Je voudrais prendre quelques instant avant la lecture pour remercier mes correcteurs pour leurs travaillent. :) Et vous bien sur qui on prit le temps de me lire.

Je vous remercie de votre attention.

J'espère que vous aimerais Angela, elle est si gentille. Enfin vous verrez !

(sourire sadique)

HUNGER GAMES : La vengeance des sacrifiés :

Chapitre 9 : Un ange égoïste !

─ Tu veux vraiment que je parte tout de suite, mon ange ?

En fixant les yeux sombres de Julian qui me regarde malicieusement, je me retiens à peine de rire.

Comment cet idiot peut-il croire que je plaisante ? Il va vite descendre de son nuage, ce nigaud.

Un sourire se glisse sur mon visage au souvenir d'hier, il a enfin largué celle qu'il nommait son âme sœur pour moi. J'ai particulièrement apprécié les larmes de cette cruche qui avait osé croire qu'elle valait mieux que moi.

Bien que je trouve qu'elle n'a rien perdu, ce blanc bec est vraiment nul au lit.

Heureusement que cette expérience décevante ne m'a pas enlever ma bonne humeur.

J'avoue que pour l'instant, je contemple la deuxième partie de mon œuvre.

Il va bientôt comprendre qu'il m'a servi de distraction. Va-t-il s'énerver ? Pleurer ou me maudire ? J'ai vu tellement de réactions différentes que je pouvais analyser que je suis comblée.

J'adore les êtres émotifs, ils sont tellement drôles à détruire.

─ Oui, dégage. Je veux dormir seule, alors dehors !

Je vois sur son visage, qu'il ne comprend pas mon changement d'attitude.

Je me fais donc un plaisir d'en rajouter une couche.

─ Qu'est-ce que tu attends, ta paie ? Dehors, j'ai dit !

Il devient blanc à l'allusion, et je regrette presque de ne pas avoir préparé une enveloppe pour la lui donner. Chose à noter pour le prochain, on ne sait jamais.

Il se lève et fait glisser les couvertures sur le sol, ce qui me laisse une vue complète sur son corps mis à nu. Et je me mets vraiment à me demander ce qu'elle a pu lui trouvé, son ex ?

Avec son aspect de gringalet et son manque grossier de goût vestimentaire, il ne donne pas vraiment envie ce minable.

Qui aurait l'idée stupide de mêler un jaune canari avec du rose bonbon dans ses cheveux et de mettre un tee-shirt à l'effigie des deux lamentables héros du district douze d'un orange fluorescent, pensais-je en le voyant enfiler le vêtement ?

Cela, ajouté à son manque de connaissance sexuelle est un crime contre l'humanité, j'en suis sûre !

Sa voix fluette monte jusqu'à moi, m'obligeant à me tourner pour entendre ses divagations :

─ Angela, on se voit demain au lycée ?

A ces mots, un fou rire arrive à sortir de ma gorge...Je n'y crois pas !?

Je le traite de prostitué et ce toutou n'a toujours pas compris ?

─ Mon petit Julian, que tu es drôle...!

Maintenant que j'ai réussi à vous faire casser toi et Lucille, tu ne m'intéresses plus.

Mon nullissime amant me fixe d'un air triste, et bien, il était temps qu'il réagisse à sa situation, cet abruti.

─ Je …..Tu…..Ils…..Nous !

Je le regarde méchamment et me lève brusquement du lit, vêtue comme le jour de ma naissance.

─ Et bien, ! maintenant il va me donner des leçons d'orthographe ?

Sale microbe, tu n'es rien !

Si ça n'avait pas été pour mon plaisir de voir votre si beau couple ruiné...

Je ne t'aurais pas laissé poser un seul doigt sur mon corps de déesse.

Donc, je ne vais pas me répéter. Dégage de chez moi et plus vite que çà.

Toi et ta dulcinée ? J'en ai fini avec Vous !

Je vois dans ses yeux que le choc laisse en lui la place à la colère.

─ Cela t'amuse de détruire la vie des gens, tu n'es vraiment qu'une salope.

J'aurais dû les écouter quand Tony et Math m'ont dit qu'elle fille tu étais.

J'espère qu'un jour, tu paieras pour le mal que tu fais autour de toi.

