HUNGER GAMES : La vengeance des sacrifiés !
Notes d'auteurs :
En premier lieu, je remercie encore et toujours mes bétas : Ljay et MarsJovial2312.
L'univers de Hunger Games appartient bien sur à Suzanne Collins, ce n'est malheureusement qu'un emprunt de ma part, ainsi que certains personnages.
Chapitre 3 : Petite sœur ou amante:
Le soleil filtre à travers la fenêtre de ma chambre. Je me retourne en essayant de me rendormir, quand une personne me saute dessus. Je grommèle contre cette traîtresse qui, une fois de plus, m'empêche de sombrer dans le royaume des rêves.
Rachel, ma meilleure amie, a la fâcheuse tendance de croire que le monde doit tourner autour d'elle. Sur ce point, elle me fait penser à ce cher Auguste, le jeune homme ami de mon frère, ayant un caractère assez narcissique. J'ai toujours trouvé que ces deux-là auraient pu former un très beau couple.
-On va faire les magasins, Hélène ! Nous devons être les plus belles, ce soir ! s'enthousiasme-t-elle. Je veux que Mike me regarde et il serait grand temps que tu te trouves un gentil garçon, toi aussi.
Les Spider, c'est pour eux deux que je dois faire les boutiques. Il faut que trouve une nouvelle tenue pour leur fête d'anniversaire qui se déroule ce soir. Ce sont les jumeaux les plus célèbres du secteur. Ils sont amis avec mon frère Pâris; ils travaillent avec lui comme vendeur dans un magasin de musique. J'adore m'y rendre, j'aimerais tellement devenir chanteuse un jour. D'ailleurs, je prends des cours de chants à l'école.
Pour en revenir aux collègues de mon frère, en tant que jumeaux, ils se ressemblent beaucoup malgré leur différence de sexe.
Je sais d'ailleurs que Allison est amoureuse de mon grand frère.
Je le vois à ses regards et je n'aime pas çà, car elle ne le mérite pas! je le sens tout au fond de moi.
Je pense pourtant qu'il apprécie ses traits délicats et l'air attendrissant que lui donnent ses petites oreilles blanches de lapin. Mais je ne veux pas qu'il l'aime plus qu'il ne m'aime, moi.
Je sais que c'est égoïste, mais je ne peux m'empêcher de me l'approprier.
Même ! s'il est mon frère et que je dois faire taire ces sentiments qui me torturent.
Mère ne comprendrait pas, elle nous a élevé du mieux qu'elle pouvait, avec tout l'amour qu'une mère peut donner et même si Pâris n'est que son fils adoptif, elle nous considère comme de véritables frère et sœur.
Pour elle et le reste du secteur, le fait ! que je l'aime d'Amour serait une abomination.
Je ne dois plus y penser, pour notre famille.
Pour en revenir aux Spider, Mike ! son frère était un charmant jeune homme.
Ses yeux en amande, semblables à ceux de sa sœur brillaient quand il me regardait, et ses oreilles de félin et sa longue queue de renard bougeait lentement de contentement.
Mais, même si je m'éprenais de lui, l'amour que lui porte mon amie Rachel m'empêcherait de consommer cet amour.
En voyant que ma meilleure amie commencait à s'impatienter face à mon monologue intérieur, je me levai de mon lit, vêtue de ma petite nuisette pour me rendre vers mon armoire pour chercher de quoi me vêtir.
Tenant un tee-shirt blanc et un jean noir, je me dirigeai vers la salle de bain pour prendre une douche bien méritée. Une demi heure plus tard, je me trouvai devant un miroir en train de me maquiller légèrement, mes yeux violets brillant de contentement au-devant de ce qu'ils voyaient.
Puis, je coiffai ma longue chevelure blonde dans un chignon relâché.
Mes deux petites ailes bleutées dans mon dos broyaient l'air lentement, montrant mon appréciation sur ce que montrait le miroir, de mon image.
Je pouvais sortir maintenant, j'étais parfaite.
Mon amie Rachel Vanak m'emmena dans les différentes boutiques de la ville.
Elle trouva plutôt vite de quoi se vêtir pour ce soir, dans une longue robe de satin noir.
Celle-ci allait parfaitement avec ses boucles noires et sa peau auburn. Le dos nu laissait entrevoir les longues ailes sombres dans son dos qu'elle s'était fait poser en même temps que les miennes.
Pour moi, il me fallut plus d'une heure pour trouver une ravissante robe en satin bleu à froufrou.
La jeune vendeuse qui me la vendit me dit que la robe s'inspirait des anciens temps dans le style gothique lolita. Une charmante paire de ballerines noire fut mon dernier achat et nous partîmes toutes les deux manger dans un restaurant spécialisé dans les cuisines anciennes.
