salut...
je. suis. déprimée. question de fac. un peu difficile, voire carrément difficile à gérer. bref. je suis grande, je vais y arriver.
donc, voilà le bonus. j'avais prévu de le mettre après le chapitre final, mais j'ai pensé que ce serait plus judicieux de le déposer maintenant.
aucune surprise sur le contenu je pense. bonne lecture!
POV Remus Lupin
Je suis affalé sur mon lit, occupé à tourner ma baguette entre mes doigts. Je pense à Emma.
Emma. La revoir. Ce qu'elle m'a dit. Ses beaux yeux pour la première fois mouillés de larmes. Ce que je n'ai pas fait. Ce que j'aurais dû dire.
Lui dire quoi, au juste ? Je n'ose même pas y penser tellement je suis incertain.
- Remus ? demande la douce voix de ma mère. Tu vas bien ?
Est-ce que je vais bien ? Non. Non, je ne vais pas bien, je vais très mal même, mais comme jusqu'il y a cinq secondes j'étais seul dans ma chambre, je ne me suis pas donné la peine de dissimuler.
Pourtant, je sais mentir. Ma vie n'est qu'un mensonge envers ceux qui ne me connaissent pas. Je dois sans cesse taire ma condition. Seulement, je n'ai pas l'entraînement d'Emma…elle était si habituée que je pense qu'elle dissimulait même lorsqu'elle était seule.
Ce qui va continuer. Ses parents vont la donner en pâture à n'importe quel sang pur qui n'aura aucune considération pour elle, tout juste de la fierté tant elle est belle, et elle dissimulera.
Peut-être même qu'elle ne ressentira rien…pour taire la douleur.
- Je suis fatigué, m'man, je mens en me redressant péniblement. Tu as besoin de quelque chose ?
Elle me regarde d'un air désolé. Le même qu'elle prend après les Pleines Lunes, celui qui dit qu'elle sait que je n'y peux rien, qu'elle-même n'a aucun moyen de m'aider, mais qu'elle me prend en pitié.
Ha ! La pitié…ce n'est pas de moi qu'il faut avoir pitié…
- Tu as un visiteur, finit-elle par lâcher.
Ugh ? Un visiteur ? Si c'était un des gars, il aurait déjà transplané dans ma chambre. Emma alors ? Non, Maman aurait parlé autrement. Elle aurait dit « une visiteuse » ou encore « ton amie Emma ».
Je sèche.
- C'est qui ? je soupire.
Regard gêné maintenant. Ça, c'est inhabituel.
- Le Ministre, dit finalement Maman. Il t'attend dans le salon. Une idée de ce qu'il te veut ?
Urgh. Le Ministre ? Non, le Ministre ? Merlin, ça va mal se passer pour mon matricule. Je parie qu'il ne vient pas pour me lancer des fleurs. Je parie qu'il vient vérifier que je n'ai pas fait quoi que ce soit à sa fille chérie.
Aucun risque, mais ça m'étonnerait qu'il s'en soit aperçu. Il est totalement parano en ce qui concerne les créatures hybrides.
Le pire, c'est que ce serait encore m'enfoncer que de refuser de descendre.
Sans répondre à ma mère – qui a bien sûr deviné que cela a un rapport avec Emma, vu le regard courage-mon-fils-tu-vas-en-sortir-vivant qu'elle me dédie – je quitte ma chambre et me dirige vers le salon.
Le Ministre m'attend. Maman a dû apporter du thé, je vois qu'il en a bu une tasse, et il a posé sa cape. Au moins, même si sa visite n'est pas de courtoisie, il se montre poli. Qui sait, peut-être même vais-je sortir de la pièce en un seul morceau.
Vu de près, il est quand même hyper impressionnant…je vois de qui Emma tient son caractère placide, elle est parfaitement à l'image de son père sur ce point. Physiquement, ce n'est pas le jour et la nuit, mais presque. Sur le plan du caractère, en revanche, je comprends facilement pourquoi elle est aussi attachée à son père. Elle doit se retrouver en lui.
- Charmante photo, dit le Ministre en détournant son regard d'un cliché de moi quand j'avais…six ans.
