Je suis heureuse de vous retrouvez pour ce chapitre (et pour les suivants qui sont en correction).
Je dit un grand merci a mes Beta MarsJovial2312 et Aeringue pour m'avoir corrigé ce chapitre.
Mais également à Jun-Fuu, Ljay pour leur aide dans cette fanfiction qui me tien à cœur.
Chapitre 6 : Un monstre au cœur tendre:
Arrivant devant le restaurant, je sens l'appréhension et le stress qui augmente au fond de moi. J'ouvre la porte, et tombe sur le regard des gens du district sur moi, et mon cœur bat à tout rompre. J'entends leurs propos, leurs rires sur mon passage… sur les pas du monstre, comme ils m'ont toujours surnommé. Mais aujourd'hui, cela n'a plus d'importance, mon regard se pose sur l'objet de mon bonheur, mon ange, ma vie, Lorena.
Notre rencontre m'a changé. Je ne suis plus le monstre du secteur 3, mais Kylian Scrumble, l'amant d'un ange.
En la regardant, mon esprit s'évade vers ce jour où je l'ai rencontrée.
Je ne remercierai jamais assez mon frère, Aaron de m'avoir obligé à me rendre à cette soirée chez Sergio Browns.
C'est là que je l'ai aperçue, si belle en cet instant. Un ange entouré de boucles violettes et au regard à damner un saint. Ses pupilles rosées m'ont ensorcelé et mon cœur, blessé par des années de cruauté humaine, s'est alors cicatrisé pour laisser place à l'amour.
Un coup de foudre qui a balayé des années de souffrance. A l'instant où mes yeux se sont posés sur elle, je sus de suite que Lorena m'était destinée.
Les premiers temps, je me suis éloigné d'elle, ne me croyant pas digne du moindre de ses regards.
Comment aurait-elle pu aimer un être comme moi ?
Assez corpulent, je n'aspire que le dégoût et les moqueries des gens de mon secteur.
Combien de fois, ai-je entendu que j'étais un monstre sur mon passage ? Je ne sais plus, mais ces méchancetés avaient fini par briser la confiance que j'avais en moi. Jusqu'à cette rencontre qui illumina ma vie.
Chaque jour est synonyme d'espoir et de bonheur et j'espére qu'aujourd'hui, elle acceptera ma demande en mariage.
J'ai tout prévu, de ce dîner à l'alliance dans son écrin tout au fond de ma poche qui l'attendait.
En m'approchant, je m'émerveille sur sa beauté qui est accentuée par sa robe à paillettes couleur lilas.
Sur son corps, aucune modification capitolienne qui ne vienne entacher sa pureté.
Sa famille venant du district 1, elle trouve ces changements trop superficiels, ce qui ravive d'avantage ma flamme. Car mon amour, en plus d'être belle est aussi intelligente, ce qui lui apporte une grande valeur humaine.
Ses pupilles, qui se posent sur moi, sont interrogatives, elle n'a pas l'habitude de me voir si bien habillé.
Mais ce jour est différent, et ma tenue tee-shirt, jean, basket n'étant pas digne de ce moment. J'ai acheté un costume simple mais gracieux qui embellit un peu mes traits disgracieux.
Je ne suis pas très beau et je le sais.
Ce n'est pas ma corpulence et mes ternes cheveux noirs qui m'on permit de conquérir ma chère et tendre. Mais mon âme, ma personnalité de gentil nounours, comme elle me le dit souvent.
Elle m'aime pour moi-même et non pour ce que voient les gens.
Je sais également qu'elle apprécie mes pupilles écarlates, surtout pour leur couleur qui est assez étrange quand on sait qu'elle est naturelle.
Je m'assois et la peur me quitte grâce à l'un de ses sourires dont elle a le secret.
Le repas nous est servi et je constate qu'une fois encore, ce qu'elle a commandé pour moi est mon plat préféré. Un rôti de veau à la paysanne et du vin de Candi, je lui souris et me penche pour l'embrasser tendrement avant de déguster le repas.
L'instant est tellement magique que j'entends presque les oiseaux chanter dans ma tête.
Nos assiettes vidées et desservies, je me mis à genoux devant elle, à sa plus grande surprise.
Anxieux, je sors l'écrin et lui pose la question fatidique. Celle que je ne poserai qu'une fois dans ma vie.
─ Je sais que c'est précipité mais tu es la seule qui compte pour moi, l'ange de ma vie, mon âme sœur, Lorena, me ferais-tu l'immense honneur de devenir ma femme?
