Notes d'auteurs :
Bonjour, chers lecteurs ou lectrices,
Je vous présente le second tribu de ses jeux du Capitole : Césarion Snow
Et oui je sais un membre de la famille Snow , s'était a prévoir, non ?
Comme habitude, l'univers de Hunger Games appartient bien sur à Suzanne Collins, ce n'est malheureusement qu'un emprunt de ma part, ainsi que certains personnages.
Je remercie encore MarsJovial2312, Jun-Fuu, Ljay, Isty Bitsy, Aeringue pour l'aide qu'ils m'ont apporter dans ce chapitre.
HUNGER GAME : La vengeance des sacrifiés :
Chapitre 2 : Le martyre d'une révolution:
Je suis réveillé par le bruit de la pluie tombant sur le plancher. Désespéré, je maudis le plafond qui fuit et me sors d'un sommeil tant désiré. J'aurais tellement voulu dormir encore un peu, car seul le vide des rêves me libère de ma douleur.
Je tire sur mes bras, abimant encore un peu plus la peau de mes poignets, déchirée à cause de ces abominables chaînes qui me lient au plafond. Je hurle, un frisson me parcourt alors que je laisse des larmes couler sur mes joues. Mes amis ces tortures à cause de moi, à cause de qui je suis et à cause de mon père.
Il fut un temps, être un Snow était un passe-droit pour le bonheur. Rien n'était trop beau pour Coriolanus et sa famille. Aujourd'hui, je n'ai plus rien à part la douleur et l'espoir qu'un jour la mort arrête la torture.
Avec Shun et Lucien, nous formions le trio doré du Capitole. Leurs pères étaient bien placés, je pense que s'il en avait été autrement mon père aurait refusé que je les côtoie. Chez les Snow, on ne parle qu'aux personnes bien nées ou aux forces de la nature.
Il faut dire que le fait que monsieur O'Brien, soit le directeur de la Snow académie, l'école d'élite du Capitole, nous avait permis d'avoir une place de choix dans nos études. En tant que chefs de groupe nous rabaissions les plus faibles et pouvions-nous permettre de manquer, à l'occasion, certains cours. Le père de Lucien occupait le poste de maire, ce qui arrangeait encore mieux les choses.
J'avoue que j'aimais regarder les Jeux, la mort de ces enfants me semblait si lointaine, presque irréelle. Je regardais les tributs mourir en ressentant une profonde excitation, comme si je regardais un bon film d'horreur ou d'épouvante.
Quand j'étais enfant, ces jeunes gens vivant si loin du Capitole n'étaient pour moi que des acteurs qui jouaient un rôle; personne ne pouvait faire mourir des enfants si facilement, surtout pas lui. Mon père ne pouvait pas être un monstre n'est-ce pas ?
En grandissant j'ai cruellement pensé qu'ils le méritaient. N'avaient-ils pas provoqué la mort d'un grand nombre de personnes avec leurs révolutions ?
Ma situation, et celle de mes amis, me pousse à penser que mon père avait raison.
Des héros ne tortureraient pas des enfants innocents, tout de même ? Car c'est ce que nous sommes, moi, Shun et Lucien, des enfants. Nous, nous n'avons tué personne, non ? Ce n'est pas nous qui avons envoyés les jeunes des districts dans l'arène.
Bien sûr, nous avons regardé ces Jeux et même pariés quelques fois sur les tributs. Mais, qui ne l'a jamais fait au Capitole ? C'était une simple émission pour nous. De la téléréalité.
Nous étions les princes de la ville et maintenant, nous ne sommes plus rien.
Quand je repense à cet instant où tout à changé, je sens le désespoir m'envahir.
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Nous sommes à un diner chez la famille de Lucien, les Collins ont une grande maison au centre de l'avenue des Soupirs.
Rose sourit face à Violette, la sœur de Shun. Ces deux là sont comme des sœurs siamoises. Ma mère porte Roxanne dans ses bras et discute avec Mandy O'Brian pendant que Florine Collins met la table.
Une soirée normale.
Nous attendons nos pères en jouant aux cartes. Ils ont promis de revenir au moins pour le repas. Lucien est encore en train de gagner, comme habitude, mais c'est plus par connaissance du jeu que par chance. Le jeu de cartes Hunger Games est son préféré. Il contient les soixante-six premiers gagnants des Jeux, sa carte fétiche est celle d'Enobaria. Quelle ironie, quand on sait qu'elle fait partie, désormais, de nos bourreaux.
