Voilà, comme annoncé dans le dernier chapitre, je ne pourrai plus rien écrire pendant le prochain mois et demi. Je m'excuse auprès de tous mes lecteurs. Donc profitez bien de ce chapitre.

Jerem: Ces Jeux pourraient ne pas durer très longtemps, ce ne serait pas pour autant qu'il y aura moins de choses à voir !

Leorette: Merci pour la review. Décrire ce que fait tous les tributs est intéressant, mais ça fait aussi plus de choses à raconter ! C'est pour cela, je l'avoue, que je ne décris pas tout dans les détails, mais j'espère que ce n'est pas gênant.


Les choses se compliquent fortement. Et dire que les Jeux n'ont même n'ont commencés qu'aujourd'hui.

– Mais c'est impossible ! j'essaie de me convaincre. Riley ne peux pas comme ça décider de les tuer !

– Eh bien si, répond simplement Cashade. C'est la dure loi des Hunger Games.

Elle a raison, et je le sais très bien. Il y a peut-être mille raisons pour lesquelles Riley ne tuerait pas Night et Epsilon, il est toujours utile d'avoir sous la main deux autres personnes prête à s'entraider, surtout si, comme mes tributs, ils sont suffisamment fort et intelligent pour pouvoir durer un petit moment. Il reste deux carrières en jeu, il reste le groupe de Raven, 14 tributs au total… Alors, pourquoi est-ce que Riley tuerait Night et Epsilon ?

Parce qu'il s'est fixé une ligne de conduite, et il s'y tient. Éliminer les carrières et se retourner contre ses alliés ensuite. Quand on forme une alliance dans les Hunger Games, ou bien elle est éliminée par les adversaires, ou bien elle se déchire et ses membres s'entretuent. Et Riley sait qu'il doit éviter à tout prix cette option, alors il a choisit la troisième possibilité : tuer ses alliés dans leur dos, pour éviter tout risque d'être blessé.

– Mais il pourrait attendre un peu, non ? je demande. S'il le faut, il n'a prit ces herbes que pour les utiliser plus tard !

– Peut-être qu'il les utilisera plus tard, mais il finira par les utiliser. Et je ne pense pas qu'il tardera. Dès qu'ils se rendront compte que leur alliance est forte, des tensions vont monter. Peut-être pas entre Epsilon et Riley, car Epsilon lui voue une confiance aveugle, mais entre Night et Riley, il y a de bonnes chances, surtout quand on sait que Night veut tout faire pour protéger Epsilon. Et Riley fera tout pour éviter le conflit. Il le devancera, je suis sûre.

– Mais il ne peut pas se séparer aussi vite d'eux ! En cas de combat, ils seront utiles, non ?! Et il n'a toujours pas trouvé l'eau, si…

Je me rends compte de ce que je suis en train de dire. Et je réalise.

– Ils manquent d'eau… je lâche. Et de nourriture… Dans un groupe de 3, Riley survivra moins longtemps que tout seul…Surtout s'il pense qu'il ne peut pas trouver d'eau.

– Donc il vaut mieux qu'il les élimine vite, conclut Cashade.

– Exactement.

– On est vraiment dans la merde.

En ce moment, Riley est en compagnie de Night et Epsilon. Il ne pourra pas les empoisonner tout de suite. J'en profite pour retourner sur le canal principal, car il que risque de se dérouler un second bain de sang, entre les tributs qui oseront revenir à la Corne d'Abondance.

Caesar fait le point sur les tributs qui se déplacent en ce moment. Comme prévu, Le groupe de Raven se dirige vers la place centrale à toute vitesse. Ils n'en étaient pas très loin, ils avaient fait exprès d'en rester à proximité, ils peuvent donc espérer y arriver en premier.

