Manoirmalfoys : Merci, l'échange n'a pas été simple à faire !

Solene : Oui, j'aurais pu mieux préciser que Night était également bien déguisé. J'aurais surement écrit qu'il portait une grosse perruque, pas de maquillage, difficile à enlever avant l'arène. Quand même satisfait que ce soit la plus grosse incohérence que tu pointes dans ce chapitre assez improbable !

Leorette : Là, je suis content, car faire passer cet échange comme plausible était l'un des buts de cette fanfic !

Chapitre important (comme tous à partir de maintenant, de toute façon...).


– Dépêche-toi, je te rappelle qu'il a dans ses veines deux produits très, très nocifs.

– Ouais, mais là, je vais d'abord essayer de ne pas me faire remarquer !

Moi et Sun, qui est toujours inconscient, sommes à l'arrière d'une grosse moto de pacificateur conduite par Daril. Je le comprends quand il dit qu'il veut rester discret, étant donné que l'engin passe difficilement inaperçu, et que ses supérieurs pourraient lui poser des questions, une qui viendrait après toutes celles qu'on pourrait déjà lui poser après ce qui s'est passé aujourd'hui.

Même s'il ne peut pousser sa bécane à la vitesse maximale, nous ne mettons que quelques minutes à atteindre notre immeuble. Nous avons gardés nos vêtements de pacificateurs, les gardes ne font donc pas de manières au moment de nous laisser entrer, même si nous portons à bout de bras un autre pacificateur évanoui.

– Mais... Qu'est-e qu'il a ? se hasarde tout de même l'un des gardiens.

– Oh, une erreur de ma part, intervient immédiatement Daril. Je n'aurais pas dû le laisser seul avec une bouteille, quand il commence, il ne sait plus s'arrêter !

Nous entrons et montons dans l'ascenseur. J'ai un peu le temps d'examiner l'état de Sun. Je lui retire son casque et je peux voir sur son visage les nombreuses traces laissées par une bonne semaine dans l'arène. Ce qui m'inquiète, c'est que je ne pensais pas lui avoir donnée une dose aussi forte de somnifères, à l'heure qu'il est, il devrait être réveillé, peut-être encore un peu dans les vapes, mais réveillé. Peut-être que j'ai surestimé la dose pour une personne aussi faible que lui. Je lui remets le casque, le temps de revenir dans l'appartement.

– C'est là que je te laisse, Keen, me dit Daril. Ce fut un immense honneur de t'avoir aidé. Et la prochaine fois que tu as besoin de quelqu'un, tu m'appelles !

Nous nous séparons juste avant que je rentre dans avec Sun dans nos habitations. Cashade ne met pas longtemps à me sauter dessus. Elle montre Sun et me demande :

– C'est...

– Oui, c'est Sun.

– Mon Dieu vous avez réussi ! J'ai vu ce qui s'est passé à la télé. Putain, je pensais pas une seconde que ça marcherait... Il y avait de la fumée partout, y a pas une caméra où on voyait quelque chose. Et même si on avait pu, le Capitole évitait au maximum de montrer que l'un de leur hovercraft a eu un problème technique !

– Donc tu es sûre que personne ne peux nous avoir vu ?

– Oui.

Je suis instantanément soulagé, même si je me doutais bien que, vu que je n'avais toujours pas été arrêté, personne ne nous avait remarqué.

– Vite, il faut s'occuper de lui, je presse Cashade. Il ne m'a pas l'air très bien, il faut vite lui administrer les antidotes.

– Oui, bien sûr...

Elle attrape Sun sur son épaule et l'emmène à la chambre des tributs actuellement inoccupée. Silka nous suit, soucieuse, en emmenant les différents produits qu'elle a pu récupérer. En tant qu'hôtesse de district, et en se servant de ses dons d'infiltration, elle a pu dégoter sans trop de mal auprès des hôpitaux tous les produits qu'il nous faut pour pouvoir guérir Sun. Pour ce qui est des soins, Cashade a quand même pas mal de notions de médecine, ce qui n'est pas si étonnant que ça, quand on sait que c'est une chasseresse qui excelle en survie, et donc est capable de soigner les blessures en tout genre.