Et une coupe absolument affreuse. La photo date de mon anniversaire, j'étais déjà loup-garou à cette époque, mais à voir l'image, personne ne s'en douterait.
Quoique si, j'avais les cicatrices laissées par Greyback. Elles peuvent passer pour n'importe quoi cependant.
…j'ai l'impression qu'il me compare avec le cliché, vu comment il me regarde maintenant. C'est bon, je lui parais assez ressemblant ? Je ne suis pas un membre du MMT, si jamais ça l'inquiète. J'ai assez de problèmes tout seul, pas besoin d'en rajouter d'autres à mon palmarès.
- Vous êtes assez brillant, je me trompe ? continue le Ministre en s'installant tranquillement dans un fauteuil.
Il paraît aussi à l'aise dans le salon de mes parents que devant le Magenmagot, ou qu'entre les murs plus que centenaires de son manoir. Pas de doute, il est parfait pour sa fonction. Il s'adapte à tout.
- Je me débrouille, je grogne en m'asseyant – sur son invitation – dans le fauteuil face au sien.
- Et vous étiez préfet.
Affirmation de niveau 1. Ce n'était un secret pour personne, et encore moins pour lui depuis que j'ai commencé à fréquenter sa fille.
- Le professeur Dumbledore a jugé que j'étais fait pour la fonction, je dis avec un haussement d'épaules.
C'est ce qu'il m'a en effet raconté. Mais maintenant dites-moi. Vous êtes intelligent soit…mais que pensez-vous de ma fille ?
Hein ? Non, il me demande à MOI ce que je pense de SA fille ? Techniquement, il est censé mieux la connaître que moi… Bon, en réalité, il la prend pour une cruche, et c'est vraiment dommage. Mais de là à ce qu'il me demande ce que je pense d'Emma…
Tant que j'y suis, même si je réprouve la décision qu'elle a prise, je vais travailler pour elle, tiens. Elle est peut-être résignée, mais je vais essayer quand même de la tirer de là. Vraiment, elle mérite cent fois mieux que ce qu'elle accepte de la part de ses parents.
Emma mérite d'avoir le monde, et tout ce qu'elle accepte c'est à peine un brin d'herbe. La comparaison est niaise au possible, mais c'est ainsi que je la perçois.
- Elle est intelligente, je lâche. Très conciliante, mais infiniment plus maline qu'elle ne le montre.
Froncement des sourcils ministériels. Quoi, il ne s'y attendait pas, peut-être ? Lui voit peut-être sa propre fille comme une idiote, mais j'ai dépassé les apparences, moi.
- Je sais cela, réplique-t-il finalement. Il se peut qu'Emma ait longtemps caché son jeu, mais je me suis aperçu qu'elle a un énorme potentiel. Tel n'était pas le sens de ma question.
- Alors que vouliez-vous dire ?
- Que pensez-vous d'elle, personnellement ? Je ne parle pas des apparences, je demande ce que votre cœur vous dit.
Glups. Il veut vraiment savoir… Savoir ce que même moi je ne sais pas. Si je réponds directement, je pourrais sauter trop vite aux conclusions, et ne pas donner la réponse qu'il attend. Je sais qu'il est important de ne pas froisser le Ministre, il a entre ses mains cent fois plus de pouvoir que je n'en aurais jamais.
Par contre, je ne peux pas répondre non plus sur le ton de l'indifférence, mon mensonge serait trop flagrant.
- Parlez sincèrement, reprend le Ministre devant mon hésitation. Je veux savoir, quoi que vous ayez à répondre.
C'est ça…plus facile à dire qu'à faire…
Au pire…je ne peux que dire ce que je sais déjà… C'est très insuffisant, mais je suis incapable de faire mieux… Peut-être que ça le satisfera.
- Je l'apprécie énormément, je lâche. Emma est une excellente amie à laquelle je tiens suffisamment pour vouloir la protéger en cas de besoin.
Et j'ai lamentablement échoué. J'aurais voulu la protéger de ce qui l'attend, mais elle a néanmoins accepté de se sacrifier pour ne pas inquiéter ses parents.
