Désolée du retard ! Mais comme Sara m'a séquestré chez elle pour écrire, j'ai bien 4 ou 5 autres chapitres en réserve ! Suffit juste que je les tape !
-Tu as raison. Moi non plus.
Castiel fit demi-tour pour quitter la pièce sans plus d'explication quand Dean lui attrapa le bras.
-Non Cas, tu vas pas te défiler comme ça.
-Lâche-moi, Dean.
La voix était sourde, un avertissement. Mais Dean passa outre.
-Cas...
-Dean, lâche-moi, je ne te le redirais pas.
-Non, Castiel.
Le prénom en entier. Et non plus le surnom. L'heure n'était plus à l'esquive. Il était temps de s'affronter.
-Castiel, parle-moi. Arrête de dresser des murs entre nous.
-Entre nous ? Il n'y a jamais eu de nous, Dean. Et il n'y en aura jamais.
Dean accusa le coup mais ne le lâcha pas pour autant.
-Pourquoi ? Pourquoi tu dis ça ?
-Dean, franchement. Je ne peux pas me permettre de laisser quelqu'un derrière. J'veux pouvoir être libre là bas.
-Alors c'est pour ça ? Mais Cas... tu n'es pas prêt de repartir. Et si tu arrêtais de te voiler la face cinq minutes, tu le saurais tout comme moi.
Castiel fixa Dean dans les yeux.
-Qu'est-ce qui a le plus d'importance à tes yeux ?
Dean fronça les sourcils, cherchant le piège dans la question. Et dans la réponse.
-Ma famille, répondit-il avec prudence.
-Je n'ai pas de famille, Dean.
-Tu as ta mère... commença-t-il.
-Dean... La dernière fois que j'ai vu ma mère, elle ne m'a pas reconnu. Je n'ai pas de famille. Mais je peux aider à protéger celle des autres. Je peux faire en sorte de ramener à la maison un fils, un mari, un amant...
Sa voix se brisa sur le dernier mot et Dean relâcha quelque peu sa prise sur son bras.
-Alors j'avais raison...
Castiel le fusilla du regard.
-Oui, tu avais raison, Dean ! Bravo, quelle perspicacité !
-Arrête ça, Cas ! Arrête de te bouffer le nez pour le jeter à la gueule des autres ! Putain, laisse-toi soutenir !
-Je ne peux pas !
-Tu ne... Peux pas ?
-Ce serait être faible et je n'en ai pas le droit !
-Tu n'en as... Cas bordel ! Arrête de te prendre pour Dieu cinq secondes ! Personne te demande de porter le monde sur tes épaules !
-Y a des gens qui comptent sur moi, Dean. Et être responsable de quelqu'un, c'est une sensation que tu ne connaîtrais jamais !
Alors là, Dean vit rouge. Il lâcha le bras de Castiel pour le pousser dans le fauteuil et profita de sa surprise pour aller verrouiller la porte de son appartement.
-J'peux savoir à quoi tu joues, Dean ?
La voix était étrangement basse et Dean sut qu'il allait devoir la jouer serrée.
-Tu restes ici tant que tu m'as pas parlé.
Dean ferma les yeux en voyant le sourire froid de Castiel.
-T'es pas mon psy, Dean.
-Non. Mais j'suis ton mec. Et y en a marre des zones d'ombre.
Il s'approcha doucement de lui, avec prudence, peu sûr de la réaction de Castiel.
-Quand j't'ai vu à Palo Alto, j'ai été attiré par l'aura de mystére que t'avais autour de toi. Ca et ta putain d'audace. Mais là, tu me noies dans tous ces mystères, et tu te noies avec, j'en suis sur. Peut-être qu'il est temps que tu sois sincère avec toi-même. Que tu te permettes de craquer. Y a que nous là. Plus de Ruby. Plus de Balth. Juste nous. T'as pas besoin de te cacher, pas besoin de te montrer fort. Juste... Sois-toi même.
Dean s'arrêta et prit une profonde respiration, étonné que Castiel l'ai laissé aller au bout de sa tirade. Et étonné aussi de ne s'être pas encore manger un coup de poing.
-J'ai oublié comment c'était.
Dean ouvrit les yeux et sentit son cœur se figer.
Cas pleurait.
