Quelques nuages viendront masquer le soleil au cours de cette journée où la température avoisinera les 20°, ce qui reste dans la normale saisonnière. Et maintenant, une page de publicité avant de...
La main de Dean s'écrasa sur le réveil. Comment ce truc pouvait-il encore fonctionner alors que toute sa chambre n'était qu'un champ de bataille.
Oulà, mauvaise comparaison.
Jamais, lors de sa première rencontre avec Castiel, il n'avait imaginé que ce dernier était un militaire. Mais bon, en même temps, ils n'avaient pas tellement papoter. Mais rien dans son attitude... De toute façon, les seuls militaires qu'il connaissait étaient des vétérans amis de son père, et son père lui-même, bien évidemment.
Mais Cas... Il ne l'avait même pas imaginé. Mais maintenant qu'il y pensait.. Cas en uniforme... C'était certainement quelque chose à voir.
Dean sourit et laissa sa main glisser vers son amant. Enfin, ce qu'il pensait. Parce que la place à côté de lui était vide. Dean se redressa sur son lit.
-Cas ?
Mais rien, pas de réponse, pas même le bruit de la douche en fonctionnement. On était lundi matin et il était seul dans son appartement.
Il avait fait le tour de son appartement pour noter à contre-cœur, que, il était seul. Plus rien ne le retenait donc ici et il se décida à partir travailler. Il y aurait certainement quelques vieilles bécanes pour occuper son esprit, au garage. L'occuper et lui éviter de penser à Castiel.
Où avait-il bien pu disparaître comme ça ? Et surtout pourquoi ?
Il s'apprêter à quitter son appartement quand la porte s'ouvrit face à lui.
-Putain, Cas ! T'étais où ? lâcha-t-il en voyant un Castiel tout en sueur passer sa porte.
-Parti courir.
Dean soupira et suivit Castiel jusqu'à la cuisine.
-Fallait me réveiller si tu voulais faire de l'exercice.
Castiel se servit un verre de jus d'orange et vola un baiser à Dean.
-Va expliquer après pourquoi j'ai du mal à bouger après.
-Hé, c'est moi qui vais avoir une démarche horrible, pas toi, je te rappelle.
Castiel posa son verre sur le plan de travail.
-J'ai été clair là-dessus Dean. Si tu tiens absolument à foutre, rien ne t'empêche de trouver quelqu'un pour te prouver ta virilité.
Dean tiqua légèrement. Ces mots dans la bouche de Castiel étaient étranges.
-Oui c'est bon, j'avais compris. Mais je compte pas le faire, malgré ce qu'on pense de moi, j'suis fidèle. Quand je suis avec quelqu'un, j'vais voir personne d'autre.
-Donc pour toi, on est ensemble ?
Dean ne réfléchit même pas avant de répondre.
-Bah oui, tu t'es installé dans mon appart, on a passé le week end au lit et tu as rencontré mon père. Alors t'es loin d'être un coup d'un soir.
Castiel sourit doucement.
-Ca me va, dit-il en embrassant Dean. Tu finis à quelle heure ?
-18h. Tu vas faire quoi ?
-Harceler mon supérieur et voir le psy.
-Pas cool.
Castiel haussa les épaules.
-Non, c'est ok. J'dois passer par là alors, autant le faire rapidement.
Dean le regarda, savoir pourquoi il voulait tellement repartir aussi vite lui démangeait les lèvres, mais il savait que s'il faisait ça, il mettrait encore plus de distance entre lui et Castiel. Et il ne le souhaitait pas.
-On se voit ce soir ? demanda-t-il à la place.
Dean poussa les portes du garage, faisant tinter la cloche. Son père releva les yeux.
-Tiens salut Dean. Tu as passé un bon week end ?
Dean ôta sa veste puis se frotta la nuque.
-Euh ouais... Désolé pour dimanche.
-Tu étais avec... Cas ?
Dean s'approcha de son père.
-Ouais. Il va loger chez moi le temps qu'il est ici.
-Alors invite-le à déjeuner dimanche, sinon tu peux être sur que ta mère va démarquer comme une furie chez toi.
-J'suis étonné qu'elle l'est déjà pas fait ! rit Dean.
-Parce que je l'en ai empêché !
Le père et le fils se mirent à rire.