De toute façon…je sais très bien qu'elle n'est pas que ça… Je ne peux pas encore mettre un mot sur ce que je ressens, mais Emma est beaucoup plus…
- Elle tient énormément à vous, je reprends brusquement.
- Vraiment ? réplique le Ministre sur un ton surpris sans en être un. C'est elle qui vous l'a dit ?
- Oui.
Silence. Je parie que le Ministre cogite autant que devant un parterre de politiciens. J'espère qu'il va en avoir un bon mal de crâne, ça lui apprendra à imposer à Emma des façons du siècle dernier.
Remarquez… Vu comment elle se comporte… Même si je sais que c'est une image totalement fausse, ses façons maniérées lui donnent un petit air de poupée de porcelaine adorable comme tout.
Mais elle est plus solide que cela, et je ne suis pas sûr que son père le sache.
- Développez, reprend-t-il.
Manquait plus que ça… Quoique, si ça peut me permettre de dire ses quatre vérités au Ministre… S'il peut s'apercevoir ainsi combien il pourrit l'existence de sa fille…
- Elle vous aime, je soupire, au point qu'elle accepterait n'importe quoi pour éviter que vous vous inquiétiez à son sujet. C'est pour cette raison qu'elle s'est jetée devant vous il y a quelques mois, et c'est aussi pour ça qu'elle a accepté de se laisser imposer n'importe quel mari.
Voilà, c'est dit. Maintenant, je peux presque aller à Azkaban si je l'ai vraiment trop offensé, je n'ai rien à me reprocher.
…
…Azkaban, ce serait cher payé quand même…
- C'est vraiment ce que vous pensez ? réplique simplement le Ministre d'un ton incroyablement calme.
Oui, Emma ressemble peut-être physiquement à sa grand-mère maternelle, mais son comportement lui vient indéniablement de son père.
Dommage que je n'ai pas les codes de lecture, pour lui, ce serait bien utile. J'ai déjà eu du mal à les trouver pour Emma, alors lui qui a cent fois plus d'entraînement…
Surtout que chacun est différent…
- N'importe quel mari, vous avez dit ? reprend le Ministre.
- La personne que vous choisirez, je précise. Emma a décidé de se laisser faire.
Elle m'en a parlé, en effet. Cependant, contrairement à ce que vous pensez, je n'envisageais pas n'importe qui pour elle.
C'est encore pire. S'il lui propose Lestrange numéro deux, ou ne serait-ce que Regulus Black – pourtant plus jeune qu'elle – ce serait pathétique.
Emma ne serait pas heureuse.
- Il faut qu'elle se marie, reprend le Ministre d'un air songeur parfaitement calculé. Ce serait incorrect et dangereux qu'elle soit seule, mais ce n'est pas pour autant que j'envisageais n'importe qui. En fait, je pensais à vous.
QUOI ? A moi ? Il plaisante, c'est ça ? A moi ?
Moi, épouser Emma… Oh Merlin… C'est pour ça qu'il est venu. Me proposer sa fille. Heureusement qu'elle n'est pas là, pour le coup, sinon je crois que j'aurais fait défaut à la réputation de ma maison et serait parti en courant.
Réaction honteuse, mais instinctive. Moi…épouser Emma… Je n'y avais jamais pensé…
- Je ne pense pas correspondre à vos idéaux, je dis sur un ton surpris. Je ne suis pas riche, je suis de sang-mêlé, et le fait que je sois un loup-garou me laisse un avenir réduit à zéro.
- Pour votre avenir, je peux faire quelque chose. Je ne serais peut-être pas éternellement Ministre de la Magie, mais je garde une certaine influence.
Je ne sais pas ce qui fait le plus peur entre le fait qu'il soit parfaitement sérieux, et celui qu'il me sorte ça sur le ton des banalités.
- La fortune n'est rien, continue le Ministre. Elle a une importance notable, mais tout se fait et se défait très vite. Le sang n'a pas non plus une valeur prédominante. Le monde magique accepte une grande diversité. Il faut savoir vivre avec son temps.
C'est lui qui dit ça, un comble !
- Mais je suis un loup-garou, je reprends. Vous êtes connu pour être contre les créatures hybrides.
