Pour me faire pardonner mon absence je poste en vitesse ce nouveau chapitre !
Un immense merci pour votre soutien et vos félicitations!
Bonne lecture !
Trois mois.
Trois mois que nous sommes là, entre lac et forêt perdus au canada. L'hiver approche mais les derniers jours d'automne nous offre un spectacle sans pareil. Une symphonie de rouge a envahi le paysage, les forets resplendissent de couleurs plus chatoyantes les unes que les autres et les abords du lac semblent être irréels.
Mon amour de la photo se réveille dans cet endroit splendide et House profite de ses après-midis libres pour m'emmener faire des balades en quad, au cœur de ses paysages majestueux. Notre complicité est plus grande que jamais, notre tendresse incomparable. House arrête le moteur, me sortant ainsi de ma rêverie.
« Qu'est ce que tu en dis ? »
Une fois de plus je suis époustouflée par la beauté de cette nature qui nous entoure. La brume qui flotte au dessus de l'eau, le soleil discret, le reflet des arbres : tout est parfait. Je détache lentement mes bras qui entourent sa taille et les portes à son cou, me collant contre lui pour toute réponse. Les mots sont accessoires dans ces instants précieux.
Satisfait, il descend du quad et attrape mon sac. Une couverture étendue sur le sol, un repas préparé sur le pouce, sa veste sur les épaules : un doux rêve pourtant bien réel. Le déjeuner est avalé en vitesse et je reprends vite ma place fétiche, nichée tout contre lui et entourée de ses bras. Il s'allonge sur le sol et je me laisse tomber à ses côtés.
« Une nouvelle fois tout est parfait, merci House. »
Il ne répond pas et se contente de caresser mon bras.
« Est ce qu'un jour tu vas finir par y croire ? »
Un sourcil qui se lève. Un regard interrogateur.
« Croire au bonheur »
House me détaille un moment avant de grimacer, le sujet est glissant.
« La dernière fois que j'y ai cru c'était avec toi. Tu as l'avantage de ne toujours pas te souvenir de cette rupture, ce n'est pas mon cas. »
Je dépose un baiser plein de tendresse sur sa joue et le cajole un moment, consciente d'avoir réveillé des souvenirs douloureux en lui.
« Tu sais quand je vois tout ça, je me dis que cet accident c'était la chance de ma vie.
-T'as pas plus idiot ?
- Je suis sérieuse House. Jamais on n'aurait quitté l'hôpital et notre petit traintrain, jamais on aurait tout plaqué pour venir vivre dans un endroit aussi beau.
- Attends que l'hiver soit passé pour dire ça, quand tu verras plus Rachel parce qu'elle sera ensevelie par la neige du jardin tu changeras d'avis.
- Ça m'étonnerait. »
Il pose sur moi des yeux curieux, mi amusé mi fâché. Il m'observe comme s'il cherchait à trouver la solution à une nouvelle énigme.
« Le mécanisme de ta mémoire est vraiment surprenant. C'est comme si tu te souvenais de toutes les conséquences tout en ayant oublié les causes.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Ça fait des mois que tu me sors des phrases comme ton « on n'aurait jamais quitté l'hôpital ». On dirait une évidence et pourtant tu ne te souviens absolument pas avoir été administratrice. C'est perturbant.
- J'essaie de me souvenir depuis qu'on en a parlé mais je n'ai que ces intuitions, quelques images floues. J'ai passé un temps fou à regarder les photos et à éplucher les dossiers de mon ordinateur. Ça me rappelle vaguement des choses mais aucuns véritables souvenirs.
- Il faut qu'on trouve ce foutu déclic. »
House se plonge de nouveau dans ses réflexions. Il aime le mystère, les défis et je suis le seul qu'il n'a pas encore réussi à relever.
« Tu n'as jamais pensé que le déclic pourrait justement être ce que tu me refuses ?
-Tu n'es pas la belle au bois dormant Cuddy et j'ai rien d'un prince charmant. Va falloir t'y faire. »
Malgré la légèreté apparente de ses propos, il ne me laisse pas trop le choix et mets ainsi fin à la discussion. Trois mois et il n'a jamais cédé, jamais flanché. Je décide néanmoins de jouer le jeu.
« C'est dommage. Curieusement cette chemise à carreaux te va bien… c'est presque sexy.
- Pourquoi ? Le reste du temps je ne le suis pas ?
- Je ne répondrais pas directement, ton égo risquerait de ne pas s'en remettre. Ceci dit, je suis sûre que je fais des jalouses.
- J'ai une canne, à part toi qui fantasme sur les infirmes ?
- Ne sous-estime pas le pouvoir de la canne House. »
Il m'adresse un sourire amusé et m'enlace tendrement. Rien n'a plus d'importance que ces moments magiques que nous vivons. Ma mémoire peut attendre encore un peu...
TBC
ou pas ^^