Nous achetèrent une pizza et des frites kebab au cuisinier; ce repas ne nous déçurent pas.
Les anciens avaient vraiment beaucoup de goût.
En repartant vers chez moi, j'aperçus une nouvelle librairie et la curiosité emportant sur la raison, et malgré le refus de mon amie qui détestait tout ce qui avait rapport avec la lecture qu'elle trouvait ennuyeuse, j'ouvris la porte de la boutique.
L'intérieur était peint dans un bleu clair virant sur le turquoise. De nombreuses bibliothèques trônaient dans la pièce, contenant chacune d'elles ! des centaines de livres poussièreux sur des rayons surchargés.
Plusieurs m'intéressèrent comme Notre Dame de Paris, Roméo et Juliette et surtout Hélène de Troie.
Ouvrant ce dernier livre, je lis la description en fin du roman :
Dans la mythologie grecque, Hélène est la fille de Zeus et de Léda.
Selon la légende, elle était la plus belle femme du monde, seule la déesse Aphrodite la surpassant dans ce domaine. Elle est mariée à Ménélas, roi de Sparte, avant d'être enlevée par Pâris, prince troyen. Cet événement déclencha la guerre de Troie qui opposa les Grecs et les Troyens.
Selon les variantes de la légende, Hélène choisit elle-même le plus beau des princes, ou ce fut Tyndare qui prit la décision, préférant le plus riche, mais non le plus agréable à sa fille. Hélène épousa Ménélas, devenant ainsi reine de Sparte, et lui donna une fille, Hermione. Plusieurs années plus tard, alors que Ménélas s'était absenté pour aller en Crète, le prince troyen Pâris arriva à Sparte et charma la belle Hélène. Selon certaines versions, il la séduisit grâce a l'intervention d'Aphrodite et la persuada de s'enfuir avec lui ou alors il l'enleva et l'emmena à Troie. La déesse Aphrodite lui avait en effet accordé l'amour de la plus belle femme au monde à la suite du jugement de Pâris. Furieux de cet affront, Ménélas se rendit auprès de son frère Agamemnon, le plus puissant roi de Grèce, et tous deux montèrent une immense expédition pour aller à Troie, détruire la ville et récupérer Hélène. Selon le serment prêté peu avant le mariage d'Helene, tous les anciens prétendants sont contraints de participer à la guerre qui se prépare.
La guerre dura 10 ans et fut la plus meurtrière de l'Antiquité. Au cours de la guerre, Ménélas et Pâris s'affrontent en duel, chacun protégé par ses déesses protectrices, pour l'amour d'Hélène, et le premier l'emporte sur le second. Finalement, grâce à une ruse d'Ulysse, les Grecs parvinrent à s'emparer de la ville, qu'ils détruisirent totalement. Ménélas fait partie des Grecs qui s'introduisent dans la ville. Il tue alors Déiphobe (le nouvel époux d'Hélène après la mort de Pâris) et retrouve son épouse.
Il veut tout d'abord la tuer pour sa trahison, mais devant l'immense beauté d'Hélène, il retombe amoureux d'elle et la ramène avec lui. Pendant le voyage de retour, qui dure huit ans, ils s'arrêtent en Crète, à Chypre, en Libye, en Phénicie puis en Égypte. Après la mort de Ménélas, Hélène est chassée de Sparte et se réfugie à Rhodes. Mais la reine Polyxo, qui l'a accueillie sur son île, désespérée par la mort de son époux, tué devant Troie, l'accuse de ce malheur. Elle la fait alors étouffer dans son bain par ses servantes et fait suspendre son cadavre à un arbre.
Quelle étrange coïncidence que moi et mon frère ayant leurs pseudonymes.
J'espère que nous n'aurons pas un destin aussi tragique que le leur.
Cette pensée me ramène à un douloureux sujet, celui de ces nouveaux jeux avec les enfants du Capitole. J'ai peur de ce que sera demain, et si Pâris ou moi étaient moissonnés ?
J'ai peur et si cela devait arriver ? Ces nouveaux jeux sont un jugement dont on ne sait pas qui sera les condamnés.
Il est temps de rentrer, il ne reste plus longtemps avant le début de la fête.
On passe devant chez Rachel qui rentre dans l'appartement de sa mère.
Je la reverrai sûrement ce soir, à la soirée.
Je rentre chez moi, ma mère est dans le salon.
Je lui montre mes achats et part m'habiller en haut.
La robe mise, je lisse mes cheveux et les coiffent, ensuite en un chignon soigné.
J'enfile mes chaussures et descend en chantonnant, heureuse de me sentir belle pour ce soir.
Avançant vers la cuisine, je surprends une discussion qui semble houleuse entre ma mère et Pâris.