L'angoisse me remonte dans la gorge alors que j'attends sa réponse.
Peut-être ne voudra-t-elle pas de moi ? Est-ce qu'elle m'aime autant je l'aime ?
L'attente est un supplice et mon cœur bat frénétiquement.
Elle se lève et me saute dans les bras, des larmes coulent sur mon épaule et mon cœur se remplit de joie à sa réponse.
─ Oui , mille fois oui, ô Kylian, si tu savais comme je t'aime.
Elle lève ses yeux vers moi, me prend la main et la pose sur son ventre le sourire aux lèvres et me chuchote :
─ Nous serons bientôt trois, mon amour.
Trois, trois, mon cœur bat à un rythme infernal alors que debout, j'encercle de mes bras ma fiancée et notre enfant qu'elle porte dans son ventre en chantant à tue-tête que j'allais être père.
J'eus la surprise de sentir une main sur mon épaule et me retournant, je contemple béatement le spectacle de ceux qui se sont moqués de moi pendant mon enfance en train de me sourire chaleureusement.
Je reçois des félicitations de tous les clients et malgré l'hypocrisie dont faisait preuve ses gens, je ne leur en garde pas rancune, car à dix sept ans, j'étais le plus heureux des hommes.
Une heure plus tard, je rentrai à la maison familiale surprit de constater que nos deux familles nous attendaient dans le salon.
Mon frère me sauta dans les bras dès que j'eus passé la porte en souriant et je compris tout comme ma fiancée que nos deux familles respectives n'attendaient que ce moment.
Ma mère et Elisa discutaient déjà de la salle et des décorations avec madame Mailions, la mère de ma promise. Pendant que nos pères respectifs s'arrangeaient pour les budgets du mariage et de la naissance de l'enfant.
Je me laissai tomber dans le fauteuil restant et Lorena se mit sur mes genoux.
Mettant mes mains autour de son ventre, je souris heureux de ce moment familial, jusqu'au moment où Aaron, mon jeune frère de quatorze ans, brisa ce moment enchanteur en s'exclamant :
─ Demain, je me porte volontaire !
Un silence pesant glissa dans la pièce, jusqu'à la réaction de mon père :
─ Cela est hors de question mon garçon, tu m'entends ! Ce ne sont pas des jeux mais des massacres et j'ai toujours refusé de cautionner çà et toi, mon fils, tu veux te faire tuer dans cette parodie héroïque ! Penses-tu à ta famille ? A tes amis ? Tu n'as aucune chance, la vraie vie n'est pas comme dans le virtuel. Ce n'est pas un film ! Les gens y meurent vraiment Aaron Julian Scrumble.
Va dans ta chambre immédiatement avant que je te donne une correction dont tu te souviendras toute ta vie.
Mon frère passa à côté de moi et je sentis un froid indélébile autour de moi.
Le père de ma dulcinée se mit à calmer mon père, mais son regard exprimait la peur maintenant.
Les femmes dans la pièce pleuraient. Je pris ma fiancée dans mes bras pour la consoler et une larme s'échappa de mes yeux.
Cette soirée aurait dû être joyeuse, mais la vengeance d'un peuple pour des jeux barbares, nous la gâcha, car tous au fond de nous, nous savions qu'il y avait, même si ce n'est un infirme risque, une maudite chance d'être tirés au sort pour trois d'entre nous.
J'espérer seulement que la grossesse de Lorena , l'exclurait de la moisson.
On se leva le cœur gros et nous partîmes dans nos chambres, mais aucun de nous ne dormit du sommeil du juste.
Le lendemain, je me lève difficilement, un peu hébété par la peur de perdre les gens que j'aime.
Je me vête vite fait et sort de la chambre rapidement pour rejoindre mon aimée qui était déjà descendue. En me penchant pour réclamer un baiser, je pris une chaise à côté de mon frère.
Seul, mon frère put manger ce matin là, tellement la peur de la mort pesait sur notre famille.
On arrive bien vite à la place où se déroule la moisson.
Nous approchant d'un responsable, on expliqua la grossesse de ma fiancé et ce fut l'hôtesse, Radja Marcia, qui vint nous annoncer que par cause de l'enfant, mon amour était excusée pour ces jeux.
Elle fut conduite en dehors de la place par des thrax qui lui expliquèrent qu'elle devait rester en retrait en cas d'émeutes.
