Chapitre 11 : Révélation
La semaine défila à une de ces allures… Je devins de plus en plus sombre au fur et à mesure que les jours passaient. Presque tous les soirs, Taïs recevait un appel qu'elle masquait…
Nous passions la plupart de notre temps à marcher sur la plage, j'avais évité la forêt le plus possible, nous n'y étions allés qu'une fois et plutôt rapidement…
Taïs devait partir dimanche matin, elle préféra prendre le train de l'après-midi. Je devais la conduire à la gare.
Elle avait préparé ses affaires et était partit dans la salle de bains pour voir s'il ne manquait rien. Pendant ce temps, je fouinai dans un tiroir avec une vague pensée pour la personne qui l'appelait si souvent, si ça se trouve je me faisais des films.
J'ouvris la commode et tirai une petite boite dans laquelle se trouvait une chaine en argent ainsi qu'une gourmette qui comportait mon nom, je ne les avais jamais portées, avant j'avais le poignet trop petit et depuis ma mutation, je ne pouvais plus porter de bijoux étant donné que j'aurais du les enlever avant chaque transformation. Taïs revint de la salle de bain, elle tenait sa brosse à dents. Je m'assis sur le lit et lui tendis la main. Elle la saisit et s'installa à coté de moi puis appuya sa tête contre mon épaule. J'étais si bien ainsi. Comment allais-je faire quand elle serait parti? Je me le demandai sérieusement... Mais en attendant elle était là avec moi. Et c'était juste merveilleux. Je lui montrai la boîte que j'avais tirée de ma commode et lui dis:
- Je me demandais... si ça te ferait plaisir de porter ma gourmette ou ma chaîne, ou les deux si tu veux.
Elle ouvrit la boîte avec un sourire et tripota les bijoux. J'avoue que ce n'était pas "désintéressé" de ma part, j'avais une vague pensée pour la personne qui l'avait appelée... si elle refusait...je pourrais vraiment m'inquiéter, et puis si la personne - l'abruti (si c'était un garçon) - qui l'appelait sans arrêt voyait mon nom à son poignet, il y avait peut-êtrem moyen qu'il garde ses distances et ne pose pas ses sales pattes sur mon amour.
- Tu trouves que ça fait tarte ? Demandai-je, un peu inquiet.
- Non! Je trouve ça chou. Répondit-elle avec enthousiasme.
Elle glissa une main dans mon cou et m'embrassa. Bon sang, jamais je ne pourrai me rassasier de ses baisers. C'était tellement...indescriptible, tellement parfait.
- Mais tu ne les mets pas ? M'interrogea-t-elle.
- Non… Je n'ai pas l'habitude c'est tout.
- Ah.
C'était un peu stupide comme excuse mais je n'avais rien trouvé de plus crédible.
- Tu...tu n'es pas obligée de les porter, je t'ai proposé comme ça, si ça t'embête, tu peux me le dire, je ne le prendrai pas mal!
- C'est pas ça Jacob. Dit-elle avec un petit sourire. Je ne sais pas laquelle choisir. Choisis-toi.
Je pris la gourmette dans la boîte, elle me tendit son poignet droit, je fermais le fermoir. Elle observa son poignet et me couva du regard en souriant. Je pris alors la chaîne et la mit autour de son cou. Au passage, je déposai quelques baisers dans son cou en caressant sa nuque. Elle se mit à rire, étendit ses bras autour de mon cou, je relevai la tête et croisai son regard, sans réfléchir, mes lèvres allèrent rencontrer les siennes et y restèrent longuement. Puis je collai mon front contre le sien et plantai mon regard dans ses magnifiques yeux verts. Finalement, mes mains montèrent à ses joues et j'approchai sa bouche de la mienne. Son arôme me chatouilla les narines, elle sentait tellement bon naturellement... 20 minutes plus tard, nous n'avions pas bougé. Finalement, mon père nous appela, car l'heure tournait malheureusement.
