-... The fiiiiield, A grand siiiiight to seeeeee. Priiide of the Infantryyyy. Men of a greaaaat diviiiision, Couraaaage is our traditionnnnn, Forrr...

-Balthazar ! Les voisins !

-Forwaaaard the BIG RED ONEEEEE!

Dean referma la porte sur un Balthazar plus qu'éméché et s'appuya dessus en soupirant de soulagement.

-Tu avais raison, Balthazar est...

-Fidèle à lui-même.

-J'allais dire épuisant mais… Tu es sur qu'il ne risque rien ?

-Ne t'en fait pas. Au pire, il passera une nuit en cellule de dégrisement. Ce ne sera pas la première fois.

Castiel sourit et s'approcha encore plus près de Dean, se collant à lui.

-Je crois que je t'ai promis quelque chose, susurra-t-il à son oreille en la mordillant doucement.

-Il me semble aussi, souffla Dean, son jean devenait de plus en plus serré.

Castiel attrapa Dean par le poignet et le conduisit jusqu'à la chambre. Il le fit s'asseoir sur le bord du lit, et dans un mouvement souple, s'agenouilla entre ses jambes. Dean déglutit. Allait-il bien faire ce qu'il pensait –mourrait d'envie qu'il fasse ? Oui à en croire les doigts que Cas avait posés, mine de rien sur le bouton de son jean.

Dean renversa la tête en gémissant tandis que Castiel dégrafa son pantalon avec un sourire. Dean serra son poing sur les draps, se doutant que Cas aurait mal réagi s'il l'avait posé sur sa tête, pendant que Cas faisait courir sa langue le long du sexe dressé.

-Oh, putain Cas, tu es …

Le reste de sa phrase se termina dans un gémissement guttural alors que Castiel le prit entièrement en bouche. Il n'était pas du style à venir après une image, mais celle des lèvres pleines de Castiel se refermant sur son sexe promettait de l'occuper pendant de longues nuits solitaires.


Mary referma la porte du four et sourit en entendant les pas de John dans l'entrée. Son époux l'enlaça et elle laissa sa tête allait sur son épaule pour l'embrasser.

-Tu as vu Dean ?

-Bonjour Mary. Oui, ma journée s'est bien passée. Et la tienne ?

Mary frappa l'épaule de son mari avec un sourire.

-Bonjour John. Comment s'est passé ta journée ? La mienne était tranquille. Tu as vu Dean ? Répéta-t-elle.

John embrassa Mary dans la nuque.

-Oui. Il était au garage.

-Il va bien ?

-Tu sais Mary, certains parents ne voient leurs enfants que pour les anniversaires et Thanksgiving.

-Ne parle pas de malheur !

John attrapa une bouteille et s'assit.

-Il a rencontré quelqu'un.

Mary se figea et se tourna doucement vers son époux.

-Où ? Quand ? Comment tu le sais ?

John éclata de rire, sa femme était tellement prévisible.

-D'après ce que j'ai compris, c'était à Palo Alto. La dernière fois que Dean est parti voir Sam. Et je l'ai rencontré jeudi soir.

-Tu l'as rencontré ? La ou le ?

-Le. Capitaine Castiel Novak.

Mary se laissa tomber sur la chaise.

-Militaire ?

John acquiesça.

-S'il te plaît, dis-moi qu'il est démobilisé.

John but une gorgée et secoua la tête.

-Non. Il est toujours en service, d'après ce que j'ai compris.

-D'accord... D'accord... Donc il peut repartir à tout moment et briser le cœur de mon enfant ?

-Je ne pense pas qu'ils soient à ce point dans une relation, temporisa John. Ça a l'air plus... Physique qu'autre chose.

-John, si c'était uniquement physique, tu ne l'aurais pas rencontré.

-Tu sais... Ce n'était pas vraiment une rencontre, juste...

John secoua la main.

-Enfin bref... Tu sais qu'il ne l'a pas dit à Sam ?

-Il ne m'en a pas parlé non plus, John !

-Non, je parle pas du capitaine Novak mais de sa... de ses relations.

-Quelles relations ?

-Toutes ! Oh Mary, ce que j'essaye de te dire c'est que Dean n'a pas dit à son frère qu'il lui arrivait aussi de... d'aimer les hommes.

-Vraiment ? Je pensais que Sam serait le premier au courant...

-Tu sais Mary, il faut reconnaître que nos enfants ne sont pas aussi proches qu'on aurait pu l'espérer.

Mary soupira et but une gorgée dans la bière de John.

-Donc je suppose que je ne peux pas inviter... Castiel... à déjeuner dimanche.

-Non, tu ne peux pas. A moins de prévenir Dean et de lui laisser le temps d'inventer une histoire.


Et c'est bientôt le week-end ! Plus qu'une dure journée de labeur avant de profiter de deux jours de repos sous le soleil. En effet, les températures seront...

La main de Dean s'écrasa sur le réveil.

Vendredi.

On était vendredi. Dean sourit. Cas était chez lui depuis plus d'une semaine. Et il commençait à s'y faire. Il ouvrit les yeux et grogna à la lumière vive qui l'agressa.

Par contre, les soirées alcoolisées avec Balthazar, il ne s'y faisait toujours pas. Ce type les couchait tous, à chaque fois. A croire que l'alcool n'avait pas plus d'effet que l'eau pour lui. Il pouvait peut être se permettre de traîner au lit pour se remettre de sa gueule de bois, mais ce n'était pas le cas de Dean.

Dean se leva, ne prêtant pas attention au lit maintenant vide. Il savait qu'il trouverait Castiel dans la cuisine, en sueur après avoir couru plusieurs miles.

-Évidemment qu'il est là ! Je préfère l'avoir à l'œil, tu sais bien ! Dean entra dans la cuisine pour voir Castiel au téléphone.

-Non ! Pas jusque là ! Je suis chez un ami. Hé ! Non, non, bien vu. Bien sur, on sera là. Hé oui, Balth aussi. A tout à l'heure.

Castiel raccrocha et embrassa Dean.

-Des bonnes nouvelles ?

-Pardon ?

-Au téléphone. J'ai pas pu m'empêcher d'entendre.

Castiel sourit.

-Mon deuxième lieutenant arrive aujourd'hui.

Dean sourit en se servant une tasse de café.

-Quelque chose me dit que mon appartement va devenir le lieu de rendez-vous de ton unité.

Castiel sourit.

-Rassure-toi, ils ne sont pas tous comme Balthazar, tu as rencontré le pire. Et si ça te dérange, je peux...

-Non ! Tes amis sont les bienvenus ici. Ça me permet d'apprendre des tas de choses sur toi... S'ils sont plus loquaces que Balthazar.

-Tu trouves que Balth n'est pas assez bavard ? Demanda Castiel en inclinant la tête. C'est la première fois que j'entends ce qualificatif pour le décrire.

-Je dirais qu'il parle plutôt pour ne rien dire.

-Ah ! Je vois. Dit Castiel avec un sourire entendu. Balth ne dira rien sans mon accord.

-Et comment je dois l'obtenir ? ronronna Dean en glissant sa main derrière la nuque de Castiel pour l'attirer dans un baiser passionné.

-Tu es sur la bonne voie, répondit Castiel en répondant avidement au baiser.