Bonjour à tous, voici le huitième chapitre de ma fic ou vous découvrirez le nouveau tribut.

Il est assez humain et attachant

Je remercie encore Jovial pour ses corrections.

Je vous laisse lire et vous retrouve la semaine prochaine pour le huitième.

HUNGER GAMES : La vengeance des sacrifiés !

Chapitre 8 : Le père de famille

Le mouvement d'une main douce qui glisse sur mon corps me réveille. Ronronnant, j'enlace la taille de mon épouse.

Ma petite chatte s'amuse à me titiller, et je ne veux pas la décevoir.

Tous doucement, je descends mes mains et caresse sa peau lentement, ce qui la fait fondre.

Son odeur me rend fou, je la lèche à la base de son cou, retrouvant le goût fruité de ma compagne.

J'allais explorer le bas de sa personne quand le bruit de la porte me fit me rabattre sur le côté.

Sherry a juste eu le temps de penser à remonter la couette sur ses épaules avant l'entrée des garnements. Je glisse un œil distrait sur le réveil posé sur la table de nuit et soupire « 5h00 ».

C'est bientôt l'heure de partir travailler mais en attendant, je dois m'occuper des trois petits intrus.

Levant les yeux, je tombe sur les yeux magenta de Lesia et sa petite bouille d'animal blessé.

A cinq ans, la petite demoiselle savait déjà comment berner son monde.

Je lui souris et me tourne vers son petit frère qui se cache derrière elle. Liam avec ses quatre printemps est un véritable petit ange aux idées de diablotins.

J'aperçois facilement l'aîné de la famille, Lylian. Ce petit a grandi trop vite à la mort de ses parents.

Comparer à ses cadets, l'adolescent de sept ans a vécu la tragédie, les deux autres étant à peine sortis du berceau. Ils n'avaient pas réalisé leur perte. Cela avait permit facilement qu'ils voient en moi et leur grande sœur à la reconstitution parentale.

J'ai toujours du mal à réaliser que j'ai à ma charge une famille complète.

Même si je ne regrette pas, je les aime tellement tous les quatre.

Ils sont devenus ma raison de vivre. Je ne me vois pas vivre sans eux.

Ils se sont rapprochés et je comprends ce qu'ils désirent, attrapant vite fait mon caleçon que j'ai laissé sur le côté, je l'enfile maladroitement sous les draps. Je remarque que ma moitié m'a imité de son côté. Le sourire aux lèvres, j'invite mes enfants à nous rejoindre dans notre grand lit.

Je sais qu'ils ont peur, l'aîné a dû entendre parler des jeux et les plus jeunes ont ressentis sa détresse.

On les sert dans nos bras, leur apportant un peu de réconfort mais malgré tout, je sens monter en moi un étrange froid. Je ne supporterais pas que Sherry soit moissonné.

A dix sept ans, elle est éligible. Les enfants ont besoin d'elle…. J'ai besoin d'elle.

Je ne préfère même pas y penser.

Je me lève, je dois être à 6h30 au travail.

Un baiser volé sur les lèvres de ma femme et sur le front de mes pupilles et je me rends dans la salle de bains.

Je prends rapidement une douche et me lave les dents.

Je coiffe mes cheveux bruns d'un air affligé, malgré tous mes efforts, je semble toujours sortir du lit. Rouspétant contre ma chevelure indisciplinée, je regarde dans mon reflet mes pupilles bleu ciel.

Mon aimée me répète que je suis un beau garçon qu'elle a de la chance, mais je pense que l'amour qu'elle me porte l'aveugle. Je dois avoir l'air d'un homme d'au moins vingt cinq ans, alors que je n'ai que dix-huit ans.

C'est moi qui ai plutôt de la chance pensais-je, en voyant entrer ma moitié dans la pièce.

Sa longue chevelure rousse tombait sur ses épaules frêles, son visage angélique laissant apercevoir des prunelles d'une couleur agrume, brillait d'un air satisfait.

Elle est accompagnée de Liam qu'elle emmène avec elle sous la douche.

Revêtant une chemise immaculée et un jean sombre, je pars dans la cuisine où m'attend déjà le restant de la fratrie, toujours en pyjama.

Je sors le paquet de céréales à l'effigie du célèbre Finnick Odair le célèbre gagnant des soixante cinquième Hunger Games , de l'armoire.

La petite princesse aux boucles d'une jolie teinte cuivrée attrape le paquet et en met dans son bol Katniss. Je lui ajoute le lait ce qui la fait faire la moue en disant, je cite : je ne suis plus un bébé !

