Chapitre 20 : Interruption

Les vacances touchaient à leur fin et Taïs m'avait invité chez elle.
C'était la première fois que j'allais vraiment « rencontrer » ses parents depuis qu'on était ensemble. J'appréhendai un peu, c'était rare d'ailleurs. J'étais arrivé chez elle en fin de journée, et ses parents m'avaient tout de suite très bien accueilli, leur attitude n'avait pas changée depuis la dernière fois (c'est à dire là fois où Janek m'avait parlé de pêche avec mon père).

Le lendemain, la journée se passa super bien, comme toutes celles que je passai avec mon imprégnée. Le père de Taïs nous prit à part pour discuter avec moi, puis il demanda à sa fille de nous laisser un instant car il avait « quelques mots à me dire ». Je m'attendais au pire, j'avais peur qu'il me mette en garde, je pensais qu'il s'inquiétait pour Taïs, qu'il croyait que j'allais lui faire du mal… au lieu de ça, il me posa énormément de questions sur l'imprégnation, mon père l'avait mit au courant, il ne me fut pas difficile de lui décrire brièvement ce que je ressentais pour sa fille, c'était tellement limpide pour moi, une évidence. Lorsque Janek me lâcha enfin, Taïs me posa milles questions, elle aussi cette discussion l'avait intriguée.

Le week-end, Bella et Edward devaient nous rejoindre, j'avais appris à apprécier la sangsue en dépit de tout, il avait tout de même sauvé Taï...
Il y avait une fête dans le village voisin et Taïs et Bella avaient envie de s'y rendre. En plus, ma cousine y serait, je ne l'avais pas vue depuis longtemps.
Lorsque nous la rejoignions sur la place du village, je lui présentai sans tarder la Sangsue et Bella, je vis clairement qu'elle se retint de faire un commentaire quant à la présence de celle-ci à la Réserve d'hiver...

Après avoir longuement discuté, les filles partirent danser, ça me rappelai la première fois que j'avais dansé avec ma chérie, je la regardai, Edward et moi étions restés de coté à les dévorer des yeux, je m'avançai parfois pour prendre ma puce dans mes bras, Kanoa nous lançait des petites remarques, elle s'enorgueillissait de nous avoir fait rencontrer. La soirée se déroula très bien jusqu'au moment où les filles allèrent acheter un truc à boire. Je discutai avec Edward sur le coté, il s'exaltait à écouter toutes les pensées des gens et m'en révélait la plupart, ce don était intéressant, je devais l'avouer. Soudain il me dit :

- Y'a un type qui va aller voir Taïs, il veut lui parler…

- C'est qui ? Demandai-je en regardant mon imprégnée.

Je me focalisai sur la conversation des filles, aussi il ne me fut pas difficile d'entendre :

- Taïs y'a Jason.

- Où ?

- Il arrive là.

- Et merde.

J'attendis un peu avant de rejoindre ma belle, je voulais savoir ce que le Jason voulait lui dire. Ils se saluèrent poliment, puis Jason ne tarda pas à demander à parler à Taïs seul à seul. Edward m'exhorta à me calmer :

- Comment veux-tu que je me calme ! Grognai-je.

J'entendais en effet Jason dire à mon imprégnée :

- Alors ? Tu es toujours avec ton mec ?

- Oui.

- Ecoute, je suis désolé pour la dernière fois, au téléphone.

Taïs ne répondit pas. Il devait la gaver.

- Je ne pensais pas ce que je t'ai dis, c'est juste que j'étais énervé que tu ne m'aies pas appris que tu avais un copain.

- En même temps je n'allais pas t'envoyer un message « Salut Jason, je voulais te dire que j'ai un copain » !

- Tu aurais pu me le dire autrement, mais je ne t'en veux pas… Je sais que tu joues avec moi, mais je ne peux pas m'empêcher de te pardonner.

- Pardon ? Je joue avec toi ? Répliqua-t-elle assez froidement.

Je traversai la cour lentement histoire de poursuivre le fil de la conversation, Edward me suivit mais bifurqua en direction de Bella et Kanoa.