- Pas contre ces créatures, corrige-t-il, leur existence ne peut pas être supprimée. Je me suis longtemps opposé au manque de contrôle de leur mode de vie parmi les sorciers. Le danger est réel.
Il sait, là, qu'il vient de m'envoyer une vacherie en pleine face ? Probablement, mais ça n'a pas l'air de le traumatiser. Remarquez, si sa seule envie est de m'énerver – on ne sait jamais – je ne vais pas lui faire ce plaisir.
- Toutefois, reprend le Ministre, force m'a été de reconnaître que parmi tous ceux qui pourraient convenir à Emma, vous êtes le meilleur candidat. Vous l'appréciez suffisamment pour vous être déplacé à Sainte-Mangouste peu de temps après une Pleine Lune pour avoir de ses nouvelles, je me trompe ?
…crotte de hibou. J'étais sûr qu'il m'avait vu. Alors il commençait déjà à penser à l'avenir d'Emma à ce moment-là ? Il ne perd jamais le nord… Enfin, je ne parle pas de l'avoir envoyée en Italie, ça je suis sûr à 99% qu'il l'avait déjà décidé, mais pour ce qui est de la marier…
- Elle est mon amie, je reprends. Il est tout à fait normal de se renseigner sur l'état de santé d'une amie, surtout que les journaux la donnaient pour presque mourante.
- Votre directrice de maison m'a aussi dit que vous vous inquiétiez pour elle.
C'est en ces instants que j'adhère à la théorie du complot. Enfin, ce n'est pas que je ne voudrais pas d'Emma, mais enfin…je ne comprends pas. Parmi tous les sorciers en âge de se marier, je suis loin d'être le plus convenable. La rumeur sur elle et moi s'est rapidement essoufflée, à Poudlard, personne n'y avait même réellement cru.
Et pourtant…j'ai l'impression que chacun œuvre maintenant pour me pousser vers elle.
- Elle est mon amie, je répète. Elle n'était pas revenue après ce qui s'est passé, et personne n'avait de nouvelles. Malgré ça, je ne pense pas qu'elle adhère à votre concept de choix par défaut.
Parce que c'est ce que je suis, j'en ai bien l'impression. Un choix par défaut. Il faut marier Emma, alors faute de mieux, la corvée tombe sur moi.
…même si ce n'est pas une corvée du tout. Un principe archaïque, sûrement, une demande surprenante, encore plus, mais une corvée…non.
- Choix par défaut ? reprend le Ministre d'un air surpris. Vous n'en êtes pas un.
Bien sûr. Bien sûr…
- Le respect des goûts de chacun est primordial, continue-t-il. Si je vous propose la main de ma fille, c'est parce qu'elle vous apprécie énormément, et que je pense que vous lui conviendrez.
…Emma… M'apprécie ? Oui, je suis son ami, mais…m'apprécie…autrement ?
Elle pleurait, la dernière fois… J'ai cru que c'était sur son propre sort, mais si ça se trouve, peut-être pas… Peut-être qu'elle pleurait d'aller contre ce que je lui conseillais…
Il faut beaucoup pour la faire pleurer. Cependant…je ne sais pas…il faut appeler un chat un chat, pour ce qui est des sentiments, Emma est plutôt coincée. Elle n'a longtemps rien ressenti, trop enfermée dans son masque d'impénétrabilité. Maintenant que les choses passent, elle ne sait pas les reconnaître.
Elle doit être totalement perdue… Si ça se trouve, le Ministre fait fausse route de A à Z pour ce qui concerne sa fille. Moi, c'est une autre paire de manches, et il ne me connaît pas, mais Emma…
- Je veux le meilleur pour ma fille, continue le Ministre. Je sais qu'elle vaut beaucoup plus que ce qu'elle montre. Si la personne qu'il lui faut doit être vous, alors ce sera vous. Vous lui manquez, elle a beau le cacher, je sens qu'elle a besoin de vous. Décidez comme vous l'entendez, mais sachez que si vous voulez sa main, vous l'avez. Posez-lui juste la question directement.
