Les héritiers

Chapitre 1 : Naissance et prophétie

Novembre 1998

Albus Dumbledore faisait les cents pas dans son bureau. La guerre faisait rage dans le monde sorcier britannique. Voldemort menait une guerre contre tous ceux qu'ils jugeaient indignes d'être des sorciers. Ses mangemorts semaient la terreur partout où ils se trouvaient. En réponse à ses attaques, le directeur de Poudlard avait créé une organisation secrète composée de sorciers et de sorcières pour se battre : L'ordre du Phénix. Ils faisaient tous de leur mieux, mais malheureusement ce n'était pas suffisant. Il avait dû recourir à des méthodes plus radicales. En effet il avait manipulé un ancien élève, Severus Rogue pour que ce dernier accepte de devenir son espion auprès de Voldemort. Il n'en était pas particulièrement fier mais en temps de guerre, il était impossible de rester blanc comme neige. Severus se révélait être un très bon espion. Il lui avait rapporté une information des plus intéressante, le Seigneur de ténèbres cherchait quelque chose : une prophétie pour être plus exact. La prophétie des héritiers, était une légende qui racontait que six sorciers seraient les réincarnations des fondateurs de Poudlard. Bien qu'il n'eût que quatre qui c'étaient fait connaître. On raconte qu'ils étaient six. Il était dit que les héritiers auraient des dons exceptionnels. Heureusement Albus avait fait un double de la prophétie avant de la donner à son espion.

« A l'aube du prochain millénaire.

Quand la guerre des sangs fera rage.

Naîtront six héritiers.

Six sorciers puissants.

Réincarnant les fondateurs.

Une aubaine pour leurs alliés.

L'héritière du temps, qui danse cesse avec la mort.

L'héritière du feu, capable de faire renaître ce qui fut.

L'héritière des clés, puisant sa force des édifices ancestraux.

L'héritier du vent, pouvant être partout et nulle part à la fois.

L'héritier de la terre, soumettant à sa volonté bon nombre de ses semblables.

L'héritier de l'eau, maître des illusions. »

Il devait absolument trouver ces héritiers si tenter qu'ils existent avant Voldemort sinon il n'aurait aucune chance. Une deuxième prophétie parlait également d'un être qui serait l'égal du mage. S'il arrivait à mettre la main sur ces sept sorciers il aurait une chance de vaincre Voldemort et ses mangemorts.

Godric's hollow, 31 juillet 1999, L'héritière des clés.

Des cris se faisait entendre dans les rues du petit village. Ils semblaient tous venir d'une seule et même maison : celle des Potter. A l'intérieur, deux hommes faisaient les cents pas dans le salon, sous le regard de Sirius Black et Rémus Lupin.

-Vous savez… ce n'est pas en tournant en rond qu'elle accouchera plus vite. Leur dit Rémus.

-C'est vrai, vous devriez vous assoir, Lili est avec Alma et Jane, elle est entre de bonne main. Renchérie Sirius.

James Potter se résigna finalement à s'assoir. Severus quant à lui marmonna : « Je devrais être à ses côtés », cette remarque ne plus évidemment pas à James qui se leva et dit d'un ton sec : « C'est ma femme celui qui devrait être à ses côtés, c'est moi. »

-Je te signale qu'elle accouche de mon enfant, siffla le maître des potions.

Sentant que la situation commençait à dégénérer Rémus se décida à intervenir sachant très bien que jamais Sirius ne le ferait.

-Du calme tous les deux ! Lili est en train d'accoucher de vos enfants, elle n'a vraiment pas besoin que vous vous disputiez toutes les trente minutes. Asseyez-vous la situation est déjà assez dure comme cela.

Les deux hommes se toisèrent un instant puis finalement se posèrent aux deux extrémités du même canapé. James se demandait comment il en était arrivé là ? Sa femme accouchait de son enfant mais aussi d'un autre qui se trouvait être l'enfant de Severus Rogue, son pire ennemi. Ces deux dernières années avaient été particulièrement éprouvantes pour eux, la guerre faisait rage. Voldemort et ses partisans montaient chaque jour en puissance. Dans ce chaos Lili était tombé enceinte une première fois mais leur petit garçon était mort quelques jours après sa naissance. Ils en avaient été anéantis et bien qu'ils s'aimassent un fossé s'était créé entre eux. Pendant un an il profitait de la moindre mission que l'Ordre lui confiait pour rester loin de la tristesse de Lili. Cette dernière de son côté avait trouvé en Severus un confident qui l'aidait à surmonter la perte de son fils. Il y a quelques mois, après s'être fait remonter les bretelles par Sirius, il avait décidé de sauver son mariage en parlant avec Lili. Sa femme lui avait avoué avoir passé une nuit avec Severus. Après quelques jours à ruminer sa colère et avoir eu une autre remonté de bretelle par Rémus cette fois. Il avait compris que c'était de sa faute, s'il n'avait pas fui, sa femme n'aurait jamais eu besoin de se réfugier dans les bras de la chauve-souris des cachots comme il aimait le surnommer.

