Thunderstruck, yeah, yeah, yeah
Thunderstruck, Thunderstruck Thunderstruck,
baby, baby Thunderstruck,
you've been
Thunderstruck Thunderstruck, Thunderstruck
You've been Thunderstruck
C'était Thunderstruck, première piste de l'album The Razors Edge, sorti en 1990 du groupe légendaire de hard rock AC/DC. Il est 18h, vous êtes sur KQRC et maintenant, place aux informations avec Amanda.
Le regard de Dean alla de l'horloge à la porte.
-Bon, c'est assez pour aujourd'hui.
Dean se tourna vers son père.
-Je suppose que c'est pas la peine que je te demande si tu veux venir dîner à la maison ? supposa John avec un sourire.
Dean ne répondit pas, se contentant de passer une main derrière sa nuque.
-Tu vas dire quoi à maman ?
-Comment ça ?
-Bah tu sais… Concernant Cas…
-Oh ! sourit John. C'est ta façon de me demander comment je le trouve ?
-Ouais, c'est ça.
John repensa un instant à ce qu'avait dit Brad. Ce type est un héros. Ouais, et bien, pas mal de héros avaient péter les plombs en revenant de l'enfer. Et John ne voulait pas que Dean assiste à ça.
-J'le connais pas suffisamment pour te donner un avis, Dean. Mais bon, j'le préfère aux autres.
-Les autres ? Je te jamais présenté les autres.
-Justement. Et on peut pas vraiment dire que tu m'as présenté Castiel.
-Concours de circonstances, sourit Dean.
Il attrapa sa veste et l'enfila.
-Oh papa, tu n'en parles pas à Sammy, ok ?
-De … Cas ?
-Sammy… ne sait pas.
-Tu plaisantes ? Sam ne sait pas que tu …
-Non papa, Sammy n'en a aucune idée, le coupa violement Dean. Et je veux que ça reste comme ça.
-Ok. C'est toi qui vois, fiston. On se voit demain.
-A demain, répondit Dean en quittant le garage.
Dean poussa la porte de son appartement et sourit en voyant la veste de Cas sur le portemanteau.
-Alors c'est toi.
Dean sursauta –discrètement- et se tourna vers la voix. Un homme était allongé sur son canapé, les pieds sur les accoudoirs.
-Oh ! Je t'ai fais peur ? Désolé mon chou.
-Mais qu'est-ce que…
-Dean, je te présente Balthazar.
Dean se retourna pour voir Castiel derrière lui, puis refit face à Balthazar et de nouveau à Castiel.
-Comment tu es entré ? J'ai oublié de te filer les clés ce midi !
-Oh, t'inquiète pas pour ça. Ta serrure n'a rien, sourit l'homme sur le canapé.
-Comment ça ma serrure n'a rien ? Tu veux dire que tu as forcé ma serrure ?
-Forcé ? Oh, c'est un bien grand mot. J'ai juste ouvert la porte. J'suis un pro t'inquiète.
-Désolé pour ça, Dean. C'est juste que c'était le joker de Balth. J'pouvais pas lui refuser sa douche.
Dean se tourna vers son amant.
-Son joker ?
-Ah ça... C'est...
-Ca veut dire que je lui ai sauvé la vie ! Et qu'il me doit un service.
-Et ton service c'est de te faire entrer par effraction chez moi ?
-Non ! Mon service c'était une douche !
-Tu te fous de moi ?
-T'occupes pas de lui, lui murmura Cas à l'oreille. De toute façon, il va bientôt retourner à son hôtel.
Dean comprit très facilement l'allusion de Castiel.
-Oh ça c'est méchant ! Tu veux te débarrasser de moi !
Dean se tourna vers Cas, ignorant Balthazar.
-Ca me va.
-Non mais je rêve ou vous êtes en train de prévoir votre activité sexuelle pour quand vous m'aurez foutu à la porte ? Puisque c'est comme ça, je sens que je vais squatter un peu plus longtemps ce canapé.
Castiel soupira avant de regarder Dean.
-Tu me laisses cuisiner pour m'excuser ?
