Note de l'auteur aux lecteurs :
Merci pour tout vos encouragement, vos reviews, vos mp, je suis touché .
Je ne m'attendais pas à ce que ma fanfic plaise à qui que se soit en dehors de ma famille (qui sont je dois bien l'avouer de parti pris…^^)
Voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira tout autant. Le chapitre 4 est en réécriture, je dois apporter quelques modifications, je le posterai dans les deux semaines à venir je pense.
Quand au 5 éme et dernier chapitre, il est en court d'écriture, alors… un tit peu de patience…il arrivera bientôt.
Bonne lecture !
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Mon absence, bien que courte avait secoué le château. Granger, persuadée que j'avais totalement abandonné, s'acharnait jours et nuit à réaliser la potion dans son laboratoire et refusais toute visite, même de ses deux amis. Weasley dépité d'être refoulé par sa dulcinée s'acharnait sur son balai et sur ses équipiers en vue des prochains jeux mondiaux, et Harry n'était pas réapparut en public.
Mac Gonnagal, inquiète pour ma personne, n'avais cessé de harceler les différentes peinture du château, et comble du comble, avait même eu l'audace de déranger le baron Sanglant, certaine que son autorité et notre appartenance à la même maison, saurais lui permettre d'accéder jusqu'à ma raison.
Peine perdu! Elle fut rabroué avec force, et ravala son orgueil avec rage maudissant le jour ou il était mort et celui ou j'étais reparus.
Mon entrée dans la grande salle fut des plus fracassantes. Le brouhaha habituel des élèves cessa tout à coup et des centaines de paire d'yeux se posèrent sur moi.
La tête haute, le regard fier je traversais la longue salle d'un pas assuré, sans jeter le moindre coup d'œil à qui que se soit.
Arrivé à hauteur de la table des professeurs, Mac Conagall se leva, me toisa du regard puis tira la chaise prés d'elle et m'invita sans le moindre mot à prendre place à ses coté.
Mon regard balaya la salle et se posa sur Harry. Sa tristesse me frappa en plein cœur, et sa façon peu discrète de refuser de me regarder ne m'amusa pas le moins du monde.
Peu à peu, les discussions reprirent .La faim qui me tenaillait depuis trois jours me permis, le temps de me restaurer, de ne plus penser ni au regard assassin de Granger ni à l'ignorance dont Harry faisait preuve à mon égard. Minerva essaya à plusieurs reprises d'entamer la conversation, mais bien vite lassé par mes quelques grognements en guise de réponse elle se tourna vers les cheveux grisonnant et hirsute de ce bon vieux Hagrid, et me laissa me restaurer. Quand j'eu fini d'avaler la dernière bouchée du monstrueux bavarois au kiwis et au coulis de framboise, je m' aperçus que les tables de la salle à manger s'étaient déjà pas mal éclairci et que peu d'élèves restaient encore sous le ciel étoilé de la grande salle. Granger et Weaslay s'étaient isolés au bout de la table et semblaient renouer les liens qui tissaient leur union par des baisers passionnés. Rien ni personne n'aurait put les séparer, et un rictus pointa sur mes lèvres en les regardant. Ils étaient à la fois drôles et touchant. Harry au contraire repoussa Gini sans le moindre ménagement et se leva brusquement. Avant même que j'ai eu le temps de bouger le petit doigt, il sorti de là en grande trombe. Je me levais précipitamment et m'apprêtais à aller le rejoindre quand Minerva me saisi par la manche.
- Severus, un instant je vous prie.
- Je suis pressé il faut absolument que je parle avec Potter, ça ne peut pas attendre ?
- C'est justement de lui dont je voudrais vous entretenir.
Elle dégagea sa main et me pria de me rassoir. Je ne l'avais pas vu seulement pendant trois jours, mais en la regardant plus attentivement je m'aperçus du changement sur son visage. Elle semblait avoir pris dix ans. Ses paupières déjà lourdes habituellement tombaient littéralement sur ses yeux. D'immenses cernes creusaient de larges sillons noirs et ses pommettes semblaient entaillées aux couteaux. Mais pire que tout se fut la mélancolie de son regard qui me frappa. Je regardais une dernière fois vers la grande porte et me reposait lentement sur la chaise.