Cashade ouvre la porte de la chambre et dépose délicatement le jeune homme sur le lit. Sun semble s'agiter un tout petit peu, les effets du somnifère commencent à s'estomper. Mais la faiblesse qui se dégage de ces quelques mouvements n'est pas rassurante. Il faut vite le guérir de ses deux poisons : le Mad-Cocktail et l'Arascus Carbonae.

– Tiens, dit Silka en tendant deux fioles et un sac à Cashade. Les deux antidotes, et la trousse de soin...

Cashade les saisit, les dépose à côté d'elle, et ouvre la trousse de soin. Avec un certain stress, elle plonge une seringue dans la première fiole, aspire le liquide, fait attention à bien tapoter le bout de la seringue avec son index et plonge l'aiguille dans le bras de Sun, avant d'y injecter le produit. Elle réitère immédiatement l'opération avec le deuxième produit.

– Vous n'avez pas peur qu'il y ait un danger à mélanger les deux antidotes ? demande Silka.

– Aucune idée, répond sèchement Cashade sans se détourner de ce qu'elle fait. Je doute qu'un tel mélange de produits ait déjà été effectué.

La chasseresse pique le bras et injecte le deuxième antidote. Ça y est, on a fait le plus important, il faut maintenant attendre.

– Je vais veiller sur lui, dit Cashade. Il va mettre un petit moment pour récupérer complètement, mais son état devrait assez vite s'améliorer. Pour l'instant, mieux vaut ne pas trop le brusquer, il a besoin de repos.

– Laisse-moi prendre ta place, je demande. Je lui ai promis que je serai là pour l'aider, c'est à moi de veiller sur lui.

– Keen, arrête de te faire du mal et fiche nous la paix ! me crie Cashade. Tu as déjà bien trop donné pour lui alors laisse le respirer et prends un peu de repos, à ce rythme là, je vais avoir deux malades dont je vais devoir m'occuper !

Je me suis fait clouer le bec. Sans savoir quoi rétorquer, je décide de m'éclipser sans demander mon reste.

Je reste un peu immobile, désœuvré. Cashade a complètement raison, j'ai été sur le pied de guerre toute la journée, et je commence à ressentir la fatigue qui m'assomme. Mais je suis encore bien trop préoccupé pour essayer de dormir. Des dizaines de questions me tournent dans la tête, portant sur mes deux jumeaux, je m'interroge sur leur avenir. Je me rend à peine compte que moi aussi, mon avenir est incertain, avec tous les risques que j'ai pris. Je décide donc de m'étaler dans le fauteuil, à regarder les Hunger Games, mon activité favorite, en espérant que le sommeil me vienne, j'en aurait grandement besoin. Silka me rejoint, elle ne peut rien faire non-plus, alors elle patiente.

Je vois Night à l'écran, le vrai, celui qui devait être là au départ. Ce qu'il fait n'est pas différent de ce que faisait Sun : il se cache dans les ruines, et fait comme si il n'était pas en forme. A l'heure qu'il est, aux yeux du Capitole, il est censé agoniser, terrassé par les deux mixtures dans ses veines, alors je lui ai bien précisé qu'il ne devait pas faire de folie pour ses premières heures dans l'arène, on peut peut-être survivre à de tels produits, mais pas en sautillant comme un cabri.

La majorité des regards du Capitole sont portés sur lui. Il ne se passe pas grand chose d'autre dans l'arène, les tributs sont trop loin les uns des autres, et le spectacle d'un pauvre garçon luttant contre la mort est ce qu'il y a de mieux à voir pour le moment. A noter que Night ne va pas croiser d'autres tributs pendant qu'il joue sa maladie : étant donné qu'on savait où étaient les autres tributs, Night a pu repérer un endroit sûr où ''agoniser''.

