quelques morceaux et comme d'habitude la vue d'Edward au piano m'envoie des frissons et m'enflamme ne peux pas vraiment croire ma chance, sa chance. Je sais que tout le monde dans la salle veut un morceau de lui, mais il est à moi entièrement, irrévocablement mien.
Lorsque la soirée touche à sa fin, nous sommes tous deux ivres et j'ai mal aux pieds. Edward me porte sur son dos jusqu'à la maison, et je tiens se épaules et tire ses cheveux et enterre mon visage dans le col doux de sa veste. Je respire profondément, m'étourdissant avec son odeur et la chaleur de son corps. Il se dirige avec moi sur son dos, instable et espiègle, comme un gamin,un adolescent ; feignant de me laisser tomber juste pour qu'il puisse me retourner et m'embrasser contre un mur ou une voiture et faire courir ses mains sous ma les claque pour les éloigner mais je suis maladroite et lente et je ne veux pas vraiment qu'elles partent.
Lorsque nous sommes enfin rentré à la maison, il me fait descendre sur le lit et monte avec moi, poussant ma jupe avec des mouvements fiévreux, non coordonnés.
«J'ai voulu faire ceci toute la soirée», dit-il d'une voix étranglée, alors qu'il tripote ma culotte.
«Tu voulais juste une fille avec une jupe courte et une longue veste.» Je le taquine, allongeant toutes les voyelles en chantant d'une voix moqueuse, traînante, et il me mord le cou, taquin.
«Dieu, tu as un tel goût de merde en musique.»
Je ris alors qu'il jette ma culotte sur le plancher. Sans se donner la peine d'enlever ma robe, sans taquiner ou jouer, il s'enfonce profondément à l'intérieur de moi et nous faisons l'amour dans des mouvements ivres et maladroits; je ne peux juste pas m'arrêter de rire et il vient trop tôt et je gémis en même temps et il chante juste mon nom comme une symphonie dans mes cheveux- «Bella Bella Bella Bella ...» - et alors il met ses doigts là où il sait que je m'abandonnerai et je ne ris plus, mais crie maintenant et tout est parfait.
Et ensuite, avant que nous nous endormions, je lui dis que je suis si fière de lui et il me tient juste serrée et lisse mes cheveux et embrasse mon front et me dit qu'il m'aime, tellement, tellement.
Et tout est parfait.
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Le téléphone sonne à cinq heure du matin et Edward y court comme si c'était une alarme incendie. Nous nous habillons rapidement et dix minutes plus tard nous dévalons les rues, toujours somnolents et nous stationnons à l'extérieur de l'hôpital et courons jusqu'à l'ascenseur. Nous traversons de longs couloirs, peu familiers et Edward s'arrête lorsque nous atteignons la porte, hésitant, incertain. Je l'étreins rapidement et il incline la tête puis frappe doucement avant d'entrer.
Léah est endormie, et même dans son repos, elle semble épuisée. Sa peau est pâle et ses beaux cheveux noirs sont en désordre et noués sur son oreiller, mais il y a une telle sérénité dans ses traits qui me remplit d'admiration.
Emmett marche dans la chambre en petits pas rythmés, une douce danse dont l'air est seulement dans sa tête et il tient un petit enfant emmailloté. Il semble si petit dans ses bras immenses et il a l'air si comblé et extatique, je voudrais avoir un appareil photo avec moi pour saisir ce précieux moment. Il lève la tête lorsqu'il nous voit et sourit d'un immense sourire de joie qui illumine tout son visage, mais ses yeux se précipitent immédiatement vers le bébé dans ses bras, comme s'il avait peur qu'il disparaisse d'une manière ou d'une autre.
Edward s'avance vers lui et met une main sur son épaule, le tapotant maladroitement de crainte de mettre en danger son précieux paquet. Emmett lui fait un signe de tête encourageant et il tend la main pour caresser le visage du bébé, ses yeux se remplissant de tendresse et d'émotion.
Ils échangent des mots murmurés dans leur langue et ensuite Edward pose une question et Emmett s'arrête durant un moment avant de répondre.
«Rosalie», dit-il d'une voix chargée d'émotion.
Le visage d'Edward se froisse et des larmes surgissent librement de ses yeux alors qu'il caresse doucement, affectueusement la main minuscule de sa nièce, de ses longs doigts. Maintenant, les deux frères pleurent et je m'éloigne et m'occupe en arrangeant des fleurs dans un vase, leur donnant ce moment privé pour se souvenir de leur mère, perdue il y a longtemps et jamais oubliée, maintenant réincarnée grâce à son homonyme américain.
