Chapitre 5: Entre amour et amitié.
Sylia prit bien garde de monter sans se faire remarquer, vérifia cette fois qu'il n'y avait personne dans le couloir et se rua dans sa chambre pour aller s'effondrer sur son lit. La tentation fût grande de se laisser aller et de dormir un peu mais une dure journée l'attendait. Elle se leva à contre cœur, prit son peignoir et fonça dans la salle de bain pour prendre une douche. En se déshabillant face au miroir elle aperçu dans son cou et sur le haut de sa poitrine deux suçons bien violacés, témoignages de sa nuit fougueuse. Elle sourit puis entra dans la cabine de douche et se dépêcha de se préparer.
Ses sœurs la mitraillèrent bien sûr de questions, auxquelles elle répondit de bon cœur tout en pensant à Ryô et aux jolis suçons qu'elle avait découverts plus tôt. Ils étaient bien sûr dissimulés par un chemisier et un foulard, mais elle craignait que ses sœurs les voient.
Heureusement elles ne virent rien, ce qui permit à Sylia de rêvasser toute la journée pendant qu'elle s'occupait des différentes tâches du café.
En fin d'après midi Quentin passa prendre un café, et surtout vint rendre visite à Tam et comme à son habitude se lança sur le sujet Cat's Eye. Les cœurs de Tam et d'Alex accélérèrent lorsqu'il expliqua qu'ils avaient été à deux doigts de pincer la voleuse. Sylia, elle, ne l'écoutait plus et était à nouveau en train de penser à son rendez-vous du lendemain.
Ryô de son côté ne pouvait pas s'offrir le luxe de penser à autre chose que ce qu'il faisait. La femme flic qui l'avait arrêté quelques temps plus tôt avait prit la fâcheuse habitude de le faire travailler pour elle et son partenaire depuis. Et malheureusement Ryô n'avait pas le choix, car il savait qu'ils avaient à tout moment le pouvoir de l'arrêter. Un nettoyeur en cage n'avait vraiment rien d'utile. Cette femme savait pertinemment que Ryô n'avait pas le choix et elle en profitait ouvertement. Ryô soupçonnait quand même son partenaire, Makimura, de la freiner un peu. Ce type avait l'air plus sympathique, et beaucoup moins manipulateur. Ryô s'était déjà dit que s'il n'était pas flic ils auraient pu être de bons amis.
Il en eut la confirmation le soir même, lorsqu'après la mission d'espionnage que la femme lui avait confié, le fameux Makimura l'invita à boire un verre. Ryô allait refuser, il détestait sortir en compagnie de « gros poilus », mais le policier lui expliqua qu'il tenait à se faire pardonner pour la conduite de sa partenaire. Cette soirée entre hommes fût très agréable, même si Ryô et le petit Makimura étaient très différents. Les deux hommes se séparèrent sur une poignée de main, ignorant que cette soirée marquait certainement le début de leur amitié à venir.
Ryô avait parlé de discuter des détails de leur marché avec Sylia. Ils n'échangèrent pas un seul mot pendant la moitié du rendez-vous. Ils discutèrent pendant une dizaine de minutes, le temps de se rhabiller. Ryô lui donna son numéro de téléphone lui expliquant qu'elle pouvait l'appeler lorsque l'envie de faire mokkori la prendrait. Elle en revanche ne pût lui donner le numéro de chez elle. Elle ne pouvait pas risquer qu'une de ses sœurs décroche le combinet.
Il lui assura que ça n'était pas un problème il trouverait toujours un moyen de la contacter.
Ils convinrent cependant d'un code pour se reconnaître du premier coup dans leurs communications : mkr, abréviation de mokkori. Ils se quittèrent après avoir fixé leur prochain rendez-vous trois jours plus tard, devant un autre hôtel.
Après ce rendez-vous là il fût plus difficile de fixer des heures et des dates à l'avance. Ryô avait un boulot de protection proposé par une femme qui avait refusé de le payer en mokkori, et Sylia devait faire fa ce à son emploie du temps de ministre. Le plus dur était de jongler avec celui de ses sœurs, et malheureusement celui de Tam coïncidait beaucoup avec le sien.
