CHAPITRE 10 :
POV ULQUIORRA :
Je ne comprends pas. Grimmjow m'a défendu ?
Déjà, le matin, j'ai vu qu'il était bizarre. A cause la veille je suppose. Il est donc quelque peu secoué par ce petit test de rien du tout qui consistait à me rapprocher un peu trop de lui pour voir s'il avait une once de dignité. Mais rien. Toujours rien. Il s'est laissé faire, et m'a regardé d'un air étrange, comme s'il se voulait être une sorte de "confident" pour moi. Il peut rêver.
Après la pause passionnante qui m'a valu deux coups de poing aussi indolores les uns que les autres, et un statut de minable qui ne sait pas se défendre lui-même, j'arrive au cours de Mayuri, tiré par Grimmjow qui tente de me remonter le moral en me disant que Gilga et sa bande n'étaient que des connards. Mais je le sais ! Pas la peine de me le rappeler.
Arrivés en cours, on s'assoit.
-Bien, je pense que ce cours peut commencer, mais avant ça, j'aimerais rendre à Ulquiorra-san et Jaeggerjacquez-san l'insigne de leur amitié si forte: le fameux rat !
Ta gueule Mayuri, t'aurais pu rester discret sur ce coup là, déjà qu'on me soupçonne d'avoir une liaison avec quelqu'un.. avec Grimmjow. Alors..
J'ai senti un sale regard posé sur moi.
-Alors comme ça tu t'fais le nouveau, hein p'tite chienne !
Je l'ai sentie venir, et ça ne m'étonne pas que ce soit de la part de Nnoitra. J'ai aussi vu Mayuri écarquiller les yeux de confusion. D'habitude ça ne l'impressionne pas ce genre de chose! L'expression de son visage est revenue à la normale.
-Nnoitra-san, je vous prie de ne pas insulter votre camarade. Ils sont juste amis. Et si je vous surprends encore les insulter ou les agresser comme tout à l'heure, vous aurez affaire à moi.
Haha, il nous avait vus. Mayuri me tend mon rat, et notre cours commence.
A la fin du cours Inoue m'a fait (avec son super air niais): "Alors, il était bon mon riz au curry ?" Après avoir répondu un "oui, merci pour tout", j'ai dû courir comme un déglingué aux toilettes.. pour piquer un fou rire monumental à cause du regard criminel de Grimmjow .
Durant toutes le journées de ce genre, nous ne nous échangions pas plus de mots.
Je m'étais résolu à cuisiner pour deux, ce qui ne déplut pas à Grimmjow, qui demandait sans cesse mes plats, parfois il me demandait de manière détournée ce qu'il s'était passé ce fameux Jeudi où il était saoul, mais j'arrivais toujours à détourner la conversation en le taquinant d'une manière ou d'une autre, soit physiquement ou verbalement (dans les deux cas, il perdait les moyens et devenait aussi doux qu'un agneau dans le premier cas, et aussi agressif qu'une tigresse en chaleur dans le deuxième cas). Mais nous avions créé une sorte d'amitié particulière. Oui, j'appelle ça de l'amitié. Mais cette amitié, nous la cachions. Au lycée, nous agissions comme si nous ne nous connaissions pas. Seul la bande des neufs savait qu'on était colocataires. Heureusement, car qui sait ce qui serait arrivé si Nnoitra et sa bande de bougnoules l'avaient su.
Ayant commencé l'année scolaire en Septembre (notre lycée utilise le système occidental voyez-vous), faisons une ellipse vers le 31 Octobre.
Samedi 31 Octobre.
Réveil en douceur vers 10 heures du matin. Vu qu'on n'a pas classe..
Je tourne la tête en direction du lit du bleuté, mais il n'est pas là. Étrange, il s'est toujours levé après moi. Il doit sûrement être en train d'essayer de cuisiner, et je suppose qu'il va encore transformer la cuisine en chambre szayellienne. Je vous explique. Il a tendance à bourrer la pâte de colorant rose. et il a aussi tendance à mettre trop de levure. Et surtout, quand il utilise le mixeur, il a une sale tendance à ne pas poser le couvercle ! Ce qui fait que tout part en sucette (pour pas dire en couille, organe qu'on peut considérer comme une sucette.)
Mais il n'en était pas ainsi, car après m'être levé et dirigé vers la cuisine, tout était propre. Tout avait été nettoyé pour être plus clair. Un air que je connaissais plus que par coeur était diffusé dans la radio. Euh non, il ne diffuseront jamais du BMTH à la radio, surtout pas Rawwwrr .En gros, il m'avait taxé un CD. Bon, c'est pas grave, on est Halloween, je serai miséricordieux en ce jour saint. Bon bah il est pas là. Oh, la porte du balcon est ouverte! Il est là. Allongé par terre. En caleçon. Les cheveux mouillés. Le torse brillant (il a sûrement dû mettre une huile). Une cigarette à la main. Oui bon, fumer tue. Mais l'odeur de la fumée crachée est plus que divine.
-Bonjour Grimmjow, bien dormi ?
-Allez viens ici.
Il tapota à coté de lui, en se poussant pour me laisser un peu de place sur le drap qu'il avait étalé sur le sol. Je n'ai pas hésité. Je me suis assis, j'ai calé ma tête contre le grillage du balcon, et j'ai fermé les yeux. J'étais assez proche du bleuté pour sentir l'odeur de la cigarette qu'il fumait avec un certain plaisir.
-Si tu te demandes pourquoi je fume, c'est parce que j'en grille toujours une le jour de mon anniversaire.
-C'est ton anniversaire ?
