Bonjour,

Voici un nouveau chapitre, et le temps des retrouvailles est enfin arrivé.

Bonne Lecture


Quand il se réveilla le lendemain, il n'avait toujours aucune idée d'où chercher, et il se sentait un peu con. Il était parti sur un coup de tête, sans réfléchir et maintenant, il ne savait même pas où la trouver…

Il reprit le papier que lui avait laissé Delgado pour lui dire où se trouvait Hélène, à la recherche du moindre indice, et là, ça le frappa. En tout petit, tout en bas, il y avait des coordonnées géographiques écrites. Ni une ni deux Balthazar prit son téléphone et entra les coordonnées ce qui lui permit d'obtenir une adresse.

Sans vraiment réfléchir, le légiste rassembla ses affaires et quitta l'hôtel dans le but de se rendre là-bas, pour enfin voir Hélène. Sa surveillance dura longtemps avant qu'il n'aperçoive enfin la blonde quitter le bâtiment. En la voyant, le cœur de Balthazar manqua de nombreux battements, elle était toujours aussi belle, mais elle semblait aussi tellement acculée, tellement triste…

Il décida de ne pas la suivre, d'attendre un peu avant de s'approcher d'elle et d'essayer de lui parler. Cependant, les heures passaient et elle ne revenait pas, il allait surement attendre un moment et quand elle reviendrait, il ne louperait pas l'occasion. Il avait réfléchi pendant des heures entières à ce qu'il allait pouvoir lui dire.

Et alors qu'une grosse averse se déclencha en fin de journée, il l'aperçut enfin revenir, elle essayait tant bien que mal de se protéger de la pluie. Il sortit de sa voiture pour aller lui parler, mais en le voyant venir vers elle, Hélène fronça les sourcils et préféra faire demi-tour et repartir dans l'autre direction, en courant, pour lui échapper le plus rapidement possible.

"Hélène attends" cria Balthazar mais elle accéléra le pas et le légiste soupira, elle allait lui échapper, et il n'avait pas la foi de lui courir après sous cette pluie battante.

Il remonta alors dans sa voiture et la suivit, il ne pouvait pas la laisser repartir, c'était impossible. La pluie redoubla d'intensité alors qu'il la suivait, et elle avait arrêté de courir, marchant désormais la tête basse, comme si la pluie lui importait peu. Rendu à son niveau, Balthazar ouvrit la vitre du côté passager pour lui parler.

"Hélène on peut parler s'il te plaît ?" demanda Balthazar aussi fort que possible pour qu'elle l'entende malgré la pluie.

"Laisses moi tranquille" répondit Hélène en accélérant à nouveau le pas, mais c'était mal connaître le légiste que de penser qu'il allait lâcher.

"Non, je veux qu'on parle" répondit Balthazar en la rattrapant, toujours dans sa voiture. "Aller monte, tu seras mieux au chaud dans ma voiture que sous la pluie"

"Non, je ne veux pas te parler" répondit Hélène, continuant toujours son chemin.

Frustré et comprenant que ce n'était pas comme ça qu'il allait y arriver, Balthazar la dépassa en voiture seulement pour s'arrêter un peu plus loin et sortir de sa voiture. En le voyant Hélène fit demi-tour pour repartir dans l'autre sens, sachant pertinemment que Balthazar ne pourrait pas la suivre en voiture car la rue était en sens unique.

Mais cette fois, le légiste la rattrapa en courant, posant sa main sur son poignet. Au contact de sa peau contre la sienne, Hélène frissonna, elle n'avait pas ressenti ça depuis si longtemps. Depuis qu'elle l'avait quitté en fait, et là, elle n'allait pas avoir d'autre choix que d'affronter ce qu'elle avait fuit depuis plusieurs semaines, parce qu'elle n'en pouvait plus d'attendre après quelque chose qui ne semblait pas vouloir arriver.

"Tu ne vas pas pouvoir me fuir éternellement. A un moment il va falloir l'affronter, cette conversation. Parce que tu sais très bien que je ne lâcherais pas l'affaire tant que je ne t'aurais pas parler" commença Balthazar, resserrant délicatement sa prise sur le poignet d'Hélène pour ne pas qu'elle parte en courant.

"Je ne sais pas quoi te dire…" soupira Hélène "Je veux juste que tu me laisses tranquille… S'il te plait" demanda la blonde sans se retourner, sans le regarder.

