Disclaimer: Hétalia ne m'appartient pas. Le concept des 2P n'est pas de moi non plus, je ne fais qu'utiliser l'idée.

Personnages: 2P!Amérique/Alexander, 2P!England/Oliver

Parings: Aucun

Genre: Angst

Rating: Pour tous.


L'enfance d'Amérique


L'enfant épiait les colons depuis le haut de son arbre. Il se demandait d'où venaient ces personnes, qui étaient-elles. Il aurait aimé s'approcher plus près mais n'osait pas.

Les guerriers lui avaient dit de ne pas se mêler à eux. Ils étaient dangereux. Même si l'enfant ne voyait pas en quoi il représentait un danger.
Il se sentait quand même un peu attiré par ces gens. Ils ressemblaient aux tribus avec lesquelles il vivait mais étaient différents. Ils les avait espionné quand ils étaient venus au camps, parlant avec le grand chef.

Ils avaient la peau pâle.

Des cheveux parfois clairs.

Des yeux souvent tout aussi clairs.

Ils fascinaient l'enfant mais l'effrayaient également. Il sentait qu'ils étaient importants pour lui mais une crainte venue d'on ne savait où le paralysait. Il ne pouvait cependant s'empêcher de les approcher, de les regarder de loin. Il était curieux mais ne voulait pas désobéir.

Il descendit de son arbre et retourna au campement. Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait mal, angoissé. Il se mit alors à courir, soudain paniqué, des larmes coulant sur ses joues. Il ne savait pas ce qui lui prenait mais il voulait retrouver la tribu où il vivait.

Il arriva enfin sur les lieux pour trouver le camps dévasté. Ses yeux rouges s'écarquillèrent, et il sentit l'air lui manquer. Il était horrifié. Les tentes étaient éventrée ou en feu, il y avait des corps partout. Il cria, appela pour savoir s'il y avait quelqu'un mais il n'eut aucune réponse.
La peur et l'horreur le prit au ventre, il hurla, enfouissant ses mains dans ses cheveux.

Il pleurait, sans pouvoir s'arrêter quand il entendit des pas derrière lui et se retourna. Il se retrouva face à un jeune homme blonds aux yeux bleus et roses avec de gros sourcils. Il était vêtu d'un habits semblables à ceux que portaient les hommes qui étaient déjà venu ici, il avait aussi la même armes.
Effrayé, il recula, trébucha et tomba. L'autre s'accroupit face à l'enfant. Il posa son arme au sol, et regarda le petit. Il souriait mais cela ne rassura pas l'enfant.

«Bonjour, qui es tu?»

L'enfant ne comprit pas les mots prononcés. Il eut un sanglot, et il eut un frisson. Cet homme lui faisait peur mais aussi l'intriguait. Il sentait quelque chose venant de lui, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti avant. Il réalisa soudain que cette personne était comme lui, même s'il ne savait pas ce que cela voulait dire.
Il en fut encore plus effrayé. Il voulut s'enfuir mais l'autre l'attrapa par le bras, l'immobilisant. Sans réfléchir, le petit le mordit jusqu'au sang.L'adulte le lâcha et il put fuir, courant dans le camps dévasté, des larmes coulant sur ses joues, tandis qu'il fuyait loin de son semblable. Il ne fallait pas qu'il reste avec lui. Il ne savait pas pourquoi il avait si peur mais il sentait qu'il était en danger.

Cette personne était comme lui, comme sa mère.

Mais il était adulte, grand et fort.

Il pouvait lui voler sa terre, sa terre à laquelle il se sentait confusément relié.

«Attends.»

Il ne comprit pas ce que disais l'autre, mais devina ce qu'il voulait dire. Il regarda par dessus son épaules et vit qu'il était poursuivit. Il courut plus vide mais l'autre le rattrapait. Il trébucha et s'étala au sol, dans la poussière. Il sentait la chaleur des flammes pas loin, l'odeur du sang et de la poudre.
Il voulut se redresser pour fuir mais l'autre l'avait rattrapé et l'avait prit dans ses bras.
Il se débattit et mordit le bras de son semblable. Celui-ci émit un mot entre ses dents mais ne le lâcha pas.

«C'est bon, tu ne risque plus rien.»

La voix était apaisante. Mais l'enfant avait peur, peur de cet être pareil à lui. Allait-il lui voler sa terre? Il continua à se débattre, voulant s'échapper. Mais cela ne fonctionna pas, l'autre ne le lâcha pas, le serrant contre lui.

«Monsieur?»

D'autres colons venaient d'arriver dans le camps, rejoignant le premier. Tous étaient armés et avaient des vêtements tâchés. Ils étaient blessés pour certains. La nation adulte se tourna vers eux.

«Avez-vous fini?

- Oui monsieur.

- Parfait.

- Puis-je vous demander qui est cet enfant?

- Il est comme moi, c'est cette terre. Nos colonies.»

La joie perçait dans la voix du jeune homme, il était fier d'avoir trouvé son semblable. Mais cet enfant avait été élevé par des sauvages, il allait avoir besoin d'une bonne éducation. Et d'un père. Il s'en occuperait bien. Lilian serait jaloux. Il lui proposerait de partager s'il voulait. Et peut-être pourrait-il enfin rencontrer l'autre enfant, celui qu'avait recueilli son rival.

«Rentrons.»

Ils repartirent vers la ville d'où ils venaient, emmenant la petite nation qui se débattait encore, criant des choses dans la seule langue qu'il connaissait. Mais ça n'avait aucun résultat. Il mordait et griffait celui qui le retenait mais sans résultat. Il voulait fuir, se réfugier auprès d'une autre tribu. Ils allaient être inquiets s'il ne venait pas. Il ne devait pas rejoindre les colons, ils étaient dangereux pour lui. Sa mère lui avait dit de rester loin d'eux tant qu'il n'était pas adulte et capable de se protéger.


