HUNGER GAMES : La vengeance des sacrifiés :
Notes d'auteurs :
En premier lieu, je remercie encore aujourd'hui mes bêtas pour leurs travaillent : Ljay et MarsJovial2312.
L'univers de Hunger Games appartient bien sur à Suzanne Collins, ce n'est malheureusement qu'un emprunt de ma part, ainsi que certains personnages.
Chapitre 5 : Une princesse narcissique:
Je regarde, souriante, mon public qui scande mon nom. Ils me réclament une dernière chanson. J'adore ces moments qui flattent comme il faut mon égo. J'ai vraiment beaucoup de talent et mes admirateurs doivent être flattés de pouvoir entendre ma voix. Pour leur faire plaisir, j'entonne les paroles de ma chanson: « Au bord du rêve ».
À la dernière note, je fais signe en coulisses pour que l'on amène les albums, et autres goodies, à distribuer. Des serviteurs venant avec les objets les lancent à la foule. J'en profite pour m'éclipser et me rendre dans ma loge.
J'ai hâte de rentrer retrouver mon fiancé, il vient manger ce soir au manoir. Rafael est digne de moi. Sa beauté, presque égale à la mienne, lui a permis de devenir l'un des meilleurs acteurs du Capitole. Et la famille Rihab est, de plus, l'une des familles les plus influentes de la ville.
J'ouvre la porte de mes appartements et me rends directement vers ma salle de bain, en jetant mes vêtements par terre. Mon personnel va se charger de les ramasser et de les détruire. Je ne mets jamais deux fois la même tenue.
Je m'avance gracieusement vers ma grande baignoire rose en forme de cœur pour vérifier la température de l'eau, celle–ci doit être à, très exactement, trente–sept degrés pour ne pas abimer ma superbe peau. L'eau est malheureusement trop chaude, je ne suis entourée que de personnes incompétentes ou quoi ? J'ordonne qu'on rafraichisse mon bain.
On frappe à la porte et cette incapable de Lysia rentre en chantonnant dans la pièce. Je sens la fureur monter au fond de moi, de quel droit est-elle heureuse alors que mon moment de détente vient d'être gâché ?
Je fusille du regard ma demi–sœur, en me promettant intérieurement de lui réserver une vengeance de mon cru, alors qu'elle verse de l'eau froide dans ma baignoire.
─ Pourquoi fais–tu cette tête Aria, le concert ne s'est pas bien passé ?
Elle ose me questionner, cette idiote ! Je rentre dans mon bain, tout en la remettant à sa place de domestique :
─ Ma chère Lysia, n'oublie pas qu'ici, tu n'es qu'une servante payée pour être à mon service. Vu ton incompétence, tu as de la chance que mon père ait engrossé ta mère ! Sinon je t'aurais renvoyée depuis longtemps.
J'admire les effets de mes paroles sur elle et souris. La tristesse dans ses yeux me satisfait, je sais bien que sa mère est le seul sujet qui puisse la blesser.
Notre père les a ramenées au manoir, il y a quinze ans de cela. Je n'étais qu'un nourrisson à cette époque. C'est l'une des seules raisons pour laquelle mes parents se disputent, à cause d'elles, et de la honte qu'elles apportent à notre famille.
Sa mère, Emilia Eden, venait du district Huit, celui du textile. Mon père, Jon Lee, célèbre dirigeant du groupe L'Ariane, leader du marché de la mode et du textile au Capitole, s'y était rendu pour commander des étoffes pour notre entreprise. Il a la fâcheuse tendance à vouloir les choisir lui–même pour, je cite, « que la qualité de nos produits soit irréprochable ».
Tout ça pour dire qu'il a ramené de son voyage, en plus des divers tissus, sa maîtresse enceinte. La petite fille a grandi et, malheureusement, elle entache encore notre nom de sa bâtardise.
Aujourd'hui, sa mère est mourante et seul le salaire que je lui fournis paye ses médicaments. J'en éprouve une grande fierté, ça me montre ma grandeur d'âme.