Je lui murmure que pour moi, elle le sera à vie et son frère marmonne contre les grands frères trop protecteurs.

Lylian, contrairement à sa sœur, à une chevelure couleur bronze et des yeux vert de mer.

Je me rappelle que certains racontent qu'il n'est pas vraiment l'enfant du couple, un homme a même insinué un jour qu'il était le fruit d'une soirée que monsieur Ward, le père de Sherry avait offert à sa femme pour son anniversaire avec le jeune gagnant du district quatre. Qu'elle idiotie ! Enfin, je crois.

Mon amour sort de la pièce d'eau habillée d'une longue robe rouge en lin, tenant dans ses bras, le petit homme aux yeux étranges; un mélange des yeux de ses frères et sœurs. Ses cheveux nuance grenat sont coupés courts et lui donne un air mignon. Sa salopette blanche semble toute indiquée sur lui.

Je me sers un café bien noir et le bambin s'échappe de l'étreinte douce de Sherry pour me sauter dans les bras.

─ Papa !

La première fois que j'ai entendu ce mot dans la bouche des enfants, j'ai fait la grimace mais aujourd'hui mon cœur rayonne à cette preuve de confiance.

Je regrette même parfois que Lylian ne m'appelle que par grand frère.

Un œil à l'horloge et je me rends compte que je risque bientôt d'être en retard.

Après une légère étreinte à mes pupilles, j'embrasse mon épouse, attrape mon sac et sort en leur souhaitant une bonne journée. Je sors de l'immeuble où se trouve notre appartement, en sifflotant.

Sherry va déposer les enfants à l'école et partir pour ses cours; il faut bien que l'un de nous deux puisse finir ses études.

Je prends le métro au bout de ma rue et un quart d'heure plus tard, je suis à deux pas de « Black star » le restaurant où je travaille comme serveur.

J'ai eu de la chance de trouver ce travail, mes employeurs : Monsieur et Madame Harley sont des gens fiables et gentils même si la mort de leur aîné les a rendus paranos sur la protection de leur dernière enfant, la jeune Harmonie. La gamine est une perle malgré sont état dépressif.

Habillée d'un style gothique, elle voit tout en noir. Je me suis souvent demandé comment elle peut être si amie avec cette pile sous ressorts de Ranya Thomas. Celle-là encore une qui a eu des épreuves dans sa vie. Perdre ses parents, si jeune, heureusement que sa tante à accepter de l'élever.

Je sonne à la porte et scanne mon empreinte digitale sur la plaque de présence avant de me diriger vers la salle de restauration. Ou plutôt dans le vestiaire du personnel où se trouve ma tenue de travail.

En avançant, je rentre dans la jeune maîtresse de maison, quand on parle du loup on en voit la queue me disait ma grand-mère. Et bien c'est chose faite, m'excusant, j'offre un large sourire à la jeune gamine de douze ans qui me fait face.

Elle me répond que ce n'est rien et me fixe longuement. Au bout d'un moment, gêné de son regard insistant, je lui annonce que je dois partir travailler, tout en me demandant ce que j'avais sur le visage, pour qu'elle me fixe ainsi ?

Je me rends alors dans la salle, j'attrape mon uniforme noir et blanc de serveur et m'en vête tout en fixant mon reflet dans la glace. Rien, étrange ?

─ Dorian, on s'admire dans la glace ? Je suis bien plus beau, tu sais ?

Si tu veux voir la perfection admire ma plastique.

Seamus Lorners, plus âgé que moi de deux ans ; ce don juan est pourtant mon meilleur ami.

─ C'est toi qui le dit Seamus, Sherry m'assure que je suis le dieu de la beauté incarnée.

Il ricane devant la phrase que je lui ai sorti et ne tarde pas à répliquer :

─ Elle est amoureuse de toi, ça ne compte pas.

Je lui tape sur l'épaule et lui ébouriffe mes cheveux; il sait que je déteste çà.

L'entrée de Mike, le chef d'équipe et des deux autres serveurs, m'empêche de répliquer.

Mon ami met ses vêtements et on s'engage vers la sortie pour commencer le service, quand je sens une pression sur mon épaule.

Un œil derrière moi, m'indique qui est la personne qui m'interpelle et je me retourne l'air interloqué :

─ Petit, les responsables m'ont dit que tu finis à quinze heures, aujourd'hui.

Ils veulent te laisser du temps avec ta petite famille juste au cas où, pour demain.

Je fixe mon supérieur et un sourire vient murir sur mes lèvres; cela va faire plaisir à ma petite dame qui finit ses cours, comme les enfants à treize heures. Une particularité dû au coup du sort qui peut arriver demain.