Un sourire sadique naît sur mes lèvres..Payer le mal que je fais ?

Qu'il est drôle, j'aimerais bien voir çà.

Ma réaction n'a pas l'air de lui plaire vu le regard dédaigneux qu'il me jette, et cela me fait frémir de plaisir, cette haine soudaine nourrit mon égo.

J'adore voir ce genre de sentiment dans les yeux de mes victimes.

Cela montre que j'ai réussi mon coup. Blesser les autres, les rendre fous furieux, tristes, suicidaires, qu'est-ce que j'aime çà.

Le choc de sa main sur ma joue me fit perdre mon sourire, et un calme plat se forme en moi.

Ce moins que rien a osé lever la main sur moi ?

La part d'ombre en moi ricane, avançant d'un pas lent tel un félin vers sa proie.

Je me rends jusqu'au tiroir de ma commode à côté de mon lit et en sort mon petit bijou, cadeau de mon gentil petit papa.

Aymeric Grec ! le seul est unique parrain du secteur cinq.

Mon petit revolver Soft Air blanc gravé à mon nom, je peux le tenir entre mes doigts, sa légèreté me permet une grande facilité d'utilisation.

Il n'eut que le temps d'apercevoir mon précieux objet avant que je ne presse sur la détente, visant son cœur. Ce qui le tua sur le coup.

Son sang coula sur mon tapis persan et je pousse d'un coup de pied son corps jusqu'au bord de la porte, furieuse de devoir jeter un si bel objet.

Attrapant mon téléphone, je saisis le numéro de la cellule de nettoyage et ordonne qu'on vienne le plus vite possible dans la pièce y enlever ce déchet.

Ayant confirmation du déplacement des larbins, je me recouche dans mon lit.

Un air satisfait aux lèvres, je repense aux événements heureux de cette journée.

La lumière du jour emplit la pièce et me relevant, je m'aperçois que le corps avait été emporté.

Le tapis tâché n'existait plus, un autre représentant un aigle et sa proie, le remplace désormais dans la pièce.

Souriante, je sors et pose un pied dans le hall pour me rendre dans la salle de séjour où m'attend une grande partie de ma famille.

En ouvrant la porte de la pièce où j'étais attendue, je vis tous de suite mon père qui trônait au milieu de la pièce dans un fauteuil luxueux datant d'un roi ancien, un certain Louis XIV. Son costume d'un blanc pur vestige de son innocence passée s'ajuste à ses yeux d'un noir d'encre. Sa longue chevelure d'une couleur neige héritée de notre ancien lien avec les Snow, est attachée en une queue de cheval strict. Son attention se porte sur plusieurs documents qui sont étalés sur la table en acajou devant lui.

A ses côtés, ma mère assise sur un canapé de satin, vêtue d'une longue robe verte émeraude en satin. Ses yeux d'un blanc immaculé égal au mien se portent sur l'article du CAPITOLE, journal local.

Ses mèches d'ébène qui sortent de son chignon virevoltent à chacun de ses mouvements.

Je comprends à ses gestes que quelque chose la dérange et m'approche pour la serrer dans mes bras.

A l'autre extrémité de la pièce, se joue une énième partie d'échec entre deux de mes oncles.

Mewen et Melvin les frères cadets de ma mère se disputent à longueur de journée pour toutes les raisons différentes, la seule chose qui les réunit, c'est leurs ennemis communs.

Qui touche à un membre de la famille Grey signe son arrêt de mort, ce cher Julian l'a appris à ses dépends, il y a quelques heures.

Enfant, j'ai été étonné de leurs apparences étrangement aussi semblables que différentes.

Mon premier oncle aborde chaque jour des vêtements de couleurs vives allant du noir le plus sombre au rouge le plus vif qui allaient parfaitement avec sa coupe en brosse d'un noir de jais et ses prunelles écarlates. Assez sobre, il préfère rester dans l'ombre pour surveiller ses proies.

