Disclamer : Je ne suis malheureusement pas J.K. Rowling, incluant fortune et imagination, et tous les personnages et lieux lui appartiennent.

Résumé : (Drabbles) Chacune était connue pour ses raisons. Chacune avait fait sa vie, à sa façon. Et souvent, on oubliait tout simplement qu'elles étaient sœurs.

Avertissement : Spoilers Deathly Hallows.

Merci à kmille28, ma Bouw', Erylis, liza Black et Emeraude-chan


Memories Album

Drabble 35

Echec et Mat


Poudlard, Ecosse
Septembre 1966

Bellatrix marchait d'un pas vif à travers les cachots de Poudlard vers une salle de classe inutilisée. Cela faisait deux jours que la rentrée était passée et la vie de collège avait lentement repris ses droits. A l'instant, la jeune Black avait … un rendez-vous. Elle grimaça à cette pensée, n'aimant décidément pas ce terme. Mais elle n'avait rien d'autre à dire, faute de mieux. Elle finit par arriver devant la classe et posa sa main sur la porte. Pourtant, juste avant d'entrer, elle se composa une expression indéchiffrable et poussa enfin le battant. Un élégant jeune homme l'attendait là, son malaise ressortant par chaque pore de sa peau. Leurs yeux se croisèrent.

« Bonsoir. »

« Bonsoir Rodolphus. »

Un silence pesant suivit le court échange, pendant lequel chacun prit grand soin de ne pas croiser le regard de l'autre. Bellatrix, pour une des rares fois dans sa vie, ne savait pas du tout quoi faire. Finalement, après quelques minutes qui lui semblèrent être une éternité, Rodolphus eut un petit rire gêné.

« C'est ridicule, non ? » sourit-il. « Cet été, lorsqu'on m'a annoncé que nous étions fiancés, je n'ai pas bronché et maintenant que je suis devant toi, je suis mort de peur. »

Bellatrix lui rendit son sourire, son cœur battant fort dans sa poitrine. Il avait raison, c'était ridicule. Elle même, lorsque sa mère lui avait dit qu'elle était fiancée à Rodolphus, s'était trouvée chanceuse d'être tombée sur lui. Ca aurait pu être pire, ne cessait-elle de songer. Mais maintenant, elle pensait sérieusement que ça aurait été difficile de faire mieux. Elle devait cesser de s'en faire. Elle reprit le contrôle de son corps et de son esprit, le cœur plus léger.

Un sourire plus confiant aux lèvres, elle s'approcha de Rodolphus qui se déplaça également, comme s'il n'avait attendu que ce geste d'elle pour agir. Ils furent rapidement face à face, et lorsqu'elle posa ses lèvres sur les siennes, elle se dit qu'en plus d'être chanceuse, elle avait gagné son pari.