- Je suis certaine que votre retraite de ses derniers jours avait surement une raison des plus primordiaux, mais elle a beaucoup affecté Harry.
Je voulu répondre mais elle leva sa main dans un geste qui ne m'autorisais pas encore à prendre la parole.
Elle continua.
- J'ignore et ne veux rien savoir des liens qui vous unissent tous les deux, mais ils semblent d'une rare intensité en ce qui le concerne. Je vais surement vous paraître bien mièvre mais j'aime cet enfant, comme si c'était le miens, et sa douleur me pèse autant, si ce n'est plus, que bien des gens dans Poudlard. J'ai même eu toute les peines du monde à retenir Hagrid, et à l'empêcher de venir défoncer la porte de votre cachot, tant lui aussi était irrité par votre exil aussi soudain qu'inexpliqué. Vous l'ignorez probablement, mais Harry les deux premiers jours à passé le plus clair de ses journées dans les escaliers qui mènent à votre cachot, il apportait lui-même les plateaux repas que vous refusiez de toucher, et à chaque fois qu'il les rapportait ses yeux étaient emplis de larmes.
Après une pause elle reprit.
-Severus, je dois savoir, non seulement en tant que directrice, mais aussi pour le bien d'harry ce que vous comptez faire désormais et surtout si à l'avenir ce genre d'événement se reproduira. Car si tel était le cas je me verrai dans l'obligation de vous demander de partir, pas pour vous punir, ne croyez pas cela, mais pour protéger le jeune Potter. De vous comme de lui-même.
Je pris une longue inspiration, lui pris les deux mains dans les miennes et plongeais mon regard dans le sien.
- Vous avez raison, une fois de plus je lui ai fait du mal, mais je vous conjure de croire que ça n'avait rien de volontaire. Cela ne se reproduira plus.
Depuis que je suis revenu, je ne savais pas ou la route qui se dessinais devant moi allait me conduire, et à chaque fois qu'elle me ramenait vers lui, je prenais une autre direction, l'habitude sans doute. Si bien que j'ai fini non seulement par m'égarer, mais je me suis aussi perdu par la même occasion. Je ne savais plus ni qui j'étais, ni ce que je devais faire. C'est Harry et un livre qu'il m'a fourni qui m'ont permis de me retrouver. Il faut que je lui explique. Et que je lui exprime non seulement mes regrets pour l'avoir blessé, mais aussi ma reconnaissance.
Je sais que ce doit être difficile pour vous de me faire confiance, je le conçois et c'est bien normal. Mais accordez-moi juste une chance de vous prouver qu'il importe aussi pour moi. Peut être pas de la même façon qu'il compte pour vous, mais je vous promets, je vous assure qu'il est aussi très important pour moi ce gamins.
Un triste sourire éclaira un éphémère instant le visage de la directrice, puis une légère pression de ses mains m'indiqua qu'elle me croyait et qu'elle m'accordait une dernière chance.
Je me levais et me précipitais vers la grande porte, faisant voler ma longue robe. Avant de la franchir, je jetais un ultime regard vers la vieille femme, elle semblait apaisée et ses traits s'étaient détendus.
Cela faisait déjà plusieurs heures que je marchais dans les couloirs du château. J'avais exploré les moindres recoins et cachettes sans avoir réussi à mettre la main sur le garçon. Peeves d'humeur taquine me survolait en me lançant de tant à autre des « c'est chaud » ou « c'est froid » pour m'indiquer la bonne direction à prendre. Mais à force, j'en vins à me demander s'il ne se moquait pas de moi, et le rabrouais sans ménagement.
Arrivé dans la volière à bout de force et d'idées, mes yeux se portèrent sur un point en mouvement en direction de la foret interdite. Je le reconnu aussitôt.
- Harry! HARRY!