Mais ils sont devancés par Magnus, qui ne s'était pas beaucoup éloigné non plus, et qui est plus rapide. Il est déjà en train de fouiller dans les restes du grand feu. Mais il ne reste presque plus rien, Cole n'a pas fait les choses au hasard, même dans la précipitation. Magnus fouille avec ses mains noires de cendre, il tourne et retourne les restes en vitesse. Et ses mains finissent par trouver quelque chose d'intéressant : une gourde remplie d'eau, assez résistante pour que les flammes ne l'aient pas suffisamment abîmée.

Il la saisit alors et continue ses excavations. Mais il n'en a pas le temps, Ellian, Lilia et Raven arrivant à leur tour. Pendant un court instant, Magnus hésite à aller à la bagarre, étant donné qu'il est armé. Mais il tergiverse trop, contrairement à Raven, qui est déjà parvenu à quelques encablures de la Corne d'Abondance. Magnus se rend alors compte qu'il ne pourra pas intercepter Raven avant qu'il obtienne une des armes étalées au sol. Et les 2 autres feront de même. A 1 contre 3, ses chances sont plutôt minces, il préfère alors s'enfuir avec son maigre butin.

Les 3 tributs de l'alliance renoncent à le poursuivre. J'écoute brièvement les commentaires de Caesar, qui se plaint du manque de courage des tributs. Ça aurait fait une si belle baston…

Ils se rassemblent alors proche de la pile d'objets carbonisés qui étaient avant des denrées sans prix. Raven commande aux autres de tout fouiller, et de rassembler les armes en vitesse, ce qu'ils font sans rechigner. Ils se dépêchent pour éviter que d'autres ne viennent, mais quand j'écoute Caesar, j'apprends qu'aucun autre tribut ne se dirige vers la place centrale. Les tributs qui restent maintenant sont en majorité des tributs qui ont vite fuit le bain de sang, il n'est donc pas étonnant qu'ils soient prudents et préfèrent ne pas se risquer à revenir sur leurs pas. Ellian, Lilia et Raven ne trouvent pas grand choses à part les armes, même s'ils ont prolongé leur fouille, une ou deux gourdes, presque pas de nourriture et d'outils… Ils sont plutôt déçus par leurs trouvailles. Ils décident ensuite de s'éloigner un peu de la Corne d'Abondance.

Caesar fait un point sur la situation : il y a donc déjà eu 10 morts. Il reste encore mes deux tributs et Riley, plus les trois de l'autre alliance. Deux carrières, Cole du 1, et Héralia du 2, qui est légèrement blessée au bras droit. La fille du 3, Sara, qui a découvert l'électricité, Déa, du 8, planquée dans le clocher, Magnus, du 9, un garçon du 11 et les deux tributs du 12. Tous disséminés aux quatre coins de l'arène. La partie semble s'être stabilisée.

J'essaie de ne pas me focaliser sur le plan de Riley, mais c'est très difficile de voir plus loin que ça. L'avenir semble s'écrire en pointillé. Je me dis qu'il ne va pas tout de suite passer à l'action, car il ne faut pas qu'il se fasse surprendre par Epsilon et Night. Ce fait est prouvé par les images que j'observe à l'écran : mes deux tributs sont trop proches de lui pour qu'il puisse réaliser un empoisonnement. Je peux donc m'accorder quelques minutes de répit.

Je me lève soudainement. Je vois Cashade qui est plongée dans ses réflexions et ses calculs, et Silka, que je n'ai presque pas remarquée. L'année dernière, elle ne s'était déjà pas beaucoup exprimée sur les images qu'elle voyait, et c'est la même chose pour l'instant. Je peux juste lire sur sa mine renfrognée qu'elle n'est pas enchantée par la tournure des évènements. Je pense que Rokas ne devrait pas mettre longtemps avant de rentrer maintenant.

Je vais d'abord dans la salle de bain. La première chose que je vais faire est de prendre une douche. C'est une petite pause que je m'impose à moi-même. Je serai capable de rester toute la journée devant l'écran, ce n'est pas un problème, mais, comme j'ai pu le vivre lors de mes premières années, cela a tendance à me vider de mon énergie. Alors, tant que j'ai assez de motivation, je fais des pauses, et j'essaie de penser à autre chose.