Il n'aimait pas son tuteur. Il s'appelait Oliver et c'était une nation, comme lui, ce qui ne le rassurait pas beaucoup. Le plus vieux allait s'occuper de lui maintenant. Mais l'enfant ne voulait pas de lui, se comportant comme un petit sauvage, refusant ce que l'autre lui offrait. Il épiait l'anglais et lui sautait dessus depuis des endroits incroyables. Il mordait, griffait et insultait dans les langues indiennes.

Il apprit quand même l'anglais.
Pour mieux injurier son protecteur.

Oliver lui coupa les cheveux, lui enleva sa plume et lui mit des habits complets. L'enfant ressemblait maintenant à un petit colon et plus à un indien. Il le garda enfermé. Il ne voulait pas que sa colonie fuit. Il lui offrit des cadeaux, essayant de l'acheter.

Il lui donna aussi un nom «Alexander.»

L'enfant ne voulait pas de ce prénom, il en avait déjà un, que lui avait donné les tribus indiennes. Il ne voulait pas changer et refusait de répondre à celui de l'anglais.
Et parfois il était prit de grandes douleurs, il ne le savait pas mais c'était les massacres des tribus indiennes. Il avait mal, appelait à l'aide, et restait prostré dans un coin pendant de longs moments. Il ne savait pas ce qu'il se passait mais en souffrait terriblement. Il avait des crises de larmes et faisait des cauchemars.

Mais il n'était qu'un enfant.
Petit à petit, il se rapprocha de son tuteur.

Il cessa de tenter de fuir, comprenant de ça ne servait à rien de faire ça. C'était inutile, il l'avait comprit. Il commença à accepter de répondre au nom que lui avait donné son colonisateur. Il se résolut à l'appeler dad parce que l'autre l'ignorait sinon.

Mais tout cela ne devait pas durer.

Un jour, une épidémie de petit vérole se rependit sur les terres des colons. Ceux-ci, habitué à cette maladie venue du continent résistèrent de leur mieux, mais contaminèrent les indiens.

Ce fut une hécatombe.

L'enfant fut atteint en sentant toutes ces personnes, colons comme indiens, qui étaient touchés par l'épidémie. Il fut malade pendant un temps long. Il ne pouvait pas mourir mais souffrait, sentant des tas de gens qui succombaient, sans comprendre cela.

Oliver prit soin de lui, le soigna de son mieux, le rassura. Il faisait de son mieux pour rendre le calvaire du petit supportable. Mais il fallait attendre, attendre que la maladie disparaisse d'elle-même.

Et un jour, cela arriva.

L'enfant ouvrit les yeux, regardant le plafond. Il ne savait pas où il était. Il se redressa, laissant la couverture tomber. Il regarda autour de lui. C'était une chambre. Il ne comprenait pas ce qu'il faisait là. Une image de forêt et de plaine s'imposa dans son esprit.
Vivait-il dehors avant?
Il ne se souvenait pas.
Et il paniqua en se rendant compte qu'il ne se souvenait de rien.
Il se mit à pleurer, sans pouvoir s'arrêter. Une détresse incroyable s'était abattue sur lui, une impression d'être seul et sans défense.

«Alexander?»

Il releva la tête à cette voix. Ce nom lui était familier. C'était le sien, il le savait. Il regarda celui qui venait d'entrer dans la pièce. Il le connaissait, il le savait au fond de lui. Il se sentit rassuré mais en même temps confus. Il essaya de parler mais un seul mot franchit ses lèvres. «Qui...»

L'autre eut l'air inquiet. Sincèrement inquiet. Il posa sa paume sur le front du petit brun, comme pour évaluer sa fièvre. «Tu es guéris.» Finit-il par dire, l'air soulagé. Mais toujours inquiet, comprenant que quelque chose n'allait pas.

«Je m'appelle Alexander?»

Le plus vieux cligna des yeux devant cette question. Il ne semblait pas s'y attendre. Mais bien vite il se reprit et répondit, le sourire aux lèvres «Oui c'est ton nom.

- Qui êtes vous?

- Je m'appelle Oliver. Je t'ai adopté. Tu vivais tout seul dans les bois et je t'ai recueillis.»

Jason le regarda avec surprise. Il vivait dans les bois? Il avait en effet des images de forêt dans la tête, des images de hautes herbes et de fleurs, d'animaux. Cela semblait la vérité. Il hocha la tête. Après quelques instants de silence, il dit «Tu es mon père alors?»

Oliver sourit, plus tendrement et répondit, doucement «Oui, c'est ce que je suis.»

L'enfant ne se rappelait de rien

La nation adulte reprit son éducation de zéro, et eut beaucoup plus de résultats positifs cette fois.

L'enfant était un peu sauvage, mais beaucoup plus docile qu'avant.

Il ne parla plus des indiens. Il ne chercha plus à les voir.
Il ne chercha plus à fuir.
Il cessa de dire des noms en langue indienne, cessa d'appeler un nom en particulier.
Il se rapprocha des colons, passant des heures à les observer.
Il commença à se comporter comme un petit colon.
Parfois, il s'asseyait dans un coin et chantant une petite chanson anglaise, qui lui venait d'il ne savait où.
Il devint proche de son père adoptif.

Il était Alexander, il était l'Amérique, les 13 colonies.
Il était la représentation des colons.
Et rien de plus.


Voilà Voilà, vous pouvez demander à voir un événement particulier concernant un ou plusieurs membres de la 2P!Face Family.

Je verrais ce que je peux faire.