Le vent fi voler mes paroles au loin, et je m'emportais contre Albus et les différents enchantements de protection m'empêchant de transplaner au sein du château tout en dévalant les escaliers.
Quand j'arrivais au bas de la forteresse, il avait déjà disparut. Je m'élançai à sa poursuite. Je dus trébucher sur je ne sais qu'elle racine et me retrouvais violemment projeté au sol. Je perdis légèrement conscience, et de douloureux souvenir se dessinèrent dans un brouillard épais. La course poursuite, la maison d'Hagrid en feu, les sorts d'Harry qui me sifflaient au oreilles, et Drago que la terreur défigurait.
- Espèce de lâche!
J'ouvris les yeux. J'étais en nage et une substance visqueuse coulait sur mon front. Je me relevais trop vite, et chutais de nouveau. La nuit commençais à tomber, et l'idée de pénétrer dans la foret ne m'enchantais pas le moins du monde, mais je savais qu'il ne reviendrait pas si je ne faisais pas le premier pas.
Le sous bois était déjà dans une pénombre épaisse et je dus allumer ma baguette pour voir ou mes pas me conduisaient.
De temps à autres je criais son nom, l'écho me répondais des dizaines de fois, mais toujours pas de Harry. Des bruits étranges retentissaient un peu partout et bien que je ne sois pas couard, je commençais quand même à me sentir légèrement oppressé.
J'arrivais prés de l'ancienne cachette de Graup quand une véritable armée de centaure m'encercla. Des yeux, je cherchais désespérément le visage familier de Firenze, mais je ne vis que des trognes hargneuses. Un grognement retentit et des dizaines d'arc armé de flèches se levèrent sur moi. Seul contre tous je n'avais aucune chance. J'allais mourir dans cette foutu foret sans avoir revu Potter, et cette pensé me désespéra. Ma baguette tomba à mes pieds et j'attendis le premier coup fatal comme la femme adultère attend de recevoir la première pierre de la lapidation. Les secondes qui suivirent me semblèrent durer une éternité. La blessure à la tête, et les efforts fourni pour arriver jusque là me firent vaciller, je perdis l'équilibre et tombais a genoux. Une nué de flèches passa au même instant au dessus de ma tête, et deux d'entre elles me touchèrent. L'une dans le gras de ma cuisse et l'autre dans mon épaule. Au même moment un magnifique cerf d'argent et de lumière sauta au milieu des hippanthropes et se planta devant moi les bois en avant, prêt à charger. Alors sans réfléchir, à mon tour je fis apparaître du bout de ma baguette mon patronus et une superbe biche d'argent se plaça au coté de l'immense mâle. Les hommes chevaux surpris se concertèrent du regard. Lentement, ils commencèrent à reculer, puis disparurent de la même façon qu'ils étaient venue.
-Cette foret n'est pas sur, et encore moins pour un homme tel que vous, retournez sur vos pas et enfermez vous dans votre cachot, c'est ce que vous faite de mieux!
La voix venait de toutes les directions, et je ne le voyais nulle part. La réflexion atteints son but, mais bien que froissé je n'en laissais rien paraître.
-Harry il faut qu'on parle, et je veux vous regarder droit dans les yeux pour m'ouvrir à vous! Je sais que vous m'en voulez, mais il faut que vous sachiez que si j'ai fait ça c'est grâce à vous.
- MENTEUR! Tout ce que vous faite c'est toujours pour vous, vous n'êtes rien d'autre qu'un égoïste. UN EGOISTE!
La substance chaude et visqueuse gouta sur mon cou, je me senti faiblir je chutais de nouveau.
En heurtant le sol mes articulations craquèrent bruyamment et la douleur se diffusa jusque dans ma nuque. La nausée monta en moi et je ne pus retenir le flot de nourriture contenue dans mon estomac. Lentement j'essuyais les résidus sur le bord de mes lèvres .J' arrachais la flèche plantée dans ma cuisse. Celle dans mon épaule semblait s'être nichée profondément dans l'os, j'en cassais l'extrémité en réprimant une grimace de douleur. Le souffle court, je m'adossais contre un arbre et attendit qu'Harry se manifeste encore. L'opacité de la foret fit bientôt place aux ténèbres, et un vent glacial commença à murmurer sa douce chanson dans les feuilles. Aucun doute, j'étais seul. Il était partis, et j'allais rester là jusqu'à la fin des temps.
