Disclamer : Je ne suis malheureusement pas J.K. Rowling, incluant fortune et imagination, et tous les personnages et lieux lui appartiennent.

Résumé : (Drabbles) Chacune était connue pour ses raisons. Chacune avait fait sa vie, à sa façon. Et souvent, on oubliait tout simplement qu'elles étaient sœurs.

Avertissement : Spoilers Deathly Hallows.

Note de l'auteur : Je sais, je sais. C'est dingue que je poste si vite. Moi même je m'étonne. Je suis formidable, avouez-le ! :D' Enfin, tout ça pour me faire pardonner et pour vous prouver ma bonne volonté. Un drabble après seulement deux jours. Et très long pour cette histoire, en plus. Ce n'est pas très bon pour ma Bio, ça, mais bon. / Regarde l'heure. 23h. Regarde son cours de Bio à étudier pour le lendemain. Boooon. / Donc comme je le disais, un drabble très long - façon de parler - mais je l'aime bien. J'aurai pu continuer des heures sur le sujet, d'ailleurs. Mais il faut bien s'arrêter à un endroit. La question, maintenant, est : Quel sera le choix d'Andromeda ? Alors, à votre avis ? ;) En tout cas, très bonne lecture. Et profitez, car je l'ai écris spécialement pour vous tous, qui m'encouragez et me suivez depuis tout ce temps. Kusjes / Pardon, interro de Néerlandais demain :D' /

Merci à Alixe, Gwendolyn Jedusor Black, analaura, lily forever, Erylis, Emeraude-chan, Margaux.R et Anadyomede


Memories Album

Drabble 38

Quel prix à l'amour ?


Manoir près de Londres
Juillet 1968

« JE REFUSE ! »

Le cri de sa sœur arriva jusqu'à Bellatrix, confinée dans sa chambre. Se redressant, elle entendit le bruit de quelqu'un montant furieusement les escaliers, suivi par une porte qui claqua violemment. Le silence se réinstalla sur le manoir juste après, lourd et insupportable.

Bellatrix délaissa la lettre qu'elle écrivait à Rodolphus et s'étira lentement, tel un chat. Elle sortit ensuite de sa chambre pour aller dans celle d'Andromeda. Narcissa avait eu raison. Même si c'était prévisible, Andromeda n'avait pas du tout apprécié qu'on la fiance de force à Wilkes Fils pour les intérêts de la famille. Malgré le fait qu'elle désapprouvait son refus, Bellatrix admirait le cran dont sa soeur avait fait preuve devant leurs parents.

« Bonjour petite sœur, » s'exclama-t-elle avec une joie feinte en pénétrant dans la chambre. « Belle journée, n'est-ce pas ? »

Andromeda était étalée sur son lit, le visage enfoui dans son oreiller qu'elle serrait avec force. Ses pieds battaient dans le vide, comme si elle frappait un quelconque ennemi invisible. Elle redressa la tête pour fusiller sa sœur du regard qui s'installa gracieusement sur une chaise.

« Qu'est-ce que tu veux ? » cracha-t-elle agressivement.

Bellatrix fit mine de regarder le ciel par la fenêtre, désintéressée, mais répondit néanmoins sérieusement :

« Tu ne devrais pas réagir comme ça. Tous les mariages de notre famille ont été organisés ainsi et jusque là, on s'en est plutôt bien sorti. Regarde Père et Mère. Et je suis moi-même fiancée à Rodolphus depuis presque deux ans et cela ne me pose aucun problème. »

« Oh, épargne-moi tes sermons hypocrites, » siffla Andromeda avec aigreur. « Nous savons très bien toutes les deux que tu te joues des sentiments que te porte Lestrange. Pour toi, il n'est qu'un larbin bien plus loyal que les autres. Et nos parents ne s'aiment pas et ne se sont jamais aimés. Ca aussi, tu le sais. »

« Et alors ? » rétorqua l'aînée en haussant les épaules. « Ca ne les empêche pas de vivre ensemble. Nous sommes nées pour ça. Nous marier, enfanter et enfin apporter la gloire au nom des Black. En échange, nous avons argent, honneur et pouvoir. Si pour ça, je dois passer ma vie avec Rodolphus, je l'accepte. » Elle ajouta avec un demi-sourire. « Et puis, tu l'as dit toi-même : c'est un larbin parfait. »

« Mais je ne veux pas de cette vie là ! » s'écria Andromeda avec désespoir. « Je veux croire en l'amour, en la vie, au bonheur ! Je veux pouvoir me réveiller le matin aux côtés de l'homme que j'aime et que j'aurai choisi, et pas pour son argent ou pour son rang. Je veux pouvoir choisir le métier que je veux, le nombre d'enfant que j'aurai, les amis en qui j'aurai confiance, décider de ma propre vie. Je veux juste être libre. Je ne suis pas comme toi, Bellatrix. »

Bellatrix se releva et épousseta sur sa robe une poussière, laissant un court silence planer sur la pièce après la tirade d'Andromeda. Elle leva finalement les yeux vers elle.

« En es-tu si sûre, Andromeda ? » souffla-t-elle. « Et pose-toi une autre question. Es-tu prête à renoncer à tout ça, » Elle fit un geste vague de la main, désignant la chambre luxurieuse, « Juste pour ce que tu appelles l'amour ? »