-J'avais autre chose en tête, répondit Dean avant de se mordre l'intérieur de la joue, peu sûr de comment Castiel allait réagir.
Castiel éclata de rire et vola rapidement un baiser à Dean.
-Ne t'en fais pas, je saurais me faire pardonner.
-Youhou, je suis là ! Je n'ai pas mystérieusement disparu !
Dean l'ignora et alla prendre trois bières dans le mini-bar, malgré le fait qu'il soit persuadé que Balthazar se soit déjà servi.
-Alors comme ça, tu es venu en train depuis New York ? Pourquoi t'as pas pris l'avion ? Demanda-t-il en distribuant les bouteilles.
-Et bah, ces trucs ont tendance à se crasher quand tu es dedans. Tu sais ce que ça fait d'être pris dans le crash de ton avion ?
Dean se tourna vers Castiel, tout d'un coup extrêmement mal à l'aise. Pourquoi il ne lui avait pas dit ?
-Moi non plus.
Dean se tourna brusquement vers Balthazar.
-Quoi ?
Castiel se mit à rire à sa droite.
-Dean. Parler avec Balthazar, c'est comme jouer à trois mensonges et une vérité.
-Hé ! Réagit immédiatement Balthazar, outré d'une telle affirmation.
-Espèce de sale... J'ai vraiment cru que tu t'étais crashé avec ton avion ! Râla Dean à l'encontre de Balthazar.
Ce dernier se redressa tandis que Castiel quittait la pièce pour la cuisine avec un sourire.
-No way, Dean. J'suis dans l'Infanterie pas dans l'Air Force.
Dean jeta un oeil vers la cuisine. Cas n'était pas en vue. Il allait pouvoir profiter de la présence de Balthazar pour avoir des informations.
-Tu es dans la même unité que Cas ? Demanda-t-il l'air de rien.
-Yep. Carrément sous ses ordres. -
Oh, alors Cas est ton supérieur ?
Castiel ne devait pas rigoler tous les jours avec un subordonné comme Balthazar. S'ils étaient tous comme lui…
-Ouais, mais on l'aime notre ange !
-Ange ? releva Dean.
-Cas est notre porte bonheur, répondit Balthazar en se rallongeant sur le sofa. Avec lui comme chef d'unité, on sait qu'on rentrera. Il a une chance d'enfer.
-Une chance ? siffla Dean en osant un coup d'œil vers la cuisine. J'ai vu les cicatrices.
-Celles du corps ne sont pas les plus profondes.
-J'ai aussi vu les autres… murmura-t-il. Balthazar se redressa et lui fit face.
-Laisse-moi en douter Dean. Tu as entraperçu celles que Cas veut bien laisser voir.
Dean se mordit la joue. Il le savait. Cas jouait à cache-cache avec lui. Et il n'avait pas l'habitude d'être celui qui exprime le plus ses sentiments.
-Sa mission… La dernière qu'il a faite... C'est pour ça que votre supérieur ne veut pas le laisser y retourner…
Il s'en doutait, il avait juste besoin d'une confirmation. Et également de plus d'informations. Il devait savoir ce qu'il s'était passé là-bas pour Castiel.
-Ouais… Il estime que c'est trop tôt. Et il n'est pas le seul.
Balthazar n'eut pas besoin de préciser qu'il était de ceux-là. Dean le comprit. Et si même ce cinglé jugeait qu'il était trop tôt pour que Cas reparte... Il avait du se passer quelque chose...
-Il s'est passé quoi ? Demanda Dean brusquement.
-C'est pas à moi de t'en parler, répondit calmement Balthazar.
Après tout, il attendait cette question depuis que Dean avait passé la porte.
-Cas me dira rien.
-Il a ses raisons, répondit-il en se posant ses pieds sur la table basse. Hé mon ange, j'ai la dalle !
Une réponse quelconque parvint de la cuisine et fit éclater de rire Balthazar, puis son regard se posa sur Dean et il redevint sérieux.
-A toi de voir si tu es vraiment sur de pouvoir vivre avec.