Le fait est que Sylia savait qu'en vérité c'était un mal pour un bien. Si elle avait été libre de voir Ryô aussi souvent qu'elle l'aurait voulu elle n'aurait jamais pu tenir l'un des engagements du marché à savoir pas de sentiments. En le voyant difficilement une fois par semaine elle se sentait déjà fondre progressivement, alors si elle avait pu le voir plus souvent elle serait déjà raide dingue de lui. Elle avait beau se raconter des histoires elle était consciente de ce qu'elle ressentait déjà pour lui après seulement 2 mois, et 6 rendez-vous mokkori (3 mois et 7 rendez-vous si on comptait avant qu'ils ne sachent la vérité l'un sur l'autre). Bien sûr ils étaient amants, mais plus les rendez-vous avançaient, plus ils commençaient à tisser des liens d'amitié. Ils se parlaient de plus en plus, se racontant leurs journées et même ce qu'ils avaient fait depuis qu'ils ne s'étaient pas vu.
Leur petit manège dura 4 mois sans interruption, 4 mois pendant lesquels ils écumèrent une partie des love hôtels de Shinjuku, a tel point que Ryô pensa même à demander une carte de membre à ceux qu'ils avaient préférés. Lorsqu'il en glissa un mot à Sylia, le sujet l'amusa beaucoup. Mais après réflexion elle décida que ça n'était pas une mauvaise idée et le sujet devint une petite blague entre eux. Ce genre de camaraderie faillit attirer des ennuis à Sylia une semaine plus tard lorsqu'en faisant des courses avec Tam dans un magasin de vêtement la vendeuse leur demanda si elles avaient une carte de membre. Elle eût toutes les peines du monde à se retenir de rire, et prétexta s'intéresser à une ceinture pour se changer les idées.
Si elle ne manquait pas de remarquer les liens qui se tissaient entre eux, Ryô en était aussi parfaitement conscient. Le pire c'est que chacun savait que l'autre savait, mais ils avaient décidé d'un accord tacite de ne pas mettre le sujet sur le tapis. Après tout en parler n'aurait fait qu'affirmer un peu plus des vérités qu'ils connaissaient tous les deux et aurait en un sens gâché leur plaisir. Alors ils continuèrent à ce voir encore et encore dès qu'ils le pouvaient, parfois ne se voyant qu'un jour par mois. Les choses devenaient cependant plus difficiles.
Ils avaient toujours des rendez-vous mokkori, le problème c'est qu'ils aimaient bien discuter après et que le temps leur manquait. S'ils avaient commencé à parler du quotidien, petit à petit leurs discussions avaient commencé à porter sur des choses plus personnelles, incluant leurs peurs, leurs craintes, des choses qu'ils ne disaient ou n'avaient jamais dites à personne.
Cela les frappa au bout de huit mois, une après midi qu'ils passaient chez Ryô.
Celui-ci tenait Sylia dans ses bras et était en train d'embrasser son ventre. Il continua à faire monter ses lèvres sur son corps, jusqu'à rencontrer sa bouche pour lui donner un baiser. Elle lui caressa la nuque avant qu'il ne s'allonge à côté d'elle. Elle se blottit contre son torse, et tandis qu'il lui caressait les cheveux elle déclara :
« Je te préfère largement comme ça. La dernière fois qu'on s'est vu je t'ai trouvé un peu ailleurs.
Ma dernière mission n'avait pas été un succès.
C'est-à-dire ?
La cliente avait été grièvement blessée.
Comment ça se fait ?
J'avais sous-estimé les guignols qui lui en voulaient. Je me suis fait avoir comme un bleu.
Elle va bien ?
Maintenant oui, sur le moment moins. Elle venait de se prendre un coup de couteau dans le ventre… sous mes yeux.
Sylia avait peur de la réponse mais malgré tout elle demanda
Qu'est-ce que tu as fait ?
