Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas. Le concept des 2P n'est pas de moi non plus, je ne fais qu'utiliser l'idée.
Personnages:. 2P!Angleterre/Oliver, 2P!France/Lilian, 2P!Danemark/Siegfried, 2P!Norvège!Ragnar
Parings: Petit Fruk
Genre: Angst
Rating: Histoire assez dure.
Première Fois
Ils avaient l'apparence d'humains, ils respiraient, mangeaient, saignaient comme des humains. Une épidémie frappait? Ils tombaient malades si une majorités de leur peuple l'était. Leurs dirigeants voulaient les garder près d'eux, les protéger quand ils étaient petits. Seulement certains étaient plus sauvages que d'autres, aimaient la nature. Ou certains étaient des barbares et accompagnaient leur peuple dans ses conquêtes.
Oliver savait ce qu'il était. Il avait fui, quelques jours avant, le château pour la forêt, voulant voir son ami le lapin ailé. Certaines fées l'avaient grondé et lui avaient tiré les cheveux pour le ramener à l'abri, avec les humains, là où on pouvait le protéger, là où ses semblables le laisseraient en paix. Mais il les chassa d'un revers de main, occupé à chercher son ami brun à travers les fourrés.
Il savait ce qu'il était. Il avait bien vu qu'il ne grandissait pas, qu'il ne vieillissait pas comme les autres. Ses frères et lui semblaient toujours les mêmes...enfin ses aînés avaient un peu grandis eux. Pas lui. C'était injuste. Lui restait sur ses petites jambes, faible, presque incapable de soulever une épée, se limitant à un petit poignard, à un arc et des flèches. Mais il était fragile. Si on existence était bien assurée, il n'était pas invulnérable. Il l'avait cru, parce qu'il était une nation, mais des blessures légères l'avait convaincus qu'il était capable de ressentir la douleur. Il avait donc fait attention.
Il connaissait la douleur de pierres le frappant à la tête, d'une flèche lui transperçant l'épaule. Il pleurait, arrachait la pointes entre deux sanglots et se terrait dans un coin le temps que le sang cesse de couler. Son visage larmoyant était souvent plein de terre. Quand ça allait trop loin, il se traînait auprès des humains qui s'occupaient de lui. Ceux-ci le grondaient et le soignaient, mais le laissaient toujours repartir, conscient que l'esprit de liberté de leur pays ne devait pas être entravé. Ce n'était pas un prisonnier mais leur nation.
Il n'avait jamais été réellement confronté à son devoir de nation. Avant il était trop jeune. On l'avait enfermé dans le château. Et il avait rencontré les nations barbares, les vikings. Danemark et Norvège. Le premier avait toujours l'air sombre, une hache à la main. Le second aimait voler, piller et brûler. Il avait un sourire effrayant aux lèvres. Ils l'avaient fixés avec un air terrible. Oliver était resté auprès de son roi, tremblant. Mais il avait vite oublié le danger et était parti dans la forêt.
Avant il n'avait rencontré que peu de nations. Ses frères qui le brutalisaient pour faire de lui un homme. Beaucoup de ses blessures venaient d'eux. Beaucoup de flèches avaient été tiré par le gallois et l'écossais. Il pleurait devant ce manque d'affection. Personne n'était jamais venu le voir, n'avait jamais prit soin de lui. Il se débrouillait seul et comptait aussi sur les humains. Il ne pouvait attendre de grandir et de devenir capable de se battre. Il leurs ferait regretter leur méchancetés. Et puis il y avait France. Celui-ci était venu lors d'une proposition de mariage. Oliver s'était tout de suite plongé dans ces yeux violets. Son petit cœur avait battu plus fort. On aurait dit une fée, une fée à l'air boudeur, forte, qui savait imposer le respect. Le petit n'avait eu cesse d'attirer son attention, lui avait offert des fleurs, avait fait des bêtises. Et avait déclaré à son roi qu'il épouserait cette belle demoiselle. Celui-ci avait ri et dit que c'était un homme.
Jusqu'ici il n'avait jamais eu affaire à la cruauté des autres nations. Il sentait ses villages être pillés par les vikings, il sentait la peur de son peuple, il sentait les villages qui brûlaient. Mais il n'avait jamais eu à faire face à ces ennemis. Il n'était pas de taille selon ses proches.
