Tout d'abord, remerciement général à tous, car il y a pas mal de nouveaux followers et de Story Favorites. Merci Merci Merci !

Manoirmalfoys: Merci pour la review !

Soph28 : Oui, gros cliffhanger sur le dernier chapitre... Pour le combat final, c'est bien sûr pour bientôt.

Livine : Merci !

Solene : Je ne conçoit pas une histoire sans gros moments de suspens !

Guest : Merci pour la review, en espérant que tu lises jusqu'à ce 29° chapitre !

Paatmol : Merci pour les deux longues reviews ! Pour la description physique de Keen, je ne pense pas la faire. A vrai dire, je n'ai jamais vraiment pensé la faire, mais comme c'est du première personne, on peut un peu s'imaginer qui on veut. Pour ce qui est de mon intention d'écrire d'autres fanfics, je répondrais surement au dernier chapitre.

Elwing Nennvial : Merci pour tous ces points positifs !

Leorette : C'est bien vrai.


Il sait. J'en suis sûr, il sait. Ce qu'il sait, je l'ignore, mais il sait.

Mon cœur commence à s'emballer.

– Cashade, on a un gros problème, je dis fébrilement en raccrochant.

Cashade fronce les sourcils.

– Comment ça, un gros problème ?

– Worthcow, il... il sait...

Cashade n'en croit pas ses oreilles.

– Il sait ? Comment ça il sait ?!

– Il a raccroché... Il n'aurait pas raccroché sinon...

– Tu dis n'importe quoi, sois plus clair.

– Il se doutait de quelque chose, il a vu l'hovercraft à la télé, et il a raccroché !

– Et alors, ça ne veux rien dire du tout !

– Si, ça veut tout dire ! Il a eu un flash, j'en suis sûr !

– Il ne peut pas avoir tout compris en un flash...

– Il parlait d'une façon de communiquer avec son tribut dans l'arène, puis il a vu l'hovercraft, il a donc compris que je m'en suis servi !

– Mais... Attends...

Elle met sa main sur son front et réfléchit.

– Tu comprends, maintenant ?

– Attend, attends...

Elle est en train de faire les liens dans sa tête.

– Si Worthcow pense aux hovercrafts, il doit probablement se rappeler de l'hovercraft qui a eu l'accident...

– Oui...

Elle réfléchit un peu plus.

– Et il sait qu'avec le nuage de fumée, il n'a pas pu tout voir, et... il sait que Night était dans le nuage...

Cashade commence à comprendre, et sa panique commence à grimper.

– Et il découvrira rapidement qu'il y avait deux inconnus dans l'hovercraft, et il fera le lien avec Daril, avec les deux pacificateurs empoisonnés, avec le matériel volé, avec... le coffret que tu as envoyé...

Cashade se tient maintenant la tête à deux mains.

– Ils vont finir par tout découvrir, je conclus. Worthcow mettra le temps qu'il faudra, mais il finira par découvrir qu'il y avait un jumeau, maintenant qu'il a une piste, il ne va plus la lâcher.

On se regarde, impuissants. Une seule vérité me passe par la tête : il faut agir vite.

– J'appelle Daril. C'est le seul avec qui je pourrai avoir des informations sur ce que fait Worthcow, et surtout, où il est.

– Tu vas donc le faire.

– Oui.

Tuer Worthcow. Cashade l'a compris, pour l'instant, le commissaire général est le seul à savoir. Et, par chance, c'est un homme de fierté, il ne se hasardera peut-être pas à m'accuser sans avoir de preuve. Je vais chercher le talkie-walkie.

– Tu sais ce qu'il va faire ? me demande Cashade.

– Chercher des preuves, mais je ne crois pas qu'il en trouve, pas des matérielles en tous cas. Le coffret a du être détruit pendant l'éruption, et... J'espère que je n'ai rien laissé traîner.

J'appelle, Daril met quelque sonneries avant de décrocher, mais il décroche, c'est l'essentiel.

– Daril, il faut absolument que tu m'aides !

– Hein... attends... Quoi ?!

Je ne lui ais même pas laissé le temps de parler. Mais je ne peux pas patienter une seconde de plus, le temps est très précieux.

– Daril, on a un gros problème. Worthcow... c'est lui le problème.

– Quoi... mais... comment ça, un problème ?

– Il sait tout.

Daril reste un instant silencieux.

– Quoi... mais... comment ça, il sait tout ?

– En fait, il ne sait pas encore, mais il pense à l'hovercraft. Il a une piste, qui le mènera certainement à nous. Et à toi.

– Mais...

Daril est pris complètement au dépourvu.