Je leur ai mis une balle dans la tête à chacun. J…J'ai pas pu m'en empêcher. Se justifia-t-il.
Elle resserra son étreinte autour de lui avant d'ajouter
Je pense que tu as fait ce qu'il fallait.
Tu sais bien que non, j'aurais pu les assommer et les mener à la police. Au lieu de ça je me suis mis en colère comme un imbécile et voilà le résultat.
C'est normal d'éprouver de la colère…
Quand je suis en colère je deviens bête et dangereux, la preuve.
Je comprends mieux ton air triste de la dernière fois. Ça ne doit pas être facile de tuer quelqu'un…
Il bougea comme si ce qu'il allait dire le mettait mal à l'aise puis ajouta
Tu te trompes, tuer c'est très facile, c'est vivre avec soi même après qui ne l'est pas. Dire que je m'étais promis que ça n'arriverait plus…
Ryô tu es humain, tu éprouves des émotions. Je ne peux pas savoir ce qu'on ressent en tuant quelqu'un, mais je sais que le fait que tu t'en veuilles d'en être arrivé là montre que tu es quelqu'un de bien.
Je ne suis pas…
Oui oui je sais on en a déjà parlé. Coupa-t-elle. Laisse moi reformuler : tu n'es pas tout pourrit dans ce cas !
Mouais si tu veux … Lança-t-il en souriant.
Et puis arrête de me contredire, je t'ai déjà expliqué que quoi qu'il arrive j'ai toujours raison ! Plaisanta-t-elle.
Tu as surtout raison quand tu me dis que je suis beau.
Il faut bien que je te flatte pour avoir ce que je veux…
Non mais dis ! »
Ryô saisit ses flans et commença à les pincer. Comme il s'y attendait elle commença à se tordre dans tous les sens en riant et en tentant de le pousser. Elle savait pourtant que c'était peine perdue, mais elle ne perdait rien à essayer à chaque fois. Il attendit qu'elle déclare forfait comme à chaque fois pour la lâcher et la laisser reprendre son souffle. Ryô entra dans une rêverie. Il en fût sortit presque aussitôt lorsque Sylia lui mordilla l'oreille.
« A quoi tu penses City Hunter ?
Je me disais que tu es la miss mokkori la plus sympa que je connaisse.
C'est gentil ça.
C'est d'ailleurs pour ça que tu es la seule avec qui je parle vraiment. »
Elle se contenta de sourire en resserrant son étreinte. Après ce genre de paroles (qui pour lui équivalaient à une déclaration) elle sentait monter en elle un élan de tendresse qui pouvait risquer de la pousser à dire à haute voix ce qu'elle avait dans le cœur. Au lieu de parler elle préféra donc faire des arabesques sur le torse de Ryô du bout des ongles. La tête appuyée près de son cœur, tout en écoutant le rythme des battements elle se mit à prendre conscience qu'ils devenaient progressivement un couple. La façon qu'il avait de lui caresser les cheveux, avec le même air absent avec lequel elle bougeait sa main sur son torse, lui montra qu'il pensait à la même chose. Ils restèrent ainsi un petit moment, et le silence se chargea de tension. Au bout de plusieurs minutes le rythme de la respiration de Ryô changea et elle su qu'il avait prit sa décision. Elle fût plus rapide que lui : elle se redressa et lui adressa un regard malicieux comme si de rien n'était et lui proposa de l'inviter au restaurant.
« Et tes sœurs qu'est-ce qu'elles diront si tu ne rentres pas ?
Je vais trouver une excuse ne t'inquiète pas.
Je...Je ne sais pas trop….
Ne me dis pas que tu as encore des scrupules à me laisser payer ?
Plus depuis que tu m'as invité dans le love hôtel le plus classe de la ville.
Alors quel est le problème ?
Je ne sais pas si j'ai envie d'aller au restaurant… Je ne sais pas si je ne préfèrerais pas te garder ici et faire mokkori encore pendant des heures.