Aussi, quand Danemark sortit des fourrés, un regard fou sur le visage, il recula. Une peur animale le prit et il trembla. Le viking sourit cruellement et brandit sa hache. «Je vais vaincre l'Angleterre aujourd'hui. Tu vas te soumettre gamin.» Il lança une dague de son autre main et l'enfant plongea au sol, roulant sur le côté pour éviter l'attaque.
Il se mit à courir, terrorisé. Il fallait qu'il s'échappe, qu'il retourne auprès des humains. Personne d'autres ne l'aiderait. Il devait s'en sortir seul, jusqu'à sortir de cette forêt. Des larmes se mirent à couler sur ses joues. Une douleur terrible enflamma sa jambe, une flèche venait de s'y planter. Il tomba et se cogna contre un rocher, sa vue se troubla d'un voile rouge et il se releva, boitillant plus que courant. Une terreur viscérale le prenait, et il ne pensait plus à autre chose qu'à la fuite. Il tenta d'arracher la flèche mais ne réussit qu'à la casser. Renonçant il courut, malgré la douleur, malgré le sang qu'il perdait.
Il arriva rapidement aux falaises. Il était coincé. Terrorisé il jeta un coup d'oeil derrière son dos et vit trop tard la hache qui tournoyait vers lui. La douleur quand elle rencontra son dos fut atroce. Il l'entendit tomber au sol mais il se sentait tomber, ses membres étaient lourds, le goût su sang emplissait sa bouche. Il vit arriver ses tourmenteurs qui ricanaient de sa souffrance. Il réalisa qu'il allait mourir, qu'ils allaient le faire prisonnier et le ramener à leur peuple.
«Alors morveux, tu vas connaître ta première fois? Une de plus à mon tableau de chasse. J'ai eu chacun de tes frères. Ils ont connu leur cycle mais m'ont tous échappé, je ne sais comment...
- Regarde le comme il pleure, un vrai faible. Son frère à vécu ça en nous insultant, puis un truc bizarre est arrivé et il a disparu. On aurait du le brûler, comme les autres.
- Toi tu ne filera pas, je vais briser tes genoux! Ou te casser le dos! Bah peu importe tu vas savoir quel effet ça fait. A ton tour.»
Le danois ramassa son arme et la leva, prêt à la lancer une nouvelle fois, prêt à achever son adversaire, un sourire de fou aux lèvres. Le viking savait qu'il était gagnant et se réjouissait de cette victoire sur la nation anglaise. Battre ses semblables était une source de réjouissance pour lui. Il rit et s'écria, visant le gamin «Une dernière volonté Albion? Quand tu te réveilleras, tu auras un joli collier en fer...»
Non. Jamais.
Oliver se traîna jusqu'au bords de la falaise et se jeta dans le vide sous les regards abasourdis de ses tourmenteurs. Il sentit l'eau l'engloutir et se refermer sur lui. La douleur le submergea, son corps entier le faisait souffrir et sombrait petit à petit dans la lourdeur. Il était au bord d'un gouffre, et était agrippé au bord, pleurant désespérément.
Seul.
Seul avec sa peur.
Seul avec sa souffrance.
Seul comme il l'avait toujours été.
Siegfried se pencha et cracha «Il a osé m'arracher ma victoire. Ce sale morveux. Il a préféré sauter dans la mer depuis ces hauteurs.» Dans un dernier regard méprisant, il quitta les lieux, son ami norvégien sur les talons. Il allait brûler un village avec son peuple pour se calmer, puis il irait tourmenter le gallois qui lui avait échappé trop de fois lui aussi.
Lilian Bonnefoy avait décidé de se rendre en Angleterre. Pas qu'il était inquiet. Bien sûr que non. Ce n'est pas parce que les vikings étaient revenus faire quelques attaques. Il avait retenu une bordée d'insultes. Il ne voulait pas être puni pour son langage fleuri. Il avait décidé d'aller voir son voisin. Parce que l'embêter était terriblement réjouissant. Il était mignon...un peu.
«Vous l'aimez bien en fait.» fit l'humain qui l'accompagnait, un dénommé Léan. C'était un jeune homme d'une vingtaine d'années aux cheveux blonds et aux yeux bleus azur. Il avait tout du normand typique. Une épée pendait à sa ceinture.