Quelqu'un frappe à la porte et ma petite sœur, du haut de ses huit ans, court ouvrir, croyant voir son père. Elle rit, joyeuse, en trottant dans le couloir, son amie derrière elle.
Les visiteurs sont des rebelles.
J'ai à peine le temps de comprendre la situation. Les monstres tirent sur les deux petites princesses, encore sous le choc de ne pas avoir vus leurs pères dans l'encadrement de la porte. J'essaye de les arrêter, mais l'un d'eux tire dans ma jambe droite, m'empêchant de rejoindre ma petite sœur. Entre mes larmes, je vois Shun sauter sur l'assassin de Violette. Celui-ci envoie un coup dans son ventre et mon ami perd connaissance.
Il ne sait pas la chance qu'il a. Son inconscience lui permet d'échapper au reste des actes ignobles de nos geôliers.
Car ceux-ci ne s'arrêtent pas là. Malgré les coups de Lucien, qui reste le seul en état pour protéger les femmes et ma petite sœur, les rebelles arrachent le bébé des mains de ma mère. Un des hommes sort avec l'enfant en nous assurant qu'elle sera élevée par une famille de district. Je sais que je ne la reverrais jamais.
Mais ils n'en restent pas là. A notre grand désespoir, ils emmènent les femmes en haut. J'essaye de me relever pour sauver ma mère mais la seule femme du groupe, que je n'avais pas encore vue, me repousse par terre avec force. Je parviens à voir son visage. Mon sang se glace en découvrant Enoboria, le monstre des Jeux de la faim.
-Qu'est-ce que ça fait d'être la souris murmure-t-elle, avant éclater de rire.
Elle me fait froid dans le dos et la douleur dans mon pied devient insupportable. Je risque un regard vers Lucien qui se débat avec trois rebelles qui finissent par l'assommer aussi.
Les rebelles, montés à l'étage quelques instants plus tôt, jettent dans les escaliers des corps nus, inertes.
J'ai envie de vomir.
Mon estomac relâche son contenu alors que j'éclate en sanglots.
Enervée, car j'ai vomi sur ses chaussures, la gagnante des soixante-deuxièmes Jeux me tabasse avant de me laisser inconscient sur le plancher. Presque mort.
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C'est comme ça que j'ai atterri, avec mes amis, dans ces cellules. À présent, je ne ressens que la douleur et je subis les cris de souffrance de mes amis.
Est-ce qu'on a mérité ça ?
Ils se disent les sauveurs de Panem, mais ils ne sont pas mieux que leurs prédécesseurs.
Qu'est ce qu'on se gèle ici !
-Mon petit Césarion !
Sa voix me fait frémir, car je sais ce qu'elle amènera. La douleur et le froid.
Le sourire pervers qu'elle m'adresse me permet de voir une rangée de dents pointues. En s'approchant elle me murmure, comme si elle me chuchotait des mots doux, qu'elle m'a trouvé un nouveau jouet. Cela me fait trembler un peu car à chaque fois qu'elle me ramène l'un de ses jouets, il est pire que l'autre. Tout y est passé, du fouet au collier électrique.
Sa dernière trouvaille est un petit poignard en argent. Je sens que je ne vais pas l'aimer non plus celui-là. Elle l'approche de mon visage et me coupe lentement. La douleur est insupportable. Je me retiens de hurler car ça la rend encore plus énergique dans ses tortures.
Mais je ne peux empêcher mes larmes de couler.
Ses mains passent sur le bord de ma tunique argentée, ou plutôt sur ce qu'il en reste, comme pour l'enlever. J'essaie de me soustraire à ses mains qui me dégoûtent. Elle rit.
-Tu sais très bien que je peux tout obtenir de toi, susurre-t-elle.
J'ai mal au cœur, elle va encore recommencer. Elle va encore le faire.
Je sais que je ne pourrais pas y échapper, si tel est son désir. J'éclate en sanglots.
-Ne t'inquiète pas. Aujourd'hui, nous n'avons pas le temps !
Cette phrase me soulage et en même temps me donne des sueurs froides. Qu'est-ce qu'elle a encore inventé ?
-Tu vas avoir l'honneur de participer aux Jeux de la faim. Tu devrais être content, mon chou, dit-elle en jouant avec la lame sur ma joue. Et ne t'inquiètes pas, ils nous restent encore du temps, car je serais ton mentor !