Ce n'est évidemment pas simple, j'ai du mal à me sortir la tête des Hunger Games, mais j'arrive quand même à penser à des choses périphériques à l'arène, tel qu'à l'émetteur que Daril m'a passé, ou à cet enfoiré de Worthcow. Mais tout me ramène vite à la situation délicate dans laquelle est mes deux protégés. Dorénavant, les choses peuvent aller très vite.

Je prends mon temps pour prendre ma douche et me rhabiller. Ça ne m'a pris qu'une vingtaine de minutes, mais ça a suffit pour me régénérer, avant que je ne revienne dans le salon.

Les heures qui suivent se passent sans trop d'évènements majeurs. L'ensemble des tributs recherche désespérément une réserve d'eau quelconque, ou encore de la nourriture.

– Je pense que les juges vont faire quelque chose, je dis à Cashade. Avec l'incendie créé par Cole, les jours de l'ensemble des tributs est compté. Il n'y a plus assez de nourriture et d'eau.

– Ça ne m'étonnerai pas, c'est vrai, répond Cashade. Ils vont envoyer un truc qui fera office de bouffe, comme des bestioles ou un truc dans le genre. Ou bien faciliter l'envoi de cadeaux.

– Ben, tiens, quand on en parle…

A cet instant, le premier cadeau est envoyé, et c'est évidemment Cole qui en est l'heureux bénéficiaire. Ce n'est pas grand-chose, une gourde d'eau, mais c'est extrêmement précieux dans un tel environnement.

Les caméras restent braquées sur Cole pendant une bonne partie de la journée. Il est sur les traces d'un des tributs, en l'occurrence, la fille du 12. Un tel jeu de chasseur est hautement apprécié par les habitants du Capitole, et Caesar profite de chaque geste de Cole pour les analyser en détail. Ca n'a rien d'extrêmement passionnant, mais ça fait passer le temps, d'autant plus qu'il n'est pas si loin de sa victime, qui ne se doute de rien. Elle est bien trop occupée à regarder ses propres blessures.

Ainsi, la première journée se passe et se termine, sans que rien de réellement important n'arrive. Mes tributs trouvent un endroit calme pour s'endormir. Ils se partagent ensuite les tours de garde.

– Mais Riley va profiter de leur sommeil pour les poignarder ! je m'écrie.

– Pas sûr, dit Cashade. Le couteau qu'ils ont récupéré n'est pas super, s'il en tue un, l'autre pourrait s'en rendre compte et… Non, je pense plutôt qu'il est parti sur du poison.

– Eh bien je l'espère ! En tous cas, je pense que je ne vais pas fermer l'œil de la nuit !

Et effectivement, je ne ferme pas l'œil de la nuit. Je regarde fébrilement tous les gestes de Riley pendant son tour de garde, je m'attends au pire, vraiment au pire. Cashade est à mes cotés pendant tout ce temps, et semble n'être pas plus optimiste que moi. Mais, à notre grande surprise, Riley ne tente rien. Il semble hésiter, à un moment, il est à deux doigts d'attraper le couteau, mais, ce faisant, un léger geste de Night pendant son sommeil le fait se raviser.

Finalement, rien ne se passe. Riley laisse passer l'occasion de se débarrasser de mes tributs. Peut-être parce qu'il se tient à son poison, peut-être parce qu'il a un autre plan… Ou peut-être juste parce qu'il n'ose pas. Difficile à dire.

Au réveil, Riley propose de continuer les recherches d'une réserve d'eau. Le niveau des gourdes a déjà bien baissé, et il est important pour eux de se dépêcher. Ils continuent alors à marcher et parcourir les bâtiments pendant plusieurs heures. Rien de très passionnant. Je me prends même à m'assoupir, après ma première nuit blanche.

– On va faire le point sur les autres tributs, dit Cashade. Pas sûr que Riley va passer à l'action tout de suite.

Elle change alors de chaine, et on prend nouvelle de tous les autres.

