Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas. Le concept des 2P n'est pas de moi non plus, je ne fais qu'utiliser l'idée.

Personnages:. 2P!Angleterre/Oliver, 2P!Allemagne/Kark et 2P!Ex-Prusse/Wilhelm

Parings: Petit Fruk

Genre: Angst, un chouia d'humour

Rating: Rien de méchant


La Trilogie des Cupcakes III


Oliver ricanait devant sa cuisinière. Une petite fiole était posée sur le plan de travail. Elle attendait de servir. Le liquide vert qui y reposait attendait d'être mélangé à de la pâte et cuit.

«Hahahaha»

Il allaient payer.

Il allaient le regretter.

Il se mit à chanter, agitant sa baguette au dessus de la pâte d'une main et versant les ingrédients de l'autre.

«Un peu de sucre roux, pour la douceur qui cache le piège,

Un peu de farine, blanche, comme il le sera quand il subira mon courroux,

Un peu de chocolat, l'amertume les prendra et leur restera dans la bouche,

De la levure qui fera gonfler le gâteau, comme enfle ma colère.

Du beurre pour conclure, pour tenir le tout, comme il crois avoir glisser par dessus ma vengeance.

Et mon petit ingrédient spécial, instrument de la délicieuse revanche»

Il donna un coup de baguette, et la préparation fit quelques étincelles de couleur. Il eut un long éclat de rire diabolique. Il avait d'abord pensé à mettre des morceaux de corps en sucre et du colorant alimentaire rouge en guise de sang...mais ça ne lui paraissait pas assez. Il fallait quelque chose de plus fort, de plus marquant.

«Lalala beurre, vanille, sucre glace...mélangez vous pour le glaçage, comme une couverture cachant le terrible outil de ma vengeance.» Il versa du colorant rose dans le tout. «Rose, rose, une couleur tellement spéciale, qui cache tant de choses.»

Il enfourna les cupcakes et mit le glaçage de côté. Il alla prendre un thé, ricanant diaboliquement. Il fallait juste qu'il les fasse manger au responsable. Ce serait terrible, terrible et délicieux. Ce mélange était son chef d'œuvre. Il ne s'en servirait jamais sur ses bébés mais sur lui, il ne se gênerait pas du tout. Ce serait très drôle de l'entendre pleurer et crier sans espoir d'être secouru.

Il avait apprit des choses sur la guerre, sur l'invasion de Lilian qu'il n'avait pas appris avant. Pourquoi son doux amant n'avait-il rien dit? Il aurait vengé son honneur bien plus tôt. Et ce serait si terrible que l'autre serait transformé en une loque. Il ne ne vengerait pas sur Luciano, car il était certain que celui-ci n'y était pour rien mais les frères germaniques allaient payer en ce 8 mai. Personne ne l'arrêterait.

«Tremblez tremblez,

J'arrive pour vous tétaniser.

Personne n'entendra vos cris,

Personne ne se souciera de votre survie,

Vos larmes seront vos seules compagnes,

Vous n'avez pu empêcher ces choses d'arriver,

vous allez le payer.

Pleurez, Criez, courrez, personne ne va vous sauver

D'accord. Ils n'avaient rien fait eux. Mais c'était leur peuple, leurs hommes. Ils auraient du empêcher cela d'arriver. Lilian était doué pour fuir mais trop tard dans ce cas. Il se souvenait des blessures de son amant, la plupart cicatrisés à la fin de la guerre. Il avait voulu savoir qui lui avait fait ça mais il avait répondu ''des humains'' dans un geste vague de la main. Oliver avait tout tenté pour lui arracher des informations mais sans succès. Et finalement il avait la réponse. Des années après il avait entendu Karl en parler à son frère. Des remords selon lui. Peu importait qu'il regrettait, il allait payer au centuple cette faute. On ne touchait pas à son amant.

Durant la guerre, il les avait accablés de sorts et de malédictions qui avaient tous fait mouche. Il avait fait regretter les invasions, d'avoir capturé Lilian et d'avoir mis un sale type pour le commander, un sale type qui avait livré des innocents à la folie d'un homme. La haine d'Oliver ne s'était apaisé que sur un mot du français, après qu'il ait massacré les trois germaniques et l'italien avec ses fils. Lilian disait qu'il fallait des nations fortes pour reconstruire un pays. Un bébé ne pourrait jamais porter tout ça. N'empêche qu'il avait cogné lui aussi...