Il avait été affecté à la protection du jeune royaume quand il avait mit son épée au service du roi de France. L'enfant avait crié qu'il n'avait pas besoin de protection mais avait fini par comprendre qu'on ne lui demandait pas son avis. Il avait fini par l'accepter et avait commencé à parler avec cette personne qu'on lui avait imposé. Léan comprenait beaucoup le jeune garçon. Sombre et froid, il se souciait beaucoup de son pays. Et son excuse pour aller voir la nation anglaise lui semblait très floue. Un sourire moqueur aux lèvres, il préférait cependant ne pas aller trop loin dans ses moqueries. L'autre pouvait facilement le défier en duel et l'humilier malgré sa petite taille d'enfant de 11 ans.
«Pas vraiment. Il a juste encore beaucoup à apprendre de sa nature. Il n'a pas du connaître certaines choses et il ne faut pas compter sur ses frères pour lui apprendre ces choses...ou alors ils ne seront pas là pour lui quand ça arrivera.» Il savait que ces trois-là empoisonnaient la vie du petit anglais et le martyrisaient encore et encore.
Un jour ils iraient trop loin.
Volontairement ou pas.
Le normand se gratta la tête. Il ne comprenait pas tout au sujet des nations. Il avait du mal à croire à des êtres immortels. Mais il en avait la preuve. Depuis les 3 ans qu'il fréquentait le gamin, celui-ci n'avait pas grandit d'un pouce. Il était toujours le même. Il assistait à des conseils, assis sagement dans un coin. Il parlait avec le roi et sa famille. Bref il n'était pas comme les autres. Différent.
«Je suis peut-être un peu inquiet...» admit le français du bout des lèvres, laissant ensuite passer un silence «Danemark et Norvège sont revenus piller ses terres. Ce sont des brutes.»
Léan grimaça. En temps que normand, il était relativement proche des vikings. «Ce sont des enfants aussi?
- D'apparence? Sans doute oui. Ils ont du peu grandir depuis que je les ai vu pour la cession de la Normandie. Mais les nations perdent vite leur innocence d'enfant.»
L'humain le croyait très bien. Il le voyait avec cet être qu'il protégeait. Soudain il remarqua quelque chose qui flottait à la surface de l'eau, près des côtes dont ils s'approchaient. «Il y a...» il plissa les yeux et fit un signe de croix «...un corps, qui flotte...»
Lilian regarda dans la direction indiquée et ouvrit de grands yeux «Mais...C'est Oliver.» Il se tourna vers son compagnon «...Approche-toi.»
L'autre n'osa pas objecter et obéit. Quand ils furent à côté de l'être, Lilian le tira hors de l'eau. Il grimaça devant ses vêtements imbibés d'eau et de sang. Devant l'horrible blessure de son dos.
«Garde le cap. Il faut accoster sur ses terres.»
Pour sa première ''mort'', il était mieux que la nation soit chez elle. Ça ne changeait pas grand chose si ce n'est que ça rassurait la personne. Ce n'était pas vraiment une mort d'ailleurs. Le cœur ne s'arrêtait pas. C'était comme un sommeil très très profond.
A peine eurent-ils accostés que Lilian sauta au sol et se dirigea vers une cabane qui était heureusement vide. Il posa l'enfant nation sur la couche et se tourna vers Léan «Fais chauffer de l'eau.»
Il avisa du linge dans un coin et le déchira en plusieurs bandes. Il retira la petite cape gorgée d'eau et la tunique colorée. Il retira la pointe de la flèche, faisant crier le petit dans son sommeil.
Il n'était pas inquiet.
Cependant ses mains tremblaient un peu.
Il avait des sueurs froides.
Il savait que ça arriverait un jour.
Et vu la blessure, c'était le danois.
«Tu ne pouvais pas rester avec ton roi Oliver?»
Quand l'eau fut chaude, il nettoya les blessures et les banda. L'humain partit chasser, laissant les deux nations seules. Lilian s'assit près du lit, écartant une mèche blonde comme les blés du front chaud du petit anglais. Cette mine pâle et souffreteuse n'allait pas à l'autre nation. Il devait sourire, rire et dire des bêtises.
Lilian allait tuer ce foutu viking...avec son poignard. Puisque une nation guérissait de n'importe quelle blessures, il allait pouvoir se montrer inventif.