« Tu pourrais me répondre quand je te parle !
Et ces vêtements, tu te prends pour un prostitué des bas quartiers !
C'est quoi ton but..de nous ridiculiser ? Pense à ta sœur !
Tu ne réfléchis donc pas ? »
Comme d'habitude, mon frère ne répond rien, il a tendance à tout garder à l'intérieur de lui.
Malgré moi, je me laisse à imaginer la nouvelle apparence de mon cher Pâris.
Ma mère a dit prostitué, il doit donc être sexy, non ?
Mais je dois trouver les mots pour calmer la tension qui règne dans notre maison.
Mère exagère sûrement comme d'habitude.
Je reprends ma chanson et mon air nonchalant :
« Maman, tu sais quand…
Ah Pâris..justement..je t'attends…
Mais..ôôôh ! tu es trop… ça te va trop bien !
Hein, maman qu'il est beau comme ça ? »
J'adore les rougeurs sur ses joues..En tous cas, je n'exagère pas.
Il est ravissant ainsi, ses vêtements laissent entrevoir sa peau pâle parsemée désormais de paillettes argentées saupoudrées d'or, que je rêve de caresser.
Ils le moulent d'une telle façon que je me sens brûler de l'intérieur.
Est-ce un serpent tatoué sur sa peau que je vois apparaître autour de son cou et par la suite sur son bras ? J'aimerais suivre cet objet d'art sur sa peau avec ma langue. Que sa peau doit être douce !
Ses cheveux anciennement blonds sont désormais d'un noir de jais, parsemés des mêmes paillettes que sur son corps et j'ai une furieuse envie de les caresser.
Je croise ses belles prunelles océan dans lequel je voudrais me noyer et je me rends compte que je n'ai même pas entendu la réponse de mère.
Au sourire de Pâris, je comprends qu'elle a dû répondre d'une façon hypocrite et un regard vers elle me fit comprendre qu'elle avait dû comprendre le chemin de mes pensées.
Embarrassée, je murmurai que j'avais oublié mon sac en haut pour m'extraire de son regard.
C'était une fuite, et j'eus honte de ma réaction.
Quelle sœur suis-je pour désirer mon propre frère ? Enfin là ! c'est de sa faute !
Ses nouveaux vêtements sont un appel au viol !
Attrapant le dit sac..en redescendant..j'entendis les mots que ma mère lançait à mon frère et j'eus honte d'elle.
« Ta-pe-ti-te-sœur !
Si j'avais su, je ne t'aurais jamais accepté dans notre famille !
Va-t'en, je ne veux plus te voir ! »
La porte qui claqua me fit comprendre que Pâris c'était enfui de chez nous et je le comprenais.
Sortant de ma cachette, je fusillai du regard ma mère :
«Comment as-tu pu mère ? Je l'aime et alors ?
Ce n'est pas un crime et il n'y est pour rien.
Si jamais il ne revient pas, tu nous perds tous les deux ! »
Sur ces mots, je sortis à la suite de mon frère, sans un regard en arrière.
Je me rendis à l'anniversaire des jumeaux Spider avec en tête, l'idée de rechercher mon frère pour lui dire ce que je ressens.
Mais il m'évita toute la nuit.
Au bout d'une heure, je lâchai prise et allai rejoindre nos amis pour faire la fête.
Mike était ravissant dans son costume blanc, et sa sœur portait une longue robe en soie ouverte sur le devant. Ils étaient éblouissants pour leur anniversaire.
Je leur remis notre cadeau d'anniversaire.
Mon frère et moi avons pensé à leur passion pour la chanson.
Nous avons donc acheté un pack complet pour Karaoké.
Notre cadeau les ravit, mais l'absence de Pâris pour leur offrir me désola.
Ils me dirent que mon frère était parti prendre un peu l'air; j'avais plutôt l'impression qu'il cherchait à m'éviter.
Mon cœur me faisait mal et pour contrôler mon chagrin, je me mis à boire, chose que je n'avais jamais faite avant. Quelques temps plus tard, l'alcool aidant je m'endormis sur le divan.
C'est en sentant quelqu'un appuyant sur mon épaule que je me réveillai.
Rachel me dévisageait, mais je fus surprise car contrairement à son habitude, elle ne souriait pas.
Son visage était triste, songeur.
« Hélène, nous devons nous dépêcher.
Il est bientôt l'heure de la moisson.
La fête aidant, nous avons dormi longtemps.
Il faut réveiller tout le monde et partir. »
Je comprends mieux sa détresse, Rachel a peur d'être choisie.
Anxieusement, je la suivis et une heure plus tard, on se retrouva toutes et tous sur la place où se déroulera la moisson.
Sur la place, il y avait déjà une foule compacte et rassemblée et il fallut se frayer un chemin parmi tous ces gens pour s'enregistrer.