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Edward et moi nous nous aimions quand nous ne connaissions même pas le nom de l'autre. Nos corps, nos âmes, nos rêves ont pris les devants; la réalité nous a rattrapé et c'est une longue route parfois difficile à parcourir.
Voici quelques choses que j'ai appris en cours de route: il est rangé au point de l'obsession et déteste lorsque je laisse mes livres et papiers partout quand je travaille. Il ne sais pas cuisiner et n'essaye même pas. Il aime les longs bains, à paresser et est très heureux de passer une heure dans la baignoire, la lecture et rêver, et Dieu sait quoi. Il me rend folle.
Il est tout à fait concentré et productif entre minuit et trois heures du matin, et aucune quantité de plainte, de moi ou des voisins, ne l'arrêtera jamais si il a décidé qu'il devait essayer quelque chose de nouveau. La plupart des nuits, il vient au lit plusieurs heures après que je l'ai fait et presse son corps froid contre le mien, me réveillant, voulant jouer. Et il m'ennuie parfois mais il sait que je m'adoucirai toujours et que je le voudrai toujours et qu'il le rendra toujours bon pour moi. Si bon.
Et quelques autres choses: il peut être distant, brusque et souvent simplement grossier. Il sollicite de la tendresse et des contacts et mots doux. Il ne les mérite pas toujours, mais il les obtient de toute façon parce qu'il est libéral et sincère dans ses excuses et est vraiment honteux après.
Il est fier, si fier de mes accomplissements, d'une façon que même mes parents ne le sont pas. Il corrige les gens qui me parlent comme "Mlle Swan" avec tant d'irritation que ça me fait rire. Je le taquine, il a un "fantasme du médecin" et il ne le nie pas. Il aime me mettre en valeur et ne se lasse pas de me dire combien belle et parfaite je suis, et comment il est chanceux de m'avoir.
Parfois il disparaît dans un sombre, vilain, solitaire endroit dans sa tête et il perd les mots, les sourires et le sommeil. Il perd la musique et l'espoir et il est effrayé et trop fier pour demander de l'aide. Je ne pourrais jamais prévoir combien de fois je devrais honorer ma promesse et le retrouver, le faire revenir de là où il est. Combien de fois je devrais l'exhorter et le laisser enterrer son visage dans mes cheveux et le tenir serré. Je le rassure qu'il est bien, que nous allons bien, que l'avenir est brillant et clair et que nous passerons à travers lui, à travers quoi que ce soit.
Ce coté de lui est uniquement à moi. Pour d'autres, nous devons paraître en décalage, infortunés: sa beauté et son charisme disproportionnés, inadéquat à mon calme, ma vie sans prétention.
Je sais mieux. Je sais qu'il y a une force et un courage en moi et qui sont les miens et me sont propres; je sais qu'il en a besoin autant que j'ai besoin de sa passion et de sa fascination pour m'enflammer et me donner vie.
Il m'a guéri: il a fait de moi un personne entière, plus forte, consciente et fière de ma valeur et de mon unicité.
Je le guéris, chaque jour, juste en le laissant être – effrayé, fâché, incertain, traumatisé, normal.
Parce que je me suis battue pour lui, pour nous, je sais que je suis une combattante; parce qu'il s'est rendu à moi, à nous, il sait qu'il n'est pas seul et ne doit pas seulement dépendre de lui pour passer la vie.
Il me fait miroiter et j'empêche les flammes de le dévorer. Ensemble nous brûlons fort, vivement, éternellement.
Un jour, nous regarderons nos vies passées, nous réfléchirons sur la manière dont nous nous sommes trouvés et perdus et retrouvés. Un jour, il chantera de douces berceuses pour des bébés qui auront les cheveux cuivrés et de longs cils et la peau pale. Mais aujourd'hui ...aujourd'hui je le tiens juste, le laisse se fondre en moi, dévorer le sentiment d'être jeune, libre, amoureux. Aujourd'hui, je suis avide; je prends tout ce qu'il me donne et en demande plus.
J'ai tout donné pour lui: mon cœur, mon âme, ma vie.
Il prend et rend tout, amplifié un million de fois.
Le gardien de mon cœur, mon âme sœur, ma vie.
