Disclamer : Je ne suis malheureusement pas J.K. Rowling, incluant fortune et imagination, et tous les personnages et lieux lui appartiennent.
Résumé : (Drabbles) Chacune était connue pour ses raisons. Chacune avait fait sa vie, à sa façon. Et souvent, on oubliait tout simplement qu'elles étaient sœurs.
Avertissement : Spoilers Deathly Hallows.
Note de l'auteur : Oh là là, pardon pour le retard mais j'ai vraiment eu du mal avec ce drabble. Après avoir trouvé l'idée, il m'a fallu l'écrire mais ça ne collait jamais. C'était incompréhensible, trop court, trop long. Enfin bref, l'horreur. Mais je l'ai fini, bonne nouvelle. J'essayerai de reprendre mes updates d'une par semaine. Bonne lecture :)
Merci à Gwendolyn Jedusor Black, lily forever, Erylis, Margaux.R. et Anadyomede.
Memories Album
Drabble 42
La nécessité du bonheur
Poudlard, Ecosse
Janvier 1970
« Mais bon sang, laisse moi tranquille Tonks ! » explosa brutalement Andromeda sans pouvoir se retenir. « Qu'est-ce que j'ai fait à Merlin pour que tu m'ennuies autant aujourd'hui ? »
D'un geste énervé, elle ramassa ses affaires qui traînaient sur la table et se leva. Elle était fatiguée et de mauvaise humeur, comme souvent ces derniers temps, et n'avait pas besoin que ce crétin de Poufsouffle vienne rajouter des quelconques problèmes à sa vie.
« Black, je te signale qu'on t'a nommée préfète, ce qui signifie que tu dois t'intéresser un minimum aux autres et régler leurs différents, » répliqua Ted, acide, immobile face à elle. « Alors pourrais-tu oublier ta parfaite vie de petite bourgeoise gâtée une minute et au moins faire semblant de t'occuper de ton rôle ? »
Son ton railleur et son regard supérieur insupportèrent Andromeda et ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elle explosa :
« Tu n'as aucun ordre à me donner, tu m'entends ? Aucun ! Je fais ce que je veux, quand je veux et je n'ai pas de compte à te rendre, à toi ni à personne. Et si tu n'es pas satisfait avec ça, sache que rien ne pourra le changer. De plus, de quel droit te permets-tu de me juger ? Tu ne sais rien de moi ou de ma parfaite vie de petite bourgeoise gâtée. Tu ne sais pas ce que je vis chaque jour, comment je vais, à quoi je rêve, ce que je hais et tant que tu ne le sauras pas, tu n'as rien à dire. Est-ce clair ? »
Elle tourna brusquement les talons, des larmes de rage au bord des yeux. Si elle restait près de lui, elle risquait de faire quelque chose d'irréfléchi et le regretterait sûrement après. Pas qu'elle ait une once de compassion pour lui, mais elle pourrait avoir des problèmes et elle préférait éviter.
« Ambre m'a dit que tu étais heureuse. Je lui avais bien dit qu'elle se trompait. Regarde comme tu t'énerves pour quelques simples phrases. »
Le ton sans animosité ni mesquinerie interloquèrent Andromeda, qui se figea. Sa voix semblait presque douce, pourtant c'était improbable, non ? Et pourquoi diable lui et Jerkins parlaient-ils d'elle et comment pouvait-il savoir qu'elle dépérissait, jour après jour à jouer un rôle qui ne lui convenait pas ?
« De quoi tu te mêles ? » finit-elle par dire. « Et je te signale qu'on a pas besoin d'être heureux pour vivre. »
« Ah, parce que tu crois que tu vis, là ? »
Cette dernière réplique la laissa sans voix.