Une personne tousse dans la pièce, je lève les yeux vers elle.
─ Je peux sortir ? demande la honte de ma famille.
Je ricane intérieurement devant la bêtise de sa question
─ Non, tu vas rester pour me laver le dos et les pieds, je réponds avec ironie. Bien sûr que oui, espèce de débile mentale non identifiée !
Elle devient toute rouge à ma réflexion, je suis fière de moi. Je la vois se diriger vers la porte, furieuse, et je ne peux m'empêcher de rajouter :
─ J'allais oublier, appelle–moi Mademoiselle Satine quand tu travailles, comme les autres.
À son regard, avant qu'elle ne sorte, je sens que j'ai mis en plein dans le mille, comme toujours. Ça l'ennuie d'être traitée comme les autres serviteurs de la famille. Je m'en réjouis, rien ne me met plus en joie que de blesser le plus possible cette idiote, comme elle nous a blessé par sa naissance et par le déshonneur que cela nous a apporté.
Satine est mon nom de scène, je sais que dans le passé, ce prénom appartenait à un personnage d'un film célèbre: Le Moulin rouge. Je l'ai choisi après avoir visionné l'œuvre, que j'avais trouvé dans un magasin de collectionneur. L'histoire de cette courtisane m'a attirée et je trouve son nom sublime. C'est le seul qui convenait à un être aussi exceptionnel que moi.
J'attrape l'huile de rose et la vide dans l'eau, contente de ce moment de détente. J'applique un peu de mon shampoing pour cheveux aux éclats dorés avec plumes et masse mes boucles blondes. Je fais la même chose avec l'après-shampoing et termine par l'huile enrichie en kératine pour avoir de belles plumes douces. Je sais que ça fait beaucoup de produits, mais il faut dire que je tiens particulièrement, à ses somptueuses mèches en duvet blanc que je me suis faite implanter à mon douzième anniversaire.
Je prends ensuite la télécommande qui se trouve sur un meuble de chine, à côté de ma baignoire, et fais apparaître ma douche, dissimulée derrière le cadre contenant une photo du concert de mes treize ans.
Je rince ma somptueuse chevelure et prends, juste après, le flacon « Paon à l'huile de rose » ainsi que ma brosse spéciale pour les plumes de ma queue de paon et entreprends de les laver. Une tâche fastidieuse. Mon savon au jasmin finit de me rendre propre.
Je sors de l'eau et me rends vers mon fauteuil massant avec tous mes produits de beauté.
.
.
Je quitte la pièce et me dirige vers mon dressing, encore nue. Les vêtements que j'ai commandés sont sur un cintre. Je touche le tissu pour examiner sa provenance. Du satin noir, de la meilleure qualité, comme habitude. Je ne supporte que ce tissu sur ma peau diaphane. J'enfile ma tenue, qui est constituée d'un corset noir et d'un mini short blanc idéale pour ma belle queue de paon, et appelle ma styliste personnelle.
Eleonora Harrison arrive aussitôt auprès de moi avec ses assistants. Elle a une peau mate et des vêtements faits à base de chocolat au lait. Elle commence son travail, toujours aussi sérieuse. Trois quarts d'heure plus tard, j'observe le résultat.
Deux boucles dorées sont lâchées sur le côté de mon visage. Le reste est coiffé en une tresse indienne piquée de quelques plumes argentées. De mon short s'échappe l'ornement de paon que je me suis fait poser. Les plumes, à la fois d'une couleur d'encre et immaculées, vont merveilleusement bien avec ma tenue. Je suis ravissante, comme il convient à une personne de mon rang.
Je remarque qu'Eleonora est toujours là, même si ses assistants sont partis. Ça m'étonne car après son chef d'œuvre, elle sort habituellement, sûre du résultat de son travail.
