Me voilà de retour !
J'espère que ce chapitre suffira à pardonner mon abscence... Bonne lecture :)
« Je suis prête ! »
Je sors en courant de la chambre, déjà largement en retard. House discute avec la baby-sitter de Rachel et tient ma fille dans les bras. Il s'interrompt dès qu'il m'aperçoit et repose la petite sur le sol avant de s'approcher.
« Ça te plait pas ? »
Il sourit simplement et continue de me détailler sans un mot.
« Bah dis-moi ! Qu'est ce qu'il y a ?
- C'est toi il y a 25 ans. »
Sans que je sache vraiment pourquoi cette révélation me bouleverse. Je noue mes bras autour de sa taille et me serre contre lui, profitant quelques instants encore de son parfum. Il est déjà l'heure de partir. Un dernier câlin à Rachel, quelques recommandations et nous sommes en route pour la ville voisine.
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Je descends de la voiture avec enthousiasme et sens déjà que House ralentit l'allure, visiblement un peu ennuyé de se retrouver devant la maison de Sarah et Bill. Je lui offre mon plus beau sourire avant de glisser mes doigts entre les siens en guise d'encouragement. C'est à moi de le rassurer cette fois.
« Tu crois qu'il y aura beaucoup de femmes à rendre jalouses ?
- Normalement pas ce soir. En revanche… »
Il joue le jeu et décide d'éveiller un peu mon intérêt. Il prend sa petite voix et ses yeux pétillent de malice.
« …il y a tout un tas de types qui se persuadent que leur femme est pas si mal. C'est mauvais de vivre dans le mensonge. »
Je lui adresse un regard faussement réprobateur avant de me rapprocher un peu de lui.
« Qu'est ce que je dois faire ?
- Strictement rien. »
Cette fois c'est la curiosité qui l'emporte. Je l'observe un instant, essayant de deviner ses pensées.
« Ce qui se cache sous ton manteau long suffira amplement. »
Un rire franc m'échappe et lui arrache un mince sourire. Je me place devant lui et glisse mes bras autour de ses larges épaules. Nous ne sommes plus qu'à quelques mètres de l'entrée désormais et j'en profite pour savourer cet instant de complicité.
« Nous sommes un couple de tordus.
- C'est le secret de la réussite »
Je ris de nouveau, dépose un baiser sur sa joue et frappe à la porte. Des bruits de talons parviennent jusqu'à nos oreilles et Sarah apparait à la porte.
« Kate ! Tu as réussi à trainer ton associable mari à l'extérieur ? »
House bougonne dans mon dos et nous échangeons un sourire complice avec la jeune femme. La soirée promet d'être animée.
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House me rejoint sur la terrasse et glisse une main dans mon dos. Un murmure parvient jusqu'à mes oreilles et me fait frissonner.
« Ils regardent tous ta robe.
- Pas toi ?
- Je ne regarde pas que ta robe. »
Je relève les yeux vers lui et croise son regard malicieux. Il se rapproche lentement de moi et je me retrouve serrée contre lui, dos au mur. Ce sourire entendu, cette musique, cette ambiance, tout me parait familier.
« Et ce que je vois est vraiment pas mal »
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« Et ce que je vois est vraiment pas mal »
House s'approche encore un peu et pose sa main au dessus de mon épaule, lorgnant clairement sur mon décolleté.
« La discrétion n'est pas ton fort.
- J'assume tout à fait ce que je fais.
- Et qu'est ce que tu fais ?
- J'admire le paysage »
Un sourire et il saisit mes hanches entre ses doigts, me plaquant contre le mur avec force.
« Ne fais pas la jeune fille prude, je sais très bien que tu reluquais mes fesses aussi.
