Bonjour à tous, voici le septième chapitre de ma fic ou vous allez rencontrer une nouvelle tribu qui pour ma part et assez attachante.
Je suis désolé du retard de publication mais j'ai eu très peu de temps pour moi ses derniers temps.
Je remercie encore Jovial pour ses corrections.
Je vous laisse lire et vous retrouve la semaine prochaine pour le huitième.
HUNGER GAMES : La vengeance des sacrifiés !
Chapitre 7 : La jeune pessimiste!
Allongée sur mon lit, ma radio allumée, je lis le dernier livre que j'ai acheté « le dernier jour de ma vie » de Lauren Oliver. Je l'ai trouvé dans une brocante, la vendeuse m'a dit qu'il venait de l'ancien monde. Je ne pense pas qu'elle m'ait mentie.
─ Harmonie, il est bientôt l'heure de l'école, Ranya va arriver.
Levant les yeux de mon livre, je tombe sur les prunelles verdoyantes de ma mère à la porte de ma chambre. Elle s'approche et à mon horreur me sert dans ses bras.
Arrivant à m'extraire de l'étreinte, je me rends devant mon miroir à l'exaspération de ma mère.
Je regarde d'un air satisfaisant mes cheveux d'un noir d'encre coupés en cascade et les pointes pourpres qui tombent sur mon épaule. Puis mon regard descend sur mon corset écarlate avec ses boucles et chaines fantaisies. Par la suite, je contemple le reflet de ma jupe rock en jean gris et ses sangles sur les côtés ainsi que sa poche de derrière d'où sort ma jolie queue de diablotin. Rajouter à mon maquillage sobre mais chic, j'étais éblouissante.
Mais le plus important sur ma tenue, c'est qu'elle me vieillit de deux à trois ans.
On me donne facilement quatorze à quinze ans et j'évite ainsi le regard protecteur des adultes qui me hérisse le poil.
Je sors oubliant facilement ce qui me sert de sac d'école dans ma chambre, il ne me sera pas utile aujourd'hui.
J'arrive facilement à la cuisine où je récupère deux croissants au chocolat blanc et une canette de Cokers.
Les mouvements derrière moi m'apprirent que ma mère m'avait suivie.
Je vois à ses pupilles vermeilles qu'elle est inquiète.
─ Ma chérie, reviens après l'école, ton père et moi nous voulons une soirée en famille.
Je n'en ai pas envie mais devant son regard insistant je grommelle ma promesse d'être présente.
Depuis la mort de Julius, mon grand frère, mes parents sont devenus encore plus collant qu'ils ne puissent l'être déjà. Il me semble qu'ils imaginent que je peux mourir en traversant la rue.
Cela commence à m'agacer, ce n'est pas leur surprotection qui pourrait me sauver s'il devait m'arriver quelque chose. La vie est ainsi faite, on ne choisit pas son destin, si je dois mourir aujourd'hui, je le serai, quoi que puisse faire mes parents.
Je déjeune en vitesse et descendant les escaliers lentement, j'aperçois ma mère dans la salle de restaurant.
Elle est entrain de s'occuper de la décoration des tables en chantonnant son air habituel. Elle nous le chantait avant quand on devait s'endormir, un mince sourire naît sur mes lèvres à ce souvenir. Mais il disparaît aussi vite avec la mémoire de mon frère.
A gauche, j'entends mon père qui donne ses ordres aux employés dans la cuisine.
De l'autre côté, les femmes de ménage s'occupent de la salle de réception.
Je repense à la demande de ma mère ; comment serais-ce possible quand on tient un restaurant familial ?
J'arrive en bas et manque de me faire assommer par Dorian l'un de nos serveurs.
Il s'excuse et me sourit, parfois il me fait penser à mon grand frère.
Une larme coule sur ma joue et je l'essuie à la hâte avant qu'on ne la remarque.
Je n'ai pas besoin qu'on me couve encore plus.
─ Harmonie, ça va ?
Le jeune homme à l'air inquiet, je le rassure avec assurance et plonge mes yeux dans les siens.
Il a de très beaux yeux bleutés, et un corps sculptural et surtout il est la gentillesse incarnée.
Si je devais me marier un jour, j'espère que ce sera avec un homme qui lui ressemble, enfin avec ma malchance...Je vais me retrouver avec un macho même pas beau.
Sherry, sa femme à vraiment de la chance de l'avoir.