- Alors, c'est agréable de se sentir seul au monde et n'avoir pour échappatoire que la mort?
La voix me fit sursauter.
- Oubliez vous que je suis déjà mort? Dis-je dans un ricanement.
Écoutez Potter, les paroles que je vais prononcer, je ne les ai jamais dite à personne, et croyez moi, il me coûte de les dire. Mais je les pense sincèrement. Je vous ai blessé, ce n'étais pas volontaire et croyez bien que je le regrette. Apparemment vous avez enfin réussi à comprendre ce qu'est l'occlumensie. Mon esprit vous est tout ouvert, regardez et vous y verrez le reflet de mon cœur.
Face à moi, la cape d'invisibilité glissa lentement au sol, et je pus enfin le regarder droit dans les yeux.
- Harry, j'ai besoin de vous. J'ai toujours eu besoin de vous, mais je l'ignorais. Grâce à vous, j'ai enfin renoué avec l'homme que j'étais, ni l'agent double d'Albus, ni le bras droit du maître des ténèbres, Juste moi. Le livre du prince, votre missive, et tous les événements récents m'ont fait renaître à la vie, aux émotions. Je n'ai de désir plus cher que de devenir si ce n'est votre ami, au moins autre chose que votre ennemi. Mon semblant de vie et ma mort sont entre vos mains, faites en ce que vous voulez, votre décision sera la mienne.
Malgré l'obscurité, je vis clairement une larme rouler sur la joue du jeune homme, et je sus que mes paroles avaient réussi à l'émouvoir, et à entériner pour le moment sa rancune contre moi.
-Vous étés blessé, nous devrions rentrer, nous reparlerons de tout ça plus tard.
Il essaya de me soulever, mais j'étais trop faible pour pouvoir l'aider. Harry leva sa baguette en direction du château.
- Accio balai! Cria-t-il.
En un instant son éclair de feu siffla dans le feuillage et s'arrêta devant nous. Difficilement, je parvins à me hisser dessus .Harry passa derrière moi, et le balai s'envola. Arrivé aux pieds de la grande porte, je ne fus pas mécontent d'y voir Hagrid. Le géant me souleva tel un fétu de paille, et me porta jusqu'à l'infirmerie.
Les jours et les semaines qui suivirent, je fus balloté entre des périodes ou je reprenais connaissance et ou je sombrais de nouveau dans une sorte de coma. Mais pas une seule fois ou j'ouvris les yeux je me retrouvais seul dans l'infirmerie. Il était toujours là, plus ou moins échevelé, seul ou entouré de ses deux amis. Et à chaque fois son sourire me réchauffais le cœur.
Je fus sur pieds au bout de quelques semaines. A peine remis, Granger me sauta dessus. Elle était déjà prête à se remettre au travail. Les paroles de Dumbledore résonnèrent dans ma tête et je prétextais une fatigue passagère afin de ne pas travailler sur la potion. Elle pinça les lèvres et s'en alla rapidement, très probablement vexé. Tous les gens que je croisais se montraient affables à mon encontre, et rapidement j'en fus irrité. L'idée me vint de trouver le jeune homme et je me dirigeais machinalement sur le terrain de Quidditch.
J'y trouvais le jeune rouquin, toujours sur son balai à s'entrainer pour les prochains jeux. Il m'indiqua le lac quand je lui demandais ou se trouvais Harry. L'air était frais et la balade pour y aller plutôt tranquille. Je m'y dirigeais lentement, évitant de surestimer mes forces. Je le trouvais assis au bord de l'eau, jetant des cailloux à la surface. Sans bruit je m'assis à ses cotés, et attendit qu'il m'adresse la parole. Le soleil d'automne se reflétait à la surface et le spectacle était vraiment grandiose.