Oliver eut un rictus. Après cet ultime acte, il laisserais couler. Il aurait vengé l'honneur de son amant et c'était tout ce qui comptait. Il pourrait alors dire à son chéri que tout était résolu. Un sourire dément ourla ses lèvres.

Il se réjouissait de la souffrance qu'il allait infligé.

Il se réjouissait de la peur qu'il allait faire naître.

Il rit à imaginer ce que ses gâteaux allaient provoquer.


Whilelm posa le colis sur la table «C'est un cadeau de Canada.» il ouvrit la boîte et haussa un sourcil étonné «Il s'est mit aux cupcakes lui aussi?

- Surprenant.

- Ils ont l'air bons.

- Attends Bruder, tu es sûr qu'on peut les manger?

- Fait pas ta chochotte Karl, c'est de Matt.

- Justement...» Il ne savait pas le pourquoi de ce cadeau et se méfiait un peu. Cette famille lui en avait fait voir. «Il y a une lettre ''Je voulais m'excuser du désordre de la dernière réunion, je vous envoie ceci en réparation''.Hum...ça a l'air réglo en fait.» Il prit un gâteau et mordit dedans. Son frère fit de même quelques instants plus tard et ils se régalèrent. Aucun ne vit la silhouette derrière la fenêtre, aucun n'entendit le petit rire démoniaque.


La nuit venu, Karl ne tournait et se retournait dans son lit, haletant. Il avait trop chaud. Une silhouette apparut alors dans la chambre. Un homme barbu et blond aux yeux verts. «Vati?

Tu m'as déçu Karl.» L'homme n'était pas souriant, il était réprobateur, sévère, froid «J'ai honte de t'avoir pour fils. Regarde toi, une loque, un faible...un monstre.»

L'allemand se figea. Ce n'était pas possible, il avait mal entendu? Ce regard dégoûté et froid...il eut un mouvement de recul.

Soudain le visage de l'homme semble fondre, le transformant en un monstre.

«HAAAAAAA»

Kaaarrrrrrlllllll

Sois mauuuuudddddiiittt

Il en tomba du lit en balbutiant «Je ne crois pas aux fantômes...» Il tremblait pourtant comme une feuilles. Où était Luciano quand on avait besoin de lui? Il n'aurait pas eu peur de ce genre de choses, il aurait rit, sortit son poignard et aurait poursuivit les apparitions en hurlant des insultes en italiens. Sauf que ça ne marchait pas comme ça.

Tu as commiiiis un pêeêêché,

Tu as laissé commeeeettttre une action terrible,

Tu mérite d'être puniiii

Il sortit de sa chambre en courant, et vit une silhouette blanche couvertes de tâches de sang face à lui, avec un visage grimaçant. Il fit demi-tour et alla s'enfermer dans la salle de bain. Il vit alors un enfant, tenant un balais, le fixer avec un sourire fou. Il connaissait ce petit. Il eut l'impression qu'il avait rapetissé, qu'il était à la taille de ce gamin.

«Luciano?» risqua-t-il avec angoisse, inquiet à la vue du tablier, tâché de sang, ou peut-être était-ce du jus. Il était en uniforme de servante après tout. «C'est toi?» Il fut étonné de sa voix juvénile, ses mains étaient toutes petites et il était habillé de rouge.

L'enfant se fendit d'une grimace effrayante «Laisse moi faire partie de ton empire. J'ai besoin d'argent. DONNE MOI DE L'OR!

- Mais...

- Si tu refuse...» Il leva son balais et eut un air dément «Tu vas le payer très cher.» Il le frappa et Karl eut le goût du sang dans la bouche. Il se mit à courir, ayant l'impression de ne rien voir, il entendait une comptine italienne derrière lui, ce petit semblait encore plus fou que sa version adulte.

Il vit soudain Wilhelm, debout dans le couloir «BRUDER!» Il attrapa la chemise de son frère.

Deux yeux rouges se posèrent sur lui et une lame siffla dans l'air, une douleur cuisante lui irradia la joue.

