Disclamer : Je ne suis malheureusement pas J.K. Rowling, incluant fortune et imagination, et tous les personnages et lieux lui appartiennent.

Résumé : (Drabbles) Chacune était connue pour ses raisons. Chacune avait fait sa vie, à sa façon. Et souvent, on oubliait tout simplement qu'elles étaient sœurs.

Note de l'auteur : Désolé pour l'attente. Je n'ai pas une seconde à moi pour le moment. Je travaille la journée, et ensuite je sors. Je dors quelques heures, et je recommence à travailler – Joie d'être une caissière :D. Sans parler que mes jours de congé, j'aide mon copain à étudier pour ses repêches. Bref, avec tout ça, je n'ai trouvé que ce soir pour écrire rapidement ce petit drabble. Enfin voilà quoi,

Bonne lecture.

Merci à Caramelise, Alixe, Amychu, analaura, LaSilvana et Cinderella with no shoe.


Memories Album

Drabble 56

Promesses Conjugales


Manoir Malfoy

Janvier 1978

Narcissa était inquiète. Plus qu'inquiète, elle frôlait la panique. Elle s'efforçait de rester constamment en mouvement pour éviter de tomber dans l'hystérie et arpentait donc la chambre à coucher de long en large. Elle sursauta brusquement lorsque le son de la porte d'entrée qui claquait retentit. Pendant une fraction de seconde, elle ne sut quoi faire. Elle pensa un moment à se coucher et faire semblant de dormir, comme il le lui avait demandé la dernière fois, mais ne put s'y contraindre. Elle courut hors de la pièce jusqu'au hall d'entrée, incertaine sur ce qu'elle allait y découvrir, et resta pétrifiée en haut des escaliers.

Lucius était là. Appuyé piteusement contre la porte, ses jambes semblaient de toute évidence ne plus le soutenir. Bien qu'il portait toujours sa longue robe noire de mangemort, il avait retiré son masque, et son visage reflétait à quel point il souffrait. Il respirait difficilement, comme si chaque coup d'air était un supplice. Du sang coulait de ses manches et tombaient goute par goute sur le sol impeccable.

Leurs yeux se croisèrent, s'accrochèrent, l'un désespéré, l'autre perdu dans la douleur. Elle ne sut d'où ça partait, mais une horrible pression broya son cœur, et elle n'hésita pas. Elle s'élança vers lui et vint immédiatement le soutenir pour éviter qu'il ne s'écroule. Pourtant, le premier réflexe de Lucius fut de la repousser.

« Non Narcissa… Laisse moi, » haleta-t-il. « Je t'ai déjà dit… que ça ne te concernait pas… Vas te recoucher. »

Narcissa secoua la tête, déterminée à ne pas l'abandonner. « Je ne te laisserai pas. »

Elle rassura sa prise autour de sa taille afin de l'aider à marcher jusqu'au salon, mais il l'en empêcha. Il essaya de se dégager, mais le mouvement, trop brusque, lui fit presque l'équilibre et il dut se rappuyer contre la porte, à bout de souffle.

« Vas-t-en ! » ordonna-t-il, tête baissée. « Je refuse que tu me vois comme ça, alors vas-t-en ! »

Mais Narcissa ne bougea pas. Elle l'obligea à la regarder dans les yeux, et soutint son regard hagard. « Non. Je n'irai nul part d'autre. Tu te souviens de ce que nous avons promis, le jour de notre mariage ? Respect, fidélité, secours et assistance. Nous l'avons promis, alors non, je n'irai nul part. Pas sans toi. »

Lucius la regarda un instant, sans rien dire, le corps tremblant d'une douleur retenue. Un duel commença, une guerre de volonté, de celui qui ferait céder l'autre le premier. Lucius ne semblait pas vouloir abandonner. Trop de fierté et d'orgueil, sans doute. Puis il fut prit d'une soudaine faiblesse et ne s'écroula pas que grâce au soutient de Narcissa. Alors sans un mot, il hocha lentement la tête. Et ensemble, ils se dirigèrent péniblement vers le salon.