Quand le soleil sembla mettre le feu au lac il se retourna vers moi.
-J'ai réagit comme un gamin et je m'en excuse, j'ai risqué votre vie par fierté et sottise. Cela ne se reproduira pas.
- C'est un épisode fâcheux dont nous sommes tous les deux responsables et moi peut être plus que vous, oublions ça Harry et reprenons le court de nos vie sans plus y penser.
-Amis? Me demanda-t-il en me tendant la main.
-Tachons de le devenir, répondis je en la serrant affectueusement .Rentrons il commence à ce faire tard.
Le lendemain je me levais de bonne heure. Au cours de la nuit j'avais pris la décision d'informer Granger de mon pacte avec Dumbledor
Il me fallait faire d'elle une complice, et je savais que si je ne lui disais pas tout elle refuserai catégoriquement et pire, irai le raconter au jeune Potter.
Sa réaction fut d'abord violente comme je l'avais imaginé. Il me fallut user de toutes les stratégies pour qu'elle accepte. Mais la chose ne fut pas aisée.
- Je voudrais savoir ou se trouve votre intérêt dans cette histoire me demanda-t-elle crument.
- Nulle part, répondis- je brutalement. Seul compte les intérêts d'Harry. Les miens, j'ai décidé une fois n'est pas coutumes de les éclipser temporairement. Et j'espère sincèrement que vous m'aiderez dans cette tâche. Je compte vraiment sur vous professeur.
Le « professeur » la toucha. Elle me regarda et compris que je ne voyais plus en elle une de mes élèves, mais mon égal. Elle s'assit sur le tabouret prés de la paillasse ou nous faisions les potions, passa une main dans ses cheveux et frotta longuement ses grand yeux vert. Elle semblait chercher le moyens de me dire quelque chose, puis sembla se résigner à ne pas prendre de gans et me confier se qu'elle avait sur le cœur.
- A vrai dire, je crois que le professeur Dumbledor à raison. Je me suis aussi rendu compte qu' Harry s'isolait, il est même parfois agressif avec Ron et moi. Mais c'est surtout envers Gini que c'est le plus frappant. Ça la perturbe beaucoup et bien qu'elle fasse des efforts pour sauver leur couple, je ne suis pas sur qu'elle tienne le coup encore longtemps si les choses n'évolues pas dans le bon sens.
- J'ignore combien de temps il me faudra, mais il est certain que je n'abandonnerai pas sans me battre. Quand à la potion, je suis persuadé que vous n'avez nullement besoin de moi pour la réussir. Si jamais vous y parvenez, promettez moi seulement que vous n'en soufflerez mot à qui que se soit à part moi. J'ai votre parole ?
Elle souffla et sembla se battre intérieurement contre sa conscience. Je comprenais son dilemme. D'une certaine façon, elle avait surement l'impression de trahir son meilleur ami, mais après tout ce n'étais que pour son bien…
- Vous l'avez, dit elle. Mais seulement provisoirement. Je suis navré de vous dire ça de cette façon, mais Harry passera toujours avant vous…et s'il vient à moi ou qu'il me pose la moindre question au sujet de la potion, je ne mentirai pas, et je vous l'enverrai afin qu'il puisse avoir toutes les réponses à ce sujet.
- Votre honnêteté vous honore Miss Granger et j'aurais bien aimé avoir auprès de moi dans ma jeunesse quelque un d'aussi fidèle et loyal que vous…
Je la saluais avant de la quitter, et me dirigeais droit vers le sanctuaire ou le jeune Potter aimait à jouer les Hermite, la salle sur demande du troisième étage.
Lorsque j'étais adolescent et que je cherchais à me protéger de cette bande de voyou qui me persécutait, j'ai souvent tenté de me réfugier dans l'antre de la salle sur demande, en vain. Je ne sais pour qu'elle raison, elle refusait systématiquement de m'offrir l'abri dont j'avais besoin. Et ce qu'elle que soit la façon dont je pouvais lui demander un havre de paix.