- Tu m'as fait croire que j'aurais une chance. Continua Jason.

- Quand ?

- Si tu m'avais dit que tu avais un copain, j'aurais compris, là, tu n'as rien dit, comme si tu voulais me garder sous le coude.

- Tu plaisantes là ? Ou tu me traites de salope implicitement !

- Mais non, je ne t'en veux pas je te dis… Ca se passe bien avec ton copain ?

Je m'étais faufilé derrière ma chérie, Jason me lança un regard interrogateur. Je posai un bras sur les épaules de Taïs qui leva la tête dans ma direction et afficha un rictus pendant un bref instant.

- Euh Jason, je te présente Jacob. Dit Taïs sur un ton tendu.

- Ah le fameux Jacob. Marmonna celui-ci en tendant une main dans ma direction, je la lui serrai un peu trop fortement, histoire de lui mettre les idées en place.

- L'harceleur téléphonique. Dis-je donc tout en lui broyant les doigts.

Jason me lança un regard noir.

- Bon. Je vais vous laisser…Commença-t-il.

- Attend. Intervins-je en l'attrapant par l'avant bras. Je ne sais pas si le message est bien passé la dernière fois. Tu lâches Taïs, ok?

- Ouai ouai... Répondit-il, intimidé.

- Et t'as pas intérêt de lui parler mal encore une fois. Sinon tu risques de recevoir mon poing dans la tronche.

- Je me suis excusé, c'est réglé. Siffla-t-il.

- Ouai j'espère. Dis-je en entrainant Taïs.

Nous laissâmes Jason en plan, lorsque nous fûmes à une distance suffisante, Taïs m'adressa un grand sourire avant de s'exclamer :

- « L'harceleur téléphonique ! » : tu es génial Jake ! Tu as tout entendu ?

- Bien sûr ! Il est grave ce type ! Puis il est franchement laid tu ne trouves pas ?

- Mais oui mon chéri, tu es bien plus beau. M'assura-t-elle avec un air amusé en me prenant par la taille.

Nous rejoignîmes les autres. Edward me fixait avec un air taquin.

- Tu n'as pas pu t'en empêcher.

- Attend j'ai été soft ! Tu as entendu ce qu'il a dit à Taïs ? Lui chuchotai-je pendant que Taïs racontait à Kanoa ce que Jason lui avait dit.

- Si, mais bon tu aurais pu t'empêcher de le menacer. Rit Edward. Heureusement que tu n'entends pas les pensées des autres !

- Je deviens déjà dingue à cause de celles de la meute… Qu'est ce qu'il pense maintenant ?

- Qui ?

- Le Jason.

- Vaut mieux pas que je te le dise.

- Edward. Je ne m'énerverai pas.

- Eh bien tu l'as gonflé… il se dit que Taïs est « toujours aussi bonne » et il est jaloux de toi…

- Quel connard ! Grondai-je en posant une main sur la taille de Taïs qui porta son attention sur moi.

- De qui ? Demanda-t-elle.

- Jason.

Elle sourit en me regardant, n'y résistant pas, je l'embrassai brièvement sous les yeux de ma cousine qui nous fixait en souriant.

- "Démarre" ! Jacob ! Me dit-elle. Quand je pense au cirque que tu m'as fait !

- Je venais d'embrasser Taïs !

Bella et Edward n'avaient peut-être pas entendu parler de cette histoire.

- Et tu fuyais espèce de lâche ! Poursuivit ma cousine.

- Je croyais qu'elle allait venir me coller une baffe ! Répondis-je en couvant Taïs du regard.

Elle me fixait en souriant.

- Sacré Jacob ! S'esclaffa Edward.


Je rentrai chez moi à la fin de la semaine, le quotidien reprit. L'hiver arriva à grands pas.

Un week-end de novembre, je vins chercher Taïs à la gare et la menait chez moi. C'était son anniversaire, je lui offris un bracelet en cuir que j'avais gravé, elle m'embrassa avec une telle passion pour me remercier que je mis plusieurs minutes à comprendre ce qu'il m'était arrivé. Cela la fit beaucoup rire.

