Je sais que je me suis faite attendre et vous présente toutes mes excuses pour cette suite tardive et un peu courte ! Ma petite vie d'étudiante a étét totalement chamboulée et je peine à trouver le temps d'écrire. Je suis un peu triste aussi d'arriver doucement mais surement au bout de cette histoire, j'espère qu'elle vous aura vraiment plu.
En attendant bonne lecture et bonne rentrée à tous, en espérant que je serai un peu moins longue la prochaine fois!
Les journées passent dans une atmosphère plus sereine; même s'il est toujours en prison je peux voir House régulièrement et profite de chaque instant à ses côtés. Doucement la vie reprend son cours. Rachel retourne à l'école sans avoir à se soucier de sa double identité, Wilson a repris le poste d'administrateur qu'il partage avec le chef de service de chirurgie et je l'aide autant que possible dans cette tâche. Les souvenirs sont presque tous revenus désormais mais je me surprends parfois à regretter mon amnésie. En réalité je crois que notre vie canadienne me manque plus qu'autre chose.
Heureusement, dans trois jours il sera libéré.
Dans trois jours, nos vies pourront enfin reprendre.
XXXXXX
Le bruit de la porte me tire lentement de mon sommeil, je reconnais son parfum et crois finalement vivre un beau rêve. Il s'approche doucement, le lit s'affaisse et je sens ses mains sur mes hanches qui me caressent tendrement. Je me retourne sans trop y croire et devine son visage rassurant dans la pénombre.
Les émotions s'entremêlent, se battent et déforment mes traits les unes après les autres. J'ignore quelle attitude adopter... Il me regarde avec cet air malin, un sourire se forme sur son visage et ses yeux pétillent. Un bref "salut" franchi ses lèvres auquel je réponds sans même m'en rendre compte. Tout semble irréel alors je reste là, figée, sans savoir que faire, sans oser le toucher de peur qu'il disparaisse.
Je devais passer encore trois jours, trois interminables jours sans le voir et le voilà pourtant devant mes yeux. C'est trop beau, trop beau pour être vrai.
Le docteur Cuddy semble s'effacer à nouveau pour laisser place à la Lisa douce et fragile qui ne jurait que par son homme. Il sourit encore de mes airs d'adolescente et je fonds sous tant de joie. Je dois être sure... je dois être sure qu'il est bien de retour alors je noue mes bras autour de sa nuque et me jette contre lui, m'accrochant de toutes mes forces à ses épaules. Je crois même planter mes ongles dans son dos mais il reste immobile, comme insensible à la douleur. Sans un mot il me rassure, glisse ses mains sous mon t-shirt pour me réchauffer et me caresser. Une larme de bonheur roule sur ma joue et je ne cherche même pas à la dissimuler: plus rien n'a d'importance.
Tant pis pour ce masque, tant pis pour cette carapace que nous avons trop portés. Ce soir il n'y a que nous, sans le moindre secret. Je sais désormais qui j'étais, qui je suis et qui j'ai envie d'être: cette nuit j'ai envie d'être à lui. Maintenant que je suis dans ses bras, baignée par ses caresses, seuls quelques mots qui ne nous ressemblent pas me viennent à l'esprit
"Mon amour"
Quelques syllabes pour résumer toute une vie.
Je me trouve bien naïve de penser ainsi mais peu importe; demain la vie reprendra son cours. Il me repousse un peu pour détailler mon visage et chasser une mèche rebelle. Je ne prononce aucun de ces mots mais il semble les entendre, les comprendre et aujourd'hui ils ne lui font plus peur. House me berce doucement et ses lèvres se posent dans mon cou avec tendresse. Comme dans un monde irréel nos yeux se cherchent, se croisent et enfin ses lèvres capturent les miennes en un geste délicat.
Enfin je redeviens sienne.
Enfin je redeviens femme.