– Comment ça, à moi ?

– Daril, il faut que tu trouves où est Worthcow, et que tu me dises où il est. Et vite, c'est vraiment très urgent.

– Hein ? Mais, à quoi ça sert de savoir où il est ? Si on est en danger, il faudrait...

– Je vais le tuer, Daril. Le tuer avant qu'il raconte ses soupçons à quiconque.

Je laisse le temps à mon ami pacificateur d'encaisser tout ce que je lui dis.

– Tu es sûr de ce que tu dis ? Je veux dire... Tuer Worthcow, c'est complètement... enfin...

– Daril, on est foutus si on ne le fait pas, tous. Moi, toi, Night, Cashade, Silka... Même le District 7 en sentira les conséquences.

– Oh, Keen...

Je peux le sentir sourire, même à travers le téléphone.

– Tu as vraiment le chic pour me demander des trucs... Je te rappelle dès que j'ai des infos, mais je te conseille d'enfiler ton costume de pacificateur et de venir me rejoindre, il n'est pas question que tu fasses ça sans moi.

Il raccroche. Le rejoindre à la caserne ? Habillé en pacificateur ? Ce n'est pas la première idée qui me serait passée par la tête, et c'est peut-être risqué, mais étant donné que je n'ai pas d'autre idées, alors...

– Je fonce rejoindre Daril à la caserne, je dis à Cashade. Reste là et attends avec le Talkie-walkie.

– A la caserne ? C'est...

Elle s'apprête à me crier dessus mais se ravise et réfléchit.

– C'est pas une mauvaise idée. De là-bas, tu pourras plus facilement voir ce qu'il se place, et récupérer des armes. Et à plusieurs ici, on ne sert à rien.

– Je vais aller voir l'administration, intervient Silka. Je vais peut-être pouvoir faire quelque chose là-bas. J'y vais, bonne chance.

J'enfile en quatrième vitesse mes vêtements de pacificateurs, je dis au revoir à Cashade, et je file, non sans oublier la mitraillette que Daril m'avait fournie. Personne ne me remarque quand je sors du bâtiment, les autres pacificateurs ne font pas attention à moi, malgré le fait que je courre, car je préfère me dépêcher, quitte à me faire remarquer.

Je parcours ainsi la ville à en perdre haleine. Des dizaines de questions emplissent ma tête : est-ce que je vais arriver à empêcher Worthcow de tout découvrir ? Est-ce que j'ai vraiment besoin de le tuer ? Est-ce que je peux le faire sans me faire remarquer et arrêter ? Ou alors... Est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard ?

Pour m'en débarrasser, il faudra sûrement que j'aille à son bureau, dans le bâtiment où sont dirigés les Hunger Games. Je préfère ne pas imaginer la complexité que ça serait d'entrer là-dedans sans se faire repérer, même avec un déguisement de pacificateur, car la sécurité y est hautement renforcée. Mais je m'imagine mal voir Worthcow rester bien sagement dans son bureau, surtout après une telle découverte. Mais j'ai aussi du mal à voir ce qu'il va faire. Je ne suis pas dans sa tête, je ne peux pas savoir ce qu'il est en train de s'imaginer. Si seulement j'avais une petite idée...

Je cours, je cours... Dans quelques minutes, je serai à la caserne, et je pourrai parler avec Daril de la marche à suivre, il en connaît plus que moi sur le Capitole et il peut avoir des informations de l'intérieur.

Soudainement, j'aperçois au loin une forme qui se dirige vers ma position à toute vitesse.

Je le reconnais de loin : c'est Daril, qui se dirige vers moi sur une grosse moto de pacificateur.

Passé la première surprise, je me rends compte que, étant donné sa vitesse et sa direction, il va me rentrer très vite dedans. Je m'arrête alors dans une glissade, et Daril fait de même dans un dérapage impressionnant sur plusieurs mètres, arrêtant son engin à seulement quelques centimètres de mes pieds.

– Vite, monte derrière moi, me commande-t-il.

– Hein...

Monter derrière lui ? Rouler à fond avec sa moto dans les rues du Capitole est le meilleur moyen de se faire remarquer.

– Attends, Daril, on ne peut pas...

– Je sais où est Worthcow, mais il va nous échapper si on ne se dépêche pas !

Je veux rétorquer quelque chose, mais la simple idée d'avoir une chance de l'éliminer tout de suite me cloue le bec. Au diable la discrétion, les minutes sont comptées. Je fais donc tout ce que Daril me demande.

– T'aurais pu garder ton Talkie-walkie ! me dit Daril pendant que je prend place derrière lui. Ça fait un petit moment que j'essaie de t'appeler !