Les heures passent ainsi, vides, sans reliefs. Je ne parvient cependant pas à dormir, tout juste à somnoler. J'écoute les commentaires de Caesar et de Claudius, de plus en plus étonnés que Night n'abdique pas face au poison mortel qui est dans ses veines.

– Je sais que ce n'est pas le Mad-Cocktail qui le tuerait, dit Claudius Templesmith, mais l'Arascus Carbonae devrait déjà l'avoir... achevé !

– Oui, mais je vous rappelle que j'avais mentionné qu'il y avait une petite chance sur mille qu'il survive. Et il se pourrait bien que ce soit sur celle-là que notre tribut soit tombé. Vous vous rendez compte ! Quelle édition exceptionnelle des Hunger Games, mes amis téléspectateurs !

Pendant plusieurs minutes se succède des témoignages d'experts, de médecins, de chimistes, de botanistes, qui discutent du cas de Night. Tous cherchent à savoir les probabilités pour lesquelles un tribut pourrait survivre à la fois à de l'Arascus Carbonae et du Mad-Cocktail. Et ensemble, ils parviennent à la conclusion que c'est très peu probable, mais quand même possible ! Et je note aussi que, au lieu que cela les fasse penser à une quelconque tricherie, ça fait plutôt monter leur enthousiasme de voir une situation si inédite. Et même s'il y avait supposition de tricherie, elle se tournerait plus vers l'organisation, qui truquerait les Hunger Games pour plus de spectacle, que vers moi !

Le temps passe, et Night joue parfaitement son rôle. C'est tout ce que je lui ai demandé, après, c'est à lui de se débrouiller, et il a normalement plus de cartes en main que ses adversaires. Petit à petit, il montre qu'il est de plus en plus en forme, et il commence à se relever et à se déplacer. La première chose qu'il fait, je ne l'avait pas prévue : il revient vers la place centrale. Pendant que les commentateurs continuent de s'étonner et de s'exalter de la situation, Night fouille les débris proche de la Corne d'Abondance, qu'on a assez peu vue depuis le début des Hunger Games. Night tombe sur plusieurs armes qui ne pouvaient être détruites par les flammes, épées, poignards... mais il ne les prend pas.

– Mais qu'est-ce qu'il fait... je murmure entre mes dents.

Enfin, Night trouve ce qu'il cherchait : une magnifique hache. Évidemment !

Il l'avait repérée à l'écran, rien de plus facile. Après cela, normal qu'il vienne la chercher tout de suite, vu que c'est selon ses dires son arme de prédilection. Cela étant, l'excitation de Caesar et de Claudius ne fait que progresser. Et ce n'est pas fini.

Déterminé, Night se dirige maintenant vers une position qui, à première vue, semble avoir été choisie au hasard. Mais il n'en est rien : Night se dirige tout droit vers Sara, la tribut aux fils électriques. Ce n'est pas à côté, mais tôt ou tard, il y arrivera. Et, puisqu'il a parfaitement appris le plan de l'arène, il ne se perdra pas.

– Il va mieux, mais j'ai du mal à le faire rester conscient, dit une voix derrière moi.

C'est Cashade qui me parle du cas de Sun. Malgré tout ce qui se passe dans l'arène, je ne peux l'oublier.

– Je le laisse un peu dormir, mais il va bien falloir qu'il se bouge, ajoute-t-elle. Et puis, on a quand-même pas mal de choses à lui dire...

Oui, et des choses pas très faciles à entendre... Comment va-t-il réagir quand il saura que j'ai envoyé le frère qu'il a sauvé dans l'arène ? S'il roupille encore un peu, ce n'est pas pour me déplaire...

Ça y est, nous y sommes. Night n'a pas mis tellement de temps à atteindre le secteur défendu par Sara, il a marché droit, et vite. Ce n'est peut-être pas le meilleur moyen de ne pas se faire remarquer, mais je pense que Night ne veut pas laisser le temps à la situation de changer. Cashade et Silka sont revenues au chevet de Sun, je serai le seul à assister au combat à venir. Car cela semble inévitable.