─ Mademoiselle, je dois vous prévenir qu'à partir de demain, et cela jusqu'à la fin des Hunger Games, je ne pourrai plus m'occuper de vous. Je viens d'être nommée styliste pour ce secteur, explique-t-elle. À moins, bien sûr, que vous soyez sélectionnée. Mais je ne l'espère pas pour vous.
Je la fixe ahurie, elle n'a pas le droit de me faire ça ! J'ai besoin d'elle.
─ Vous êtes renvoyée ! Je mettrai à votre place une personne qui ne m'abandonnera pas pour un minable jeu de district ! je rétorque, hors de moi. Sortez immédiatement !
Mais, malgré mon ordre, elle me juge du regard et ose me répondre avant de sortir en claquant la porte :
─ Vous regretterez votre méchanceté un jour mademoiselle, la roue tourne et il viendra un temps où vous n'aurez plus votre personnel pour vous aider. À ce moment–là, vous devrez vous repentir du mal que vous faites autour de vous. J'espère en tous cas que vous ne serez pas mon tribut ! Si ça se produit, ce que vous porterez sera à la hauteur de la beauté de votre cœur. J'en fais le serment même si cela doit ruiner ma carrière.
Moi en tribut, quelle bonne blague ! Comme si ça pouvait m'arriver, mon père ne laisserait jamais sa fille chérie entrer dans les Jeux.
Je me regarde une dernière fois dans le miroir, mes yeux roses lancent encore des éclairs de colère. Cette femme va regretter de m'avoir parlé sur ce ton. On ne parle pas à Satine Lee de cette manière, elle ne retrouvera plus jamais de travail, je vais m'en assurer.
Je rumine sur ce blasphème en sortant par une porte de service pour éviter mes fans. Victor, mon chauffeur, m'attend déjà. Il est debout et tient ma portière ouverte en attendant que je monte dans la limousine.
Il nous faut à peine une demi–heure pour arriver devant le manoir familial, je rentre immédiatement sachant l'heure tardive. Ma famille est dans le salon, à mon grand étonnement mon père est déjà rentré. Il discute avec Raphael dans notre fauteuil Louis XIV jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent de ma présence.
─ Aria ma chérie, ton concert s'est bien passé ?
Je souris, mon père est l'une des seules personnes qui a le droit de dire mon véritable prénom. En vérité, seulement quatre personnes ont ce privilège et trois d'entre eux font partie de ma famille. Soveria, ma mère, Alixia, ma jeune sœur de cinq ans, et Rafael. Je les autorise à être familiers envers moi. Ma demi–sœur est la seule qui ose l'employer malgré mon interdiction.
Mon père étant un homme d'affaires, il porte un costume sombre en satin bleu qui laisse apercevoir sa peau claire où se baladent de multiples petites étoiles. Sa moustache, d'une couleur marine, surplombe son sourire que j'affectionne tant. Il ne nous le réserve qu'à nous, sa famille. Ses yeux semblables aux miens me fixent, attendant une réponse.
Encouragée par la demande de mon père, je leur raconte mon concert brièvement pour, ensuite, enchaîner sur la trahison de mon ancienne styliste. Ma mère, qui est assise dans un fauteuil Napoléon à la droite de mon père, est choquée par la nouvelle, ses yeux changeant de couleurs selon l'humeur sont d'un triste jaune interrogatif, ses petites antennes rougeâtres sonnent, indiquant un mouvement dans ses sentiments. Lui, par contre, me semble furieux, comme je l'ai été.
─ Je vais en parler à mes connaissances. À la sortie de ces jeux, elle trouvera toutes les portes closes, je te le garantis, ma puce, fulmine-t-il.
Satisfaite, je serre mon père dans mes bras en lui murmurant :
─ Je savais que je pouvais compter sur toi, père.
Puis, je m'installe sur Rafael, passant mes bras autour de sa taille. Ses pupilles couleur arc-en-ciel me regardent avec adoration. Les deux fausses griffures sur ses joues lui donnent un air sauvage dont je raffole. Il m'a tellement manquée, j'ai hâte d'être enfin sa femme.
