Chapitre 5

La rue qui faisait face à Harry était bondée de monde dont le goût vestimentaire se rapprochait plus ou moins à celui de McGonagall. L'architecture laissa le jeune garçon pantois, aucun bâtiment n'était droit, les murs, le toit et même les fenêtres était biscornus. Parfois même les fenêtres étaient minuscules, de la taille d'une balle de baseball, Harry ne put se contenir.

Madame, je remarque que votre architecture est complètement chaostique, rien n'est droit, vos maisons sont toutes comme ça ou ce quartier est spécial ?

La vielle sorcière regarda son jeune compagnon avec amusement.

Effectivement, notre architecture ne ressemble en rien à celle des moldus. Dans notre monde l'architecture est un art et plus la maison est complexe plus celle-ci est réussi. C'est un groupe d'architecte qui a créé cette ville, il y'a plusieurs siècles et celle-ci n'a pas souffert du temps. Enfin, nous parlerons de tout cela plus tard si vous le voulez bien. Je dois effectuer une petite manipulation, je regrette de ne pas y avoir penser plus tôt.

Sur ces derniers mots, McGonagall sortit sa baguette et tapota deux fois le front de Harry dont la cicatrice disparue et les cheveux blondir.

Voilà, cela devrait suffire pour ne plus être importuné. Fit-elle.

Que m'avez-vous fait ? s'enquit le garçon.

J'ai légèrement changer votre apparence afin que nous ne soyons plus importunés par des admirateurs à vous.

Harry se précipita vers une vitre et contempla son nouveau reflet, il était ébahi. Mais comment était-ce possible ? C'était ça la magie ? Il n'y avait eu ni fumée, ni lumière ! Il n'avait rien senti ! Les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, le garçon tenta de frotter à l'endroit où était censé être sa cicatrice mais rien à faire, elle était plus là.

Quelques secondes plus tard, Harry remarqua que derrière la vitre dont il se servait de miroir se trouvait un magasin remplit par une dizaine de sorcier qui le regardait hilare. Une chaleur lui monta dans les joues, celle-ci commencèrent à virer au rouge. Il détourna rapidement la tête et revint rapidement auprès de la vielle dame qui le regardât amusé.

Bien, Monsieur Potter, vous avez fait la découverte d'un sort de camouflage, mais ! Vous allez devoir attendre d'être à l'école avant de poser toutes les questions qui bouillonnent certainement dans votre tête. Pour le moment, nous allons passer à la banque des sorciers dans lequel se trouve votre héritage.

Le passage à la banque fut tout aussi bizarre que tout ce qu'il avait vécu depuis qu'il était rentré dans ce monde, il n'avait plus posé de questions tellement celle-ci fusaient de part et d'autres dans sa tête. Mais, quand McGonagall ouvrait la bouche s'était comme tiré sur une ficelle et en sortir un sac de nœud. En sortant de la banque la vielle dame commençait à montrer des signes de fatigue.

Nous devrions aller nous reposer devant une bonne tasse de thé chaude. Dit-elle toute en faisant une moue de douleur et en se couvrant le dos de sa main.

C'est ainsi qu'il se retrouvèrent dans un salon de thé ou la décoration semblait daté de la fin du XVIII ème siècle, Harry fixa la vielle sorcière qui buvait son thé calmement.

Madame, j'avoue que votre monde à complètement bousculer ce que j'ai appris jusqu'à maintenant et je me sens complètement perdu. Encore hier, je ne me doutais pas qu'un tel monde pouvait exister et aujourd'hui me voilà propulser dans ce monde sans famille pour m'expliquer. J'ai un esprit très cartésien même pour mon âge et la magie rentre complètement en contradiction avec tous les faits scientifique avérés qui font le monde.

McGonnagal pose sa tasse de thé et regarda un air doux son interlocuteur.

Mr Potter, je comprends parfaitement ce que vous vivez. Mais, sachez que vous n'êtes pas le premier et ni le dernier à être passer du monde moldu ou monde des sorciers et que cela n'a en rien empêcher leur intégration dans ce monde. Pour les faits scientifiques, je ne pourrais vous aider mais peut être que c'est vous un jour qui éclairera la lanterne du monde sur un lien quelconque entre la sorcellerie et la science. Bien ! Sur ces mots allons achetez vos livres qui vous aiderons surement à mieux comprendre ce monde, puis nous irons chercher votre baguette magique.

Harry eu un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps… un sentiment de nouveauté, il avait un monde entier à découvrir, à comprendre. Cela, le rendit euphorique.