- Bah voyons »
Ma respiration s'accélère et House observe avec amusement ma poitrine se soulever anarchiquement. D'un geste il m'entraine de l'autre côté du bâtiment. Il fait sombre et nous restons un moment là, cachés aux yeux des autres étudiants. Seul un mince rayon de lune nous éclaire, offrant à la scène une lumière presque magique. Ses yeux noircis de désir me détaillent longuement et, à nouveau, il s'approche de moi. Sans trop savoir pourquoi je noue mes bras autour de lui et me laisse coller contre le mur du gymnase, serrée contre son torse musclé. Son visage se penche doucement vers moi et il capture mes lèvres avec passion. Mon cœur rate un battement et je crois mourir de désir sous ses caresses. La fête bat son plein de l'autre côté du mur mais je m'en fiche, plus rien n'existe.
Ses doigts courent le long de ma taille, sa langue explore mes lèvres avec envie et je m'accroche à lui avec une force incroyable. A bout de souffle, il se détache lentement de ma bouche et m'offre un regard satisfait.
« Je savais que tu fantasmais sur moi.
- Tu me suis depuis que tu m'as vue à la librairie.
- Faux, c'est toi qui m'a suivi en endocrinologie. »
Nos regards s'affrontent un moment et House me lance un sourire charmeur. Une main remonte lentement le long de mes côtes et glisse sur ma poitrine avant de trouver sa place dans mes cheveux. Je frissonne sous ses doigts et ferme les yeux un bref instant.
« On peut continuer à se battre ou reprendre où on en était… »
Un regard
Un sourire
Des lèvres qui s'entrechoquent.
Chaque contact est plus grisant que le précédent. D'une main je fais sauter les boutons de sa chemise tandis que la deuxième joue dans ses cheveux en bataille. House, lui, enroule un bras autour de moi et descend fougueusement ses lèvres dans mon cou. Je ne peux retenir un soupir de plaisir tant le contact est sensuel. Encore quelques secondes et je m'abandonne complètement dans ses bras, répondant avec passion à chacun de ses gestes.
Ses mains descendent sur mes fesses et les pétrissent longuement tandis que mes lèvres explorent chaque parcelle de sa peau. D'une simple pression il me soulève du sol et j'enroule mes jambes autour de lui. Plaquée contre la pierre froide, je peine à retenir le plus petit gémissement de plaisir que me procure ses lèvres expertes. Une main quitte ma jupe pour glisser sous mon haut et le soulever, dévoilant ainsi ma poitrine. House me contemple un moment avant de plonger ses yeux dans les miens et de glisser lentement sa bouche sur mes seins durcis.
Cette fois s'en est trop. Je l'aide à retirer mon débardeur et l'embrasse fougueusement. Ses mains reprennent leur place sur le haut de mes cuisses et je perçois son désir à travers le tissu léger de son short. L'envie est immense, le désir presque incontrôlable. Soudain, un bruissement se fait entendre, une voix s'élève.
« House ! House bordel t'es où? »
Mes lèvres se détachent des siennes à contre cœur et il me lance un air désolé. Doucement, il me laisse retomber sur le sol et me serre contre lui, glissant de tendres baisers dans mon cou. Je caresse un moment sa peau nue et me laisse enlacer délicatement. Ses mains parcourent à nouveau ma peau et sa bouche reprend possession de ma poitrine quand la voix s'élève une nouvelle fois.
« House ! Je pars avec Mary dans cinq minutes et j'ai toujours tes clés mec ! »
Un baiser échangé
Un autre
Il s'éloigne un peu avant de plonger ses yeux dans les miens.
« Laisse-moi cinq minutes pour lui casser la gueule.
- Je te laisse trente secondes pour récupérer tes clés. »
Une dernière caresse et il s'éloigne en soupirant, pestant déjà contre celui qui a eu le malheur de nous interrompre.
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« Cuddy ? Cuddy répond moi ! »
Je sursaute et ouvre lesyeux d'un coup, peinant à comprendre ce qui m'arrive. J'observe distraitement mon environnement, complètement perdue, et m'accroche à sa veste pour ne pas vaciller.
« Lisa ? »
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« Lisa ? »
House réapparait soudain et me détaille un instant, visiblement déçu.
« Pourquoi tu n'es plus à moitié nue ? »
Sa voix charmeuse me fait sourire et je décide de m'amuser un peu.
« Tu as mis plus de trente secondes. »
Le rictus qu'il affiche à cet instant me fait frissonner. Sans rien comprendre je le vois fondre sur moi et ai tout juste le temps de partir en courant. Je l'entends me suivre en riant et peine à le semer, trop occupée à lutter contre l'euphorie qui me gagne. Il ne lui faut pas plus d'une minute pour me rattraper et nouer avec force ses bras autour de moi. Collée contre mon dos, il susurre quelques mots à mon oreille de sa voix la plus sensuelle.
« Crois moi je mettrais moins de trente secondes à te déshabiller à nouveau.
- On ne couchera pas ensemble House.
- Bien sur que si. »
D'un geste il saisit mes hanches et me fait faire demi-tour, plaquant ma poitrine contre son torse toujours découvert. Ses lèvres reprennent immédiatement possession de mon cou et je m'abandonne de nouveau à ses caresses.
« Chez toi ou chez moi ?
- Quitte à ce qu'on ne couche pas ensemble, je préférais que ça soit chez moi.
- T'as raison c'est plus près et t'as pas de colloc… »
Ses mains glissent le long de mes hanches et s'insinuent sous mon haut, me procurant des frissons de plaisir.
« Je te déteste House. Presque autant que ton stupide colloc.
- Continue j'adore ça »
Je ne peux m'empêcher de sourire en entendant sa réplique et me laisse embrasser avec fougue, cédant même à l'envie de passer une main dans ses cheveux ébouriffés. D'une simple pression il me soulève du sol et me pousse une nouvelle fois à enrouler mes jambes autour de lui. Je m'exécute sans la moindre protestation et dévore son cou de baisers toujours plus brulants, me laissant porter dans la nuit noire.
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House me serre contre lui et caresse tendrement mes cheveux, embrassant légèrement le haut de mon crâne. Je m'accroche à lui avec force et respire son odeur à plein poumons. De plus en plus perdue j'enfouis ma tête contre son épaule et me laisse rassurer sans rien dire.
« Je suis là Lisa, tout va bien. »
Sa voix douce m'apaise un instant mais je ne parviens toujours pas à revenir à la réalité.
« Je suis là. »
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"House?
- Je suis là!"
Il lui avait fallu moins de dix secondes pour disparaitre dans mon appartement, à peine le temps de tourner le dos pour fermer la porte. Je le retrouve le nez dans mes tiroirs, à la recherche de mes sous vêtements.
« Tu veux pas mettre ça ?
- Pourquoi faire ? Tu vas me les enlever !
- C'est une bonne remarque ! »
Il se retourne vers moi et se jette sur mes lèvres avant de m'étendre sur le lit. House repose désormais de tout son poids sur moi et m'embrasse avec passion, glissant ses mains sur ma peau. Je retire fiévreusement sa chemise et m'agrippe à lui. Ma peau s'embrase, le désir me fait tourner la tête.
Sans plus tarder il glisse une main sous mon débardeur et palpe ma poitrine d'une main ferme. Je me cambre sous ses caresses et d'un geste habile il retire le morceau de tissu déjà trop encombrant. House contemple un moment ma poitrine tout en baladant ses mains sur son buste; ses yeux pourtant si bleus sont devenus noirs de désir. Il continue quelques secondes puis défait mon soutien gorge d'une main, glissant l'autre sur mes cuisses. Les sensations sont délicieuses, l'attente insupportable.
J'essaie vainement de reprendre le contrôle de la situation mais il me cloue sur le matelas, un sourire victorieux illuminant son visage. Il embrasse fougueusement mes lèvres avant de se redresser et de faire glisser ma jupe avec une lenteur extrême le long de mes jambes. Mon impatience l'amuse. Ses mains passent sous mes fesses et les soulèvent délicatement, m'incitant ainsi à m'assoir sur lui. J'obéis avec joie et noue mes bras autour de ses épaules avant de parsemer sa peau de baisers toujours plus brulants.
Alors qu'il reprend possession de ma poitrine, je tend une main assurée vers son short et le détache rapidement avant de passer mes doigts sous le tissu. La réaction est immédiate, House bascule la tête en arrière et laisse échapper un long râle de plaisir. J'en profite pour dévorer son cou du bout des lèvres et l'allonger sur le lit avant de retirer le vêtement. Son moment d'égarement ne dure pas et il reprend rapidement le dessus, ôtant d'un geste rapide nos sous vêtements respectifs.
Collés l'un conte l'autre, nos corps s'enflamment. Ses doigts parcourent mes courbes sans délaisser la moindre parcelle de peau et je frémis sous ses caresses. Il descend lentement de mes épaules au nombril, mordillant et suçotant chaque partie accessible. Une main glisse entre mes cuisses et je crois devenir folle de désir. Sans attendre je m'agrippe à ses épaules et le plaque contre moi, entourant sa taille d'une jambe. Son contact est trop grisant pour que je puisse m'en passer.
« Je savais bien que tu me supplierais.
- La ferme ! »
Il esquisse un sourire avant de m'embrasser à pleine bouche. Alors que je m'offre corps et âme dans ce baiser brulant, il s'immisce en moi avec douceur, m'arrachant un long gémissement de plaisir. Ses vas et viens puissants sont exquis, les sensations incroyables. Je m'abandonne complètement dans ses bras et le laisse imposer à nos ébats un rythme toujours plus effréné. Enfin je croise son regard envieux, perçoit son souffle chaud et anarchique qui court sur mon visage. Du bout de la langue je caresse son cou, mordille son oreille, embrasse sa joue rugueuse.
Encore un geste et je perds pied.
Ses caresses pressantes sur ma poitrine,
Sa main su ma hanche,
Ses lèvres dans mon cou,
Ses vas et viens toujours plus puissants.
Nous atteignons ensemble le point de non retour et je suis prise de tremblements. House pousse un long râle de plaisir et se laisse tomber sur moi, cachant son visage contre mon épaule. Nous restons là quelques secondes, savourant cet orgasme ravageur, ce contact parfait. Mes yeux se ferment et je caresse sa peau du bout des doigts pendant que ses lèvres courent dans mon cou. Je ne me souviens pas avoir connu un tel bonheur. Nos yeux se croisent à nouveau et dans un faible sourire, je l'entends murmurer
« Encore ?»
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Je sors une nouvelle fois de cet état de transe et me retrouve tremblante dans les bras de House, visiblement très inquiet. Il me repousse un peu et cherche à croiser mon regard, caressant ma joue du bout des doigts. De longues secondes s'écoulent avant que je parvienne à rassembler mes esprits. Enfin, les mots finissent par franchir mes lèvres.
« Je me souviens Greg, je me souviens ! De toi, de nous, notre rencontre, ta peau, tes lèvres… Je me souviens ! »
J'ignore si je ris ou si je pleure, je sens simplement ses bras m'enlacer et me bercer tendrement. Il ne dit rien mais les battements irréguliers de son cœur trahissent l'émotion qui le submerge lui aussi. Je relève la tête et saisit son visage entre mes doigts. Nos yeux se croisent et l'espace d'un instant j'hésite à me jeter sur ses lèvres. House caresse doucement mon dos et je me laisse retomber contre lui, peinant à revenir à la réalité. Il appuie sa joue sur le haut de mon crane et me serre contre lui.
« Tu veux qu'on rentre à la maison ? »
Un hochement de tête quasi imperceptible lui suffit. Il dépose un baiser sur ma joue et glisse ses doigts entre les miens. Un dernier regard échangé et nous partons récupérer nos affaires sans un mot, partageant un silence des plus éloquents.
TBC