Les semaines qui suivirent, je n'eus pas le temps de penser à ma belle, la chasse avait reprit, une sangsue était revenue, nous la massacrions sans problème mais je craignais que d'autres reviennent. Lorsque je rentrais enfin chez moi en cette après-midi de décembre, je remarquai que Taïs m'avait appelé plusieurs fois. Je la rappelai et lui appris ce qu'il s'était passé. Elle prenait cela avec calme, je l'avais habituée à cela, mais là, c'était différent, Alice Cullen l'avait vu: un groupe de sangsues se constituait à Seattle et certains arrivaient ici… Et cette histoire avec l'un d'eux qui a pénétré dans la chambre de Bella…

Bien sûr nous avions fait le nécessaire, nous patrouillions toujours dans ce coin, mais l'intrus ne semblait pas être revenu.
Taïs devait passer le week-end chez moi, j'étais assez réticent à cette idée, j'avais peur pour elle. Sa tranquillité m'effrayait. J'avais essayé de la convaincre qu'elle ferait mieux de rester chez elle mais elle voulait absolument venir me voir.
J'avais donc mis les choses au clair : il n'était pas question qu'elle reste ailleurs qu'à la Réserve, après tout, c'était là qu'elle serait le plus en sécurité. Elle se jeta dans mes bras lorsqu'elle sortit du train, me fit tout de suite oublier tout le reste en m'embrassant. J'étais fébrile, je la pris par une main et la menait à la voiture en humant l'air, aucun vampire n'était dans le coin. Elle me posa des questions sur ce qui m'inquiétait, je lui expliquai tout de long en large.
Quand nous arrivâmes rapidement chez moi, le soleil était couché et il n'y avait toujours pas de vampires dans le coin, heureusement, il n'y en avait jamais eu à la réserve.

- Tu ne patrouilles pas cette nuit ? Me demanda Taïs.

- Non, c'est le tour de Jared, Sam et Seth.

Nous mangeâmes avec mon père, puis nous montâmes nous coucher. Je mis un film, Taïs s'installa contre moi, deux heures plus tard nous nous endormîmes rapidement.


Le lendemain, nous passâmes la journée chez Emily. Taïs et moi partîmes à la crypte, car Edward avait quelque chose à me dire. Alice Cullen avait eu une vision plus nette, encore la trentaine de vampire de l'été dernier, mais cette fois-ci, elle avait de nouvelles informations, Bella avait émis l'idée de Victoria, encore elle, le blond, Jasper, était intervenu et nous avait expliqué que les vampires étaient des nouveau-nés, il m'expliqua brièvement qu'il s'y connaissait dans le domaine, nous fixâmes un rendez-vous pour qu'il nous explique comment vaincre ces foutues sangsues, il était convenu que nous nous allierons, même si s'allier avec des buveurs de sang n'était pas vraiment pour me plaire.

Le rendez-vous fut fixé au vendredi soir suivant, nous devions nous retrouver à partir de 19h00 dans une clairière que nous connaissions tous bien.

Le week-end suivant, j'allais de nouveau chercher mon imprégnée à la gare le vendredi vers midi, nous passâmes l'après midi rien que tous les deux, enfin. J'allais devenir dingue si je ne la voyais pas plus souvent!
Le soir, après manger, mon père était parti chez Charlie pour voir le match (oh joie!), Taïs et moi étions sur mon canapé, elle éclata de rire suite à l'une de mes blagues et passa un bras autour de mes épaules, se rapprochant encore plus de moi, qui la tenait par la taille.
Elle était si jolie, elle m'avait tellement manqué pendant une semaine...! Elle m'embrassa sur la joue, m'arrachant un sourire. Je n'en pouvais plus, il fallait que je tente le coup, alors je lui murmurai : « J'ai envie de toi ».

