En voyant les dernières protestations de certains je me suis dit qu'il valait mieux ne pas trop tarder pour la suite ^^
Voici donc le chapitre...20 ! Un sacré cap de passé grâce à vos encouragements à tous. Merci encore :)
Nous sortons du cinéma dans la nuit noire. L'air est frais et je ne peux m'empêcher de frissonner. Comme toujours, il me surveille du coin de l'œil et passe aussitôt son bras autour de moi, m'attirant ainsi à lui pour me réchauffer. Sans me faire prier je pose mes mains sur son torse et me colle un peu plus contre lui.
« Merci House…
- Ça n'avait rien d'exceptionnel, un resto et une toile c'est même tout ce qu'il a de plus basique.
- Je sais l'effort que ça t'a demandé. »
Nos regards se croisent et je noue délicatement mes bras autour de son cou, me hissant sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur.
« Certes tu es insupportable mais c'est tout de même pas un supplice de t'emmener diner. »
Je lui souris et contemple son visage un moment. Ses traits sont plus détendus depuis quelques temps, il parait apaisé. Après une longue observation mes yeux finissent par se fixer sur ses lèvres fines.
Serrée contre lui, entourée de sa chaleur, enivrée par son parfum…
Une fois de plus la tentation est immense. Inconsciemment je mordille ma lèvre inférieure tout en gardant mon regard fixé sur sa bouche. Sa main effleure lentement le bas de mon dos et il me ramène doucement à la réalité.
« Est ce que tu veux rentrer ou on fait autre chose ?
- Autre chose ?
- On peut voir un deuxième film, grignoter un second dessert ou… rester là.
- Tu sais ce que j'aimerais ? Aller te voir jouer un soir.
- La prochaine fois »
La prochaine fois, il veut donc renouveler l'expérience. C'est encourageant! J'enfouis mon visage dans son cou et me laisser bercer doucement. Une femme passe à côté de nous et me lance un regard envieux : je ne peux m'empêcher de sourire légèrement. Le lien qui nous unit est si puissant que même les passants le ressentent.
« Lisa ? »
House me tire de ma réflexion et me lance un regard interrogatif, il attend toujours que je décide de la suite des évènements.
J'hésite, partagée entre l'envie de lui raconter mon entrevue avec le docteur Mckay et celle de lui faire une surprise. Cela fait déjà plusieurs jours que j'y pense, que je ne n'ose pas…
« J'aimerais qu'on rentre. C'est ce qu'on aurait fait avant non ?
- Ça ne finira pas comme ça finissait avant.
- Je le sais, j'ai autre chose de prévu. »
Ses sourcils se froncent et ses yeux m'interrogent. Je relâche alors mon étreinte et lui offre un sourire satisfait avant de glisser mes doigts entre les siens. Nous retournons à la voiture sans un mot, main dans la main.
XXXXXXXX
Une fois rentrés chez nous, je range quelques affaires dans l'entrée sous le regard de House, appuyé sur le canapé. Il s'interroge encore sur mes intentions. Je m'approche de lui, glisse un baiser sur sa joue et part vers la chambre.
« Je reviens »
A peine ai-je fermé la porte que je me précipite dans le placard à la recherche de mon dernier achat : deux bougies. Je les allume et les dépose toutes deux sur la table de chevet avant d'enfiler un short et un débardeur. House m'attend toujours et n'a pas bougé d'un pouce.
« Est ce que tes plans nous laisse le temps de prendre un café ?
- Je crois que oui ! »
XXXXXXXX
Affalé sur le canapé, nous terminons nos tasses en silence. Je m'approche alors de House et glisse mes bras autour de ses épaules.
« On y va ? »
Intrigué, il se contente de hocher la tête et s'aide de ma main pour se relever. Sans la lâcher je l'entraine dans notre chambre. En apercevant les bougies, il se fige et me lance un regard désapprobateur. Je ne m'en soucis pas et me rapproche encore avant de lui murmurer quelques mots à l'oreille.