Cette annonce me fit chaud au cœur et j'eus un petit espoir que la morale de notre époque n'était pas complétement perdue. Je m'avançais alors pour me faire enregistrer avec un faible sourire puis me rendit à l'allée correspondant à mon âge.
En marchant, je rêve à cet enfant qui nous rejoindra bientôt en imaginant ses yeux me regardant. J'allais bientôt être papa ! Perdu dans mes pensées, je revins sur terre entendant les paroles du mentor, le loup garou Stark:
─ Le tribut féminin est Aria Lee ! Que la chanceuse vienne nous rejoindre.
Satine, la star la plus célèbre des premiers secteurs du Capitole, fille d'un des hommes les plus riches de Panem.
Le destin est parfois injuste, cette fille n'a aucune chance.
Elle a toujours vécu une enfance dorée. Ces jeux signent sa mort, c'est sûr et certain.
Son père s'approche et promet la somme de vingt millions de Canem pour la famille de celle qui remplacera sa fille. Mais personne ne se présente, il y a des choses que l'on ne peut acheter.
Comme la vie, par exemple et cette famille vient de l'apprendre à ses dépends.
Maxence, ignorant les thrax qui empêchent le père de retrouver sa fille, continue le rôle d'hôte qui semble lui plaire:
─ son camarade de jeux cette année sera Aaron Scrumble.
Je fixe la scène, incrédule, et aperçoit mon jeune frère qui s'approche, l'assurance hier à laisser place à la peur de mourir et des larmes coulent sur ses joues.
Je regarde derrière moi vers mes parents et Lorena, mes géniteurs pleurent et ma fiancée me fait non de la tête tout en me fixant, une main sur son ventre où grandit notre enfant.
Mais je sais à son regard qu'elle a comprit. Je ne peux laisser mon petit frère mourir, il est si jeune, il a la vie devant lui.
Je suis plus vieux, j'ai plus de chance de revenir, je reviendrai pour eux.
Je m'avance et repoussant mon frère dans la foule, je le regarde dans les yeux et crie que je suis volontaire.
Mon cadet supplie que ce ne soit qu'un rêve sur les épaules d'un de ses amis, qui l'empêchent de me rejoindre et je monte l'estrade.
A mes côtés, ma partenaire sanglote en essayant de rejoindre son père qui est entouré de l'armée des districts. Un coup d'œil et je comprends qu'il n'en survivra pas. L'attrapant par le bras, je la sors dela scène en me forçant à ne pas pleurer. Elle me frappe et à travers ses coups, je comprends sa douleur, un autre cri et je comprends que son fiancé est emmené également par la milice.
Elle se débat encore mais nous sommes arrivés à la mairie; je la laisse avec les hommes qui nous ont accompagnés et rejoint la salle où se déroulera mes derniers instants avec ma famille.
Car ces dernières minutes, m'ont appris que je ne pourrais jamais tuer qui que ce soit.
Je ne perdrai pas mon âme dans ces jeux. Mon enfant n'aura pas un meurtrier pour père.
Ma famille me rejoint et à ma surprise un prêtre rentre avec eux.
J'apprends que les organisateurs ont accepté que j'aie un peu plus de temps pour que le mariage ait lieu et que l'enfant ait mon nom.
Le mariage se passe dans un silence terrible, pesant. Les mots de promesses éternelles nous semblent si courts, vu que je serai peut-être mort demain.
Son baiser me réchauffe le cœur mais à peine ses lèvres me quittent que je sens un étrange vide au fond de moi. Mon alliance sera mon souvenir, bien que s'est transmit de génération en génération chez les Mailions, jusqu'à moi.
Ma femme doit sortir, le choc peut être dangereux pour l'enfant et sa mère.
Ses parents la suivent après m'avoir serrés dans leur bras. Mon père s'approche et en me tenant, il me dit qu'il est fier de moi que je vais m'en sortir ;
Mais les larmes qui coulent sur sa joue contredisent ses paroles, ma mère m'embrasse sur la joue en pleurant et suit mon père qui quitte la pièce. Mon frère est le dernier, il s'approche, je sens de la culpabilité dans ses yeux.
Le prenant dans mes bras comme quand on était enfant, je lui fis promettre de prendre soin de lui et de la famille au cas où, en lui assurant que ce n'est pas de sa faute.
Mais son ton désolé en partant, me fit remarquer que ça ne changerait rien.
Je me promis de tout faire pour rester en vie, pour ma famille, ma vie.