Pour cette soirée, il porte un jean noir qui lui va à merveille et une chemise multicolore qui s'accorde avec ses yeux.
Ma mère coupe court à mes rêves de bonheur en questionnant mon père sur un sujet dérangent :
─ Comment a–t–elle pu suggérer que notre Aria puisse être tribut ! C'est impossible ! Avec notre renommée, aucun de nos trésors ne sera choisis.
Nous sommes d'accord avec elle, cette possibilité est insensée. Et si cela devait advenir, père payerait quelqu'un pour partir à notre place, cela doit être possible. On achète tout avec de l'argent, alors pourquoi pas ça ?
Alixia, en chemise de nuit d'un vert pâle et pieds nus, est debout à la porte et au bord des larmes. Je suppose qu'elle n'arrivait pas à dormir et que la mention des Hunger Games n'a pas arrangé les choses.
Lysia, qui vient d'arriver, la serre dans ses bras en me fusillant du regard. Comme si c'était de ma faute, ce n'est pas moi qui lui raconte combien les districts sont merveilleux alors qu'ils veulent envoyer deux d'entre nous dans l'arène. En plus, cette incapable en a fait une gamine qui pleurniche pour un rien.
Après un dîner somptueux, j'emmène Rafael dans ma chambre à l'étage. Je ferme la porte à clé et commence un striptease pour mon fiancé qui finit vite au lit. Il n'est pas un homme patient.
.
.
Le lendemain matin, en se levant ensemble, nous nous dirigeons dans la salle de bains. Nous y restons trois heures, tendrement enlacés dans l'eau chaude. Enfin nous trouvons le courage de nous habiller pour cette triste cérémonie.
Je porte une longue robe argentée, que j'ai achetée depuis deux semaines, sur mon corps svelte de déesse. Le fabricant a créé une ouverture dans le bas du dos pour ma queue de paon. Mes cheveux lâchés sur mes épaules me donnent un petit air innocent. J'ai fait du bon travail toute seule, je n'ai pas besoin de cette traîtresse.
Rafael a opté pour l'un des costumes, dans le même ton que moi, que je lui ai commandé. J'étais sûre qu'il lui irait comme un gant.
Nous descendons pour un déjeuner en amoureux, mes parents sont partis travailler tôt et Lysia amène Alixia à la garderie pour le temps de la Moisson. Mère ne veut pas qu'elle assiste à la cérémonie, elle est déjà si sensible.
.
.
La route jusqu'à la place a été pesante. J'ai peur que Rafael ou une amie ne soit choisi. Arrivée sur place on s'enregistre, avant de se séparer pour aller rejoindre notre catégorie d'âge. Mon fiancé se dirige vers les dix-sept ans et je me rends dans celle des seize ans. Mes amies Maeli et Rackia sont déjà présentes.
Sur l'estrade se trouve notre hôtesse, Radja Marcia, une jeune femme d'une trentaine d'années, assez mystérieuse. De ce que j'en sais, l'adjointe au maire est arrivée dans notre secteur une semaine avant la mise au pouvoir des districts. Rousse à la peau claire, elle est vêtue d'un costume masculin assez clair. Ses yeux carmin observent la foule d'un air satisfait, son sourire fier me laisse perplexe.
À ses côtés, un homme cajole un animal qui ressemble à un loup. Je reconnais Maxence Stark, le loup garou. L'homme, âgé d'une vingtaine d'années, aux cheveux corbeau et à la peau sombre, a participé à la rébellion en tant que chef du district trois. Son surnom lui vient de faits étranges qui se sont dérouler pendant les batailles qu'il a mené, on murmure à travers le Capitole qu'il sait parler aux loups. C'est de cette façon qu'il lance ses animaux sauvages sur ses ennemis. Certains disent même qu'il peut se transformer en ce fauve. Mais moi, je n'y crois pas, cela est impossible, non ?