"J'ai lu tes lettres" continua Balthazar ignorant sa demande de la laisser tranquille "Je suis désolé Hélène. Pour tout le mal que je t'ai fais, pour les faux espoirs, la souffrance, le fait que je n'ai pas compris que tu étais amoureuse de moi, pour ne pas t'avoir cru alors que tu avais raison, pour t'avoir fait si peur…" énuméra le légiste doucement "Je suis désolé d'avoir été un con… Je suis tellement désolé si tu savais… Pour tout"

"Ouais moi aussi…" murmura Hélène "T'imagines un peu ce que j'ai ressentis quand j'ai cru que tu allais mourir dans mes bras ? Quand j'ai cru que je n'allais jamais te revoir ? Que je t'avais perdu pour toujours ?" elle renifla et Balthazar sût qu'elle pleurait.

"Pardonne moi, s'il te plait…" murmura à son tour le légiste au bord des larmes. "Quand j'ai compris que tu étais partie, tu m'as immédiatement manqué. Je ne peux pas vivre sans toi, sans que tu sois dans ma vie"

"Balthazar…" commença Hélène

"Ah, on en est revenu à Balthazar ?" demanda le légiste déçu. "J'aimais mieux quand c'était Raphaël… Ou mon amour…" et en entendant les deux derniers mots, le cœur d'Hélène se serra. Il était son amour, ça c'était une certitude, mais elle ne serai jamais le siens… Elle en était persuadée…

"Raphaël…" repris Hélène "J'ai plus la force de souffrir comme je l'ai fait, j'ai plus la force d'attendre après toi pour obtenir ce que je veux de toi, ce que j'attends depuis si longtemps… J'ai plus la force de me battre pour quelque chose que je n'aurai jamais." elle était toujours dos à lui, elle ne voulait pas croiser son regard.

"Qui te dis que tu ne l'auras jamais ?" demanda Balthazar son cœur se serrant dans sa poitrine.

Hélène n'eut pas le temps de lui répondre quoi que ce soit. Balthazar l'avait fait se retourner et avait posé avec force ses lèvres sur les siennes et l'embrassait désormais avec passion. Elle passa ses bras autour du cou du légiste, le serrant fermement contre elle, refusant de le lâcher alors qu'il passait ses mains sous sa veste pour la coller contre lui.

Désormais, la pluie battante qui leur tombait dessus n'existait plus, ils ne la sentaient plus. Tout ce qui comptait c'était le baiser passionnel et tant attendu qu'ils partageaient ainsi que la chaleur qui émanait de leurs corps enlacés. Plus rien ne comptait. Même pas respirer. Leurs lèvres ne s'étaient pas détachées plus de cinq secondes avant de se retrouver pour un autre baiser tout aussi passionné.

Pourtant, à un moment, ils durent se séparer complètement pour reprendre réellement leur souffle. Front contre front, leurs souffles rapides se mélangeaient. Hélène avait les yeux clos, refusant de les ouvrir, comme si, elle était dans un rêve et que les ouvrir signifiait un retour à la réalité et qu'il n'allait plus être là, dans ses bras.

Elle sentait les caresses de ses mains dans son dos, son nez contre le sien, et ses lèvres qui de temps en temps venaient frôler les siennes, pour ne pas perdre le contact qu'il avait tant désiré depuis son réveil.

"On ne m'avait jamais embrassé comme ça" murmura Hélène au bout d'un moment, ouvrant enfin les yeux pour le regarder, il était toujours là, devant elle, c'était bien réel.

"Ah mais moi aussi" sourit Balthazar en la serrant encore plus fort contre lui, laissant s'échapper un petit rire. "Je t'aime, mon amour" continua t'il

"Moi aussi, je t'aime, mon amour" répondit Hélène en frottant son nez contre celui de Balthazar.

Il pleuvait toujours, mais ils ne semblaient pas du tout s'en soucier. Pourtant ils étaient complètement trempés et la pluie ne semblait pas vouloir s'arrêter. Seulement, elle se rappela à leur souvenir quand Hélène se mit à frissonner doucement.

"On va aller se mettre au chaud non ?" demanda Balthazar "Tu frissonnes et je ne voudrais pas que tu tombes malade" il sourit en lui embrassant le font

"Tu as raison" sourit Hélène en se collant un peu plus contre lui "On doit discuter un peu et on sera bien mieux au chaud, et sans nos vêtements trempés."

Balthazar approuva et ils prirent la direction de la voiture du légiste qui les ramena vers l'appartement que louait Hélène. Une fois rentrés au chaud, ils prirent le temps d'enlever leurs vêtements complètement trempés et de les mettre à sécher avant de s'envelopper chacun dans une couverture.


Et voilà,

On se retrouve la semaine prochaine pour ce qui sera, le dernier chapitre de cette fanfiction

Kiss