Elle a un sourire radieux en m'apprenant le rôle qu'elle va jouer dans ma mise à mort.
Je sais que je ne reviendrai pas de ces Jeux.
J'ai une balle dans le pied et mon mentor n'a qu'une idée en tête : me voir souffrir.
Même si je suis fort au combat au corps à corps, ma peau est pleine de cicatrices encore suintantes et je n'ai presque rien mangé depuis un moment. Je n'ai aucune chance.
Je n'ai pas le temps de penser un peu plus à la situation, que l'on me détache pour m'emmener vers une voiture qui nous conduira, sûrement, vers la grande place où se déroulera la Moisson du Capitole.
J'étais parfaitement au courant de la décision des districts. Les gardes de nos cellules s'arrangeaient pour parler de cette édition exceptionnelle des Jeux à haute voix pour achever nos espoirs.
Désormais, je me demande qui sera avec moi dans cette nouvelle torture.
J'ai une certitude, je ne tuerai aucuns enfants du Capitole. Non ! Je ne m'abaisserai jamais à ça ! Si je dois mourir, ce sera avec dignité.
Quand nous arrivons sur la place, les Thrax et Enobaria me tirent, avec violence, de la voiture. Il y a foule aujourd'hui.
Je vois dans le regard de la population du dégoût pour mes geôliers. Je suis rassuré, même si personne ne bouge, ma situation les choque.
-Lâchez-moi, vous me faites mal, espèces de brute ! crie une voix familière. Oh mon dieu, César ! Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ces pourritures ?
Shun ! Je l'aurai reconnu entre mille. Il a les larmes aux yeux en me regardant. Je me garde de lui répondre par peur des représailles. Il est déjà mal en point, sa peau violacée laisse entrevoir plusieurs bleus et plaies sur son corps. Ses vêtements sont en lambeaux.
Un peu plus loin j'aperçois Lucien. Son visage d'ange n'est plus ce qu'il était. Il est tuméfié et gonflé par les coups reçus quotidiennement. Ses bras sont marqués par les traces des coups de fouet. Je comprends qu'il a dû goûter, lui aussi, au jouet de mon prochain mentor.
Notre beauté qui nous permettait d'avoir beaucoup du succès auprès de la gente féminine a presque disparue.
Mon visage est saccagé. Mais dans un reflet, brièvement aperçu dans une vitre, je constate que j'ai conservé un certain charme. Si les entailles avaient définitivement gâché mon beau visage, ma tortionnaire m'aurait laissé tranquille.
Mon corps d'athlète était très apprécié par mes petites amies et, même si j'ai maigri, je ne suis pas encore rachitique. Mon dragon argenté, tatoué sur ma hanche, me donne un air sexy, d'après mes anciennes conquêtes. Ma chevelure est blonde, presque blanche, typique des Snow et aux mèches d'argent vif.
Avec ce physique je pourrais avoir des sponsors, presque, facilement. Du moins c'est ce que je crois, à la condition qu'Enobaria fasse un tant soit peu d'efforts dans son rôle de mentor. Mais je n'y crois pas vraiment.
Elle me donne un coup dans les côtes qui confirme mon idée et me ramène à la réalité. Qu'est-ce que je peux la détester.
Elle me fait avancer vers la scène où se trouve Julia Priam. Cette jeune femme a toujours été spéciale. On remarque surtout son goût pour le vert. Je me souviens que le père de Lucien disait toujours : « Cette femme n'a pas l'allure d'un chef ! »
Elle stresse pour un rien, mais c'est la gentillesse incarnée. Je me demande comment elle doit prendre son rôle hôtesse.
-Voici le premier volontaire, Julia ! crie Enobaria avec un sourire victorieux, en me poussant sur la scène.
Je manque de tomber, mais la mairesse me retient.
-Oh mon dieu ! Qui est ce pauvre garçon ? demande-t-elle en me serrant contre elle.
Elle a l'air scandalisée, c'est sûrement dû à la vue de mon état.
-Le fils de Snow, une sale engeance ! répond mon mentor.
Je lui murmure péniblement, car parler me faisait mal, que c'est elle la sale engeance ! Que moi, au moins, je ne viole, ni torture personne.
Ça n'a pas dû lui plaire puisqu'elle me pousse brutalement par terre.
Il y a un silence impressionnant. Je remarque mes amis qui frappent sur le gardien pour me rejoindre. Ils vont le regretter s'ils continuent comme ça.
Julia se décide, enfin, à faire son travail.