Les choses se sont précisées pour Sara. Elle est entrée dans ses grands projets. Elle est en train de disposer sur un large périmètre un ingénieux dispositif de fils métallique relié à un poteau électrique. Le réseau n'est pas des plus complexes, mais il suffit pour faire suffisamment de dégâts. Ainsi, le moindre tribut qui approchera de la zone sans faire suffisamment attention risque fortement de se retrouver à terre sans trop comprendre pourquoi.

Je me demande si j'ai bien dit à mes tributs de faire gaffe aux fils électriques. Je ne crois pas. Mais au final, je ne suis pas sûr que ça aurait servi à grand-chose, ils sont déjà au courant que les tributs du 3 sont des adeptes de l'électrocution, s'ils trouvent des fils métalliques qui trainent, ils seront assez intelligent pour ne pas les toucher. Le problème est plutôt de voir les fils à temps.

Les préparatifs de Sara sont vite éclipsés par un autre évènement. En effet, la fille du 12 met trop longtemps pour sortir de son sommeil. Et cela va lui être fatal. Car Cole s'est réveillé bien plus tôt. En même temps, il est normal que les horaires des tributs soient décalés, étant donné que, dans un tel paysage, il est difficile de faire la différence entre la nuit et le jour à cause de la lueur rougeoyante renvoyée par les nuages noirs.

Depuis plusieurs minutes déjà, on ne peux plus retenir Caesar Flickermann, qui n'arrête pas de dire aux téléspectateurs de ne pas quitter car un nouveau mort arrivera bientôt. Et il n'a pas tort. Cole n'est plus qu'à quelques pas de sa victime, il n'y a plus qu'un mince pan de mur qui les sépare, et la pauvre fille ne se doute de rien. Fatalement, Cole fait le tour du mur et surprend a victime qui venait à peine d'émerger de son sommeil. On peut lire sur son visage tout son effroi, sentant une mort prochaine arriver.

La scène qui s'ensuit est rapide et décevante. La fille tente de se relever et de s'enfuir, mais elle trébuche maladroitement dans les gravats. Cole, le plus sereinement du monde, fait trois pas, brandit son épée au dessus de sa tête et, d'un geste ample et adroit, l'abat entre les omoplates de la jeune fille, pendant que Caesar pousse un horrible cri situé entre la joie et la surprise. Un coup de canon retentit, annonçant le onzième mort des 58° Hunger Games. C'est le genre de chose que l'on voit chaque année au début des Jeux, les grands font la peau des petits.

Ne pouvant supporter les paroles élogieuses des deux commentateurs envers Cole et de son instinct de tueur à toute épreuve, je suis près à changer de chaîne. Mais je suis interpellé par une question posée par Caesar :

– Ne pensez-vous pas, Claudius, qu'une telle scène risque de se répéter d'ici les prochains jours, voire les prochaines heures ?

– Eh bien, il est vrai que l'équipe composée des 2 tributs du 7 et du garçon du 8 n'est pas très loin. Il ne faudrait pas que ceux-ci se fassent remarquer.

– Effectivement, on voit bien sur ce plan que ces 3 tributs sont dans la même zone que Cole.

S'affiche alors à l'écran une grande carte de l'arène, où est indiquée précisément la position de chaque tribut. Et on remarque bien que Cole n'est pas très loin de mes protégés. Les complications s'amoncèlent bien trop vite.

Riley, Epsilon et Night marchent ensembles dans les rues défoncées sans but précis. Ils savent que rester longtemps dans un endroit découvert n'est pas sûr, alors ils cherchent un endroit fermé, où ils pourraient facilement se protéger. Mais les maisons sont bien trop détruites dans ce coin là, les murs ont beaucoup d'ouvertures sur l'extérieur, ouvertures difficiles à surveiller. Alors ils continuent à marcher.

– J'en ai marre de marcher ! se plaint Epsilon. Je suis fatiguée…

– On n'a pas le choix, explique Riley. Il faut trouver un endroit sûr. On ne peut pas rester là.