J'arrivais donc dans le long couloir sombre et humide plein d'appréhensions. J'arpentais un petit corridor de long en large avant de m'arrêter face à une énorme cloison. Je me concentrais plus que je ne l'avais probablement jamais fait avant. Je vidais complètement mon esprit, et laissais parler pour une fois mon cœur au lieu de ma raison. Les yeux clos, d'une voix assuré et plus forte que je ne l'aurais voulu, j'annonçai mon souhait.
-Je besoin de voir Harry Potter!
J'attendis quelques secondes avant d'ouvrir les yeux. La surprise me figea sur place. La porte était là, entrouverte me livrant le passage pour rejoindre le jeune homme. J'avais réussi du premier coup ! J'avançais lentement, la salle était sombre, gigantesque, et la décoration plutôt spartiate. A peine avait je franchis le seuil qu'une torche s'alluma toute seule sur ma droite comme si la salle avait compris que je n'y voyais pas plus loin que le bout de mon nez. Au fond de la salle, j'aperçu Harry assis en tailleur devant un grand miroir. Je m'approchais jusqu'à lui, et jetais machinalement un regard dans le miroir. En premier je ne vis que notre reflet à tous les deux. Puis une sorte de brouillard troubla la glace, et mon cœur chavira. Face à moi, Lily nous tenait par les épaules, jetant des regards plein d'amour à l'un comme à l'autre. Instinctivement je me retournais. Personne. Le miroir du Rised, j'avais beau savoir ce que c'était et ce qu'il faisait, ça me surprenait à chaque fois.
- Dumbledore l'avait caché dans le château, je ne l'avais jamais retrouvé depuis ma première année à Poudlard et ce n'est pourtant pas faute de l'avoir cherché. Et un jour, il était là à croire que la salle voulait absolument que j'y vois quelque chose. Et j'en ai vu des choses dans ce miroir…
- Quelle genre de chose? Lui demandais-je sans pouvoir détacher mon regard de l'émouvant tableau qui se dessinait dans la glace.
-Mes parents bien sur. Mais aussi nos futurs enfants à Gini et moi. Et puis vous et Dumbledor encore en vie. Et bien d'autres rêves encore qui ne se réaliseront jamais.
- Vous pouvez avoir des enfants avec Gini. C'est un rêve qui peut parfaitement devenir réalité.
-Je ne crois pas. Je vais rompre avec elle. Je la fait souffrir sans même le vouloir, ou m'en rendre compte. Et elle mérite mieux qu'un crétin comme moi.
- Je suis d' accord.
- Comment ? me demanda-t-il en se retournant.
J'arrachais douloureusement mes yeux des yeux de Lili, et le toisais d'un regard noir.
- Vous avez raison, vous étés un crétin!
Il se releva en serrant les points et les dents.
- Allons calmez vous Potter. Je suis là en ami. Ne commençons pas nos chamailleries, ou je vais une fois de plus finir dans un des lits de Pomfresh, et elle risque de croire que j'ai un faible pour elle à ce rythme…
A cette idée Potter pouffa de rire et oublia sa colère.
- Comment avez-vous fait pour entrer? J'ai bien précisé à la salle que je ne voulais pas être dérangé.
- Elle a surement du juger que je ne voulais rien de plus qu'être en votre présence. Vous savez combien elle peut être intelligente, mais aussi malicieuse parfois.
-Vous vouliez être en ma présence professeur? Pourquoi?
- Je vous avouerai que je n'en sais rien. Depuis l'incident de la foret, j'ai décidé d'agir par instinct et pas seulement par raison, et mon instinct ma guidé jusqu' à vous. De toute façon il semblerai que vous ne faisiez rien de très important, et moi j'ai besoin d'un bras fort pour m'accompagner dans ma ballade quotidienne. Puis je compter sur vous?
- Pourquoi pas? Ça ne me feras pas de mal de sortir un peu.
- Et de laisser le soleil vous donner quelques couleurs. Vous êtes aussi blanc que votre chouette.