Il me ramène à la réalité en me disant qu'il devait repartir travailler.
C'est alors qu'une furie me saute dans les bras :
─ Ma sœur, j'ai compté les heures depuis hier pour te revoir.
Ô monde cruel qui nous sépare nous, jumelles âmes !
Ranya Thomas, alias Honey, la seule et l'unique, ma meilleure amie.
Je ne la changerai pas pour rien au monde, mais pourtant parfois elle m'exaspère à être si joyeuse.
Le monde est si déprimant, la vie est si affligeante et moi je suis si inutile.
Je n'ai pas pu sauver mon frère et je n'arrive pas à consoler mes parents.
─ Interdit de déprimer aujourd'hui, miss tristesse allez on sourit pour sa sœurette de cœur.
La traitresse ose me chatouiller et je finis par m'avouer vaincue.
Ma frangine est l'image même de la petite fille rêvée par des parents, blonde aux yeux bleu ciel.
Elle avait eu l'étrange idée de vouloir se pouponner en bonbon, et ce n'est pas qu'une impression.
Ses boucles blondes sont ornées de mèches rouge coquelicot qu'elle s'est faite implantées et sa bouche et ses ongles ont été peints à partir d'une teinture à la framboise.
Ses vêtements sont le plus souvent des robes en dentelle d'un rose pale ou de blanc.
Comme habitude, elle a entre ses mains une sucette à la rose que Honey glisse entre ses lèvres qu'en elle ne parle pas. Je sais ! aujourd'hui, elle va essayer encore de m'en refourguer une ou deux pour me décoincer.
Je me demande bien pourquoi on s'entend aussi bien ? Enfin, on dit souvent que les contraires s'attirent.
Je vois a son air qu'elle est impatiente alors je crie un « A ce soir » à mes parents et on sort de la maison.
Le trajet se passe assez vite avec les bavardages de Ranya, et on arrive au collège.
La matinée se passe vite, le premier cours d'histoire avec Monsieur Bocquillon était comme ses autres cours, ennuyeux à mourir. Je m'endormis pendant deux heures alors que mon amie s'enjolivait les ongles avec l'aide de paillettes à la fraise.
Deux heures après ma sieste et la manucure de Honey, on se retrouve à étudier la littérature ancienne avec Mademoiselle Lhoez.
J'ai adoré cette leçon sur les textes des Européens avant notre ère. Les textes de Shespeare par exemple, sont des chefs d'œuvres ainsi que la saga Harry potter d'une certaine Madame Rowling.
En tous cas, trois heures après, je suis la première à être heureuse des livres que l'école nous a offerts. Assise à une table de la cantine, j'ai déjà « Songe dune nuit d'été » ouvert à côté de mon assiette. Au désespoir de Honey qui voudrait que je mange plus.
Ce n'est pas ma faute si je n'ai plus d'appétit depuis la perte de Julius.
Mon frère avait la vie devant lui.
A dix ans, il était accepté à la plus prestigieuse école du secteur 4. Ce stage au sein de la société, spécialisé dans les Hunger Games, qu'on lui a offert à dix sept ans, il l'attendait depuis des années.
Mais à cause des districts, son rêve l'a tué.
Ils se disent les gentils mais pourquoi bombarder un bâtiment qui n'est composé que de chercheurs ?
Mon frère ne devait pas mourir. Il était trop jeune.
Voulant me changer les idées, je me replongeai dans ma lecture, jusqu'à ce qu'un bruit de sanglots me fasse lever la tête.
Je n'en croyais pas mes yeux, Honey était en train de pleurer.
Me pinçant, je réalisai que c'était réel.
Mon amie n'avait plus pleuré depuis six ans, le jour où ses parents sont morts.
Depuis leur enterrement, elle a arboré un sourire à chaque instant de sa vie.
Quand elle s'est blessée en cours de sport, quand la peste Alina s'est moquée de ses vêtements avec son équipe de poufs. Elle avait supprimé toute tristesse de sa vie.
Alors la voir sangloter était aussi irréel que de voir un fantôme.
Me reprenant, j'entrepris de lui remonter le moral.
─ Honey, sœurette ça va?
Elle releva la tête et se jeta dans mes bras en sanglotant.
─ J'ai un mauvais pressentiment Harmonie, c'est l'une de nous deux qui va être choisie.
Je le sens, je le sais ! L'une de nous devra être tribu, on n'a aucune chance.
Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas que tu meurs. Ce serait si injuste.
On n'a que douze ans.
Mon cœur se serrait à ses dires car je savais que c'était possible.
On ne pouvait être choisies pour ces maudits jeux.
Je déteste ces hypocrites de district ! Les anciens jeux étaient honteux.
Je suis d'accord ! Mais, ils font exactement la même chose.
On n'y est pour rien, Nous ! Alors pourquoi ce sont les jeunes qui subissent.
Resserrant l'étreinte de mon amie, je lui murmure que ça irait.
On avait très peu de chance d'être piochées vu nos âges.
C'est à ce moment-là, que la troupe de hyènes apparut en ricanant.
Leur chef, la stupide Alina s'arrêta à côté de nous.
─ Une morveuse qui pleure ? Tu as peur peut-être ? C'est vrai que les tributs sont souvent des pouilleux, alors tu ne changeras pas la donne.
Furieuse de ce qu'elle a osé dire sur mon amie, j'attrapai mon assiette encore presque remplie et lui claquai sur la tête.
Au-dessus d'elle, malgré mon âge et ma taille inférieur à la sienne, je lui donnai un grand nombre de coups et seuls les professeurs arrivèrent à nous séparer.
Une heure plus tard, assise devant mes parents, je subissais un sermon sur la violence et ce qu'elle pouvait entraîner.
Malgré la réaction outrée de mes géniteurs sur les propos de la garce de l'école, je fus contrainte de rester cloîtrée dans ma chambre, à mon grand désespoir.
Ma suspension de deux semaines devait y être pour beaucoup.
Après une heure ou deux de marche intensive dans la pièce en ronchonnant, j'attrape le livre que j'avais commencé ce matin et entame la suite de ma lecture
Je me rendis compte que je m'étais endormie que le lendemain matin, quand ma mère frappa à ma porte.
Revêtant une robe bustier en dentelle noir et rouge sang, des longues bottes sombres en cuir et un serre-tête ébène sur mes cheveux, je descendis pour tomber sur une ambiance pesante.
Me rappelant la demande de ma mère, je regrette de n'avoir pas pu faire cette soirée famille qu'elle désirait tant. Enfin, jusqu'à ce que je me rappelle que c'était entièrement de sa faute ! Car c'est elle qui m'a punie.
Ils sont-là, tous les deux et je me souviens que tous les commerçants avaient choisis de fermer dans notre secteur, le jour de la moisson en signe de protestation.
Ils me fixent pendant tout le temps que dure mon petit déjeuner.
J'ai l'impression qu'ils pensent que je pourrais m'envoler à tout moment.
C'est bientôt l'heure, et la peur me tord l'estomac. Je n'ai jamais eu de chance.
J'ai peur d'être sélectionnée car je sais que je n'en reviendrais pas vivante.
On part à pieds, jusqu'à la place où se déroulera la moisson, la mise à mort d'enfants innocents.
Je m'enregistre et après une légère étreinte de mes parents, je rejoins l'allée des douze ans où déjà, m'attend Honey.
Elle affiche son sourire habituel, quand elle me saute dessus. C'est sa façon de me dire bonjour.
Mais je sens qu'elle est anxieuse et ses yeux brillants montrent qu'elle a dû pleurer toute la nuit.
Le stress augmente, je respire fort, j'ai peur !
Je fixe la scène, où un homme, le sourire aux lèvres, salut la foule.
Ses habits extravagants et sa peau verdâtre d'amphibiens me fit comprendre tout de suite qu'il venait du capitole. L'hôte sûrement ! Pauvres tributs, cet homme allait sûrement les persuader qu'ils auraient une chance. Vaut mieux qu'ils sachent tout de suite qu'ils vont mourir et penser à le faire dignement pour leurs familles.
─ Bonjour, chers habitants du secteur 4 ! Je suis Jed RIDEL
Je suis heureux de vous retrouver pour ces jeux qui vont être j'en suis sûr, inoubliables.
Mais tout d'abord, laissez-moi vous présenter le mentor de nos tributs, le célèbre Lounès Zurilla.
Un homme s'approche alors en sortant de la foule à mon étonnement, il ne devait pas avoir moins de la cinquantaine. J'avoue qu'il me fait peur.
Son physique de carrière et ses yeux sombres qui fixaient méchamment les gens présents ne me rassure pas du tout.
