CHAPITRE 12 :
POV ULQUIORRA :
C'était Halloween, et la fête d'anniversaire de Grimmjow. Et mon passé a tout gâché. Je suis sûr que si quelqu'un d'autre avait compris ma situation et ce que j'avais subit il y a 13 ans, je me serais suicidé le plus discrètement possible. Mais heureusement, je n'ai jamais dit à personne que j'avais eu un frère (il ne mérite même plus ce titre l'enculé, et je suppose qu'il l'a compris !).
Si Stark l'avait su, il aurait tout fait pour me remonter le moral, mais vu son humour absurde, il est loin d'y arriver.
Si Nell l'avait su, elle aurait passé tout le reste de notre existence à me regarder avec pitié.
Si Nnoitra et sa bande l'avaient su, il m'auraient constamment ridiculisé, et j'aurais été bon pour une pendaison ou un exil. Et encore, ça suffirait pas.
Mais Grimmjow a fait tout le contraire de ces trois-là. Il m'a sourit de son éternel sourire carnassier, mais je comprenais qu'il compatissait. Il m'a remonté le moral comme seul lui sait le faire. Il m'a raconté son enfance jusqu'à son adoption par Gin. Il avait une capacité à faire tourner au ridicule toutes les scènes quelque peu humiliantes de son passé. Mais surtout, et j'insiste, il ne m'a pas jugé. Il n'a pas prononcé une parole méchante, et ce n'est pas comme s'il se retenait, tel que je le connaissais.
Quand j'étais petit, j'avais mon propre dictionnaire dans ma tête, où j'expliquais les mots à ma manière.
L'humiliation est une étape dans la vie par laquelle tout le monde passe au moins une fois. Elle peut être fatale pour la personne qui l'affronte, ça dépend du nombre de personnes autour et de son lien avec ces dernières. Elle peut être oubliée, mais elle peut vous suivre de toute la vie. Mais si elle disparaît pendant un bout de temps, elle peut toujours revenir à n'importe quel moment, comme sous l'effet d'un coup de couteau dans le cœur.
C'était l'introduction. Sans orgueil (y a de quoi être orgueilleux ?).
Si je l'ai embrassé, c'était parce que j'en avais envie. Ses lèvres m'attirent étrangement, je ne peux le nier. Je ne peux pas savoir ce qu'il pense. Mais j'espère qu'il a compris lorsque j'ai mis en marche un album de HIM.
Voulez-vous savoir pourquoi j'ai couru ? Vos gueules, vous auriez fait pareil.
On a passé toute l'après midi enlacés dans le salon, à écouter du bon Love Metal. Puis le soir, on est sortis. Au restaurant brésilien, le Churrascarias, où on sert de la viande saignante et du coca à volonté. Fallait voir Grimmjow, il prenait son pied, d'ailleurs il m'a sorti un "hmmm c'est mieux que le sexe !"
Allez savoir pourquoi j'ai eu une sorte de pincement au cœur. Grimmjow l'a déjà fait ? Mais oui, aucun doute. Avec le physique qu'il a , il a dû se faire qui il voulait. Mais le plus étonnant, c'est que ça m'a affecté. Mais j'men fous normalement ! J'aurais pas l'air con à me foutre deux bonnes claques dans le restaurant, surtout qu'une danseuse habillée en string décoré de plumes danse derrière moi, tout en ayant les mains posées sur mes épaules.
-Eh toi ! Lui, il est à moi. Tu le tuuches ppaaaaas ! De toute façon j'te paierai pas, encore moins lui !
Qui a parlé à qui ? Grimmjow à la danseuse. Cette fois c'était un sentiment étrange. Me demandez pas de l'décrire, de toute façon j'y arriverai pas ! Mais Grimmjow, n'a pas touché une goutte d'alcool, que je sache ! J'en conclus qu'il sait ce qu'il dit.
En rentrant à la maison, on s'est occupés chacun de son coté. J'ai pris une douche et j'ai enfilé mon caleçon préféré, celui avec Bob l'éponge en mode punk. M'en fout, c'est Halloween, j'fais ce que je veux!
POV EXTERIEUR:
Grimmjow entra dans la douche, puis en ressortit, une serviette nouée autour de la taille. Il s'allongea sur le lit d'Ulquiorra, souriant jusqu'aux oreilles. Le propriétaire du lit arriva, marqua un temps d'arrêt, puis se jeta sur son lit comme s'il n'y avait personne, en conséquent, sur Grimmjow qui eut un fou rire.
-T'es possessif à ce point avec ton lit ? Laisse le respirer quand même !
-Farce ou friandises !
-Hein? Euh ouais, si j'avais des bonbons j'ten aurais filé, mais j'savais pas que tu les aimais !
-Si, t'as un bonbon ! J'vais le manger.
Ulquiorra happa les lèvres de son voisin avec finesse et vitesse, lui mordant légèrement l'inférieure, au point que Grimmjow n'eut pas le temps de réagir. Mais il fut très dynamique, et lui rendit son baiser encore plus sauvagement.
-Ok, tu veux jouer à ce jeu là.. On arrête.
Ulquiorra se rassit, les yeux baissés.
-Ulquiorra écoute, Je t'aime. Et je ne veux surtout pas que ça soit comme le coup d'un soir. Je n'ai aucune envie d'avoir cette image de toi.
-Grimmjow, je n'offre pas mon corps à n'importe qui. Et tu n'es pas n'importe qui.