Lorsque Taïs descendit, moi portant ses affaires derrière elle, mon père lui sauta dessus pour l'inviter à revenir quand elle voulait… Il raconta encore quelques anecdotes du style « Reviens vite sinon la maison deviendra une porcherie » …
Le long de la route, je broyai du noir intérieurement. Je devenais fébrile à l'approche du départ de Taïs. Elle, qui soit dit en passant n'avait pas vraiment sourit de la matinée, le remarqua :
- Je ne te trouve pas très bavard…
- Je n'ai pas envie que tu partes. Avouai-je en lui saisissant une main.
Taïs fit de son mieux pour réprimer un immense sourire.
- Je serais bien restée avec toi.
- Tu ne peux pas revenir la semaine prochaine ?
- C'est une invitation ?
- Reviens le plus vite possible, tu vas trop me manquer.
- Je pense que je resterai une semaine chez moi et ensuite je pourrai revenir la semaine d'après… Mais tu pourrais venir chez moi toi aussi, parce que je ne vais pas squatter chez toi pendant deux semaines, ça fout mal….
- Ben, c'est que moi j'aurais des trucs à faire les deux semaines qui suivent là…mais j'aimerai bien que tu viennes quand même…et mon père t'adore, ça ne le dérange pas, au contraire.
- Bon je m'arrangerai pour revenir alors. Conclut Taïs avec joie.
Je me détendis un peu. Nous arrivions à la gare, je me garai et j'accompagnai Taïs jusque sur le quai. Le train n'était pas encore arrivé. Je posai le sac de Taïs par terre et la prenais dans mes bras. Le train arriva bien trop rapidement à mon goût. Je posai mes mains sur les joues de ma belle en lui disant que je l'appellerai ce soir, puis je l'embrassai passionnément si bien que lorsqu'elle monta dans le train, elle en avait encore l'air toute chamboulée. Elle s'assit près d'une fenêtre de mon coté et me sourit à travers la vitre. De mon coté je mémorisai son visage pour pouvoir tenir une semaine entière sans elle.
Dépité, je rentrai chez moi et trouvait Embry et Quil assis dans mon canapé en compagnie de mon père. Je rangeai les clés de la voiture et leur fit signe de sortir après avoir échangé quelques mots avec mon père. Nous mutions tous les trois dans la forêt.
- Ouch ! Dit Quil dès que mes pensées le frappèrent.
- Ohlala.
- Fermez-la les gars !
Ils avaient tous deux senti l'impression de vide qui m'envahissait de plus en plus. Je n'attendais qu'une chose : revoir Taïs, qui venait pourtant de partir. Je ne m'étais pas transformé pendant une semaine, je courus, cela me fit beaucoup de bien.
- Forcément gros tas ! Tu t'es empâté !
- Ta gueule Quil !
Nous courûmes dans la forêt, partageant nos pensées respectives. Jared nous rejoignit. Il venait de quitter Kim… et allait la retrouver le soir même lui…
- La jalousie est un vilain défaut Jake. Marmonna-t-il avec calme.
Il n'y avait rien à signaler. Aucune odeur de sang-froid ne trainait dans la forêt hormis celles des Cullen en pensant aux Cullen, je décidais d'aller enfin parler à Bella, même si je n'avais aucune idée de ce que j'allais lui dire. Je demandai à la meute de se rassembler. Jared se transforma et alla chercher Paul pendant que Quil faisait de même pour Sam. Quand à moi, je téléphonai à Seth, je lui dis de prévenir sa sœur également. 10 minutes plus tard, tout le monde était réuni. Nous avions muté pour discuter. Je leur demandai ce qu'ils pensaient du fait que Bella se fasse transformer… Ils connaissaient à présent sa situation et la faveur qu'elle m'avait demandée.
- Non, on ne peut pas faire une entorse au traité. Pensa Sam de façon catégorique.