Elle ne répondit pas, mais colla ses lèvres contre les miennes avec une telle passion ! Si ça, ce n'était pas une invitation ! Mes mains glissèrent le long de son corps, la saisissant pas les hanches, l'installant contre moi, elle m'embrassait encore. Je la soulevai tout en me relevant du canapé, lui arrachant une exclamation de surprise, je la menais à ma chambre avec vive rapidité, une fois dedans, claquai négligemment la porte et allongeai ma belle sur le lit, me penchant sur elle. Elle rompit notre baiser, caressa mes joues en me laissant dégrafer son pantalon, un sourire délicieux s'affichait sur ses lèvres. Je jetai toutes ses habits et le mien par terre. Je me mis à l'embrasser avec ardeur, elle entoura mon cou avec ses bras, ses pieds me chatouillèrent les mollets, les tendons des genoux, les cuisses, remontant lentement derrière moi, animant chez moi un désir qui me submergeait de plus en plus. Mes lèvres parcoururent son cou, remontèrent à sa bouche et l'embrassaient avec passion, elle plaça ses pieds sur mes reins, je répondais à mes pulsions lorsque j'entendis et sentis une odeur bienveillante que je connaissais, maudissant Embry qui était en train d'arriver chez moi, je rompis mon baiser, me figeais, provoquant chez ma belle une déception qui aviva mon plaisir.

- Qu'est ce que… Articula-t-elle tout bas.

- Embry est dans le coin. Annonçai-je dans un souffle en tournant la tête vers la porte de la chambre.

C'était certainement le cadet des soucis de Taïs qui posa une main sur ma joue, me forçant à tourner la tête dans sa direction, et prit ma lèvre inférieure entre les siennes, me prodiguant par la suite un baiser qui me plût particulièrement, laissant Embry de coté, après tout, il aurait droit à la rediffusion et mon attention ne pouvait se porter que sur ma belle en ce moment, je poursuivis mon action, provoquant l'extase de Taïs, j'étais moi-même inondé de plaisir, mais quelque chose ne tournait pas rond, Embry se rapprochait lentement, il était tout près à présent, juste derrière la porte de ma chambre ! Quel voyeur, j'avais envie de sortir lui en coller une mais j'étais trop bien pour le moment, ma chérie dans mes bras.

Embry frappa à la porte. Taïs se raidit, elle tourna vivement la tête en direction du bruit, surprise; mais moi, ignorant mon frère, je donnai un coup de rein qui lui arracha un gémissement de plaisir, je l'embrassai encore, ne lui laissant pas le temps de se préoccuper de celui qui était derrière la porte. J'étais sûr qu'Embry allait dégager, il n'était quand même pas idiot à ce point ! Il entendait bien que nous étions occupés ! Il frappa une nouvelle fois à la porte et dit d'une voix blasée:

- Bon, je sais que je vous dérange là, mais Jake, tu n'aurais pas oublié quelque chose par hasard ?

Oublié quoi ? Rien, pour le moment je n'avais à penser qu'à Taïs qui ne se souciait plus d'Embry, je n'avais pas cessé de l'embrasser, de la caresser, persuadé que mon frangin n'allait pas insister. Mais celui-ci continua, nom d'un chien ! Quand est-ce qu'il allait nous foutre la paix ?

- Jake…

Je ne répondis pas même si j'étais à deux doigts de l'envoyer chier, le fait que nous étions dérangés ne fit que m'enhardir, nous venions de commencer, s'il avait pu revenir ne serait-ce qu'un quart d'heure plus tard ! Je portai mes paumes aux joues de ma belle, la forçant à oublier ce minuscule détail que représentait mon frère.

- Oh mais arrêtez maintenant ! Grogna Embry. Je vais rentrer je vous préviens !

Taïs ne réagit pas à ses menaces, elle devait penser que c'était du flan, tout comme moi, jusqu'à ce que j'entende Embry poser la main sur la poignée de la porte et l'ouvrir lentement.

Je savais qu'il en était capable mais quand même… Il appuya lentement sur la poignée, me laissant le temps de réagir. Je pus donc tirer la couverture, cachant le corps de ma belle à mon frère qui débarqua dans la pièce les yeux fermés, me plongeant dans une rage folle. Je me retirai de ma chérie, déçu d'avoir été ainsi interrompu. Je l'entendis soupirer de déception, restait une minute au-dessus d'elle, déposai un bref baiser sur ses lèvres histoire de profiter d'elle encore un instant puis j'entrai dans un état de fureur face à mon frère avant que Taïs ait eu le temps de comprendre ce qu'il s'était passé. Je sortis du lit sur le coté, faisant attention à ce qu'elle soit recouverte et hurlai en empoignant Embry (qui avait ouvert les yeux) par le cou :

- PUTAIN QU'EST-CE QUE TU FOUS LA ?