Des souvenirs revenaient à sa mémoire. Sa propre expérience. La seule de sa vie de nation. A l'époque romaine, un romain l'avait transpercé de son épée. Rome avait tué ce légionnaire puis avait entraîne sa colonie sous sa tente et l'avait soigné, bandant ses blessures et le gardant dans ses bras, pressé contre lui pendant trois jours. Lilian ne se souvenait plus de grand chose. Rome lui en avait parlé et avait dit que dans ces cas-là, la présence d'un semblable facilitait le réveil. La première fois était effrayante, et plongeait la nation victime dans un état de détresse. Le romain ne l'avait pas quitté pendant trois jours, envoyant même son général sur les roses.
Il regarda le petit emmitouflé dans des habits que lui avait amené pour son voisin (par pure politesse, il fallait bien un cadeau). Et s'allongea près de lui, le serrant contre son coeur. Oliver gémit et trembla. Le français se mit à fredonner une chanson que chantait parfois sa mère Gaule. Les mots en celtique semblaient avoir un effet apaisant sur le plus jeune. La respiration du petit sembla vite plus calme.
Oliver était tout seul.
Il tentait de se hisser hors du gouffre.
Quelque chose l'empêchait de tomber, son identité de nation le retenait à la vie. Il finirait pas arriver à sortir, ce n'était qu'une question de temps. Mais il avait mal, et il avait peur.
Il pleurait, quand une silhouette attrapa sa main, le tirant hors de ce puits sombre.
Une vive lumière dorée l'enveloppa.
Il ouvrit les yeux d'un coup, l'air entra dans ses poumons brusquement. Il roula sur le côté et se pencha à côté du lit, vomissant un peu de bile. Il tremblait de tout son corps, encore douloureux. Des larmes coulaient sur ses joues. Il toussa, et claqua des dents. La peur glaçait son estomac. Il ne voulait plus jamais vivre ça. Il sentit une main dans son dos et se retourna, pour se plonger dans deux yeux violets.
«Ha tu es réveillé...
- Li...Lilian?
- Je suis pas ta nourrice, trouve quelqu'un d'autre la prochaine fois.» Grommela le plus vieux, détournant le regard, gêné par les yeux brillants de son voisin outre-mer. Il sursauta en sentant le petit anglais se jeter dans ses bras. Mais il ne repoussa pas, sentant que l'autre avait besoin désespérément de réconfort. Il referma ses bras sur le petit corps, prenant garde à ne pas appuyer sur la plaie. Il sentait le tissu de sa chemise devenir humide.
«Il a...Il a...
- Je sais.
- Et il se réjouissait. Il était heureux de faire ça. Il a fait ça à mes frères.» sanglota l'enfant, se pressant un peu plus contre le français. Il respira son odeur, qui lui apportait un certain réconfort, il sentait sa chaleur autour de lui, son aura de nation qui pulsait, forte et lumineuse. Il était si puissant. Il leva les yeux, regardant Lilian avec gratitude et adoration «Merci...
- Quand ça m'est arrivé, quelqu'un a été là pour moi. Je ne pouvais pas te laisser seul. J'aurais fait ça pour n'importe qui. Ne te crois pas spécial pour moi.»
Oliver eut un grand sourire et jeta ses petits bras autour du cou de son ami. «Merci. Je suis heureux tu soit là.» Le petit, du haut de ses 8 ans physique, se blottit contre son sauveur, voulant profiter au maximum de sa présence.
Lilian grommela, rougissant légèrement devant ces remerciements. Ce n'était pas la peine d'en faire autant. Vraiment pas. C'était normal ce qu'il avait fait. «N'approche plus ses vikings.
- Je veux qu'ils payent.
- Sois discret. Tu es plus faible qu'eux. Fais preuve de fourberie. Pièges-les. Utilise tes atouts. Tu en as bien plus qu'eux.»
Oliver rougit devant le compliment, heureux de l'entendre. Il savourait la présence du français qu'il adorait. Du plus profond de son cœur il se jura qu'il ne laisserait jamais son voisin seul dans une situation identique, qu'il serait toujours là pour lui, qu'il l'aimerait toujours et qu'il ferait payer à tout ceux qui le feraient souffrir. Niché dans les bras de Lilian, il s'endormit, reprenant des forces.
La vengeance d'Albion était en marche.
Les Vikings allaient payer sous peu.
Ce serait terrible.
Et il gagnerait pour montrer à Lilian qu'il était fort et sans peur.
Fin
Note: Promis, au prochain l'humour revient...