Sara, bien sûr, ne se doute de rien, depuis le départ, elle n'a pas eu à se confronter directement à un autre tribut, en partie grâce au réseau de câbles électriques mortels qu'elle a créé autour de sa planque. Elle n'est cependant pas en grande forme, elle ne s'est que trop peu nourrie depuis le départ. En ce moment, elle se repose dans un coin d'une bâtisse, ce qu'elle fait la majorité du temps.

Night est maintenant dans la zone de vérité. Il fait comme s'il n'était pas au courant du piège, même si moi, qui suit au courant de ce qu'il sait, je me rends bien compte qu'il joue un rôle. Il fait comme s'il regardait le sol sans trop faire attention et, soudain, il s'arrête. Il vient d'apercevoir un long fil au sol. Il joue alors la personne prudente : il ne touche pas le fil, mais l'examine. Caesar loue alors son bon sens, et commence à vraiment se féliciter d'avoir la chance d'avoir un tel tribut dans l'arène. Night déchire ensuite un petit bout de tissu de sa tunique, et le dépose précautionneusement dessus. Instantanément, celui-ci prend feu. Aux yeux de tous, le piège est déjoué.

Night enjambe le fil, et S'enfonce dans le périmètre entouré par les fils. Il a bien sûr repéré où passaient tous les câbles électriques, et sait où se terre Sara. Il fait mine de tourner un peu, d'être à deux doigts de se prendre une décharge par mégarde, mais ce n'est qu'une question de minutes avant qu'il n'atteigne sa cible.

L'atmosphère se fait plus pesante. Je stresse, même si je sais que, pour une fois, c'est Night qui a toutes les cartes en main. Oui, je n'ai pas l'habitude que mon tribut soit dans la position du chasseur. Night n'est plus qu'à une vingtaine de mètres de la position de Sara, quand celle-ci l'entend.

Tout d'abord surprise, elle se lève et va au coin du mur pour observer. Elle croise aussitôt le regard de Night, qui, loin d'être surpris, s'élance immédiatement vers elle. Sara a un haut le cœur, et s'enfuit, non sans tituber un peu. Sa fuite est désordonnée, elle ne sait par où aller, elle n'avait absolument pas prévu que quelqu'un puisse passer ses pièges sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle s'embrouille un peu dans ce lieu qu'elle est censée mieux connaître de son adversaire. Elle veut fuir par une porte, mais, juste avant de passer, Night lui coupe la route : il a pris un chemin plus court, il savait qu'elle voudrait lui échapper par là.

Sara panique, la situation lui échappe complètement, son plan est en train de foirer dans tous les sens. A court de solutions, elle s'enfuit de l'autre côté, sans faire attention. Erreur fatale.

Une énorme décharge se propage dans son corps et lui électrocute le cerveau. Elle vient de se prendre un de ses propres pièges. Night, lui, savait qu'il était là, il n'a rien fait au hasard. Sara s'écroule, foudroyée, morte sur le coup. Sa carcasse n'est pas plus belle que ce qu'avait été celle de sa victime : noire et puante. Le canon retentit une nouvelle fois, venant signaler à tous qu'il n'y a plus que cinq tributs encore en vie.

Cinq tributs... C'est peu... Et beaucoup à la fois... Et ça fait moins de dix jours. La fin est pour bientôt.

Cashade entre dans le salon. Je m'empresse de lui dire la nouvelle.

– Hey, Cashade, Night a réussi a se débarrasser de Sara... Et il n'a même pas...

Je m'arrête d'un coup. En me retournant, je me rends compte que Cashade est blême. Je n'y vois pas un bon présage.

– Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?

– C'est Sun... Il s'est réveillé...

– Ah... Il va mieux, alors...

