Disclamer : Je ne suis malheureusement pas J.K. Rowling, incluant fortune et imagination, et tous les personnages et lieux lui appartiennent.

Résumé : (Drabbles) Chacune était connue pour ses raisons. Chacune avait fait sa vie, à sa façon. Et souvent, on oubliait tout simplement qu'elles étaient sœurs.

Avertissement : Spoilers Deathly Hallows.

Note de l'auteur : Je n'ai pas répondu à deux trois reviews, je le ferai demain, promis ;D

Merci à ma bêta Lady Cecilia Cornwell pour son magnifique travail ;) et aussi à lily forever, Chocolatine, analaura, Emeraude-chan, Erylis et liza Black.


Memories Album

Drabble XXIX

Larmes sèches


Manoir près de Londres
Mai 1966

Narcissa rangea la lettre d'Andromeda avec les autres, souriante. Apparemment, sa sœur avait beaucoup apprécié le cadeau d'anniversaire qu'elle lui avait offert et ne cessait de la remercier. La benjamine était effectivement assez fière d'elle : elle lui avait acheté un assortiment de plumes d'oie de la meilleure qualité, élégantes sans être tape-à-l'œil. C'était tout ce qu'il fallait à Andromeda, qui adorait tant écrire. Le cadeau idéal.

Narcissa se dirigea ensuite vers sa penderie pour choisir les vêtements qu'elle porterait aujourd'hui. Elle avait le choix. Beaucoup de choix. Un nombre incalculable de robes se succédaient, et peut-être en aurait-elle été un peu honteuse si sa famille n'avait pas été si riche. Peut-être.

Tendant le bras, ses doigts frôlèrent les doux tissus fins aux mille et une couleurs et elle commença à chercher une tenue correcte pour la fin du printemps. C'était anodin. Un geste de tous les jours. Sauf que le hasard en décida autrement : en fouillant dans ses anciennes robes, Narcissa en retrouva une en particulier. Lorsqu'elle la reconnut, ses doigts se crispèrent et elle la tira à elle, tremblante.

C'était la robe qu'elle avait portée à cette fameuse soirée où elle avait rencontré Lucy. Elle était maintenant bien trop petite pour elle mais elle l'avait pourtant gardée depuis toutes ces années. Une boule se forma dans sa gorge, comme souvent lorsqu'on a une peine trop grande sur le cœur. Pourtant Narcissa retint ses larmes.

Car elle avait promis de ne plus en verser.