- Je savais que tu répondrais ça.
- Tu ne sais pas quoi faire Jake. Constata Quil.
- Moi je ne vois pas pourquoi on les empêcherait de la transformer, c'est ce qu'elle veut non ? Dit Seth.
- Raa ! Grogna Leah. Ce sont des sangs-froids ! Comment tu peux souhaiter ça à quelqu'un ? Remarque, elle le mérite bien cette conne !
C'était étrange, je ne ressentis qu'un vague agacement lorsqu'elle critiqua Bella, mais cela ne m'énerva pas plus que ça.
- Forcément, maintenant que tu t'es imprégné ça change la donne ! Fit remarquer Sam avec sagesse.
- Elle est heureuse avec Edward ! Pourquoi ne pas les laisser tranquille ?
- Justement, on ne se mêle pas de leurs affaires ! Il y a un traité, il n'a qu'à être respecté ! S'énerva Leah en découvrant ses dents.
- Ca va Leah, on discute ! Intervint Paul pour la calmer.
- Quoi ? Tu es d'accord qu'il y ait un sang-froid de plus !
- Ne dis pas n'importe quoi ! Se courrouça Paul.
La discussion se poursuivit longuement sans aboutir à un résultat. J'en avais marre.
-Bon, on va pas y passer la nuit ! On va voter.
- On n'a jamais voté. Remarqua Embry.
Forcément… Personne ne prit la parole, mais les pensées les trahissaient. Sam grogna. Nous ne relevions pas.
- Alors ceux qui sont pour que le traité soit respecté et les autres.
- Jake, est-ce que tu respecteras le résultat du vote ? Demanda Jared.
- Bien sûr pourquoi ? M'offusquai-je.
- Tu n'as pas besoin de nous faire voter, tu n'as qu'à décider toi-même.
- Ce n'est pas comme ça que je vois les choses, et puis je ne voterai pas, je ne sais pas quoi penser de cette histoire.
- Tu es trop impliqué.
- Plus maintenant. Bon, Leah, je suppose que tu es contre.
- Evidemment !
- Paul ?
- Pareil.
- Em ?
- Je m'en moque, laisse Bella faire ce qu'elle veut, qu'elle te foute la paix définitivement.
- Quil ?
- Je suis d'accord avec Embry.
- Jared ?
- Non, moi, il y a déjà trop de sangs-froids parmi nous. Alors non.
- Seth.
- Moi je suis d'accord.
Sa sœur frémit de rage.
- Sam ?
- Le traité avant tout Jake.
- Donc trois pour et quatre contre.
- Si tu votes pour, ça fera quatre contre quatre ! Remarqua Seth.
- Je t'ai dis que je ne voulais pas voter le môme ! Ronchonnai-je.
- De toute façon s'il vote pour ça sera égalité. Ca n'a pas servit à grand-chose ton idée.
Agacé, je leur annonçais qu'ils pouvaient retourner vaquer à leurs occupations. Jared fila retrouver Kim, Sam fit de même avec Emily, Leah resta pour surveiller les alentours cette nuit. Quil devait garder Claire. Embry, Paul et Seth s'attardèrent. Je les laissais, du moins, physiquement, car j'allais me rendre chez les Cullen. Seth voulu m'accompagner, je refusai.
Mes narines commencèrent à me brûler. Naturellement, je m'approchai de plus en plus de la crypte. La blondasse était là, ainsi que la plupart des membres de leur clan. L'extralucide et son gars étaient partis, Emmett n'était pas là non plus. Un cœur battait cependant, Bella était présente.
- Qu'est ce que tu veux ? Grogna Blondie en m'ouvrant la porte.
- Certainement pas te voir ça c'est sûr, mais c'est raté pour cette fois.
- Tu as ouvert les hostilités clébard !
Elle retourna s'asseoir sur le canapé pendant que Carlisle et Edward arrivaient, Bella était derrière eux.