Il s'installe au bord du lit et me laisse le rejoindre avec douceur. Je passe un genou de chaque côté de ses cuisses et m'assieds lentement pour ne pas le blesser. Aussitôt ses mains courent dans mon dos, caressant et frôlant chaque parcelle de mon corps du bout des doigts. Sans aucun autre geste, il plonge ses yeux bleus dans les miens et je peux finalement y lire son propre soulagement, son propre bonheur. L'émotion me transporte et je cherche doucement ses lèvres, effleurant son nez, ses joues et sa barbe revêche. D'un geste il m'attire contre lui et m'offre le plus doux des baisers, caressant simplement ma bouche avec une sensualité incroyable. Mon cœur s'emballe et je m'attends à ce qu'il cesse de battre à tout moment.
Mourir de bonheur...
Je me détache de ses lèvres pour effleurer sa peau, retrouver son parfum entêtant. Un frisson parcourt ma peau quand il soulève mon T-shirt. Lentement, il retire mon haut et me détaille quelques secondes avant d'enfouir son visage au creux de mon épaule. Je m'accroche à son cou et savoure ce contact oublié depuis trop longtemps. Ses bras se resserrent avec force autour de moi et l'espace d'un instant nous ne formons plus qu'un, deux corps sculptés l'un pour l'autre.
L'envie est trop forte, je me délivre à contre cœur de cette étreinte et défais lentement les boutons de sa chemise, la faisant descendre le long de ses bras. House observe chacun de mes gestes sans ciller, visiblement habité par le même trouble que moi. Mes doigts glissent dans ses cheveux et je me jette à nouveau sur ses lèvres fines, l'embrassant cette fois avec passion. Ses grandes mains entourent presque complètement ma taille et il s'abandonne à mes baisers toujours plus brulants. A bout de souffle je me détache lentement de sa bouche et me niche dans ses bras.
Ses mains descendent alors sur mes hanches, caressent mes fesses et me plaquent contre son bassin. Un soupir de bien-être m'échappe, une douce chaleur envahit mon corps. Je me laisse alors tomber en arrière, lui offrant ma poitrine découverte qu'il goute avec plaisir. Ses caresses se font plus ardentes, ses mains glissent sensuellement sur mes cuisses. Je cherche alors son regard et découvre des yeux brillants de désir: notre envie est devenue incontrôlable. Je le pousse lentement sur le lit, m'étendant sur lui avec bonheur. Mes seins s'écrasent sur son torse musclé et je dépose une nuée de baisers enflammés sur sa peau.
J'ai besoin de lui: de sa présence, sa chaleur, son corps tout entier... il m'a trop manqué.
Mes lèvres retracent une ligne imaginaire de son cou jusqu'au nombril et il frémit à chaque contact. Lui aussi a laissé tomber les barrières ce soir et s'offre à moi comme jamais. Lentement je détache sa ceinture de cuir, ôte un bouton, défait la fermeture éclair. Ses soupirs m'arrachent un sourire et je ne peux résister à l'envie de l'embrasser encore. Nos lèvres se scellent en un baiser amoureux pendant que mes doigts courent sur ses hanches. J'ouvre encore un peu son jean, dépose mes lèvres au creux de ses reins avant de glisser ma main sous le tissu rigide. J'effleure à peine son entrejambe et déjà ses râles de plaisir viennent mourir sur ma peau. Je sens son désir au bout de mes doigts et peine à ne pas me jeter sur lui tout de suite: l'instant doit être unique.
Je me redresse alors, plus féline que jamais, et fait descendre son jean le long de ses jambes avec une lenteur extrême. Un bref coup d'œil vers mon amant et mes lèvres ss'étirent: ses yeux sont fixés sur les mouvements lascifs de ma poitrine et de mes hanches et son regard noirci éveille en mois un désir toujours plus intense. Je remonte un peu vers lui, l'effleurant légèrement de mes seins nus. Alors que je m'attaque à son boxer, il saisit mes poignets et me pousse sur le dos. Un sourire au coin des lèvres, il se glisse entre mes jambes et relève mes mains au dessus de mes épaules. Ainsi maintenue sur le matelas, je le laisse redécouvrir ma peau avec délice sans retenir le moindre gémissement. Du bout de la langue il redessine ma poitrine, mordille la peau fine qui couvre mon buste.