-Oui ! En plus du fait que ça coïncide avec Halloween, je suis gaucher, alors imagine si on était encore au Moyen Âge, j'aurais été brûlé vif !
Je comptais l'embêter, mais vu que c'est son anniversaire, on lui fera faire une pause pour une fois. Je promets de ne rien dire de choquant. Ou même, je ferai mieux !
-Dis moi Grimmjow ..
-Oui ?
Beau sourire. Je me surprends à apprécier son sourire !Mais ce sourire là, il était doux.
-Quelque chose te ferait-il plaisir pour ton anniversaire ? Ce que tu veux. Je ne refuserai rien.
Son sourire s'est élargi après cinq secondes de réflexion.
-J'ai le droit de demander deux choses ?
Je le sens mal. Mais bon, c'est son jour. Je suis quelque peu "à lui".
-Vas-y. Mais ne dépasse pas les bornes !
-On va faire ça comme action ou vérité. Bref, action, ou vérité ?
Il me fait quoi là ? Bien. Alors commençons par le plus dur.
-..action.
-Oh ! Courageux. Embrasse-moi.
Pardon ? ai-je bien entendu ?
-Qu'as-tu dit?
-Embrasse moi. Tu deviens sourd quand ça t'arrange hein ?
Il était donc sérieux. Quand il faut y aller, il faut y aller.
-Grimmjow, je ne bougerai pas de ma place.
Il a souri encore une fois. Décidément, il n'est pas si bête, le chaton ! J'ai fermé les yeux et j'ai attendu. Cinq secondes m'ont paru durer cinq siècles. et puis j'ai senti quelque chose de familier sur mes lèvres. SES lèvres. Sauf que la pression était moins forte que celle d'il y a un mois. Son pouce gauche était posé sur mon menton, sa main droite me soutenait, posée sur le creux de mon dos, au niveau de mes reins. J'y ressentais une sorte de chaleur.
Puis sa langue à tapé à la porte de ma bouche, demandant l'autorisation d'y entrer, et si possible, d'y danser. Entrée timidement accordée. Elle a valsé avec la mienne. Puis nous nous sommes séparés. J'ai longtemps fixé ses orbes bleues. Il a sourit puis m'a pris dans ses bras, doucement.
-Vu que j'ai demandé deux choses, je vais t'imposer une vérité à me dire. Il s'était passé quoi, le jeudi de la rentrée ?
Je n'ai plus de quoi détourner la conversation. Alors j'ai fait plus simple. Je l'ai plaqué par terre et je me suis assis sur son bassin. Il a écarquillé les yeux de surprise, et a souri, pour la énième fois.
-Alors, tu vas utiliser quoi comme technique pour changer de sujet ?
Ta gueule Grimmjow. Je n'ai pas dit ça, mais j'ai fait en sorte qu'il la boucle, en entamant un baiser langoureux. Par contre, je me suis pas attendu à ce qu'il se lève en me portant. Nous avons traversé l'appartement. A ce moment là, "Black and Blue" était en cours de lecture. Arrivé dans la chambre à coucher, nous nous sommes installés sur son lit. Il m'a allongé sur son torse, et a glissé sa main dans mes cheveux. Son regard s'est fait doux. Puis il a reparlé, la voix morne.
-Écoute, Ulquiorra. Je me rappelle, ce Jeudi là, le jour où on s'est rencontrés. Après qu'on se soit engueulés comme des truies dans l'appart, après que tu sois sorti, j'me suis enfermé dans la chambre. J'me suis vidé les burnes parce que je t'avais vu le matin même. J'ai pris conscience que j'fantasmais sur toi bien plus tard. Mais quand j'men suis rendu compte, j'me suis énervé, alors j'ai voulu oublier. J'me suis casé dans un bistrot appelé Las Noches, et j'me suis bourré la gueule à fond. Mais après, j'me rappelle plus de rien ! Mais là, quand j'tai embrassé, j'me suis souvenu de ton goût. J'en viens à déduire que ce soir là, j'm'étais un peu défoulé sur toi. Reste à savoir si on l'a vraiment fait. Parce que lorsque je me remémore le fait que t'avais un suçon au cou, j'me dis que le doute n'est plus permis. Surtout après avoir vu la tête que tu tirais le matin d'ensuite. Alors, j'te le demande comme une faveur, dis moi c'qui s'est passé cette nuit là.
Belle déclaration, tout a été dit avec finesse.
Je lui ai tout raconté. Mais il n'a pas réagi de manière extrême. Il a juste dit "Ah. Tu m'en veux ?"
Bien sûr que je ne lui en veux pas ! D'ailleurs depuis ce jour là, il n'a plus touché à l'alcool. C'est une preuve que malgré tout, il n'est pas si insensible. Le bourrin qu'il était a changé. Grimmjow, je ne te reconnais plus.
Nous avions décidé de sortir prendre l'air. Tous les deux. J'avais envie de voir ma mère. Arrivés au salon, on l'a trouvée par terre, les yeux rougis par les larmes, le corps tremblotant.
-ULQUIORRA ! SOSUKE EST MOOORT !
Bien fait pour sa gueule le connard de pédo !
Là en c'moment j'ai une inspiration mais de malaaaaade ! :D
Eh dîtes, z'avez rien remarqué de bizarre chez Grimmjow ?
Blague à part.. je poste le chapitre 11 demain peut être.
" Si vous mettez une review, un tatouage gratuit !" Très convaincant, Ifalna !
Quoiqu'il en soit, passez une bonne semaine! (always T_T)
Tchusssss ! :D