Je me force à me reprendre et rejoins mon collègue.

Les clients se font rares sur la première heure et l'ambiance arrive par l'entrée d'un vieux couple qui commande le repas du jour : une escalope de dinde aux herbes et son accompagnement. Ils accompagnèrent le menu d'une bouteille de rosé à la violette et d'un gâteau brésilien au caramel.

Quand leurs plats furent servis, une dame d'une trentaine d'années entra suivie d'une famille de sept personnes.

Par la suite, le lieu ne se désemplit pas, et je finis à l'heure dite, épuisé comme si je venais de courir un marathon.

Je sors alors et Seamus me charrie sur la chance que j'ai de sortir plus vite aujourd'hui.

Me rhabillant, je m'apprête à partir du vestiaire quand une voix m'interpelle :

─ Dorian, tu as une minute ?

Me retournant, je tombe sur les yeux fauves de ma mère.

Cela fait près de deux ans que je ne les ai pas vus, comme ceux de père d'ailleurs qui se trouve juste derrière elle.

Mes géniteurs, les voir ici m'étonne, eux qui ne veulent pas se lier au sous-peuple comme ils disent.

Je peux voir que Madame Steel s'est fait rajouter après ses oreilles de lionne, un appendice poilu pour aller avec celui qui bouge lentement dans le dos de ma chère maman.

Monsieur, comme il aime se faire appeler à toujours ses affreuses écailles bleuté et ses antennes. C'est l'une des raisons pour laquelle on ne pourra jamais s'entendre, j'ai toujours trouvé grotesque leur accoutrement.

─ Pourquoi ? Je pensais que vous ne vouliez pas me revoir.

C'est bien ce que vous m'avez dit, il y a deux ans, non ?

On n'a plus rien à se dire.

Mon ton ne leur plaît pas, je le vois bien sur leurs visages.

Personne n'a jamais osez parler ainsi au duc et à la duchesse de Bavière, je trouve çà ridicule.

Se pavaner pour un titre, sur une terre qui n'existe plus.

Si mon père n'avait pas la société de vente de produits cosmétiques numéro un du secteur, ils ne seraient rien.

─ Tu es mon fils !

Je regarde incrédule mon père qui vient de me parler. Comme si je ne le savais pas !

Je suppose que ce sont eux qui l'avaient oublié quand ils m'ont foutu dehors, il y a deux ans en sachant mon projet de mariage. Sherry n'était pas assez bien pour eux. Et les gamins étaient des moins que rien dont je ne devais pas me soucier. Ce sont les dernières phrases qu'ils m'ont dites. Il voulait que je me lie à une orgueilleuse poupée en porcelaine. Que je refuse à couper nos liens.

Un rire sort de mes lèvres, la situation est comique dirons-nous. Je me demande ce qu'ils veulent.

─ Je sais ce que tu dois penser et je l'avoue, nous en sommes désolés.

On voudrait parler, rencontrer ta…femme et tes enfants.

Je me penche sur le mur et mon cœur se prit à rêver d'un véritable revirement, mais quelque chose clochait. Je le sens, leur attitude est trop conciliante.

─ Qu'est-ce qu'il y a vraiment ?

Leurs lèvres tremblent, j'avais raison. Leurs attitudes cachent quelque chose; ils ne changeront jamais.

─ Tu avais raison, Dorian.

Quand tu disais que ces transformations étaient inutiles.

Je regarde sans comprendre, ma mère qui vient de parler. Elle attrape une chaise et s'assoie.

Il me faut un temps pour comprendre qu'elle pleure. Mon père la prend dans ses bras et continue :

─ L'institut où on c'est fait opérer vient de fermer. On a appris qu'il utilisait du matériau et des produits chimiques interdits sur le marché. Sur les conseils du médecin on a fait des tests, et un virus c'est glissé dans notre organisme. On a au maximum encore un an à vivre.

Je les regarde et je vacille, moi qui croyais qu'ils ne représentaient plus rien à mes yeux.

Alors que mes yeux picotent, je me force à prendre un ton détaché pour leur répondre.

─ Vous allez mourir alors vous voulez mon pardon pour expier vos péchés ?

Ma mère se tourne vers moi et secoue la tête en termes de négation :

─ Tu es de notre chair et de notre sang. C'est toi qui hériteras de nos biens, de notre rang. Toi et ta famille, mon fils. On est là pour veiller à ce que ta femme et tes protégés apprennent à tenir le rang qu'ils auront bientôt.