Dean regarda autour de lui. Le garage était vide, en même temps il était tôt./c/p
-Dis papa... commença Dean.
Il ne savait pas vraiment comment il allait continuer sa phrase.? Puis il se décida de reprendre les mots de Cas. Son père
comprendrait surement ce qu'il voulait dire. Après tout, c'était un vétéran.
-Tu as jamais voulu ... repartir ?
John posa ses outils et dévisagea son fils.
-Repartir où ?
-Et bien tu sais... Au front.
-Oh ?
Jamais Dean n'avait vu son père aussi étonné que ça.
-Pourquoi tu me demandes ça ?
-C'est juste que... Cas est un militaire.
John s'appuya contre le capot d'une voiture, et Dean continua.
-Et... il veut repartir là-bas.
-C'est normal Dean... L'armée... l'armée nous apporte des choses qu'on aurait jamais pu espérer avoir. Elle fait de nous quelqu'un de bien.
-Mais toi.. Tu n'as jamais voulu repartir ?
-Je l'aurais fait. Si je n'avais pas rencontré ta mère. Si tu n'étais pas né, ainsi que ton frère. Mais pour certains, avoir quelqu'un qui nous attend n'est pas suffisant.
-Il a été blessé.
-Cas ?
Dean hocha la tête.
-Il a été blessé et il veut repartir. J'le comprends pas.
-Parce que tu n'es pas un soldat, Dean.
Dean sourit.
-Cas a dit la même chose. Que je ne pouvais pas le comprendre parce que je n'étais pas un soldat.
-Tu... Tu tiens beaucoup à lui, n'est-ce pas ?
Dean soupira.
-Ouais... Je sais que ça te mets mal à ...
-T'occupe pas de ce que je pense, Dean. T'occupe pas de ce que tout le monde pense autour de toi.
Dean hocha la tête. John se redressa.
-Bon, on peut peut-être se mettre à bosser maintenant ? Monsieur Barkley vient chercher sa voiture à 12h et tu as même pas ouvert le capot.
-C'est bon, j'm'y mets.
Dean releva le capot de la voiture.
-Au fait fiston, il fait parti de quel régiment ?
-Aucune idée.
John secoua la tête.
-Ok... Allez, au boulot.
Il partit vers son bureau.
-Où tu vas ?
-Paperrasse. Faut bien que quelqu'un s'en occupe.
-Ouais, bah, j'te la laisse.
John referma la porte derrière lui. Rien ne l'obligeait à la verrouiller, quand Dean mettait les mains dans le cambouis, il était comme lui, il ne s'arrêtait pas avant d'avoir tout réparer. Alors Dean ne débarquerait pas dans son bureau pour entendre sa conversation téléphonique.
John hésita quelques instants avant de saisir le combiné.
-Hey salut Lieutenant !
-Hey, caporal. Que me vaut cet appel ?
-J'ai besoin d'un renseignement.
-Et pourquoi pas le 411 ?
-Parce que t'es le meilleur, Brad.
-OK tu m'as eu. J'peux faire quoi pour toi ?
-Il me faudrait des renseignements sur un gars. Mais j'ai que son prénom.
-Très drôle caporal, et je vais quoi avec juste un prénom, moi ?
-C'est pas un prénom commun, et j'prends ça de façon personnelle. C'est un gars qui tourne autour de la fille de mes voisins.
-Ok, je vois. Donne le prénom, j'vais voir ce que je peux faire.
-C'est Castiel.
-Castiel ? Pas commun. Quel régiment ?
-Aucune idée.
-Merci, je sens que ça va être un vrai bonheur de t'aider.
-Tu me peux donner les infos quand ?
-Dès que je les trouve. Tu dois vraiment aimer cette gamine.
John regarda son fils qui s'affairait sur la Cadillac.
-Ouais, Brad. Considère que je te demande un service pour un membre de ma famille.
-Hé bah John, encore heureux que tu n'as que des fils ! Tu imagines si tu lançais une recherche à chaque copain que ramène ta fille !
-Fais ça au plus vite, Brad.
-Aucun problème. Passe le bonjour à ta femme. Salut.
John raccrocha. Il faisait confiance à Brad. Dans quelques temps, il saurait qui était réellement Castiel.