– Dis-moi plutôt ce qu'il se passe avec Worthcow !

Daril met les gaz et, bien que je fasse très attention de bien me tenir, je suis à deux doigts de tomber tellement l'accélération est brutale.

– Worthcow est arrivé à la caserne il y a seulement quelques minutes, dit-il.

– Tu veux dire... Il est à la caserne ?! Je crie pour couvrir le vrombissement du moteur.

– Plus pour longtemps ! Il a demandé à ce qu'on affrète un hovercraft !

– Un Hovercraft ?!... Mais pour partir où ?!

– Mais, dans l'arène, bien sûr !

Dans l'arène ? Mais pourquoi ?! Je réfléchis, j'essaie de garder les idées claires, malgré les virages effrénés que m'imposent Daril et la peur de la chute. Dans l'arène... Je sais pourquoi.

– Il cherche des preuves ! j'explique. Il sait qu'on n'a rien laissé ici, mais il pense pouvoir en trouver dans l'arène !

– Quoi ?! Mais on n'a rien laissé dans l'arène ! Ni dans l'hovercraft !

– Peut-être, mais Worthcow pense que c'est là qu'il a le plus de chance d'en trouver ! A moins qu'il ait déjà des preuves et qu'il veuille déjà arrêter Night.

– Ou bien chercher des preuves sur lui !

– Hein ?! Mais il ne pourraient pas, Night est...

Je me retiens de dire la suite. Bien sûr qu'ils peuvent rechercher des preuves sur lui, voire même l'interroger en plein pendant les Hunger Games. Il suffit d'une petite coupure d'image de quelques minutes, c'est déjà arrivé par le passé. Impossible de savoir si c'est accidentel ou fait exprès. Pendant ce temps, tout peut se passer dans l'arène, et si les hommes du Capitole parlent directement à un tribut, on n'en saura jamais rien, car ils le menaceront évidemment de le tuer s'il venait à révéler une quelconque entrevue. Et c'est peut-être ce que projette Worthcow.

Dans ce cas, on est mal. Impossible de savoir si Worthcow va prouver quelque chose, mais je vois mal comment Night pourrait justifier tout ce qu'il a fait.

Et pas question d'attendre la fin des Hunger Games pour lui poser des questions, il est impossible d'imaginer une seconde de laisser gagner un tricheur.

– On arrive, me dit Daril. Je vais directement aller sur le tarmac. S'il le faut, vu comment Worthcow était pressé, il est peut-être déjà parti.

– Dis, j'imagine qu'il a demandé de monter dans l'hovercraft qui s'est crashé, celui dans lequel on était ?

– Bien évidemment !

Daril prend une voie sur le côté de la caserne, bloquée par une barrière. Daril l'évite en passant sur le côté, ignorant allègrement les gesticulations des gardes. Quand nous arrivons sur la piste, je peux apercevoir les dizaines d'hovercrafts alignés.

– Il est dans celui-là ! précise Daril en m'indiquant celui qui est presque le plus éloigné. Il va bientôt décoller.

La rampe d'accès à l'arrière n'est pas encore refermée. Je ne mets pas longtemps à me décider.

– Je vais y aller, et le tuer dans l'hovercraft. Je profiterai de l'appareil pour tenter de m'enfuir.

– Mais tu vas te faire tuer ! Il doit être accompagné d'une dizaine d'autres pacificateurs !

Je saisi ma mitraillette et je l'arme, avant de lui dire :

– L'effet de surprise, tu sais ce que c'est ?

Un bruit nous alerte. L'hovercraft vient d'allumer ses moteurs, et s'apprête à décoller. Ils sont tellement pressés qu'ils n'ont même pas pris le soin de refermer la rampe à l'arrière.

– Vite ! je crie à Daril..

Il accélère sa moto à fond, et le bolide se précipite à fond sur la piste. L'hovercraft commence à quitter verticalement le sol lentement. Cinquante centimètres, un mètre... Ça va être trop juste !

Je mets mes pieds sur l'arrière de la moto, et m'apprête à me redresser. Je n'aurai qu'une seule tentative. La moto étant lancée à toute vitesse, j'ai de bonne chances de me tuer. Nous arrivons à hauteur de l'immense appareil, je verrouille ma cible, la rampe, et je me lance.