Une main masculine se faufile ensuite entre mes cuisses et joue avec le dernier bout de tissu restant. Une vague de chaleur me submerge et je me cambre sous l'effet de ses caresses. Un baiser enflammé me ramène lentement à la réalité et je me laisse dévêtir avec bonheur. Sa bouche suit le même chemin que mon shorty avant de remonter le long de mes jambes nues, s'attardant longuement sur mon intimité. Malgré ses coups de langue experte, je l'attrape par les épaules et l'oblige à se coller contre moi. Je veux sa chaleur, j'ai besoin de la moindre parcelle de sa peau. Il m'enlace tendrement et se plaque contre moi avant de m'embrasser encore. Les yeux clos, je savoure alors ce contact délicieux et l'approfondit sans tarder.
Sa peau brulante me fait frissonner, son désir pulse entre mes jambes et je ne supporte plus d'être impassible. Mes doigts courent alors sur son ventre, se fraient un chemin sous le dernier vêtement qui lui reste. A peine l'ai je effleuré qu'un long soupir s'échappe de sa gorge. Il plonge son visage dans mon cou et mordille mon épaule pour mieux se contenir. Doucement je remonte le long de son membre tendu, suivant le trajet d'une veine avec l'index. J'ai envie de faire durer chaque geste mais lui n'en peut plus. Il retire précipitamment son boxer et s'étend contre moi pour m'embrasser à pleine bouche. Sans tarder, je passe une jambe autour de lui, le laisse glisser en moi et commencer un délicieux va et viens. Nos gestes sont rapides, la passion qui nous anime est tout simplement dévorante mais j'en veux plus...encore plus.
Je renverse alors mon amant sur le lit et m'installe sur ses hanches, ondulant contre lui à une vitesse folle. Des frissons remontent dans mon dos et je me sens déjà partir sous tant de plaisir. House a fermé les yeux et se mord la lèvre, luttant lui aussi contre l'envie de s'abandonner à ces sensations exquises. Il saisit fermement mes hanches et accompagne chacun de mes gestes avant de donner de vifs coups de reins. Cette fois le plaisir est trop grand: mes muscles se tendent les uns après les autres, mes doigts se crispent autour de ses épaules et je laisse échapper un cri. House se redresse brusquement et me rejoint dans l'extase, saisissant un sein entre ses lèvres pour étouffer un long râle de plaisir.
Sans un mot j'entoure mes bras autour de lui et enfouis mon visage dans ses cheveux, respirant son odeur à pleins poumons. Il se laisse faire un moment puis s'étend sur le dos, haletant, caressant ma peau du bout des doigts. Je me défais de ses hanches à contre cœur avant de le rejoindre pour l'embrasser encore et encore.
"Lisa?"
Je sursaute, surprise d'entendre sa voix rauque. Nos yeux se croisent alors et un sourire malicieux se dessine sur les lèvres de House.
"Tu ne comptes pas en rester là n'est ce pas?"
Mes lèvres s'étirent à leur tour et je dépose un chaste baiser sur son torse.
"Reprends des forces, tu vas en avoir besoin."
XXXXXX
"Tu es merveilleuse."
House se laisse tomber sur le lit, m'entrainant dans sa chute, et dépose de doux baisers sur ma peau nue. Je me glisse contre son torse et ferme les yeux un instant pour mieux savourer le contact de ses lèvres. Le jour se lève dehors et quelques rayons de soleil se faufilent à travers les stores, éclairant la pièce d'une lumière apaisante.
"Tu n'es pas mal non plus."
Un bras passe derrière ma nuque et d'un geste House m'attire un peu plus contre lui. Un sourire béat illumine désormais mon visage et je lutte pour ne pas l'assommer de paroles plus niaises les unes que les autres après cette nuit plus qu'agitée.
"Ne le dis pas.
- Ne dis pas quoi?
- Que mon absence était terrible, atroce voire carrément abominable.
- Tu connais un autre mot pour dire terrible, atroce voire carrément abominable?"
Il semble réfléchir quelques secondes et un air malicieux vient prendre place sur son visage.
"Arlène?"
Comme toujours je ris de sa bêtise avant de reprendre ma place contre lui, effleurant lentement sa peau du bout des doigts.
"Je ne le dirai pas... tu le sais déjà."
Un baiser partagé et nous fermons les yeux quelques secondes avant d'entendre Rachel se lever.
TBC
