CHAPITRE 9 :
POV GRIMMJOW
Le reste de la semaine est passé à un rythme pachydermique, après avoir goûté aux maudits plats du gamin (il me le paiera ! mais pas maintenant) et qu'il m'ait "conseillé" de ne plus boire. Mais je l'emmerde ! J'fais c'que je veux ! Mais depuis qu'il m'a dit ça, j'me pose des questions. J'ai dû faire quelque chose durant cette nuit. Et si ça avait un rapport avec le suçon sur sa nuque ? Non, impossible. Bref. J'ai glandé toute la journée dans l'appart. J'ai fouiné dans nos affaires, j'ai feuilleté les livres de cette année (je n'ai pas l'habitude de faire ça, mais ennui oblige), j'ai tripoté (ne vous imaginez rien) sa harpe, c'est vraiment un truc bizarre, comment il fait ? J'ai écouté la musique de ses CDs, et ya une chanson que j'ai particulièrement appréciée, c'est "Die motherfucker Die" de Dope (non, moi j'utilise Elsève...). Y a aussi Artifacts of the Black Rain de In Flames (je lis sur le CD au moment où je parle).
Sinon, Dimanche soir, j'ai osé poser les questions. On était assis devant la télé. J'avais réussi à lui proposer de regarder un film, et il avait accepté ! (youyouuuus) Jusqu'à ce que je brise le silence après la fin.
-Euh dis moi, il s'est passé quoi Jeudi soir ?
Il a détourné le visage, comme si il ne m'avait pas entendu, son regard s'est posé sur la fenêtre et un petit "rien" est sorti de ses lèvres... Finalement, j'ai gueulé, à croire que je ne sais m'exprimer autrement, que par la colère ! J'ai aussi détourné mon regard vers l'opposé. A quoi bon "m'excuser" ? Le mal est fait, autant continuer.
-Bah quoi ?
Et là, silence, on ne tourne pas. Ce silence a duré plus de dix minutes... Comment je le sais ? Bah j'ai une montre. Une main se pose sur mon genou, apparemment il vient de se décider me donner ma réponse. C'est avec soulagement que je quitte le spectacle époustouflant d'une porte qui ne bouge pas pour me retourner vers lui.
-Qu'est ce qu'il y a ?
J'ai dit ça doucement. Il n'a bien sûr pas répondu (j'commence à avoir l'habitude), je l'ai vu se rapprocher de moi silencieusement. Chaque mouvement supposé bref me semble durer une éternité! Lorsque ses yeux ont enfin fait face aux miens, j'ai détourné le visage tandis que le sien s'est plongé dans mon cou. Merde, tu fous quoi, gamin ? Ah ! Il semble enfin bouger, mais au lieu de prendre la parole et de me donner ma foutue réponse et au pire me dire ce qu'il a, il s'installe bien confortablement sur le canapé tout contre moi puis détourne son regard vers la fenêtre. Son regard est triste, et je le sens. NON D'UNE PIPE EN CHAIR, QU'EST CE QU'IL A ?
Et puis c'est moi qui ai un problème. Pourquoi je m'inquiète autant ? Qu'est ce que j'en ai à battre que ce gamin soit déprimé ? Bon, vous savez quoi ? Pour l'instant, j'vais pas chercher de réponse.
-Grimmjow... bonne nuit.
Et il s'est levé, tout en m'effleurant les cheveux dans une vague caresse. Décidément, il me surprendra toujours. Il a filé dans la chambre. Et moi, dans tout ça, j'ai toujours pas eu ma réponse ! J'me fais avoir comme un bleu ! (quel mauvais jeu de mot ...)
Demain, c'est la vrai rentrée.
Lundi matin. J'me fais réveiller par un bruit d'eau. Sûrement que le mioche est allé se doucher. Ah ben non, il sort. Une serviette nouée autour de la taille. Un 4 tatoué sur le pectoral gauche ? J'avais pas vu.
- Comptes-tu rester à me regarder comme ça ? Prends une douche où vas t'en, je n'ai aucune envie de me faire reluquer par un gros dégueulasse de ton genre. Surtout pas quelqu'un qui se branle sur ses draps et qui pense même pas à les changer pour pas s'attirer d'ennuis. Puis-je savoir sur qui tu bandais ?
Ok, il est de mauvaise humeur !
-Ca te pose un problème ? J'fais ce que je veux ! Eh pis d'abord qu'est ce que tu t'en fous de sur qui je bandais ?
-Je suppose que ce n'est pas sur Mayuri. J'essaie juste de refaire ton éducation. Mais à ce que je vois, je vais devoir t'inculquer également le concept de gratitude ? Pathétique.
-T'ES MALADE ? MAYURI ?
Je l'ai vu rire. Attendez. Je l'ai vu rire ? JE L'AI VU RIRE ? Mais un rire simple, sans trop de tapage.
-Je vais à la cuisine. Prends les 3 pancakes qui restent dans le congélateur. Il y a du sirop d'érable dans le troisième placard au dessus de la machine à laver. Moi, je me contenterai de mon menu habituel. Bon appétit. Peux-tu sortir, je t'en prie ?
C'est ça être lunatique ? Y a 2 secondes il était prêt à m'bondir dessus ! Mais bon, j'me poserai pas trop de questions. Je suis sorti, et je suis allé au congélateur, en espérant très fort qu'il ne se soit pas foutu de ma gueule.