L'un n'empêche pas l'autre… Il est encore tôt, on a bien le temps avant qu'il soit l'heure d'aller diner, il n'est que 16h.
Je vais y réfléchir. Mais avant tout… »
Il recommença à la chatouiller, et à nouveau son rire résonna dans la pièce alors qu'elle se tortillait dans tous les sens. Elle ne pût tenir longtemps et demanda une trêve. Ryô la lâcha et s'appuya sur son coude. La petite bataille avait fait glisser la couverture et il regardait avidement sa poitrine monter et descendre au rythme de sa respiration saccadée. Elle tourna un regard prétendument courroucé vers lui. Ryô se mordit l'intérieur de la joue : elle n'avait jamais été aussi belle. Il la défia du regard et lança :
« Alors la grande Cat's Eye est vaincue par de simples chatouilles ?
Je te hais, c'est déloyal… tu me prends toujours par surprise. Balbutia-t-elle
Oh l'excuse ! Même si je te préviens tu ne pourras t'empêcher de te tordre dans tous les sens.
Peut-être. Mais et toi dis moi, est-ce que tu crains les chatouilles ?
Non.
C'est ce qu'on va voir ! »
Elle se tourna d'un mouvement fluide vers lui et agrippa ses flancs tout en prenant bien garde de bloquer ses jambes avec les siennes. Elle commença à pincer ses flancs, mais pour sa plus grande déception rien ne se produisit. Ryô lui jeta un regard amusé qui signifiait « je te l'avais dit ». Sylia lui tira la langue et attaqua différemment : cette fois elle décida de faire glisser ses ongles sur sa peau. Il fût trahit par l'un de ses muscles qui se contracta. Elle recommença l'opération plusieurs fois et elle le sentit trembler très légèrement. Ses ongles glissèrent sur sa taille et il éclata de rire.
« Ça va ça va, je crains, laisse moi maintenant ! Protesta-t-il.
Pas question ! Maintenant que j'ai trouvé je continue ! »
Elle enroula son corps autour du sien pour lui laisser un minimum de possibilités de mouvements et commença à promener ses ongles un peu partout sur lui. Il se mit à se tortiller à son tour et elle savoura cette douce vengeance en le chatouillant de plus belle. Elle savait qu'il ne bougeait pas trop pour ne pas lui faire mal et elle en profitait pour le torturer un peu plus. Elle avait enroulé ses jambes autour d'une des siennes, et elle sentait qu'il n'était pas indifférent la proximité de leur corps. Dans la bataille elle aperçut ses fesses et décida de voir si la torture fonctionnait partout : elle fit bouger sa main et passa ses ongles d'un mouvement rapide entre la base de la fesse et la cuisse. Le durcissement du membre sur son aine lui montra qu'elle avait griffé juste. Appréciant d'avoir un tel pouvoir sur lui elle se mit à faire des cercles sur sa fesse avant de repasser ses ongles à la jonction avec la cuisse. Cette fois elle récolta un léger coup de hanches. Trop contente d'elle-même elle relâcha son attention sur les bras de Ryô et celui-ci en profita pour saisir ses flancs et la chatouiller à nouveau. Elle se cambra dans un éclat de rire et tomba en arrière ce qui permit à Ryô de reprendre le dessus. Il tenta de se redresser, mais elle avait toujours les jambes enroulées autour de sa jambe droite. Il fit glisser le bout de ses doigts sous sa cuisse et automatiquement elle lâche prise dans un éclat de rire. Il immobilisa ses jambes avec son buste en les posant sur le côté, bloqua les bras de la jeune femme et fit glisser le bout de ses doigts sur tout le flanc de son corps en insistant sous le bras, à la jonction du sein et du corps, puis le long de ses côtes et enfin sur les fesses et particulièrement entre les fesses et les cuisses. Sylia essayait de se tortiller mais en vain, et ne cessait de rire aux éclats à tel point qu'elle en avait les larmes aux yeux. Cette fois elle ne pouvait pas lui offrir le plaisir de déclarer forfait. Il remarqua cependant qu'elle avait du mal à respirer et lui rendit la liberté de ses bras. Il la dévora du regard alors qu'elle tournait les yeux vers lui. Elle profita de son moment d'inattention pour bouger ses jambes d'un mouvement rapide. Elle pensa lui avoir assez fait perdre l'équilibre, pour se redresser en position assise et tenter de reprendre le dessus, mais Ryô saisit ses jambes en étau entre ses bras et se redressa à genoux, emportant ses jambes dans son mouvement et la faisant basculer en arrière. Il lui offrit un regard qui signifiait qu'elle s'était bien battue, tandis que ses yeux à elle lui donnaient le feu vert. Il sourit, reposa ses jambes sur le lit, les écarta et s'allongea entre ses jambes pour lui faire l'amour.