– En fait, il s'est réveillé parce que je lui ai donné un stimulant... Mais ça a juste emballé son cœur...

Le silence s'installe, et se fait pesant. Moi aussi, mon cœur s'emballe.

– Il ne va pas s'en sortir, Keen. Je ne peux pas le sauver...

Non... Non, ce n'est pas possible...

– Il doit bien y avoir un moyen...

– Non, il est trop tard. Les antidotes ne suffisent pas à éliminer tous les produits...

– Il faut l'emmener à l'hôpital ! Les médecins du Capitole peuvent tout soigner...

Mon souffle s'accélère.

– Le Capitole ne le soignera jamais, ça ne ferai que nous faire plonger tous...

– Ce n'est pas possible, il...

– Keen, son cœur va lâcher... Il n'en a plus pour très longtemps...

Je ne peux pas le croire. Mon cerveau refuse d'accepter l'information. Il faut que je le voie.

Je me lève, et je me précipite dans la chambre, passant devant Cashade, qui arbore maintenant une mine résignée.

Les yeux de Sun sont grands ouverts, et il respire rapidement. A son chevet, Silka lui tient la main, et l'inquiétude grandit sur son visage.

Je m'agenouille à côté du lit, Sun me regarde, je ne peux pas décrire son expression... Au fond, je ne l'ai jamais pu. A quoi, peut-il penser ? Il ne peut pas comprendre ce qui lui arrive, il ne peut pas comprendre pourquoi il est dans un tel état.

Mais il y a une chose que je peux lire en le regardant : il sait qu'il va mourir. Il le sent. Au fond, il n'y a que moi pour ne pas voir l'évidence. Il ne faut pas qu'il meure... Il ne faut pas qu'il meure...

– Sun, je... je...

Qu'est-ce que je peux bien lui dire ? Il me regarde, dans le blancs des yeux, et je ne sais pas comment le rassurer. Alors je lui dit la seule chose que j'ai à lui dire.

– Je suis désolé, Sun... Je suis désolé pour ce que j'ai fait...

Sun ne dit rien. Il continue de me fixer. Je n'arrive plus à soutenir son regard, alors je tourne les yeux...

– Dans l'arène, dans la fumée, avant que vous ne m'assommiez, j''ai pu voir une ombre derrière vous, une ombre que j'ai crue reconnaître...

Je le regarde à nouveau droit dans les yeux. Sa voix est calme, parfaitement consciente, malgré sa respiration saccadée.

– Vous nous avez échangé, c'est ça ?

Je suis pris de court. Il a tout deviné. Je l'ai trahi, j'ai envoyé son frère à la mort, j'ai détruit ce pourquoi il s'était sacrifié.

– Je suis désolé, Night, sincèrement désolé...

– J'aurais dû m'en douter, marmonne-t-il. Je le connais...

– Qu... Quoi ?...

– Night aurait tout fait pour me sauver... Il est comme moi... J'aurais sûrement fait la même chose si Night m'avait fait ça...

– Je l'ai aidé, je n'aurais pas dû... Maintenant, il est dans l'arène...

– Mais vous m'aviez promis de tout faire pour me sauver...

– Oui mais...

Il est trop tard.

– Je...J'ai...

Échoué lamentablement.

– Il va gagner, j'en suis sûr...Et puis, il vous a comme mentor...

Sun crachote. Du sang. Il est en train d'agoniser.

– Non, je... Je ne mérite pas qu'on me dise ça, tu exagères...

– Oui, c'est vrai... J'ai toujours été trop gentil...

Sun se remet sur son dos et ferme les yeux. C'est fini. Plus rien. Et cette fois-ci, pas de coup de canon pour célébrer sa mort. Plus rien. Juste une vérité qui m'explose à la figure.

Sun est mort. J'ai fait n'importe quoi. J'ai échoué à sauver un jeune garçon, et j'en ai envoyé un autre à la mort.

Mon, dieu, mais qu'est-ce que j'ai fait...


Eh bien c'est fait... J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop...