Un grand merci à tous pour tout ce soutien, ça fait vraiment chaud au cœur. (je me répète mais on dit jamais assez merci ^^)
à croux49 qui s'interroge sur le dénouement de cette fic, ce chapitre lance justement la prochaine (et peut-être bien dernière) intrigue. J'espère que vous aimerez !
Une semaine s'est écoulée depuis ce premier souvenir. Les choses reprennent doucement leur place et les images s'estompent peu à peu. Nos rapports ont évolué. Nos caresses se font plus poussées, nos baisers plus intimes, nos contacts plus rapprochés. L'un comme l'autre, nous jouons avec la limite qui s'était imposée sans jamais la dépasser. Si je suis ravie de ce changement mais ce n'est pas toujours le cas de House. Il doute et sent qu'il n'a plus autant de volonté pour me repousser.
Ce matin là le temps est à l'orage. Comme tous les weekends nous restons tranquillement à la maison, profitant de la bonne humeur de Rachel. Alors qu'il s'occupe du petit déjeuner de la petite, je peine à ouvrir les yeux, sujette à une atroce migraine.
« Hello sunshine »
Malgré la douleur, un sourire illumine mon visage. Il s'approche doucement et embrasse mon front.
« Ça va pas mieux ?
- Pas vraiment non.
- J'ai dit au petit monstre que ça n'allait pas fort, elle est devant un dessin animé et viendra te voir quand il sera fini.
- Merci Greg.
- Je vais aller appeler Wilson. Restez à la maison ça évitera que vous soyez malade toutes les deux et que vous me refiliez vos microbes par la même occasion. »
Un sourire et il s'allonge contre moi, remontant la couette sur mes épaules.
« Ça peut pas attendre cet après midi ? On devait aller visiter l'aquarium.
-La prochaine fois promis. »
Depuis que nous sommes arrivés au canada nos weekends sont souvent ponctués de sorties aux quatre coins du pays, sorties durant lesquelles il appelle Wilson pendant que je téléphone à Julia. Rachel adore ces excursions en voiture, ravie des nombreuses visites que nous faisons. Au final, la paranoïa de House a parfois du bon…
Je niche ma tête dans son cou et profite encore un peu de sa chaleur avant de le laisser filer.
« Je vais changer de destination, on pourra visiter l'aquarium la semaine prochaine comme ça. »
Je lui adresse un sourire reconnaissant et le regarde s'éloigner en boitillant. La matinée sera plus longue que prévue.
XXXXXX
La migraine s'est enfin estompée et, pour compenser la visite de l'aquarium, je prépare un gâteau au chocolat avec ma fille. Ce petit moment de complicité nous ravie autant l'une que l'autre. Alors que Rachel plonge sa main dans la pâte encore crue, les yeux brillants de malice, j'entends la porte d'entrée qui claque.
Un sourire prend forme sur mon visage et Rachel part en courant dans l'entrée, encore barbouillée de chocolat. Je les rejoins en vitesse et trouve ma fille dans les bras de House.
« Attention avec tes paluches toutes sales tu en mets partout ! »
Je m'approche de ce tableau presque idyllique avant de déposer un baiser sur sa joue. Rachel repart en courant vers la cuisine et j'en profite pour me blottir dans les bras de mon homme.
« Des nouvelles intéressantes ?
- Rien de spécial.
- T'es sûr ? Ça n'a pas l'air d'aller.
- Cesse un peu de t'inquiéter pour tout tu veux ? »
Je relève brusquement la tête vers lui, surprise de cet emportement soudain. Sans un mot, il s'avance dans la maison et s'installe dans la chambre, fermant la porte derrière lui.
XXXXXX
La journée passe et House reste muet. Il n'a fait que jouer du piano pendant de longues heures sans dénier adresser le moindre mot à Rachel. Résignée je m'en vais la coucher et le retrouve affalé dans le canapé, regardant vaguement les images qui défilent sur l'écran.
« Je peux m'assoir ?
-Tu fais ce que tu veux t'es une grande fille »
Je retiens un soupir avant de m'installer à ses côtés et de poser ma tête contre son épaule. Mes doigts effleurent prudemment son bras et l'espace de quelques secondes ils semblent se détendre. Ravie de ce mince progrès, je niche mon nez dans son cou et embrasse délicatement sa peau.
« Je croyais qu'on avait décidé de tout se dire ?
-Ya rien à dire. »
La déception est immense mais je ne me laisse pas abattre, je passe doucement une main dans ses cheveux et le caresse tendrement, espérant l'apaiser à nouveau. Les minutes défilent sans un bruit, mon inquiétude grandit encore.
« J'en ai marre de tout ça Cuddy.
- Marre de quoi ?
- De cette pseudo-relation qui n'a pas de sens. »
Le choc est terrible, brutal. Je retire vivement ma main et l'observe avec des yeux brillants de larmes. Je n'ai pas le droit au moindre regard et ses yeux restent rivés sur la télé.
« Tu n'as pas vraiment dit ça… »
Les mots m'échappent sans que je puisse les retenir, ma voix se perd dans les aigus sous l'effet de la douleur. Il se relève et me tourne le dos, réfléchissant à la suite.
« House ! Regarde-moi. »
Aucune réaction. Je le rattrape et me plante devant lui, emprisonnant son visage entre mes mains.
« Tu ne me reproches tout de même pas cette relation que Tu nous as imposé ?
-J'en sais rien, j'ai besoin d'air.»
House s'en va aussitôt vers la cuisine sans un mot de plus.
« Attends!»
Je pars en courant et attrape sa main en passant, refusant de le laisser partir. Il s'arrête enfin et m'observe longuement sans que j'ose croiser son regard. Je sens les larmes perler au coin de mes yeux et caresse son bras du bout des doigts, tentant vainement de remettre mes idées en ordre.
« Je t'étouffe…
-J'ai vécu seul comme un vieux con tellement longtemps que certains moments oui, j'ai besoin d'être tout seul. »
Sa voix semble être plus douce, son énervement soudain s'est apaisé. Je me risque alors à lever les yeux vers lui et découvre un homme radouci. Malgré ce mince progrès je comprends bien vite que je n'obtiendrais rien de mieux ce soir et décide de le laisser seul un moment.
« Je vais me coucher »
Ma voix trahit la détresse qui m'habite et un voile de tristesse masque tout à coup son regard. Sa main se tend vers moi et il effleure lentement mon menton. Je me laisse tomber contre son torse quelques secondes pour embrasser son cou et me retourne sans un mot pour gagner ma chambre, notre chambre. La nuit nous aidera peut-être.
XXXXXX
Je me réveille au terme d'une nuit pénible et tend aussitôt la main vers son oreiller. Le lit est froid, terriblement froid. Je me lève la peur au ventre et part à sa recherche. Rien dans le salon, ni dans la cuisine et la panique me gagne. Je fouille la maison de fond en comble sans trouver la moindre trace de lui.
Je me laisse finalement tomber sur le canapé et les larmes coulent sur mes joues. Une feuille blanche attire soudainement mon attention. Je m'en saisis et la lis avec effroi.
« Pardonne-moi »
Mon cœur rate un battement en découvrant ces mots. Deux petits mots pour qu'une vie s'effondre. Je me rue alors sur mon téléphone et tente de l'appeler un bon millier de fois sans succès. Je laisse un message, puis un autre et encore un.
Rachel vient finalement mettre fin à cet élan de panique en se réveillant. Je me force à reprendre pied et la serre fortement dans mes bras. J'avais même oublié de la réveiller pour l'école…
XXXXXX
De retour de l'école je m'écroule sur mon lit et enfouis mon visage inondé de larmes dans son oreiller. Son parfum m'enivre aussitôt. La peine est immense et je reste là, recroquevillée sur moi-même à pleurer toutes les larmes de mon corps.
J'ai fait fuir l'homme que j'aime,
J'ai perdu l'amour de ma vie,
J'ai laissé filer le père de ma fille…
.
.
oo°°OO°°oo°°OO°°oo
Julia me fixe avec des yeux plein de tristesse, le visage rongé par l'inquiétude. Sa main se tend vers moi mais elle n'ose pas m'effleurer.
Le corps secoué de violents sanglots je ne fais que distinguer ses gestes : mes yeux sont tellement pleins de larmes que je ne vois même plus le monde qui m'entoure. La douleur est atroce, mon cœur semble avoir cessé de battre. Je trouvais toutes ces images idiotes avant et je réalise aujourd'hui qu'elles sont bien en dessous de la réalité. J'aimerais que ça s'arrête, j'aimerais ne pas souffrir ou du moins ne pas souffrir autant. Tout mon être pleure l'amour de ma vie mais je ne peux m'en prendre qu'à moi.
Tes yeux bleus devenus gris, ton air désespéré… je t'entends encore me supplier de rester.
« don't, don't, please don't… »
On allait droit dans le mur mais maintenant ça me parait toujours moins effrayant que de vivre sans toi. Je t'ai perdu, je t'ai abandonné, je t'ai détruit mais si tu savais comme je t'aime. Le chagrin me ronge et me brûle, j'aimerais que tout s'arrête. Julia tend un bras vers moi et je m'effondre contre elle, incapable de supporter le poids de mon chagrin. Ma vie n'a plus de sens et tout est de ma faute, je t'ai perdu…
°°ooOOoo°°ooOOoo°°
.
.
J'ouvre les yeux subitement et mets quelques secondes à comprendre que je viens de me remémorer un morceau de ma vie passée. Ma douleur n'était elle pas assez grande ?
Je me sens brisée et peine à respirer tant le chagrin est immense. Les larmes continuent de couler sans que je puisse les arrêter, chaque fibre de mon être est rongée par la douleur. Alors que je me laisse complètement submergée par ces émotions intenses, la sonnerie du téléphone me ramène à la réalité. Je me rue sur le portable et le laisse tomber aussitôt quand j'aperçois le numéro… j'ai même oublié d'aller travailler. Je m'écroule à nouveau sur mon lit quand une idée me traverse l'esprit.
Le téléphone… c'est là que tout a commencé…
Je me relève brusquement, attrape mon manteau et quitte la maison sans plus tarder. Il est temps de me reprendre et, cette fois, de me battre pour le garder. Je ne peux pas le perdre...
TBC
Bon je me doute bien que pour l'instant ça vous plait pas ^^'' mais ça va venir! (enfin j'espère)