Severus était nerveux, jamais il n'aurait pensé dans une situation pareille. Il allait être père ! Même dans ses rêves les plus fous il ne l'aurait envisagé. Puisse qu'il ne pût être aux côtés de Lili physiquement, il le serait mentalement. Il se concentra d'abords sur Alma. L'espagnole et femme de Sirius Black, ne fût aucunement surprise par la présence de Severus dans son esprit.

'Ah ! J'ai gagné mon pari, Rod !' s'exclama-t-elle via la pensée.

'Mouais…' Répondit ledit Rod

'Techniquement c'est Narcissa qui gagne' intervint Cordélia.

'Effectivement' Répondit la blonde.

Severus semblait perdu de quoi parlait ses amis ? La voix de Lili se fit entendre.

'Figures-toi qu'Alma, Narcissa et Rodolphus ont parié sur combien de temps tu mettrais à venir par la pensée' ricana-t-elle.

'Pour une femme sur le point d'accoucher tu m'as l'air drôlement détendue' Remarqua Rodolphus.

'Si vous arrêtiez de jacasser dans ma tête, peut-être que je pourrais accoucher tranquillement' répliqua sèchement la jeune femme.

Tous se turent laissant la rousse se concentrer sur la venue de ses enfants.

Trente minutes plus tard naissaient Harry James Potter et Savanah Lili Eileen Rogue.

Jane Lupin qui était médicomage prit Harry dans ses bras et sortie, Alma en fit de même avec Savanah. Mais au moment où Alma prit la petite fille dans ses bras il eut un blanc. Les beaux yeux verts du bébé avaient croisé ceux de la sorcière et Alma sut à cet instant qu'elle venait de reconnaître celle qui lui succédera dans quelques années. Entrant dans le salon elle sourit à Severus et déposa Savanah dans ses bras et alla dans les bras de Sirius. Les deux couples s'éclipsèrent pour laisser les deux jeunes pères admirer leur progéniture.

James était si heureux, la vie lui avait donner une deuxième chance. Le bébé ouvrit doucement les yeux, ils étaient verts comme ceux de Lili. Il sut dès lors qu'il donnerait sa vie pour protéger son fils. Harry ne ressemblait en rien à leur premier né. Henry nommé en l'honneur d'Henry Potter son grand-père, avait les cheveux roux de Lili et les yeux marrons de James. Le Potter se rappela soudain qu'il n'était pas seul avec son fils. Il jeta un coup d'œil à l'autre père qui semblait en pleine transe devant sa fille. Il s'approcha et remarqua la ressemblance entre Henry et la petite fille que tenait Severus.

-Félicitation… dit-il

-Merci à toi aussi. Les mots que Severus prononça semblèrent très difficile à dire pour l'homme.

Ils avaient beau se haïr aucun des deux n'auraient gâcher ce pur moment de bonheur.

Lestrange's Manoir, 9 septembre, L'héritière du temps

Rodolphus avala son troisième verre de la soirée, sous l'œil amusé de son frère, de son beau-père et de Lucius.

-Allons Rodolphus, ce n'est pas la première fois détendez-vous. Lui intima Cygnus Black.

C'était facile pour lui, ce n'était pas sa folle alliée de femme qui accouchait de vampires-sorciers. La naissance de leur premier fils Izar avait beaucoup affaiblit Bellatrix, et là elle devait mettre au monde des jumeaux. Il savait que sa femme était assez forte pour affronter cela mais il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet. Il entendit des pas, il reconnut Olga la femme de son frère. Il se leva tenant fermement son fils endormi. Le visage inquiet de la blonde l'angoissa.

-Les bébés sont nés, Félicitations… Tu as un petit garçon et une petite fille.

L'homme fut d'abord submergé par une immense joie la même joie que pour la naissance d'Izar. Mais quand il prit conscience des derniers mots de sa belle-sœur son sang se glaça.