En se séparant par la suite pour nous rendre dans les rangs correspondant à nos âges.
Rachel attrapa ma main en chemin et je sentis qu'elle tremblait.
Je le vis dans son rang et la peur me donna la nausée. J'ai un très mauvais pressentiment.
L'hôte, Drake Young était un vieil ami de mère. J'ai toujours eu l'impression quand il venait à la maison qu'il la draguait. Il a l'apparence d'un diable avec sa peau sombre, ses cornes et ses ailes noires. Malgré son âge, il garde une certaine beauté.
En tous cas, il me met un peu mal à l'aise.
Le mentor qui est à ses côtés et la femme du très célèbre Finnick Odair, j'ai été triste d'apprendre sa mort. En tous cas, Annie en jeune maman tenait entre ses bras son enfant.
Elle semblait avoir oublier ce pourquoi elle était là, mais je la comprends, cela ne doit pas être facile à vivre.
Monsieur Young me ramena à la peur de ces jeux quand il commença :
« Bonjour Messieurs, Dames !
Je suis heureux d'être ici avec vous pour ce jour de moisson.
Et en premier lieu, que le sort vous soit favorable !
Comme vous le savez, nous allons commencer par les filles. »
La peur me prit et je serrai un peu plus la main de mon amie.
Tristement, j'attendis que la sentence vienne en espérant ne pas entendre mon nom, celui de Pâris ou de l'un de nos amies.
« Le tribut féminin qui nous représentera est : Hélène Shayne »
Le monde sembla s'écrouler autour de moi.
J'étais le tribut, je vais mourir.
Rachel me serra contre elle et il fallut qu'un thrax s'avance pour qu'elle me lâche.
Difficilement, je m'avançai en larmes sur le podium.
L'hôte, me regardait effaré, il doit se demander comment il pourra rattraper le fait qu'il m'a désigné.
« Je suis volontaire ! »
Sa voix ! les larmes coulèrent davantage sur mon visage, il va mourir aussi.
Pourquoi fait il çà ? Il ne devrait pas se sacrifier pour moi.
Mais, il est trop tard le geste est fait. On mourra tous les deux, dans cette maudite arène.
Il s'approche et je viens me blottir contre lui en pleurant, je vois qu'il fixe la foule.
Il cherche sûrement notre mère. Mais cela n'a plus d'importance , nous allons mourir bientôt alors qu'est-ce qu'on n'en a à faire que notre amour soit immoral pour certains ?
On n'a pas le même sang après tout ! Je lance un regard vers ce qu'il fixe pour apercevoir notre mère en larmes.
Cela me brise un peu plus le cœur.
Je sens qu'on nous pousse vers la mairie, où nous allons voir notre mère pour la dernière fois.
Il me traîne vers un fauteuil ,car je n'ai plus la force de bouger, le choc sans doute.
Et je suis surprise de ne plus le sentir près de moi, levant la tête, je le vois s'avancer pour sortir.
Il ne va pas me faire çà, si ? Mais, au moment où il ouvre la porte, mère entra dans la pièce.
Je la vois s'avancer vers Pâris et j'ai peur de ce qui va se passer.
On n'a pas à avoir en plus de tout çà, une querelle familiale.
Mais à mon grand étonnement, elle le prit dans ses bras et avec une voix douce secouée de sanglots, elle lui dit :
« Je suis désolée, tellement désolée Pâris.
J'avais peur, tellement peur des conséquences de votre amour.
Je l'avais remarqué très vite à votre façon de vous observer et j'ai voulu agir en conséquence.
Mais je remarque aujourd'hui que j'ai agi comme une idiote et maintenant, je vais vous perdre tous les deux.
Tu n'aurais pas dû faire çà ! Vous n'auriez pas dû mourir ainsi »
Je vis que mon Amour était secoué, lui aussi ! il en a les larmes aux yeux.
Abondantes..sont les larmes qui lui roulent sur les joues..
A moi aussi, ces mots me font mal, on va mourir tous les deux, bientôt.
Comme les Amants Tragiques qu'il y a dans les romans que j'aimais lire.
Il me regarde, et je vois dans ses yeux une lueur interrogative.
Je décidai de me reprendre et je me levai pour lui courir dans les bras
« Je t'aime aussi Pâris. Si nous mourrons dans ces jeux,
Nos âmes resteront à jamais ensemble dans les cieux et personne ne pourra nous juger »
Il me serra encore plus fort contre moi et on oublia tous ceux qui n'étaient pas nous.
Désormais, il n'est plus mon frère mais mon amant et si jamais on doit mourir. On le fera ensemble.
Ensemble à la vie à la mort, comme le fit Roméo et Juliette.