Son frère, lui ne lâchera jamais sa coiffure qu'il a trouvée dans une ancienne saga de l'ancien monde, ses cheveux coupés courts contiennent une mini queue de cheval et une petite tresse sur le côté droit. Il regarde chaque personne le questionnant d'un air fier, avant de leur expliquer que c'est pour avoir le style des Jedi, aux désarrois de son interlocuteur qui ne comprend rien parce qu'il n'en a jamais entendu parler, mais n'ose pas le lui dire pour éviter quelques désagrèments. Son regard d'un bleu très clair semble lire a travers nous et j'avoue que c'est une des raisons pourquoi j'évite de le regarder dans les yeux, c'est assez dérangeant.

La partie va bientôt se finir et vu les regards furieux de Melvin, je suppose qu'il est entrain de perdre.

Je ne peux m'empêcher de rire ce qui irrite le futur perdant.

─ Tu aurais pu éviter de tuer ton jouet à la maison, Angy.

Nos hommes ont eu des difficultés à sortir ses restes avec ces Thrax qui surveillent le manoir.

Je fixe le mauvais perdant en arborant un grand sourire qui l'énerve d'avantage :

─ Ne me dit pas que nos hommes sont tellement nuls qu'ils n'arrivent pas à se débarrasser des chiens des pouilleux ?

Je vois à son regard qu'il n'apprécie pas du tout mon commentaire et cela ne m'étonne pas.

Depuis deux mois, il critique chaques gestes ou paroles que je dis ou fait et tout cela par vengeance.

Je sais que s'il avait pu me tuer, il l'aurait fait. Mais mon père ne lui aurait pas pardonné cet acte alors il a les mains liées et cela m'arrange beaucoup.

Il ne comprend rien, moi aussi le suicide de Drucinda m'a bouleversé. Mais, je n'y pouvais rien si sa salope de fiancée à succomber à mes charmes et la lâcher pour ma personne. Ma cousine n'a pas compris que je faisais çà pour elle car cette idiote ne méritait pas d'entrer dans la famille.

Elle a d'ailleurs payé cher pour la mort d'un membre de ma famille, j'y ai veillé personnellement. J'ai particulièrement apprécié d'être aux premières loges quand mes hommes se sont occupés de cette lesbienne pendant des heures avant que je lui accorde la mort.

─ Tu n'es qu'une égoïste qui croit que tout lui est dû, mais tu sais un jour la roue tournera du mauvais côté.

Je regarde mon oncle qui c'est levé et qui s'apprête à sortir comme il le fait souvent désormais en ma présence. Ses dernières paroles résonnent dans ma tête et se superposent à celles de mes précédentes poupées : « la roue tourne », « tu le payeras un jour », « tu subiras ce que tu as fait aux autres ».

Si j'écoute ces inférieurs, d'après eux, je suis un monstre et cela me fait rire. Je n'ai obligé personne à coucher avec moi ou à quitter leur moitié, mes amants ou amantes de passage l'on décidés d'eux-mêmes. Si ce n'aurait pas été moi, cela aurait été quelqu'un autre, je le sais.

─ Ma chérie, tu as peur pour demain ?

Levant les yeux vers ma mère qui vient de me parler, je comprends ce qui la contrarie depuis que je suis arrivée parmi eux. Ce journal doit contenir un article sur les nouveaux jeux qui se préparent et vu que je suis éligible, ma mère s'inquiète.

Je devrais l'être aussi mais je ne le suis pas. Peut-être car moi contrairement aux autres, j'ai déjà tué ? Oui, si je suis choisie j'ai une chance par rapport aux autres de gagner.

C'est avec un grand sourire aux lèvres que je donne ma réponse, tout en m'asseyant dans un des fauteuils en velours de la pièce.

─ Bien sûr que non, mère. Qu'est ce que je risque ? Même si je suis sélectionnée, j'aurais affaire à des gamins qui n'ont jamais touché une arme de leur vie. J'aurais donc de grandes chances de gagner. J'hésite même à me porter volontaire car cela pourrait être amusant.

Une larme s'échappe des yeux de mère et cela, ajouté à ses yeux affolés me font prendre conscience que j'aurais dû me taire. Elle se lève et essaie de plaidoyer, mais mon père la retient.

─ Je suis fière de toi princesse, tu es tellement courageuse.

C'est vrai que personne ne t'arrive à la hauteur maintenant, j'ai bien fait de t'inscrire à ces cours.

Après mon discours, il me sert dans ses bras. Ma mère reste en retrait, elle n'a jamais osez contester une décision de père.