- Je suis venu te chercher ! Répondit celui-ci en se laissant faire.

Je tremblais fortement, non mais franchement qu'est ce qu'il venait me chercher à ce moment précis ?

- TU POUVAIS PAS ALLER CHERCHER QUELQU'UN D'AUTRE OU ATTENDRE UN MOMENT BORDEL DE MERDE ? Tonnai-je en le secouant comme un prunier.

- ARRETE ! Gronda Embry en se libérant de mon emprise. Toute la meute t'attend ! Tu as donc oublié qu'on avait rendez-vous…

- QUOI QU'EST-CE QUE TU ME CHANTES ?

- MERDE JAKE ! ON A RENDEZ VOUS AVEC LES CULLEN ! CA TE REVIENS ? Tu es le seul qui doit y aller sous ta forme humaine !

Je poussai un juron, croisant ensuite le regard de Taïs, elle s'était redressée dans le lit, emmitouflée dans les couvertures, elle semblait amusée de me voir aussi énervé à cause de l'irruption d'Embry qui avait causé notre interruption. Elle avait plié les genoux, remonté la couverture sous ses bras et dans son dos, elle se tenait là, une main dans ses cheveux déjà ébouriffés, les épaules dénudées, et nous fixant avec un vague sourire, elle était tout simplement magnifique.

- Foutues sangsues ! Beuglai-je.

Je m'approchai du lit, m'accroupis près de Taïs qui en profita pour empoigner délicatement les cheveux qui se dressaient sur ma tête et déposer un baiser sur mes lèvres qui me fit encore plus détester les buveurs de sang, je lui murmurai dans un soupir :

- Je rentrerai tard…

- C'est quoi ce rendez-vous ? M'interrogea-t-elle.

- Les Cullen doivent nous montrer les techniques de combat des nouveau-nés.

- Bella sera là ?

- Oui, probablement.

- Vous croyez que je peux venir aussi ? Nous demanda-t-elle.

- Je ne pense pas que la meute y voie un inconvénient. Dit Embry.

- Jake ? Dit Taïs qui voulait avoir mon approbation.

- D'accord, viens si tu veux. Acceptai-je avant de l'embrasser brièvement car je ne voulais pas raviver chez moi le souvenir cuisant de notre plaisir inachevé.

Je me relevai, commença à ramasser les habits au sol sous les yeux d'Embry qui nous fixait avec un rictus. Il s'adressa à Taïs :

- Désolé, hein. On se doutait bien de ce que vous faisiez quand on a vu que Jake n'arrivait pas, on a failli tirer au sort pour savoir qui allait venir vous déranger.

J'enfilai mon short d'un air rageur et entendis Taïs répondre à Embry (qui était planté au milieu de ma chambre):

- C'est pas grave Em… mais…tu ne voudrais pas sortir, que je puisse m'habiller ?

- Oh tu sais ma belle, je t'ai déjà vu toute nue dans les pensées de Jake ! S'esclaffa mon frère.

- FOUS-MOI LE CAMP ! Vociférai-je avec hargne en le poussant hors de la pièce sous le regard badin de ma chérie.

Elle se releva et j'en profitai pour la lorgner. Elle vint me prendre des mains ses habits tout en me jetant un regard appuyé. Lorsqu'elle fut habillée, je l'attrapai par la taille et l'embrassai langoureusement avant qu'elle ne m'échappe, puis elle rejoignit Embry dans le couloir. Nous sortîmes de la maison et marchâmes en direction de la forêt pour rencontrer les Cullen. Je crois que je n'ai jamais autant détesté les sangsues qu'en cet instant...


Hum... Et bien je crois que je peux aller me cacher maintenant XD