- Jacob ! S'exclama-t-elle avec joie en me voyant. Qu'est ce que tu fais là ?
- Je suis venu parler de ton « problème ».
Je m'assis sur le canapé avec Bella, Edward et Carlisle restèrent debout. Esmée s'installa en face de nous quand à Rosalie, elle était montée à l'étage mais pouvait très bien nous entendre d'où elle était.
- La meute a voté ? Clama Edward surprit.
- Ouai.
- Pourquoi pas toi ?
Je le fusillai du regard. Je détestais ses lectures de pensée. Il m'entendit et ne dit plus rien.
- La meute a voté et le résultat c'est non, nous ne voulons pas que le traité soit rompu, désolé Bella.
- Quoi ? S'énerva-t-elle. Et toi tu n'as pas voté, alors ta réponse ! Tu es l'Alpha Jacob ! C'est à toi de prendre une décision.
- On décide ensemble ou on ne décide pas ! Grognai-je. Je n'ai aucune idée de la solution qu'il faut choisir pour ton affaire ! J'ai été trop impliqué, par vengeance, j'aurais dit non, pour te faire plaisir ça aurait été oui. Mon choix n'aurait fait qu'entériner la décision finale ou de faire un ex-æquo.
- Ton choix prime sur celui des autres. Sanglota Bella en me prenant une main.
- Je ne suis pas ce genre d'Alpha Bella. Dis-je en lâchant sa main. Je suis juste venu t'informer du résultat de notre vote. Je ne compte pas m'éterniser. Ajoutai-je en songeant à Blondie qui devait attendre que je m'en aille pour redescendre.
Je me levai et franchissait la porte. J'étais pressé, je voulais téléphoner à Taïs et si c'était pour supporter Bella qui chiale pendant 3 plombes je préférais partir. Je rentrai donc rapidement chez moi et laissais les sangs-froids dans leurs réflexions. Je savais qu'Edward allait raconter que j'étais pressé de rentrer pour téléphoner à Taïs, ce qui était totalement vrai.
Arrivé chez moi, je montai dans ma chambre, elle était encore pleine de son odeur, je téléphonai à ma belle et ne restai pas moins d'une heure au téléphone avec elle. Elle avait cependant une bonne nouvelle à m'annoncer : elle revenait dans quatre jours.
Quatre jours ! C'était encore mieux que ce que j'avais imaginé !
Elle me raconta cependant que son père cherchait à lui faire cracher quelque chose mais elle n'avait aucune idée de ce qu'il voulait lui faire dire. Personnellement, j'étais sûr qu'il se demandait si elle était au courant pour ma condition de loup-garou.
Je descendis manger avec mon père et regardai la télé sans vraiment comprendre le film. Lassé, je partis me coucher.
Les quatre jours passèrent plus vite que je ne le prévoyais. Je m'occupai des affaires de la meute et passait mon temps changé en loup à patrouiller avec les autres. Mes relations avec Bella et la sangsue s'étaient améliorées, je les avais vu tous les jours suite à notre dernier entretient. Le fait de ne plus ressentir autre chose que de l'amitié envers Bella semblait avoir tout réglé. Même si je n'étais pas dupe que ce rapprochement n'était peut-être pas désintéressé, je me contentais de jouer le jeu. Au niveau des intrus, nous ne remarquâmes toujours rien de changé. Tous les soirs, avant ou en rentrant de patrouille, je passai au moins une heure au téléphone avec Taïs, parfois j'entendais son père qui lui disait : "A table ! Ca fait 3 fois qu'on t'appelle !" ou encore sa mère qui lui parlait en français. De mon coté, mon père s'était fait à l'idée et je traversai la maison, le téléphone à la main. Il faut dire qu'il se réjouissait tellement que l'histoire avec Bella soit close qu'il semblait ravi dès que je lui parlais de Taïs.