Par le caleçon de Merlin… Emma… Je pourrais demander Emma en mariage. Je ne l'avais pas envisagé…
C'est bizarre… J'ai du mal… Moi et Emma… Ce serait improbable…mais pour autant…envisageable.
- Pourquoi ? je lâche brusquement. Pourquoi moi ? Pourquoi la marier ? Pourquoi ne pas la laisser choisir ?
- Nous la laissons choisir, contre le Ministre avec un froncement de sourcils. Il ne serait venu à l'idée de personne de lui imposer qui que ce soit. Emma a décidé toute seule d'accepter le choix que moi et sa mère ferions pour elle.
- Elle pourrait ne pas se marier.
- Elle le pourrait, mais ce ne serait pas avantageux au regard de la société. Si elle voulait autre chose, elle l'aurait dit. Je ne pense pas qu'elle ait envisagé un autre avenir.
- Mais pourquoi moi ?
Alors là, il est champion ! Champion pour me donner le mal de crâne du siècle. Je n'ai pas grandi dans sa société, les jeux de ce genre ne me sont pas habituels. Posez une question directe, vous aurez votre réponse dans deux heures si vous tenez jusque-là.
Emma est très forte à ce jeu. Moi, beaucoup moins. En l'occurrence, j'aimerais bien comprendre les motivations du Ministre, mais il s'amuse à me faire tourner en bourrique.
J'en ai marre… Il me teste ou quoi ?
- Je vous l'ai déjà dit, répond ledit Ministre sans montrer le moindre découragement. Vous êtes celui qui lui conviendra le mieux à mon sens. Vous tenez à elle, et elle tient à vous. Cela établi, il n'y a pas besoin de beaucoup plus.
- Et si je ne veux pas ?
Pas que j'ai déjà pris une décision, mais enfin… Je ne veux pas non plus être forcé à l'épouser… Emma n'apprécierait pas plus, et elle aurait raison. Le Ministre m'a dit que je peux décider comme je le veux, mais enfin… suis-je vraiment libre ?
- C'est votre décision, reprend-t-il. Un refus ne vous sera pas reproché, mais vous porterait à mon avis préjudice d'une autre façon. Rien ne serait rendu public.
- Et si elle refuse ?
C'est vrai, on parle beaucoup de moi, mais personne ne lui a demandé son avis. Si ça se trouve, l'idée ne l'emballe pas du tout. Emma m'aime bien, oui, mais peut-être qu'elle ne voudra pas de moi de cette manière.
Elle est difficile à déchiffrer… Surtout que je ne l'ai pas vue depuis plusieurs jours.
- Elle le peut également, réplique le Ministre, mais je serais très surpris que ce soit le cas. Ce matin encore, je ne l'ai pas trouvée de son mieux. Sachant qu'elle est dans cet état depuis qu'elle est venue ici il y a quelques jours, le lien a été facile à établir. Faites-lui votre demande, vous verrez.
Il se lève et reprend sa cape. Je l'entends à peine adresser un adieu poli à ma mère, et transplaner. Emma…il m'a proposé la main d'Emma… De mon Emma…
Moi, épouser Emma… Ce serait possible… Si je le voulais… Si elle acceptait…
Vivre avec elle… Ce serait toujours mieux que de la laisser aux mains de quelqu'un qui ne prendrait aucun soin d'elle, mais pour autant… Serait-ce ce qu'elle mérite ?
Le Ministre a donné son aval… Madame Loxe aussi, probablement… Ils tiennent à leur fille, alors ? Ils acceptent de la donner à une créature méprisable, si cela signifie lui donner une vie meilleure ?
Il vient de dire qu'elle m'accepterait… Mais a-t-il raison pour autant ? Emma est très douée pour dissimuler ses pensées. Elle est intelligente…si ça se trouve, elle peut juger que je ne suis pas celui qui lui faut…
Décision difficile. Moi, épouser Emma… Je ne la mérite pas, et pourtant…
Qu'est-ce que je veux, Merlin, qu'est-ce que je veux ?
voilà, j'espère que ça vous a plu. le chapitre suivant sera le dernier. il arrivera dans quelques jours et s'intitulera "je t'en prie". merci d'avoir lu!