Non, il était sérieux ! Trois pancakes sont posés devant moi. Il m'a dit de les laisser décongeler. Bien. Je sors le sirop d'érable du placard, et une bouteille de jus d'orange du frigo. J'ai mangé le tout et j'ai vu sortir le gosse. Les cheveux lâchés (probablement pour cacher le suçon), des colliers, des bracelets.. Un sweet Drop Dead. Un jean moulant laissant entrevoir le relief de son p'tit cul. Oui, le vocabulaire Grimmjowais, c'est être classe !
-Je t'attends. Habille toi vite. Ton sac est prêt.
-Euh et tu manges pas ?
-Je mange sur la route.
-Eh, mais on a une voiture !
-Je préfère marcher, ça me dégourdis un peu. Tu devrais essayer .
-Ok, j'arrive.
J'aime bien ces moment où on ne s'engueule pas. Surtout que la plupart du temps, je le cherche ! Et je le trouve.
J'ai enfilé un jean, un tee shirt rouge, ma grosse chaîne en or, j'emporte mon sac, et on sort de chez nous.
Tout le trajet a été silencieux. Charmant hein ? En plus vous savez ce qu'il prend au p'tit dej ? Un Twix et du thé ! HA ! quelle lopette ! Et si vous aviez vu comment il mange ! Il a pris tout le quart d'heure de marche pour finir. Moi j'liquide le tout en une minute, même pas !
Arrivés devant le portail du lycée, je vois ses deux blaireaux de potes qui l'attendent: la cruche aux cheveux verts et le brun à moitié bourré (si c'est pas complètement !). Je reste avec ces trois là, de toute façon j'ai rien d'autre à foutre avant les cours.
-Alors Ulqui-chou, bien dormi ?
-Bien Nell, si on peut dire ça comme ça..
Il a légèrement sourit, tout en relevant les cheveux pour se gratter la nuque. J'ai réussi à voir le suçon. Il était beaucoup plus gros et voyant que Vendredi matin.
Dring. La cloche sonne, tout le monde en cours de philo (on commence bien !) avec Mr Shunsui Kyouraku, une espèce de pervers blagueur, mais bon, lui au moins, il est mieux que Mayuri. D'ailleurs en parlant de lui, je l'aurai après, j'ose pas imaginer comment sont ses cours.
Deux heures de philo finies, on a droit à une petite pause de dix minutes. Et c'est là que les ennuis ont commencé. Vous voyez ce Nnoitra ? Oui, sûrement. Un borgne qui a ma taille, on ne le rate pas. Il s'est avancé vers nous avec sa p'tite bande de puputes à deux balles et rends moi la monnaie. Pas vers moi, non. Mais vers mon coloc.
-Alors mon p'tit Ulqui, on s'est envoyé en l'air durant le week end ?
-...
-EH J'TE PARLE, FEMELETTE !
-Les légumes parlent ? Bien, j'accepte ta différence. Qu'avez vous à dire, Madame l'Asperge ?
Un coup de poing est tombé sur la face du brunet. J'ai pas réagi. Pourquoi j'le ferais ?
-Oh, les légumes ont des bras. Vous est donc une asperge avec ses racines ! Je comprends tout à fait votre manière de réfléchir. Tout à fait juvénile. Pathétique.
Deuxième coup de poing. Le gosse ne bouge toujours pas. Ses yeux n'ont pas arrêté de fixer le ciel. Toujours adossé au mur, et moi à coté de lui.
-Eh toi !
Tiens, il me parle, lui ?
-Quoi, t'as un problème, le cafard ?
-Oh, mais j'ten prie, ne me parles pas de cette manière ! Soyons amis.
-Moi j'te livre les égouts à domicile sur la gueule !
-Ce qui veut dire ?
-Qu'il te chie dessus.
Tiens, le gosse a reparlé. Sans bouger ses yeux.
-TOI J'T'AI PAS CAUSE! BOUCLE LA !
-Eh bien Grimmjow, vois-tu comment ils s'attaquent à ta soumise. Tu les laisserais te la piquer ?
Il joue à quoi, le p'tit ?
-Quoi, vous vous êtes envoyés en l'air vous deux ? J'comprends la trace sur ta nuque, hein gamin ?
C'en est trop. De 1, le gosse a scellé sa voix dans sa gorge. De 2, il m'attaque. Ni une ni deux, je lui déboîte les deux épaules. Qu'il se démerde maintenant !
On a laissé Nnoitra et sa bande partir. Mais le gamin n'a pas bougé. Il était comme paralysé.
-Allez viens, laisse tomber c'est des connards, tu vaux mieux qu'eux.
Attends attends attends, j'ai dit quoi là ? Mon dieu ! Rhaaaa. Je ne me reconnais plus. La cloche a sonné, signalant la fin de cette première récréation assez mouvementée. Deux heures de SVT nous attendent avec un psychopathe. Je prends une grande inspiration, et me dirige vers ma salle, le gosse à coté de moi.
Sans oublier que Nnoitra et ses putes sont avec moi en classe. Nom d'une patate en calbute.
Tadaaaamm ! Chapitre 9 est là ! Je ne publie que la nuit, désolée, basket obligé ;)
Sinon comme vous l'aurez remarqué, Grimmjow ne prononce pas une fois le nom d'Ulquiorra et en plus il commence à devenir gentiiilll !
Je dérape.
Sinon pour le chapitre 10, je ferais tout mon possible pour le publier au plus vite. En espérant que ça vous plaise toujours !
Tchussss ;) !