Le crapaud, j'eus envie de vomir en voyant s'agrandir sa langue qui s'enroule autour du micro, reprit sa tâche et je sentis la peur monter en moi.
Ranya m'attrape la main et me la serre.
─ Nous allons enfin découvrir qui aura l'honneur d'être notre représentant.
On commence par les demoiselles, bien sûr.
Il met sa main dans l'urne et tire un nom, je prie intérieurement pour que ce ne soit pas l'une d'entre nous tandis que ma sœur de cœur me broie la main en tremblant.
─ Harmonie Harley..vient me rejoindre ma chérie.
Mon cœur se serra, je regarde Honey.
Je ne veux pas lâcher sa main, je ne veux pas mourir.
J'entends la foule qui grogne, elle connaît ma famille, et le fait que j'aie douze ans accentue encore plus la fureur des gens qui mon vu grandir.
Les cris de mes parents arrivent jusqu'à moi. Levant les yeux, je les aperçois, nos voisins les retiennent.
Ils ont entendu dire que les thraxs ont tué le père d'une fille d'un des précédents secteurs, quand il a voulu la sauver.
Je les vois qui arrivent, mon immobilité ne doit ne pas plaire aux districts.
─ Dorian Steel
Le destin est ironique. L'hôte n'a pas attendu et a choisi l'autre tribut. Les thraxs arrivent à ma hauteur, mais un homme les arrête. Dorian ! Il me porte dans ses bras et j'éclate en sanglots sur son épaule.
A travers mes larmes, je vois les autres qui ont Honey dans leurs bras, même Alina est à côté d'elle à mon grand étonnement.
Mon coéquipier nous a amené jusqu'à la scène où Jed nous regarde en souriant et Lounès d'un air affligé. Notre amitié n'a pas l'air de lui plaire.
C'est vrai qu'on doit se tuer l'un et l'autre. Un faible sourire me vient aux lèvres alors qu'on m'emmène vers la pièce où je verrai pour la dernière fois mes parents.
La porte s'ouvre et ils me prennent dans leurs bras, je sens qu'ils pleurent sur mon épaule.
On se relève et ma mère sort un bracelet de sa poche.
─ Cela appartenait à ton frère, il te réconfortera pendant les jeux.
Un silence accablant pèse dans la pièce et hésitante, je leur narre en détail mon plan.
Mon père me regarde tristement et acquiesce, même si une larme coule sur sa joue.
Ma mère a plus de mal à l'accepter, mais me promet qu'elle ira avec mon père pour conclure un accord avec Dorian.
Quelqu'un frappe à la porte, j'eus un faible sourire en pensant que c'était honey, quand Alina rentra dans la pièce.
─ Ranya s'est évanouie, quand tu es montée sur le podium. Elle aurait voulu venir te voir, alors je suis venue à sa place.
Tu dois te demander pourquoi je suis là ? Je ne t'en veux pas. J'ai été une vraie peste avec vous deux pendant deux ans. Tu sais pourquoi ?
Je la regarde confuse de ce revirement et j'avoue que je suis très curieuse de savoir pourquoi.
─ Ranya est ma demi-sœur, notre père m'a eu avant son mariage.
A la mort de notre père, j'ai tout fait pour la recueillir, mais ma mère était intraitable.
Elle ne voulait pas de l'enfant de la femme qui lui a volé l'être qu'elle aimait.
Quand elle est rentrée au collège, j'ai cru qu'on aurait pu se rapprocher, mais elle t'avait déjà, toi !
Oui ! J'avoue tout ce que j'ai fait était par jalousie.
Et je comprends mon erreur maintenant. Je suis désolée..Tellement désolée.
Je ne pourrai pas te remplacer, mais je te promets de prendre soin d'elle.
De notre petite Honey !
Elle s'avança et me prit dans ses bras. C'est là que je sentis ses larmes qui coulaient dans mon cou.
─ J'aurais aimé t'avoir aussi comme petite sœur, tu sais ?
Puis elle sortit.
Un petit sourire glissa sur mon visage en pensant que mon amie serait dans de bonnes mains.
Jusqu'au moment où la porte s'ouvrit et que Dorian rentra.
Il murmura un faible « C'est d'accord » et ressortit.
Je me suis tout d'un coup souvenue de l'accord et je tombai sur le sol recroquevillée sur moi-même en pleurant.
Je vais mourir aux Hunger Games.
