Disclamer : Je ne suis malheureusement pas J.K. Rowling, incluant fortune et imagination, et tous les personnages et lieux lui appartiennent.

Résumé : (Drabbles) Chacune était connue pour ses raisons. Chacune avait fait sa vie, à sa façon. Et souvent, on oubliait tout simplement qu'elles étaient sœurs.

Avertissement : Spoilers Deathly Hallows.

Note de l'auteur : Ca va peut-être en étonner plus d'un, mais la trame de cette histoire est bien ancrée dans ma tête et ça doit se passer ainsi. Ah et bonne nouvelle. Ma chère beta Lady Cecilia Cornwell reprend du service ! J'ai reposté les derniers drabbles corrigés et bien que cela ne change pas grand chose, c'est toujours mieux un texte sans faute. Ah et je réponds à une question qu'elle m'a posée ici, comme ça vous le saurez tous. Cette histoire suit au maximum les informations des livres. Alors bien sûr, j'invente beaucoup et je ne suis pas à 100 pour cent sûr que tout ce soit passé ainsi mais toute l'histoire "collera". Donc dans quelques drabbles, attendez vous à revivre les livres d'un autre point de vue :)

Merci à Gwendolyn Jedusor Black, analaura, lily forever, Emeraude-chan, Jits et kmille28


Memories Album

Drabble 39

Rêves au conditionnel


Manoir près de Londres
Juillet 1968

Andromeda, immobile devant une des grandes fenêtres de sa chambre, fixait d'un œil vide le jardin en contrebas. Cela faisait deux jours qu'elle n'était sortie de sa chambre que pour aller dans sa salle de bain personnelle et qu'elle demandait aux elfes de maison d'apporter les repas ici. Deux jours où elle se contentait de fixer le jardin qui l'avait vu grandir, assise sur l'appui de la fenêtre. Deux jours qu'elle réfléchissait.

C'était drôle, comme toute une vie pouvait se décider par un simple choix. Un mot, un seul et son avenir serait alors complètement différent de ce qu'elle pensait. Il lui suffisait de dire « non » et tout ce qu'elle avait vaillamment crié à Bellatrix un peu plus tôt pourrait prendre vie. Elle ferma les yeux un moment et imagina à quoi ça ressemblerait. Elle s'affairerait aux cuisines après une longue journée. Son homme rentrerait de son travail, épuisé mais heureux. Il viendrait l'embrasser doucement, amoureusement, et porterait ensuite son attention à leurs enfants. Ceux-ci se jetteraient dans les bras de leur père et voudraient avoir en premier son attention pour pouvoir lui raconter leur journée. La maison résonnerait de rires, de cris et de doux mots. Tout ce qui n'y avait jamais eu ici. Ce futur tenterait tout le monde, réalisa Andromeda. Elle la première. Et pour ça, elle n'avait qu'un mot à dire …

Elle rouvrit brusquement les yeux. Elle ne pouvait pas. Tout ça, ce n'était que des rêves. Dans ce conte de fée, tout était conjugué au conditionnel. Pour qui renoncerait-elle à sa vie actuelle ? A ce luxe dans lequel elle avait été baignée ? A cette facilité partout où elle allait ? A l'argent ? A ses sœurs ? Il n'y avait personne qui l'attendait. Personne qui vaille cette peine. Andromeda était seule. Comme Bellatrix avant elle et comme Narcissa bientôt. Elles n'avaient rien à quoi se raccrocher, sinon à leur nom. Cela n'en valait pas la peine.

Alors Andromeda se redressa, fière, droite et hautaine et sortit enfin de sa chambre pour rejoindre le reste de sa famille qui dînait en bas. Bellatrix avait raison. L'amour, quoi que ce soit, ne valait pas sa vie.