-Une fille ?

-Tu devrais y aller… lui conseilla-t-elle.

Olga prit Izar dans ses bras et Rodolphus fonça dans la chambre où se trouvaient Bellatrix toute en sueur avec Narcissa, Druella et Carlisle Cullen. Le vampire aux yeux dorés lui fit un mince sourire avant de se concentrer sur le bébé qu'il tenait. Il posa les yeux sur sa femme qui tenait dans ses bras un autre bébé. Il s'approcha d'elle, elle avait l'air sereine. C'était tellement rare de la voir sans sa folie habituelle. Narcissa et Druella c'étaient éclipsés après l'avoir félicité. Bellatrix leva les yeux et lui sourit.

-Voici, Rigel Loïg Black Lestrange. Annonça-t-elle.

Rodolphus sourit, elle avait certes nommé leur fils selon la vieille tradition Black mais avait choisi le prénom de son père comme deuxième prénom. Chez les sang-purs les deuxièmes fils prenaient souvent le nom de jeune fille de leur mère pour éviter qu'il ne disparaisse. Son frère Rabastan était dans le même cas, il avait non seulement pris le nom de jeune fille de leur mère Rose Hain mais avait aussi hérité de toute la fortune. Il prit son nouveau-né dans les bras.

-Il te ressemble, remarqua-t-il. Bien plus qu'Izar à sa naissance.

-Normal, c'est mon héritier. Dit-elle avec une fierté non dissimulée.

Un léger toussotement les ramena à la réalité. Le docteur vampire tendit leur petite fille à Bellatrix, celle-ci hésita un instant puis finalement prit le bébé dans ses bras. Rodolphus sentait toute la tension qui émanait de sa femme. Bien sûr il savait pertinemment à quoi cela était dû. Rodolphus lui avait promis qu'ils avaient peu de chance d'avoir une fille. Pas qu'ils détestaient les filles, non loin de là, mais la vie semblait bien plus cruelle avec les sorcières vampires qu'avec n'importe quelles autres créatures sur cette Terre. La plupart mourait dans le ventre de leur mère, d'autres à la naissance et les rares chanceuses qui survivaient ne passait pas leur cinquième année de vie.

-J'ai réussi à la stabiliser, mais je ne vous cache pas qu'il y a peu de chance qu'elle survive à la nuit. Dit-il sur un ton désolé.

La porte s'ouvrit sur Narcissa qui amena Izar qui s'était réveillé pour voir les nouveaux membres de la famille. Carlisle en profita pour partir en même temps que la blonde. Rodolphus se cala aux côtés de Bellatrix et invita Izar à les rejoindre.

-Voici, ton petit-frère et ta petite sœur,

-Ils sont tout petits,

-C'est normal, ils viennent de naître.

-Comment ils s'appellent ?

-Lui c'est Rigel et elle on n'a pas encore décidé.

-Elle est joli !

Rodolphus ne pouvait pas contredire son fils. La petite fille était magnifique, sa présence illuminait la pièce. Comment pouvait-on envisager un seul instant qu'il avait une grande probabilité qu'elle ne soit plus des leur dans quelques heures ? Comment après pourrait-il continué à vivre sans voir la pureté de son visage ?

Parkinson's Manoir, 15 octobre L'héritière du feu.

Elliot Parkinson regardait son père qui angoissait à chaque cri de sa mère.

-Père ? Maman va mourir ?

L'homme blond s'arrêta et regarda son fils, il avait les mêmes cheveux bruns que sa femme.

-Non Elliot, tu te souviens quand je t'ai dit que tu allais avoir un petit frère où une petite sœur ? Le petit garçon hocha la tête. Eh bien ta mère est en train de le mettre au monde à cet instant. Tu comprends ?

-Oui, j'ai compris. Je pourrais jouer avec mon petit frère ?

-Pas tout de suite, il sera trop petit.

-C'est nul alors. Dit le petit garçon de trois avant de retourner à ses jouets.

Un elfe vint une heure plus tard lui signaler la naissance de son enfant. Il prit son fils et les deux partirent en direction de la chambre où se trouvait Ella Parkinson. La jeune femme tenait un bébé dans les bras, elle semblait si fatiguée. Il fallait dire que le bébé avait pris son temps pour sortir, plus de 23h pour venir à bout de Pansy Ella Parkinson. Alban se dit que sa fille serait une femme forte au caractère bien trempé. Il ne pouvait pas savoir à quel point il avait raison.