Je remarque que mon oncle ne dit rien, il regarde par la fenêtre sur laquelle il se penche et ne semble pas être concerné par la conversation.

Qui ne dit rien consent, non ? Et ses jeux peuvent être intéressants, dans notre secteur, les gens me connaissent tous et petit à petit , j'ai remarqué qu'ils m'évitaient le plus souvent possible.

Il m'est devenue dur de trouver un nouveau jouet, et je pensais sérieusement à changer de secteur mais ma famille est surveillée par le district et j'ai l'interdiction de sortir du périmètre ce qui m'agace fortement. Et il y a souvent des couples qui se forment, des alliances, cela pourrait être amusant de les dresser les uns contre les autres. Je vais me porter volontaire, cela fera jaser.

Je sais que j'ai pris cette décision hâtivement mais je suis convaincue que c'est mon destin. Je vais rentrer dans la légende en gagnant cette édition et en prime je vais m'amuser avec de nouvelles poupées que je pourrai tuer à la vue de tous. Me passant la langue sur les lèvres, je me levai pour récupérer des livres de survie en pleine nature. C'est souvent utile pendant les jeux.

Après en avoir récupéré une dizaine, je montai dans ma chambre et me mit à lire tout ce que je pouvais. Je sais me battre, il ne me reste plus qu'à savoir survivre.

Quand j'ouvris les yeux, la première chose que je compris se fut cette saleté de mal de dos. Je me suis endormie sur ces livres mais j'ai réussi à tous les lire et même pour la plupart deux fois de suite.

Difficilement, je me rends jusqu'à ma salle de bain où je me glissai dans le bain qu'un serviteur avait du préparer à mon intention. L'eau chaude sur ma peau fut un délice et je me serais presque endormie si mon ventre que j'avais laissé de côté hier, me rappela la nécessité de se nourrir.

Je lavai mon corps et mes cheveux rapidement avec de l'essence de roses nécessaire pour la pureté de mes écailles, et me rendit devant ma garde robe, la serviette autour de ma taille.

Enfilant un pantalon en cuir blanc avec un corset rouge, j'aperçus brièvement avant de mettre mes gants, mes écailles argentées qui agrippaient mes bras comme des ronces. Je coiffai mes longs cheveux argentés et leurs mèches de perles de diamant et je mis mes bottes en cuir sombre.

Enfin prête, je descendis déguster le déjeuner préparer par notre cuisinière avant de remonter finir les livres jusqu'à l'heure de la moisson.

Une heure plus tard, je me trouve en terrain ennemi et ce n'est pas peu de le dire. Chaque fille autour de moi est : Soit l'une de mes victimes, soit l'une de leurs amies. La seule raison pour laquelle elles ne m'attaquent pas, c'est parce que elles ont peur de ma famille. J'avoue que j'adore cette situation.

Apercevant la pauvre Lucille, je décide de l'avertir qu'elle ne reverra plus son cher Julian.

─ Lucille, chérie. As-tu vu notre ami Julian ce matin ? Je pense qu'il a du partir précipitamment. En tous cas, je t'avoue que j'ai vu mieux question prouesses dans un lit.

Les larmes coulent sur sa joue et les démons de la victoire festoient en moi, elle me regarde de façon pitoyable et se met à regarder dans le rang de nos homologues masculins à la recherche de son ancien amant. Ses amies l'imitent et il ne lui faut qu' à peine cinq minutes pour qu'elle tourne sa tête vers moi d'un air de pitié ?

─ Où est-il ? S'il te plaît, je lui pardonne tout, mais où est-il ? Pourquoi se cache t-il ?

Le sourire qui naît sur mon visage a dû lui mettre la puce à l'oreille, car elle tombe par terre en pleurant. Ses amies me fusillent du regard et je leur lance un sourire moqueur en retour.

Une voix m'étonne :

─ Pourquoi ? Qu'a-t-il fait pour mettre en colère sa majesté ?

Cette dinde ose me poser cette question ? Majesté ? Oui ! je vaux mille fois toutes ces minables cloportes.

─ Il m'a giflé tu te rends compte ? Comme a-t-il osez lever la main sur un être aussi parfait que moi ?