«Ne me touche pas...tu ne te souviens de moi que quand je te protège de cette folle hein! Je reste du temps je ne suis qu'un serviteur! Qui fait le sale boulot! JE SUIS PAS UNE NOUNOU!»

Karl regarda sa main, elle était tâchée de sang et la douleur brûlait sa joue, il sentait quelque chose de liquide qui coulait au sol.

Il vit la folie dans les yeux de l'ancien prussien. «J'ai tout donné pour toi. Je t'ai sauvé quand t'allais crever comme un chien sur le champs de bataille, j'ai du humilié mon meilleur pote pour pouvoir ensuite te créer une terre...et Oliver me l'a fait payer ce bâtard. J'ai perdu de mes forces à cause de ça.» L'image se trouble et il faisait face à un Prusse dans un uniforme militaire de la première guerre mondiale «Je t'ai suivi dans tes foutues guerres comme un serviteur, parce que nos boss m'y obligeait, j'ai passé quatre saloperies d'années dans ces foutues tranchées. J'ai vu mourir mon peuple et le tien. J'ai été humilié, j'ai payé pour t'avoir suivi. On m'a traité comme...comme si j'étais ton chien.» C'était comme si son ressentiment sortait d'un coup.

Karl recula et vit la lame se lever à nouveau «Bruder...je suis désolé...je ne...

- T'ES DESOLE?» L'image se brouilla et il apparut dans son uniforme déchiré et ensanglanté de la seconde guerre, un de ses yeux était fermé, son nez était cassé, du sang maculait une partie de son visage et ses cheveux blancs étaient rouges par endroit. «Seul ma nature de nation m'a protégé de cette folie, j'étais traité comme un monstre à cause de mon apparence...et toi, tu...étais fou, tu avais perdu ton honneur de pays, tu étais devenu un monstre...A la fin, tu les as laissé m'emmener, sans doute étais-tu soulagé de ne pas être celui embarqué par Vlad. Tu as rampé sans aucune fierté aux pieds des gamins de Lilian!» cracha-t-il, envoyant de la salive ensanglantée au visage de son cadet. «Tu t'en ai bien tiré, alors que tu étais responsable, j'ai été puni alors que je t'avais suivi...la Prusse n'existe plus KARL! TU M'AS PRESQUE TUE AVEC TA FOLIE!» Il pointa une arme sur son frère, les yeux brillants de démence «A ma place, tu serais mort espèce de sale chochotte. Qui pleurait depuis l'enfance, qui ne cachait dans les jupes de Hongrie, qui s'est jeté sur un champs de bataille contre une nation qui avait perdu les pédales...alors qu'il était haut comme trois pommes.

- Q...Quoi?» Son cœur s'arrêta, il ne comprenait pas ce que l'autre voulait dire en parlant de tout ça. Il avait l'horrible impression d'être perdu.

«J'ai perdu mon identité. Tu as une idée de ce que j'ai ressenti quand on a déclaré la dissolution de la Prusse? Le sentiment d'avoir trahi toutes mes...» Une larme coula sur la joue blessée de l'albinos. La main qui tenait l'arme trembla «Tu as fait les pires choses et c'est moi qui prenait tout.»

La détonation claque aux oreilles de Karl qui sentit une terrible douleur dans l'épaule, il se leva et courut dans la direction opposé. Il regarda par dessus son épaule. Personne. C'était une illusion, comme l'enfant italien? Il déglutit et se tapit dans un placard, tremblant comme une feuille. Il n'était pas blessé, tout n'avait été qu'une illusion. Il fondit en larmes, encore choqué par ce qu'il venait de vivre.

A l'autre bout de la maison, Whilelm vivait à peu près la même chose...et réveilla Rodrigue en plein milieu de sa nuit passionnée pour lui pleurer dans les oreilles.


Oliver posa la fiole sur la table «Mon chef d'oeuvre! Cette potion fait vivre un vrai cauchemar éveillé à celui qui la consomme...je l'ai testé sur un cobaye...ça marche très bien.»

Lilian haussa un sourcil «Un...Cobaye?

- Gnhihihih. Tout à fait mon chéri. Je t'ai vengé.

- Hum?»