-Bonjour tout le monde, marmonne-t-elle en reniflant. B-bienvenue à… la M-moisson du S-secteur Un. Mon n-nom est…Julia Priam, et je suis votre hô-ôtesse. Nous avons…avons donc un premier tribut Cerion… non ! Césarion Snow, tu as...Tu as quel âge mon garçon ? bredouille-t-elle.
Le père de Lucien avait raison sur elle, mais je décide de l'aider. Avec difficulté, j'entreprends de lui répondre à haute voix.
-Dix-sept ans !
Ma voix est rocailleuse. Ces deux petits mots ont provoqués une douleur atroce. Enoboria s'approche du micro en souriant de tous ses crocs.
-Qui aura honneur de représenter ce secteur comme tribut féminin ? Nous allons bientôt le savoir ! Mais avant tout, y a-t-il une volontaire ? demande-t-elle en s'appropriant le micro.
-Je suis volontaire ! crie une voix féminine.
La jeune fille sort des rangs pour monter sur la scène. J'ai presque envie de rire. Elle est en robe…de mariée ! Quelle idiote.
Cette tenue n'est pas faite pour les (Hunger Games). Bien sûr, elle lui va comme un gant. Il faut dire que son teint blanc laiteux, et sa chevelure dorée, lui donnent l'air d'une princesse oubliée. Cette robe aurait dû être mise à son mariage. Pas pour la mener à sa perte.
Je suis tellement perdu dans ma contemplation de cette volontaire à l'étrange tenue que je n'écoute pas sa conversation avec l'hôtesse. Son visage m'est de plus en plus familier.
Cecilia Crane.
Je viens de me rappeler de son nom et si je me souviens bien, elle ne m'apprécie pas beaucoup. Elle me hait, en fait. C'est à cause du suicide de son frère et celui de sa fiancée éplorée qui l'a suivie dans la tombe.
Encore un fait qu'on me reproche, alors que je n'y suis pour rien.
On se serre la main, C'est la coutume des Jeux. Son regard haineux me fait peur. Et si elle décide de s'allier avec Enobaria pour me torturer ? Je crois que ces prochains, et derniers, jours vont être les pires de ma vie.
J'entends Enobaria questionner ma partenaire de secteur sur sa tenue et sa réponse ne me rassure pas, loin de là. Car, en souriant, ma partenaire lui répond qu'on met ce genre de robe pour le plus beau jour de sa vie et que pour elle, c'est aujourd'hui.
Je pense que la douleur a dû la rendre folle. C'est même sûr. Je ne la sens vraiment pas.
-La vengeance est un plat qui se mange froid, poursuit Cécilia en me fixant. Mon frère sera vengé, bientôt, très bientôt, conclue-t-elle.
Un frisson me parcourt l'échine à l'idée qu'elle fasse des alliances. Elle seule, je peux la contrer, mais à plusieurs je n'ai aucune chance. Mes blessures sont un handicape.
De plus, vu la haine qu'elle me porte, je pense qu'elle va me tuer rapidement, si elle en a l'occasion.
Ils nous conduisent à la salle des fêtes où il est prévu que les tributs puissent voir leur famille. Dans la mesure où la mienne a été massacrée, je ne pense pas avoir de la visite.
Lucien et Shun pourraient venir. Mais les districts ne me laisseront jamais ce plaisir, malheureusement.
Je me demande si Cecilia voit quelqu'un en ce moment, dans l'autre salle. Un bruit de pas m'indique que quelqu'un s'approche.
C'est Enobaria.
Je la regarde, incrédule, vu que mes amis la suivent de près, bien entourés.
-J'ai voulu te faire un petit plaisir avant que tu ne partes, mon garçon, dit-elle.
Je me demande si il n'y a pas un piège quand elle fait signe aux gardiens de relâcher mes amis.
Ils me serrent dans leurs bras. Des larmes inondent sur mes joues. Je ne peux m'empêcher de penser que c'est, peut-être, la dernière fois que je les vois.
Sur un nouveau signe de sa main, on me sépare de Shun et de Lucien.
L'horreur.
Un des Thrax leur tire dessus, en plein cœur. Ils tombent, morts.
-Voilà ce qui arrive quand tu me mets en colère, Césarion ! crie Enobaria, un sourire cruel aux lèvres.
Ses mots remplis de haine me percutent de plein fouet. Je suffoque et tombe à terre.
Je pleure, hoquète, halète. Je me demande ce que j'ai fais pour mériter ça.