– Mais si on est fatigué, on ne pourra pas se défendre, dit Night. On ne va pas pouvoir marcher toute la journée… D'autant qu'on risque de manquer d'eau.

Riley ravale sa salive. Tant que le problème de l'eau sera sur leurs bras, il ne sera pas serein.

– Allez, on fait une pause, dit-il aux autres. Mais il ne faudra pas que ça dure longtemps.

Ils s'assoient par terre. Epsilon s'allonge même, malgré le tapis de cendres qui recouvre le sol. Ils restent ainsi à souffler, sans parler, un long moment. Jusqu'à ce que Night se rapproche d'Epsilon et lui glisse à l'oreille, sans que Riley n'entende :

– Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?

– Ben… hésite Epsilon. On fait ce que dit Riley, non ? Ça se passe bien jusqu'à maintenant.

– C'est que… Si les carrières sont morts, ça va changer des choses…

– Comme ?

– On est quand même une forte équipe, à nous trois. Ça pourrait attirer l'attention des autres tributs…

– C'est pas si grave, ils vont plutôt nous fuir.

– Je ne sais pas trop… La situation n'est plus la même, il va falloir faire plus attention encore…

– Tu t'en fais trop…

– Eh ! crie Riley au loin. Venez par ici !

Night et Epsilon se lèvent d'un coup et courent vers Riley. Ce dernier est en plein milieu de la rue, accroupi devant un tas d'ossements.

– HAAA ! s'écrie Epsilon d'épouvante, avant de se cacher les yeux.

– Des os… murmure Night. Des os humains… Rien de tel pour nous effrayer…

Riley attrape un os et le regarde attentivement. Epsilon ne peut soutenir un tel spectacle.

– Il y en a d'autres dans le coin, comme là, à côté de cette plaque, dit Riley en montrant un autre tas.

– Ils sont sûrement faux, dit Night.

– Je l'espère… répond Riley.

– Ils ont voulu recréer une éruption, comme s'il y avait eu des gens ici avant que le volcan se réveille.

– Eh bien ils ont réussi leur coup. J'espère juste qu'il ne va pas se réveiller encore une fois.

Night émet un petit rire.

– Compte là-dessus… dit-il.

Les deux jeunes hommes s'apprêtent se relèvent et à s'en aller.

– Attendez… Vous avez dit qu'il y avait une plaque au sol ?

Riley et Night se retournent vers Epsilon, qui n'avait rien osé dire depuis son cri. Ils sont étonnés.

– Oui, répond Riley. A côté des os.

– S'il y a une plaque, ça veut dire qu'il y a des canalisations en dessous, poursuit Epsilon.

– Ben oui, c'est normal, on a vu un robinet, donc il y a des canalisations. Mais le robinet ne marchait pas…

– Parce qu'il était en surface ! Ce qui était en surface a été détruit par l'éruption, mais pas ce qui était sous terre !

Les deux autres réalisent ce que vient de dire Epsilon.

– Tu veux dire qu'il y aurait une chance qu'il y ait peut-être de l'eau dans les canalisations sous la rue ? demande Riley.

– Exactement.

Un petit silence parcourt le groupe.

– Mon Dieu… Pourquoi on n'y a pas pensé plus tôt ! laisse échapper Riley

Ni une, ni deux, ce dernier se jette sur la plaque d'égout et tente de la relever, avec l'aide de Night. Celle-ci ne leur résiste pas longtemps, et elle laisse découvrir en dessous un tuyau de métal rouillé surmonté d'une vanne. Night se jette dessus et essaye de l'ouvrir. Mais il n'y parvient pas.

– C'est trop rouillé ! dit-il. J'y arrive pas !

– Force ! dit Riley. On est dans les Hunger Games, ce serait con qu'une simple vanne nous tienne tête !

Night force un peu plus et ses traits se tirent. Finalement, la vanne finit par céder, elle se détache d'un coup, et l'eau sous pression s'échappe dans un grand jet puissant et s'élève dans la rue. L'eau retombe en pluie fine sur les trois tributs, qui regarde le jet avec un large sourire.