Je prends impulsion avec mes pieds, et je saute. J'arrive sur la rampe au sommet de mon saut, et je replie mes jambes de justesse pour ne pas heurter le rebord à pleine vitesse. Mes genoux atterrissent sur le sol métallique de l'appareil et je fais quelques roulé-boulés avant de m'écraser sur le mur opposé. La douleur est horrible, mes jambes sont défoncées, la mitraillette que je portais à mes côtés s'est enfoncée dans mes côtes, et ma tête a heurté violemment le mur, brisant la visière de mon casque.

Derrière moi, j'entends la rampe se refermer. J'ai du mal à éclaircir mes idées, je ne me sens pas au mieux. Je sens également que l'appareil a débuté son voyage. Je rouvre les yeux, j'ai du mal à voir à travers la visière craquelée, mais je peux apercevoir les autres pacificateurs qu'il y a dans l'appareil, qui s'étaient assis pour le décollage sur les deux rangées de sièges qui se font face. Surpris, ils ne font rien, et me regarde sans comprendre pourquoi l'un des leurs a fait une telle cascade pour les suivre dans l'hovercraft. Lentement, ils commencent à se lever et à aller dans ma direction, et me demandent « ça va ? » ou « Mais pourquoi t'as fait ça ?! ».

– Qui c'est celui-là ?! Demande une voix. Je n'ai demandé personne d'autre !

C'est Worthcow. Je le reconnais. Il se tourne vers moi

– Qui êtes vous ?! Qu'est-ce qui vous permet d'entrer ainsi dans mon appareil.

On se regarde fixement quelques secondes. Petit à petit, la colère qui s'était formée sur son visage se transforme en réflexion, puis il recule d'un pas, foudroyé par la surprise. Il a vu mes yeux à travers la visière cassée.

– Monsieur Spencey ? dit-il.

J'attrape ma mitraillette et j'envoie la sauce sur les pacificateurs.

Les balles pénètrent le corps d'un, deux, trois, puis quatre de mes adversaires. Pris par surprise, à une si courte distance, ils n'avaient aucune chance de s'en sortir. Worthcow a eu le temps de se jeter dans la trappe donnant sur la soute, bousculant au passage un pacificateur, que j'ai aisément percé de toutes parts avec mon arme. Un pacificateur, caché derrière une rangée de sièges, entame la riposte au pistolet, et je me protège derrière un corps dont je viens d'ôter la vie. Un deuxième pacificateur riposte également depuis la cabine de pilotage. Dans cet espace confiné, les balles commencent à fuser de partout, et le sang également.

Je viens de terminer mon chargeur, et le corps derrière lequel je me protège est tout décharné. J'en profite pour prendre sa mitraillette. Le pilote, Worthcow, L'autre dans la cabine de pilotage et celui derrière les sièges, ça fait quatre. Je n'entends plus ce dernier tirer, son chargeur doit être vide. Je n'hésite pas : je sors ma tête de derrière mon abri et je lui tire dessus. Deux balles dans la tête, il s'écroule. Mais je n'ai pas le temps de me remettre au sol, car je sens deux mains se poser sur moi et me relever.

C'est un autre pacificateur qui avait pris une balle à la poitrine, mais qui n'est pas mort. Sa poigne est puissante je ne peux m'en extraire, il s'apprête à me frapper, mais je l'esquive. Il m'attrape le cou avec son avant-bras, et sert très fort, m'étouffant complètement. A court d'oxygène, je parviens à voir que le pacificateur dans la cabine en profite pour m'ajuster au pistolet. Je me débat alors, et je parviens à poser mon pied droit contre une paroi. Je pousse de toute mes forces, et nous tombons à la renverse, au moment où l'autre tire. Et la balle atteint mon agresseur.

Il me relâche, tué par son propre allié. Je regarde autour de moi, juste-là, je retrouve ma mitraillette, et je renvoie la pareille à mon sauveur qui ne peux pas éviter mon coup de feu.

– Évite moi-ça, mon gars ! crie soudainement Worthcow.

Je le vois sortir de la soute, armé d'une arme imposante.

Oh mon dieu.

Le foudroyeur. Il a pris le foudroyeur que j'avais repéré dans la soute. Si ce que disais Daril est vrai, je vais me faire pulvériser. Je cours vers les sièges pour me mettre à couvert derrière eux, tout en tentant maladroitement de tirer vers Wortchcow. Et il tire à son tour.

L'onde de choc est phénoménale, elle balaye l'intérieur de l'appareil comme une gigantesque bourrasque de vent, le tout dans un éclair bleuté. Il y a tellement de puissance que Worthcow n'arrive pas à me viser, et la décharge vient frapper la rampe à l'arrière qui, sous le coup, cède et s'en va voler au loin. Je vois derrière moi le paysage qui défile à pleine vitesse, la ville du Capitole, que nous survolons en ce moment.