En tous cas, l'hôtesse et le mentor ont l'air de bien s'entendre, peut–être sont–ils amants ? Puis ils n'ont pas l'air d'aimer le Capitole, je plaindrais presque les tributs.
Radja s'avance :
─ Bonjour habitants du secteur Trois ! Nous sommes rassemblés aujourd'hui pour pallier à des années d'injustice en offrant, comme l'ont fait avant vous les districts, un garçon et une fille comme tributs pour ces premiers Jeux du Capitole. Je laisse la parole à monsieur Stark, qui a fait la demande spéciale de tirer au sort lui-même les deux heureux élus.
Mon cœur bat vite car, malgré tout, j'ai un peu peur d'être choisie. J'aimerais bien que ce soit le nom de Lysia qui sorte, on en serait enfin débarrassés !
Le mentor a sa main dans l'urne, il en sort un bout de papier qu'il déplie en souriant :
─ Le tribut féminin est Aria Lee ! Que la chanceuse vienne nous rejoindre.
Cela ne peut être moi, père va arranger ça. Il a promis de se libérer pour la Moisson, il va m'empêcher de mourir. Je regarde la foule alors que les thrax m'emmènent sur l'estrade, mon père va arriver, il trouvera une solution comme toujours.
─ Une volontaire ? J'offre vingt millions de Canem pour la famille de celle qui remplacera ma fille, s'exclame mon père en déboulant sur la place.
La somme est exorbitante, il y a bien une qui va accepter. Mais le temps passe et je m'approche de la scène. Je comprends que l'argent ne peut pas tout acheter.
Je me souviens alors des paroles d'Eleonora Harrison.
J'aurais dû réfléchir avant de la renvoyer, maintenant je vais mourir. Car comment pourrais-je me défendre alors que je ne sais pas me battre ? J'ai passé ma vie à être servie, je ne sais même pas faire à manger. Les larmes coulent sur mes joues alors que j'arrive sur l'estrade, je vais mourir à seize ans.
J'essaye de me reprendre mais mon corps ne répond plus. À travers mes larmes, je vois mon père qui fend la foule en criant. Il arrive presque sur la scène quand quatre Thraxs s'interposent entre nous. Ils lui tapent dessus et malgré toutes mes tentatives, je n'arrive pas à me dégager des mains qui me retiennent.
En me retournant, je tombe sur un garçon plus vieux et plus costaud que moi. Je le frappe de toutes mes forces mais il ne lâche pas prise. Ils sont en train de tuer mon père car il voulait me sauver et je ne peux rien faire.
Ils m'emmènent vers la mairie avec ce garçon et je comprends qu'il doit être le deuxième tribut. Je n'ai pas fait attention à sa Moisson mais il doit être volontaire vu son comportement. Je le hais, il m'a empêchée de rejoindre mon père.
.
.
Arrivée dans l'immeuble, on me pousse vers une salle. Ma mère et Lysia sont les premières à rentrer. Ma mère pleure, elle me serre dans ses bras.
─ Ton père, il a essayé mais ils sont trop forts, sanglote-t-elle. Ils l'ont tué, ils l'ont tué ! Oh Aria, ma petite Aria, je vous perds tous les deux. Que vais-je dire à ta sœur ?
Elle s'effondre dans mes bras, au bord de l'hystérie. Je ne peux m'empêcher de regarder la porte en recherchant après Rafael.
Où est–il ?
C'est ma demi–sœur qui, comprenant mes regards, me renseigne :
─ Rafael est en prison, il s'est battu avec des Thraxs comme ton père. Ils l'ont assommé avant de l'emmener vers la prison de la ville.
Mon cœur se serre, ces maudits districts ont détruit ma famille. J'ai tout perdu, j'étais connue, la vie était si facile. À cause de ces Hunger Games, mon père est mort, mon fiancé est emprisonné, ma famille est anéantie et je vais mourir.
Je les déteste ! Eux et ce maudit tribut qui est leur complice.