- C'est l'hôpital qui ce fout de la charité! Vous vous êtes vu ? Même un cachet d'aspirine est plus bronzé que vous!
- Un quoi?
- Laissez tomber… Un médicament moldus.
Nous avions convenue que chaque soir après le repas il jouerai les garde malade lors de ma promenade quotidienne. Au début, je dois bien avouer que c'était assez bizarre, voire même tendu entre lui et moi. Nous marchions en silence pendant prés d'une heure, et j'avais beau chercher quel sujet de conversation pourrais nous rapprocher l'un de l'autre, rien ne me venait, hormis les souvenirs douloureux.
C'est alors qu'un soir, alors que nos pas nous ramenais jusqu'au château, il me posa une question qui me pris de court.
- Je n'ai peut être pas l'art et la manière pour vous demander ça, mais je voudrais bien comprendre pourquoi mon père et vous étiez ennemis. Depuis que j'ai vu malgré vous l'épisode de l'arbre ça me perturbe vraiment. Vous m'avez dit que mon père était un sale con et un lâche, et je n'aime pas croire que vous aviez raison même si je l'ai vu de mes propres yeux.
- Effectivement, vous n'avez ni l'art, ni la manière…et la question amène une réponse des plus compliqué Harry. Pour être tout à fait franc, je pense qu'il ne pouvait en être autrement.
- Je ne comprends rien, expliquez moi.
- Ce que je vais vous raconter personne, à part Albus et peut être les amis de votre père, ne le sait. Je ne vous cacherai rien, mais vous devrez garder le silence tout le long de mon récit. A la fin, et à la fin seulement vous pourrez me poser toutes les questions que vous voulez.
Il acquiesça sans dire un mot et je pris une grosse inspiration pour me donner du courage.
- J'ai rencontré votre mère alors que ce n'était qu'une enfant. Une amitié franche est sincère nous a très rapidement lié l'un à l'autre. Quand nous sommes arrivés à Poudlard, j'ai très rapidement pris conscience de son génie et de sa grande capacité à l'empathie. L'amitié que j'avais pour votre mère c'est malgré moi transformé en inclinaison. Mais je n'étais pas le seul à entretenir ces sentiments pour Lily, loin de là! James était en quelque sorte le golden boy de l'école. Fier et sur de lui, tout lui réussissait. Cela ne me dérangeais pas le moins du monde, même si je dois bien l'avouer, je l'enviai un peu. Vous savez a quel point à cet âge là les enfants peuvent être méchant les uns envers les autre. Mon aspect famélique, voir même cadavérique avait rapidement fait de moi la tête de turc de bon nombre d'élèves. Votre mère ne supportait pas de me voir traiter ainsi, et elle avait la très fâcheuse tendance à voler à mon secours à chaque instant. Je suppose que c'est pour se faire remarquer de Lily que James a commencé à me chercher querelles. Puis entraîné par ses camarades, ce qui aurait du être un simple jeu malsains est rapidement devenu une vrai torture à la limite du harcèlement. Une fois de plus, ou de trop je ne sais pas, Lily a voulu prendre ma défense après l'incident de l'arbre. Mais ma fierté, mon orgueil, en avait pris un sacré coup ce jours la. Inconsciemment je me suis vengé sur elle, puisque je ne pouvais le faire sur James et sa bande. Je me suis maudit pendant des semaines de l'avoir blessé. Mais le mal était fait. Atteinte au plus profond d'elle-même elle alla chercher réconfort auprès de votre père. Et moi auprès de personne peu fréquentable…La suite vous la connaissez. Elle est peu glorieuse en ce qui me concerne, et vos parents sont devenus des héros aux yeux du monde sorcier….
Tandis que je m'asseyais sur les marches des escaliers de la grande porte il me regarda avec des yeux embués. Il s'assit a mes cotés et ôtât ses lunettes pour frotter ses yeux.
Je m'attendais à être mitraillé de questions, mais le silence perdurait entre nous et j'aurais donné n'importe quoi pour qu'il soit rompu. Je commençais à avoir un peu froids, et machinalement je me recouvris des larges pans de ma robe de sorcier.