Je jette un coup d'œil hors de ma cachette pour voir ce que fait Worthcow : il est tombé à la renverse avec le recul de son arme, et est en train de se relever. Dans quelques secondes, il va encore me tirer dessus, et sans me rater cette fois-ci. Je me redresse alors et fonce vers lui.

Mais pendant ma course, je me rends compte que le sol glisse, de plus en plus. L'hovercraft est en train de s'incliner petit à petit, le nez pointant vers le ciel, ce qui veut dire que le sol penche vers l'ouverture créée par la chute de la rampe ! Il devient même tellement penché que je ne peux plus tenir debout dessus, et je me plaque contre le plancher. Mais que fait le pilote ?!

Et je le devine : en tirant n'importe comment à la mitraillette, une de mes balles a dû ricocher et le tuer. S'il le faut, il est tombé sur le levier, bloquant l'appareil en position de montée. Et l'hovercraft s'élève de plus en plus.

Je glisse... Je glisse ! On n'est plus loin d'être à la verticale maintenant ! Ma main attrape le pied d'un siège, tandis que Worthcow, après avoir bien dévalé 5 mètres, trouve une sangle à laquelle s'agripper. Il faut au plus vite que j'atteigne la cabine de pilotage pour redresser l'appareil.

J'entame ma difficile ascension, m'agrippant comme je le peux sur les sièges, essayant de ne pas regarder en dessous, le sol qui s'éloigne inexorablement. Puis je me rends compte que passer des sièges à la cabine de pilotage va être compliqué, voire impossible.

– Vous ne vous en sortirez pas comme ça, monsieur Spencey ! me crie Worthcow.

Non loin de moi, je vois qu'il a réussi à reprendre en main son foudroyeur. Je peux même voir qu'il en augmente la puissance. Il est complètement taré !

Il me vise. Dans ma position acrobatique, je pourrai difficilement l'éviter sans tomber dans le vide ! Mais j'aperçois en face l'autre rangée de sièges, tout n'est pas perdu.

Je lâche ma prise, je saute et je m'envole vers eux et j'en attrape un, pendant que Worthcow presse la détente.

La nouvelle décharge vient détruire la rangée de sièges où je me trouvais, ainsi que la paroi métallique qui se trouvait derrière ceux-ci. Je sens qu'une partie de mon visage est brûlée par la déflagration, et j'ai toutes les peines du monde à rester agrippé à ma prise. Une bonne partie de l'appareil se détache, et un moteur explose en vol, l'hovercraft est complètement HS et en proie au flammes. Petit à petit, on arrête de grimpe vers le ciel, et, pendant un temps interminable, l'hovercraft reste suspendu dans les airs... Puis il décroche, et part en chute libre.

Mon estomac se noue et vient se plaquer contre mon ventre, l'accélération est vertigineuse. L'engin se retourne petit à petit, le nez pointe maintenant vers le sol, et je suis à deux doigts glisser hors du fuselage en train de se décomposer.

Je raisonne à toute vitesse. Je vais mourir. Dans quelques secondes, je vais m'écraser sur le Capitole, et mon corps sera incinéré dans les flammes du crash. S'il le faut, on ne reconnaîtra même pas mon corps, et personne ne fera le lien avec moi, Night, ou quoi que ce soit en rapport avec cette histoire. C'est la fin.

Mais non, je me souviens, il y a des parachutes. Derrière les sièges, je les ai repérés la première fois. En état de panique, je me hisse jusqu'à un siège, et j'attrape derrière celui-ci, ma dernière chance. Sous moi, Worthcow l'aperçoit, et il m'attrape par la jambe.

– Non ! Laissez-le moi ! hurle-t-il.

Je le repousse d'un coup de pied, et il tombe plus bas, coincé. Moi, je saisis la poignée du parachute, et je l'active. Il se déplie, et l'air s'engouffre dessous, amortissant dans un choc, et il m'emporte avec lui. Après m'être cogné violemment contre les parois, je m'élève hors de l'appareil, et le voit se crasher seulement quelques instants plus tard en dessous de moi dans une immense explosion, sur une rue du Capitole.


Scène d'action très cinématographique, j'espère que je l'ai bien fait passer sur papier...

Sinon, petit message : comme vous l'avez sans doute remarqué, on arrive vers la fin de cette fic (encore quelques chapitres, je vous rassure), mais je voudrais vous dire que si vous avez des questions hors de la fic (ex : inspiration, écriture ou plus perso, ce que vous voulez...), je ferai un effort de répondre dans une news à la fin de la fic.

A la prochaine !