-Hein ?
-Comprends-moi. Et maintenant ta gueule, si tu veux pas de moi, tant pis.
-Mec ! Depuis que j'tai vu que je rêve de t'avoir rien qu'à moi !
-Eh bien, vas-y. Je ne t'embrassais pas en vain, moi.
-Bien, alors je vais faire la chasse aux bonbons. J'en ai un devant moi, tellement grand que j'y prendrai tout mon temps.
Grimmjow commença son œuvre en recouvrant le visage du plus jeune de baisers très légers tout en faisant exprès d'effleurer ses lèvres et se mit à passer sa langue dessus pour enfin l'embrasser. Il s'étonna un peu que le plus jeune ne résistait même pas et qu'au contraire lui laissait le champ libre. Il coupa contact.
-Ulqui.. si tu veux pas, dis le moi avant que ça parte en couille.
-Ta gueule et continue .
Le bleuté reprit la dégustation. Après lui avoir laissé un suçon plus voyant que le premier au niveau de la jugulaire, l'échange devint au fil du temps beaucoup plus intense et profond. Les langues qui se cajolaient, se cherchaient et se retrouvaient, et finirent par se séparer car leurs propriétaires manquaient d'air, pire que la noyade. Grimmjow se mit alors à embrasser sauvagement toutes les parcelles possibles et trouvables du torse très finement musclé d'Ulquiorra, pour ensuite reprendre ces lèvres tant désirées depuis maintenant deux mois, jusqu'à ce qu'il effleure de sa main, l'entre-jambe de l'ébène qui commençait à durcir. Le bleuté redescendit plus bas, et se mit à jouer avec le nombril tout en retirant l'unique vêtement que portait le brun. Bob l'éponge en punk valsa dans la pièce jusqu'à atterrir sur une chaise. Ni une ni deux, il goba le sexe , tandis que son propriétaire se cambra, tout en gémissant de plaisir. Jamais il n'avait connu une telle sensation. Comme par réflexe, sa main atterrit sur la tignasse bleue de son aîné et l'empoigna bien fort, forçant ce dernier à accélérer les vas-et-viens et coups de langue. L'ébène ne tarda pas à se libérer, tout en murmurant le nom de celui qui lui avait procuré ce bien fou.
Le bleuté ne put attendre plus. C'était comme s'il s'infligeait une torture. Celle de patienter. Il présenta deux doigts à Ulquiorra qui s'empressa de les sucer hardiment. L'index ne tarda pas à s'introduire dans son intimité, doucement. Mais même avec douceur, il revit Sosuke. "Toi, t'es mort ! Enculé !" se disait-il. Il ferma les yeux très fort pour imaginer Sosuke écrasé par un conteneur de Twix ("putain, pourquoi mes chéris Twix ?"), mais les rouvrit rapidement lorsqu'il sentit un deuxième doigt s'introduire dans son anneau de chair. Grimmjow effectuait en ce moment même un mouvement de ciseaux pour le détendre, tandis qu'il couvrait le cou du plus jeune de baisers pour lui faire oublier en quelque sorte la souffrance qu'il endurait. Mais cette souffrance, il savait qu'elle serait éphémère . Puis il introduit un troisième doigt. Et là, l'ébène releva la tête en arrière, les larmes aux yeux.
-Chuuut, ne pleures pas, ça passera, j'te le promet.
-..oui.
Le bleuté retira l'unique tissu qu'il portait le plus discrètement possible, et introduit sa virilité dans l'intimité du brun, le plus doucement possible. Il était serré le gamin, ma parole ! Il entama lentement des vas-et-viens, pour ne pas brusquer son cadet, jusqu'à ce qu'il touche sa prostate. Ce dernier était dans un état second. La douleur avait disparu et avait laissé place à un plaisir encore inconnu jusque là. Il y a 13 ans, il avait souffert le martyre. Mais ce n'était plus le cas. Il réclamait de la vitesse.
-Ulqui, ça va?
-TA GUEULE ! PLUS VITE ! FERME LA ! TA GUEULE ET FAIS TON BOULOT !
Grimmjow accéléra la cadence, ses coups de reins était beaucoup plus forts et beaucoup plus rapides. Chaque fois qu'il touchait la prostate d'Ulquiorra, les deux ressentaient un plaisir divin. Jusqu'à ce qu'il se déverse enfin à l'intérieur du brun. Ils crièrent simultanément le nom de leur partenaire. Puis le bleuté se retira, essoufflé. Leurs torses brillaient à cause de la sueur. Mais ils ne s'en souciaient pas.
Ils plongèrent l'un dans les bras de l'autre.
-Je t'aime, Ulqui.
Silence bref.
-Moi aussi, Grimm. Joyeux Halloween. Et surtout joyeux anniversaire, amorr.
Ils plongèrent dans les bras de Morphée, heureux d'avoir terminé la journée en beauté.
Oh yeaah ! Youuhuuuu (reste à savoir ce que vous en penserez!)
Je promets un chapitre 13 des plus étonnants, j'vous préviens ;)
Eh, entre nous, vous imaginez penser à la bouffe pendant l'acte amoureux ? J'vous laisse y réfléchir...
Une review? Si vous en mettez une, j'vous promets une soirée avec Byakuya (désolée, mais tu n'existes pas dans cette fic !)
Chapitre 13, j'essaierai de te publier cette semaine.
Tchusssss ;)