- Tous ça à cause de l'amour… Quel gâchis!
Je me tournais vers lui et le regardais comme s'il avait dit la plus grosse idiotie du monde.
- Vous n'avez rien compris alors ! Ça n'a rien à voir avec l'amour! Dans cette histoire c'est l'orgueil et la fierté qui sont coupable. Votre père désirait votre mère plus que tout, et c'est par vanité et crânerie qu'il a agit de cette manière. Quand à votre mère, c'est par amour propre et dédain de moi qu'elle m'a abandonnée... Et quand à moi… c'est par morgue, suffisance et roguerie que je suis devenu cet être détestable. Rien d'autre. L 'amour aurait put nous sauver, et nous pauvres idiots d'adolescents, nous l'avons foulé de nos pieds, réduit en poudre et balayé de notre crétinerie. Et ce qui m'énerve le plus dans toutes cette histoire, c'est que vous avez devant vous et au plus profond de votre être l'exemple à ne pas suivre, mais vous faite fi de tous ça comme si vous aviez toutes les réponses.
Vous aviez vraiment raison Harry vous n'êtes qu'un crétin! Quand apprendrez vous à agir en fonction de votre raison, et non pas en fonction de votre ressenti? Vous avez des amis fidèles et loyaux jusqu'au bout des ongles, une charmante petite amie plus patiente que la patience elle-même, et au lieu de laisser entrer en vous l'amour, vous vous engluez de haine et de préjugé.
Une larme frappa l'une des marches de granit, et je sus enfin que mon discourt l'avait remué au delà de ce que j'avais pu espérer.
- Harry, puisque nous en sommes aux confidences les plus intimes, je vais vous donner une impression qui me glace le sang à chaque fois que je vous vois. Vous avez tellement peur de vivre comme tout un chacun que vous faite tout pour vous mettre dans des situations périlleuses. Vous avez presque vingt ans, et tout ce que vous connaissez n'est que bataille et mort. Laissez vous porter, vous passez à coté de tant de choses! Je vous tends une main secourable, ce que je n'avais jamais fait jusque là, pour personne, laissez moi vous apporter mon aide, pas seulement pour vous, ni pour moi, mais pour me permettre un tant soit peu de regagner l'estime que je n'aurais jamais du perdre de votre mère.
Une large tache sombre grandissait aux pieds du jeune homme. Les larmes roulaient sur ses joues et de longs sanglots silencieux secouaient tous son corps. Une voix intérieur me hurlait de le prendre dans mes bras, mais je n'en fis rien. J'avais enfin posé la première pierre de l'édifice qui permettrait au gamin de reprendre gout à la vie. Je ne prétendais aucunement construire un château, mais une simple bâtisse sur des fondations solides allait amplement me suffire.
Sur ma lancé, je continuais.
- Harry…vous m'avez demandé de devenir votre ami, et c'est en amis que je vous parle. Un ami digne de ce nom ne vous laisserai pas continuer ainsi, et je suis bien trop vieux et teigne pour craindre vos réactions colériques.
- Et vous étés bien le seul dans ce cas. Je crois que ça me manquais, et qu'au final j'en avais besoin. Bien sur il y' a Hermione qui de temps en temps ne me ménage pas..Mais ce n'est pas pareil.
-Promettons nous une chose vous et moi, nous avons toujours été sincère l'un avec l'autre. Pas dans les meilleurs circonstances, mais c'était généralement le cas. Ne cessons pas de l'être, et tachons que se soit uniquement pour nous amorcer une vie meilleure.
Harry renifla bruyamment, remit ses lunettes et essuya ses larmes à demie sèche sur ses joues.
- Je vous promets au moins de tenter d'y parvenir.
Sur ces bonnes paroles, il se leva, et me tendis sa main encore humide. Je la pris bien volontiers et la serra chaleureusement. J'étais fier de moi. Et Albus le serrai probablement encore plus. J'avais hâte d'aller lui raconter tous ça.
