Et voilà la suite ! j'espère que ça continuera à vous plaire :)
Bonne lecture et à bientôt!
PS: cette fic se situe après 7*19
Les journées passent et se ressemblent à nouveau. Je retourne tous les jours au fond du parc, j'attends patiemment, j'espère… en vain. Il ne revient pas.
Il m'a laissé.
Pourtant je continue de l'attendre, je continue de me taire et je pense à lui.
Constamment.
J'ai l'impression d'avoir retrouvé une part de moi, une tranche de vie. Je me retrouve dans ses yeux, sa voix revient sans cesse à mes oreilles comme une musique que j'aurai trop écouté.
« On s'est aimé »
Ça ne fait aucun doute. Mon cœur se souvient de lui, mon corps tout entier s'en souvient. Je ne comprends pas pourquoi on m'empêche de le voir alors que je me sens si vivante quand il est là. Je repense à cet élan de panique quand il est parti, cette peur qui m'a saisie. Je dois le revoir, il est ma seule chance.
XXXXXXXXXXXX
Une semaine.
Cela fait maintenant une semaine qu'il est venu, une semaine que je l'attends. Je m'installe sans trop y croire au pied de l'arbre, un livre et un carnet pour seule compagnie. Ecrire pour passer le temps…
« La patience n'a jamais été ton fort »
Il est là, il sourit. Je me contente de le regarder, assise sur le sol sans pouvoir me remuer. Doucement il me rejoint, s'installe à mes côtés comme si tout était naturel.
« J'ai cru que je ne te verrais plus.
- Je t'avais pourtant dit que je reviendrai. »
Sans savoir pourquoi, sans comprendre comment, je me jette dans ses bras et noue mes mains autour de ses larges épaules. Il est vraiment là. Son parfum m'enivre et une douce sensation m'envahit : je me sens en sécurité, je me sens libre.
House reste figé mais me laisse faire. Sans un mot il attend que je me rassure puis me lance un étrange regard. Son incompréhension m'amuse, il croit peut-être que je peux lui expliquer tout ce que je fais ? Je m'éloigne de lui à contre cœur et me décide finalement à lui parler.
« Pourquoi je ne peux pas te voir ?
- Ta mère et moi ça n'a jamais été le grand amour.
- Elle a dit que c'était de ta faute. »
House semble blessé, il baisse la tête comme un enfant pris en faute. Je l'ai blessé.
« Au tribunal, elle a dit que c'était de ta faute. Pourquoi ?
- Elle croit que tu as choisi de perdre la mémoire à cause de moi.
- C'est idiot.
- Pas tant que ça. J'ai mis du temps à le comprendre mais toi aussi tu as souffert, sans doute autant que moi. On ne souffre pas quand on a oublié.
- Je ne t'ai pas oublié.
- Tu ne te souviens pas de nous Lisa, tu as oublié. Même si je te rappelle vaguement quelque chose.
- C'est plus que ça. J'ai envie de te voir. Tout le temps.
- C'est juste parce qu'on t'en empêche.
- Pourquoi tu ne dois pas m'approcher ? Si j'ai oublié à cause de toi tu es forcément la solution. Pourquoi on ne me laisserait pas te voir ? »
Mes questions l'amusent. Ma détresse le touche. Il me sourit vaguement avant de reprendre son air triste. Il me répond sans me regarder, subitement fasciné par le reste du parc.
« Ta mère a peur que j'en profite pour te récupérer.
- Je n'ai jamais parlé de toi.
- Et ça l'inquiète probablement davantage. »
J'ignore quoi faire, quoi dire. Il ne me regarde pas mais sa seule présence m'apaise. Mon cœur s'emballe une fois de plus : veut-il vraiment me récupérer ?
« Ça ne me gênerait pas… »
J'avais prononcé ces mots dans un murmure, sans pouvoir les retenir. Je parle sans réfléchir, j'agis sans réfléchir comme si rien ne devait lui être caché. Pourtant c'est vrai, ça ne me gênerait pas qu'il en profite. J'ai envie de le voir, de lui poser des milliers de questions mais les minutes défilent et je sais déjà qu'il va partir. Je ferrais n'importe quoi pour qu'il revienne, pour qu'il me parle encore.
« Je n'essaierai pas.
- Tu as dit que tu m'aimais toujours.
- C'est bien ce que j'ai dit. »
Mon incompréhension grandit : il m'aime mais ne veut pas de moi ? Je le vois se redresser et comprends qu'il est l'heure. Il va partir, me laisser une fois de plus avec mes interrogations et mon isolement. Je reste figée et mes yeux s'embrument. Cette fois aussi, j'ai peur.
« Il faut que tu y ailles.
- Quand reviendras-tu ?
- Bientôt. Ne t'inquiète pas. »
J'ai envie de retourner contre lui mais déjà il se redresse et s'éloigne au fond du parc l'espace d'un instant j'hésite à le suivre, à quitter cet endroit sinistre. Soudain il s'arrête et me regarde comme s'il m'avait entendu. D'un simple geste de la tête il me fait signe de rejoindre la clinique. Le cœur lourd, je n'ai plus qu'à l'écouter : c'est la seule façon de le revoir.
TBC
verdict?