Elle arriva en train vendredi vers midi. J'allais la chercher à la gare, quand elle descendit du train, elle se jetta dans mes bras et je me sentis comme le roi du monde. Le vide qui m'avait envahit se reboucha soudain. C'était très étrange. Je l'embrassai avec avidité et lui caressai les joues en murmurant :
- Tu m'as manqué.
- Toi aussi tu m'as manqué. Murmura-t-elle avant de m'embrasser à nouveau.
- Viens. Dis-je en lui prenant une main d'un coté et son sac de l'autre.
Elle semblait radieuse et moi aussi. Nous nous rendîmes chez moi. Mon père était présent. Lorsqu'il vit Taïs arriver il s'exclama :
- Ah ! Comment vas-tu la belle ?
- Très bien et vous ?
- Bien bien ! Ah je suis content que tu sois là ! Figure-toi que Jacob commençait à faire la gueule et j'avais peur que la maison devienne un dépotoir !
Taïs éclata de rire. Nous mangeâmes tous les trois puis Embry débarqua. Il aurait été essoufflé s'il avait pu. Il s'apprêta à dire quelque chose puis s'en empêcha :
- …Salut Taïs… Ca va ? Je pensai que tu arrivais cet après-midi…
Elle sembla comprendre qu'il se passait quelque chose d'anormal.
- Non, je suis arrivée en fin de matinée… Expliqua-t-elle en le fixant étrangement.
Je débarrassai avec elle puis elle se mit à faire la vaisselle malgré mon interdiction. Mon père avait du partir. Embry en profita pour m'attirer à l'extérieur.
- On a trouvé quelque chose.
- Quoi ?
- Tu te rappelle que Seth était de garde ce matin ?
- Ouai. Il a sentit quelque chose… Il a suivit la piste mais plus rien, l'intrus a du longer la lisière de la forêt, traversé la ville et il a certainement plongé dans l'eau.
- Raa. Grondai-je. Très bien, ce soir on double l'effectif.
- Tu viendras ?
Je jetai un coup d'œil en direction de la fenêtre de la cuisine.
- Je n'en sais rien… Et puis, je n'ai pas envie de la laisser seule.
- Elle sera avec papa.
- Tu comprends ce que je veux dire : sans moi, sans protection. Grommelai-je.
- Il faudrait que tu lui parles quand même… Marmonna Embry en croyant que j'allais m'énerver.
- Je sais, je pensais le faire dans la semaine, mais…
- Active-toi Jake.
- Oui, oui…
- Ce matin l'Extralucide a eut une vision. Reprit-il.
- Quoi ? Pourquoi tu m'as pas prévenu ? Me mis-je à crier en oubliant que Taïs n'était pas sourde.
- Jake ! Je suis venu pour te le dire !
- Bon d'accord. Qu'est ce qu'elle a vu exactement ?
- De la neige. Et plusieurs sangs-froids qui rappliquaient. Au moins une vingtaine.
- Quoi ? Vingt ?
- On va être obligé de s'allier avec les Cullen d'après Seth
- Il n'a pas tord.
- Mouai… Personnellement, ça ne me plais pas de m'allier avec ces…individus Jake… Finit-il en jetant un coup d'œil à Taïs. Bon je vais te laisser. Tchao. Dit-il avant de partir par la forêt.
Je rentrai dans la maison. Taïs m'attendait. Elle me lança un regard et je me setis fondre, puis elle me demanda innocemment :
- Embry est partit ?
- Oui, il te salue hein mais il avait des trucs à faire...
- Ah d'accord… Je t'ai entendu gueuler à un moment…Vous vous êtes disputés ?
- Non, c'est juste qu'il avait oublié de me dire un truc…
J'étais sûr que Taïs se demandait de quoi je parlai. Il était temps de lui annoncer la vérité. La rouquine était de retour, j'allais devoir faire des gardes moi aussi. Je ne pouvais pas continuer à mentir à mon imprégnée. Ca m'avait torturé l'esprit pendant son absence, je ne supportait plus de lui cacher des choses.