Je suis abasourdi par leur culot; sous la fureur, j'oublie la douleur ressentie à l'évocation de leurs morts imminentes et rétorque furieux :

─ Ma femme et mes enfants, oui mes enfants sont tout ce qui a de meilleur sur cette terre. Ils vous valent largement, alors je vous prierai de rester éloignés d'eux jusqu'à la fin de vos jours, quelle qu'en soit la durée. Je n'ai pas de temps à perdre avec vous ! Demain ma femme ou moi devront peut-être participés à une condamnation télévisée que vous avez subventionnée pendant des années. Vous êtes tristes ? Vous mourrez de la façon que vous méritez avec vos égaux démesurés. Désormais, je ne veux plus vous voir, ni vous entendre. On ne veut pas de votre argent, on ne veut rien de vous !

Je m'en vais rejoindre ma famille, vous m'entendez, ma famille plus que vous ne le serez jamais !

Je ne reste pas pour entendre leurs réactions, je monte furieux dans le métro du retour et c'est seulement devant chez moi que je tombe à genoux. Laissant tomber les larmes d'un passé que j'ai laissé derrière moi. J'aime ma famille comme ils sont ! quoi qu'en disent ceux qui m'ont mis au monde.

C'est ma femme qui me retrouva une demi-heure plus tard dans le même état, envoyant les enfants devant leur Weslester Games. Elle me fit m'allonger dans le fauteuil et je sanglotai sur son épaule en lui racontant les dernières heures. Elle me réconforte et nous finissons par nous aimer sur le canapé.

Ce n'est qu'une heure plus tard, que le plus jeune des petits démons tirant sur la couverture qui nous couvrait, que je me remerciai intérieurement d' avoir eu la bonne idée de lier les tissus autour de nos corps tous en me maudissant de ne pas avoir pensé à nos petites têtes blondes. Mon aimée qui rougissait devait penser pareillement, en vouant un culte à leur console qui les a retenus jusque ici.

Je les envoie acheter des sucreries au magasin en bas de l'immeuble, le temps qu'on se rhabille.

Et la soirée finit en séance cinéma devant notre écran qui diffuse un remake du dessin animé de l'ancien monde : le roi lion.

Assis dans le fauteuil, Liam sur le genou gauche et Lesia sur le droit, tandis que ma femme est dans le fauteuil en face de moi pendant que Lylian, lui est affalé sur un pouf noir.

Le repas commandé au traiteur, en face de chez nous.

La soirée passa vite, et très vite, nous partîmes nous coucher.

Le lendemain, je fus réveillé à quatre heures; je passe les heures restantes à observer mon épouse, tout en priant qu'elle ne soit pas choisie. Tous sauf çà.

Trois heures plus tard, la tribu était levée et habillée.

On emmena les enfants à la garderie prévue par le secteur et on se rendit à la place.

On s'inscrivit et Sherry alla dans sa rangée, je la suivis sur une allée avant de rejoindre la mienne.

Je la quitte sous un baiser d'encouragement.

Je regarde alors l'estrade et mes yeux sont maltraités par l'image d'un monstre vert à froufrou aussi verdâtre que sa peau et ses cheveux.

La chose parla :

─ Bonjour, cher(e) habitant du secteur 4 ! Je suis Jed RIDEL

Je suis heureux de vous retrouver pour ces jeux qui vont être j'en suis sûr, inoubliables.

Mais tout d'abord, laissez-moi vous présenter le mentor de nos tributs, le célèbre Lounès Zurilla.

A sa mention, je cherchai l'être qui devra aider les tributs à vivre ou à se faire massacrer.

Vu les regards qu'il lance sur la foule, je parierais sur la deuxième solution.

Beurk, la chose à léché le micro mais c'est dégueulasse. Un regard à ma moitié me montre qu'elle pense la même chose.

Je tombe en revenant sur ma petite patronne qui tremble comme une feuille.

Ca ne serait pas de veine n'ont plus si c'était elle. Elle mourait à coup sûr dans un grand bain de sang.

─ Harmonie Harley, vient me rejoindre ma chérie.

Je suis soulagé, mais j'ai mal au cœur, elle n'a que douze ans. Mourir à douze ans.

Elle reste immobile et pleure, un regard à ses parents qui sont retenus derrière les barrières réservées aux adultes me fend le cœur.

Dans l'autre sens, des thrax arrivent pour celer le sort de cette malheureuse.

─ Dorian Steel

C'est moi, je reste fort, je dois être fort.