« Fais-moi confiance. »
Tandis que mon nez remonte le long de son cou, mes mains descendent lentement le long de ses bras. L'odeur sucrée et la lumière des bougies donnent à cet instant une saveur unique. Je défais prudemment le premier bouton de sa chemise mais il m'arrête aussitôt. Je ne me laisse pourtant pas abattre.
« Tu devrais enfiler quelque chose de plus confortable que ce jean.»
House sonde mon regard avec intérêt et peine à savoir où je veux en venir. Curieux, il attrape un pantalon de pyjama et l'enfile sans tarder. Alors qu'il tend la main vers un t-shirt, je glisse mes doigts dans les siens.
« Non, reste sans. »
Sans lui laisser le temps de réagir, je me colle doucement contre lui et me fait la plus douce possible. Pas une caresse.
Pas un baiser.
Je reste simplement contre lui, essayant de le rassurer sur mes intentions. Son regard passe d'un côté à l'autre de la pièce et s'arrête successivement sur les deux petites flammes et sur mon visage. Il commence peut-être à comprendre. D'un geste je le pousse à s'installer sur le lit. Il se laisse alors tomber sur le dos, calé entre les coussins et continue de m'observer comme s'il guettait le moindre dérapage. Je m'assieds simplement à ses côtés.
« Mets-toi sur le ventre.
- Bon sang Lisa qu'est ce que…
- Chut, pour une fois écoute moi.»
Un dernier regard et il consent finalement à se retourner. Je dépose tendrement mes lèvres dans son cou et attrape une bougie de massage sur sa droite. Je sens qu'il surveille chacun de mes gestes. Un sourire aux lèvres, je souffle discrètement sur la flamme et verse un peu de cire dans ma main : sa chaleur me fait frissonner. Tout est parfait.
D'un geste lent je laisse alors couler la cire chaude le long de son dos et observe avec bonheur un frisson le parcourir. Il ne proteste pas. Je repose délicatement la bougie sur la table et glisse mes doigts le long de son dos. Mes mains caressent ses épaules, jouent avec ses muscles, effleurent chaque parcelle de peau accessible.
Lentement je remonte mes doigts de ses hanches jusqu'à sa nuque, appuie mes paumes dans son dos et profite de ce moment de douceur. Sa peau brille sous la lumière de la bougie et il soupire de bien-être à chaque nouveau passage. Je glisse alors mes lèvres dans son cou et poursuit mes douces caresses, pétrissant sa peau avec lenteur.
Au bout de quelques minutes, je verse à nouveau la cire chaude sur sa peau et observe avec délice la moindre de ses réactions. Confiante, je passe un genou de chaque côté de ses hanches et m'assieds prudemment sur lui. Il proteste pour la forme mais me laisse continuer, trop heureux de ce moment de tendresse.
Mes mains se remettent alors à glisser lentement sur ses côtes. Je remonte ensuite le long de ses bras en me penchant sur lui. Du bout des doigts, il effleure simplement mon genou. Un sourire illumine aussitôt mon visage : le moment partagé est juste merveilleux. Mes pouces trouvent leur place entre ses omoplates, faisant pression sur ses muscles douloureux avant de devenir plus discret qu'une plume sur la peau. Je finis par revenir à de simples caresses qui filent sur sa peau douce et huilée. Sa respiration se fait encore plus lente, ses soupirs deviennent de plus en plus profonds. Je m'allonge presque sur lui et embrasse légèrement sa joue.
« Tu veux que j'arrête ?
- Pitié non. »
Sa voix douce et reposée me fait vibrer et je me retrouve prise à mon propre jeu. Alors que je voulais simplement m'occuper un peu de lui comme il le fait si bien avec moi, je me surprends à en vouloir plus, toujours plus. Ses lèvres me tentent encore et toujours. Plus que tout autre contact, c'est celui de sa bouche qui me manque. Je pourrais lui dire tellement de choses si j'avais le droit d'y gouter…
Je souris de ma propre bêtise et reprends mes caresses avec application. Il ne lui faut que quelques minutes pour somnoler sous mes doigts. Je souffle alors les bougies, glisse mes lèvres dans son cou et me laisse tomber à ses côtés.
« Merci Lisa. »
TBC