Son regard triste se mue en colère et je sens que ma raison n'a pas dû lui plaire. Je sens quelque chose sur ma joue et met longtemps à comprendre ce qu'elle avait oser faire.

Un coup d'œil aux hommes de mains de mon père me fit comprendre qu'elle payera plus tard son acte. Je ne pouvais la tuer tout de suite mais… Hum après ? Je souris, je venais d'avoir une superbe idée. Mettant ma main sous mon tee-shert, je tombe sur mon précieux joujou. Oui ce sera parfait.

Levant les yeux vers elle, j'ai vu qu'elle avait compris ce que son geste lui entraînerait comme conséquences.

Observant la scène, j'aperçus l'hôte et sa vue m'écœura, ce type était d'une mocheté rare. Roux aux yeux verts, il était plutôt grand et maigrichon; son visage amaigri avec l'âge était maladif.

─ Bonjour, je m'appelle Kamui Redling et je serais l'hôte du secteur cinq pour cette édition. Pour me seconder voilà un homme que vous devez tous connaître vu qu'il est le mentor de notre geai moqueur, veuillez accueillir Haymitch.

L'homme monta sur la place en titubant, et je compris qu'il avait du boire plus que de raison avant sa venue. Un sourire me vint aux lèvres, je déteste Katniss ! C'est à cause d'elle que nous en sommes là.

Nous n'aurions pas eu ces saletés de thrax derrière nous, si cette femme n'avait pas existé. J'espère avoir l'occasion de tuer son mentor avant le début des jeux et peut être même, elle-même vu j'ai entendu parler qu'elle serait aussi mentor.

Je fixe le pathétique vieil homme qui s'assoit à côté de l'autre mocheté d'hôte et songe à les tuer les deux si j'en ai l'occasion.

L'hôte s'approche et nous annonce qu'il va enfin faire son travail, il entre sa main dans l'urne et j'avoue que j'attends de voir la peur dans le regard de l'autre fille avant de me porter volontaire.

J'espère qu'elle va pleurer.

─ Elysia GALNON.

Une gamine de douze ans sort de son allée et s'apprête a monter sur l'estrade, elle fait la forte mais les larmes qui tombent de ses prunelles lui donnent un air pathétique. J'ai presque envie de la laisser crever cette gamine. Mais je ne vais pas briser mon heure de gloire pour une saleté de môme.

Je m'avance donc et en arrivant à l'estrade, je pousse la vermine de la scène en criant que j'étais volontaire.

L'hôte me regarde et je sens qu'il stresse, celui là doit connaître mon père et je sais qu'il doit risquer pour sa vie car s'il venait à m'arriver quelque chose dans l'arène. Il ne me survivra pas longtemps.

Je sens un regard insistant et je me tourne vers mon mentor qui me regarde avec curiosité. Pendant notre échange, l'hôte m'a présenté aux téléspectateurs.

Comme il connait la merveilleuse Angela Gray, il n'avait pas besoin de demander mon pseudonyme. Il savait même que j'avais seize ans, ce n'est pas merveilleux d'être si connue ?

─ Edwin LAVAL.

Je fixe la foule à la recherche de mon coéquipier et tombe sur un beau jeune homme de dix huit ans. Je remarque que ses cheveux châtains doivent être doux au toucher.

Je suis surprise quand même par le rire dont il gratifie l'assistance après avoir été choisi. Je ne le connais pas beaucoup, il faut dire qu'il n'est arrivé que depuis peu dans la région.

Arrivés sur scène, on se sert la main et je sens que je vais avoir un adversaire à ma hauteur.

Sentant que les présentations sont bientôt finies et qu'on va nous emmener voir nos familles, je sors discrètement mon petit bijou, et tire sur l'inconsciente qui a osé lever la main sur moi il y a peu.

Elle tombe vite à terre et je sais qu'elle est morte sur le coup, les hommes des districts me fixent d'un air effaré et mon hôte tremble de peur. Je ne peux m'empêcher donc de rire devant ce spectacle affligeant. On me soulève et me ramène au train, je comprends que mon geste m'a privé de ma rencontre avec mes proches mais je ne regrette rien. Je vais les revoir bientôt en tant que gagnante cela ne fait donc rien.