J'avance et agissant toujours selon mon cœur, je m'approche de la petite et la prend dans mes bras pour avancer jusqu'à l'estrade. Les thrax ont l'air furieux du revirement et le public pleure.

Elle sanglote dans mon cou et je ressers mon étreinte. Ce n'est qu'une enfant et je réalise que moi aussi. J'ai beau jouer le père, je n'ai que dix huit ans. Je ne veux pas mourir, je suis trop jeune.

Ma famille a besoin de moi.

Toujours avec Harmonie dans les bras, j'avance vers le lieu de rencontre avec la famille. Je la dépose dans sa pièce et part dans la mienne. Toujours sous l'œil vigilant de nos gardes.

Je préviens à l'entrée que je refuse de voir mes parents.

Seamus est le premier, étrangement il me répète qu'il est désolé et que j'étais le plus beau.

D'après lui, la plupart des filles voulaient de moi et il les récupérer le cœur brisé en leur apprenant que j'étais pris. A quoi cela pourrait me servir ?

Il pleure et promet de protéger ma famille pour moi, je sais qu'il le fera.

Ma femme est la seconde, suivie des enfants. Ils pleurent. Me font promettre d'essayer de survivre.

Je leur promets en les prenant dans mes bras. Sherry me donne mon porte bonheur pour l'arène, un bracelet brésilien fait avec une mèche de ses cheveux et une de celle de chacun des enfants.

Je le mets à mon poignet rapidement, les larmes aux yeux.

─ Papa, je t'en prie ne meurt pas.

Je t'aime papa.

Ces mots de la bouche de Lylian, me crevèrent le cœur. Je voulais tellement les entendre. Mais pas dans ces conditions.

Je l'embrasse sur le front et lui murmure que j'essaierai de toutes mes forces.

Avant leur départ, je conviens avec ma moitié qu'elle devra peut-être trouver du travail. Mais surtout d'empêcher les enfants d'observer les jeux. Au cas où, je ne veux pas qu'ils aient à voir ma mort. Sous sa promesse et un dernier baiser, ils sortirent.

Laissant enfin couler mes larmes, je fus surpris par l'arrivée dans la pièce des parents de ma partenaire, mes anciens employeurs.

─ Tu dois être surpris, on vient à la demande de notre fille.

Je les fixe étonné, elle pouvait me voir tout à l'heure non ? Mon esprit vagabonda sur les possibles demandes. De la protéger ? De l'aider ? De ne pas la tuer ?

─ On voudrait que ce soit toi Dorian.

Je ne comprenais pas. Moi quoi ?

─ Harmonie voudrait que ce soit toi qui le fasses. Tu le ferais vite rapidement.

Sans douleur. Elle n'a que douze ans, elle mérite au moins çà.

De pouvoir mourir dignement. On embauchera ta femme, et le plus âgé pourra aider à la cuisine.

Mais accorde-nous ce réconfort, s'il te plaît. Ce sont des parents qui te supplient.

Je reste bouche bée, ils veulent que je tue Harmonie.

Une petite fille que je côtoie depuis deux ans ? Mon cœur se sert, je ne sais pas si je pourrais.

Mais ils ont raison dans le fond, d'autres pourraient la faire souffrir avant. Elle pourrait mourir par des mutilations, du poison hautement douloureux. Elle ne sait pas du tout se battre, et est si petite.

─ C'est vraiment ce qu'elle veut ?

La phrase est sortie toute seule, comme de mon subconscient.

Ils acquiescent silencieusement alors comme toujours j'écoute mon cœur et je murmure un faible :

─ C'est d'accord. Une mort rapide sans douleur.

Je sens qu'ils sont soulagés, ils me prennent dans leurs bras, m'encouragent et sortent.

Je me sens alors ronger de culpabilité car je me sens incapable de tuer.

Je me résonne : qu'une promesse est une promesse.

M'avançant, je pars vers la salle d'Harmonie où une jeune fille vient de sortir.

J'ouvre la porte et tombe sur la petite fille, ma future victime !

Ronger de remords, je lui murmure un faible « C'est d'accord » et ressort.

Alors que je referme la porte, l'horreur de la situation me revint en mémoire et je tombe à genoux par terre.

J'allais participer aux Hunger Games et j'allais devoir tuer une enfant de douze ans et peut être d'autres.

Je ne sais pas si je serais capable de commettre cet acte.

Mais je le saurais bientôt malheureusement car se sera leurs vie ou la mienne.

Sherry et les enfants espèrent que je revienne, je ne veux pas les décevoir.

Je vais tous faire pour rentrer gagnant de ces jeux.

Je ne mourrais pas si facilement