Je ne savais pas vraiment comment m'y prendre mais il fallait que je lui parle et le plus tôt serait le mieux. Je pris la main de ma bien-aimée et l'entrainais dehors, à la lisière de la forêt.
- Il faut que je te montre quelque chose. Lui dis-je, anxieux.
- Quoi ? S'enquit-elle.
Je m'arrêtai et l'embrassai. C'était peut-être la dernière fois que j'avais la possibilité de le faire après tout. Je lui dis de rester à sa place et continuai à avancer. Je me plantai à 5 ou 6 mètres d'elle. Elle amorça un geste pour me rejoindre mais je l'arrêtai net :
- Non, reste là-bas. Eloigne-toi de moi.
- Mais… pourquoi ?… Dit-elle, étonnée.
- Tu vas comprendre...
Oh mes ancêtres, pitié venez-moi en aide... J'avais l'impression de jouer ma vie, si elle me rejettait...qu'allais-je devenir?
- Taïs, il faut que tu saches. Expliquai-je d'une voix grave. Surtout, n'aie pas peur, quoi qu'il se passe, tu m'entends ? (elle acquiesça) N'aie pas peur, tu ne risques rien, rien du tout. Je reste moi quoi qu'il arrive. D'accord ?
- Jacob, t'es bizarre…Qu'est ce qui se passe ? Demanda-t-elle, beaucoup plus sérieuse.
- Tu vas voir. N'oublie pas ce que je viens de te dire.
La bouche sèche, la gorge serrée, tremblotant légèrement, le coeur battant la chamade, je me déshabillai.
Les battements du cœur de Taïs s'accélérèrent aussi, elle se raidit et pâlit.
- Qu'est ce que tu f… Articula-t-elle.
Je ne répondis pas et me plantais en face d'elle, j'étais moi-même gêné, j'étais juste à poil, en face de la fille que j'aimais et qui devait me prendre pour un exhibitionniste ou un pervers: merveilleux.
- Ne me quitte pas des yeux d'accord ? Dis-je.
Elle semblait très mal à l'aise, rien d'étonnant…moi aussi je l'étais, c'était assez rare que ça m'arrive... D'ailleurs, elle ne prit pas la peine de répondre, elle semblait figée. Ses yeux étaient rivés sur mon visage.
Taïs:
C'était trop beau pour être vrai, j'avais un copain beau, intelligent, équilibré et amoureux de moi, Horreur ! En fait je sors avec un espèce de satyre qui se fout à poil devant chez lui (et devant moi par la même occasion, bon ça voila… mais pas comme ça) en pleine journée et qui me demande de ne pas le quitter des yeux ! Finalement je suis rassurée qu'il m'ait demandé de m'éloigner parce que sinon j'aurais un peu peur… Kanoa aurait pu me prévenir quand même, si ça se trouve elle ne sais pas que son cousin est trop bizarre! Mais… AH BAH PUTAIN ! !
A Suivre...
Hé je me trouve un peu sadique sur ce coup là, je compatie à votre frustration chers lecteurs!
Désolé pas de Jason dans ce chapitre, je pense que je vais devoir modifier l'histoire, parce que vous avez l'air de beaucoup l'aimer ce petit !
Je m'excuse aussi pour les tournures de phrases... J'ai écrit ces chapitres y'a déjà un moment et depuis j'ai un peu muri, en relisant certains passages j'ai pris peur^ Le hic c'est que j'ai pas envie de tout réécrire dc voilà désolée, je peux mieux faire mais sur ce coup, j'ai la flemme... J'espère que ça ne vous ennuie pas trop...J'ai un peu honte des fois quand je lis les autres fics et que je les compare à la mienne! Heureusement que mon indentité reste secrète AHAH!
Bref, c'était une remarque objective.
J'espère que le chapitre vous a plu quand même.
A plus !