Après leur séance chatouille et ce qui s'en suivit, Sylia était d'autant plus persuadée qu'après ce jour là il se passerait du temps avant qu'elle ne le revoit et voulu profiter au maximum de sa présence. Dès le début elle avait su qu'elle jouait à un jeu dangereux, ce n'est que maintenant en étant consciente de ses sentiments à lui, qu'elle se rendait compte à quel point elle risquait de souffrir. Elle appela monsieur Durieux pour qu'il lui serve d'alibi prétextant qu'elle avait envie de passer la soirée seule, appela ses sœurs et ensuite reparti s'occuper de Ryô, qui l'attendait pour aller prendre une douche.
Ils se rendirent dans un restaurant que Sylia aimait bien, mais dans lequel elle n'était pas allée assez souvent pour qu'on la reconnaisse. Elle portait sa robe grise, celle qui allait si bien avec le costume blanc de Ryô. Il l'avait vu sortir cette robe d'un sac dans le coffre de sa voiture, et pour répondre à son regard interrogateur elle répondit qu'elle était tout le temps prête pour toutes les éventualités. Ryô parut perplexe mais après tout elle avait plus de l'agent secret que de la patronne d'un café. A ce moment là, il eut une pensée un peu dangereuse en songeant qu'elle aurait pu être une très bonne partenaire. Cette pensée peut-être plus que le reste fit qu'il se refusa à reprendre contact avec elle pendant les quatre mois qui suivirent.
Pendant ce temps il se rapprocha de Makimura qui depuis quelques mois songeait que la police était beaucoup trop limité dans ses actions et commençait à douter de pouvoir rester policier toute sa vie. Il passait de plus en plus de temps avec Ryô en qui il avait trouvé un ami sincère. Souvent dans leurs discussions revenait le sujet que Makimura préférait à savoir sa petite sœur Kaori. C'était encore une ado de quinze ans, bientôt 16, qu'il lui tardait de voir devenir une femme, et trouver sa voie. Il ne cessait de répéter qu'elle avait un très grand cœur et qu'il l'imaginait bien dans un métier qui aiderait les gens.
Ryô se lia aussi d'amitié avec Saeko après une mission assez périlleuse. Cette femme était chaque jour de plus en plus belle, et Ryô ne cessait de lui proposer des orgies mokkori, mais elle ne cessait de refuser. D'ailleurs Ryô ne comprenait pas très bien pourquoi, car il sentait bien qu'il lui plaisait. Un jour il se fit la réflexion que peut-être Saeko sous ses grands airs de femme fatale, n'était pas aussi solide que Sylia et n'avait pas la force de supporter une telle relation avec lui. Penser à Sylia lui faisait souvent un petit pincement au cœur. Il savait par les journaux que Cat's Eye menait toujours des opérations au nez et à la barbe de la police locale, et ainsi il savait qu'elle se portait bien. Une part de lui ne pouvait s'empêcher de penser qu'il la torturait et qu'il ferait mieux de ne pas la revoir avant d'être sûr de la voir seulement comme une amie.
D'ailleurs s'il n'avait tenu qu'à lui, la séparation aurait durée plus de quatre mois. Mais le destin en la personne de Saeko en avait décidé autrement.
